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><channel><title>Armen.net &#187; Portraits</title> <atom:link href="http://www.armen.net/portraits-dartistes-dassociations-initiatives-diverses/portraits/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" /><link>http://www.armen.net</link> <description>La Bretagne un monde à découvrir</description> <lastBuildDate>Thu, 09 Sep 2010 15:08:47 +0000</lastBuildDate> <language>en</language> <sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod> <sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency> <generator>http://wordpress.org/?v=3.0.1</generator> <item><title>Rencontre irlandaise avec Michel Déon</title><link>http://www.armen.net/2009/11/chroniques/rencontre-irlandaise-avec-michel-deon/</link> <comments>http://www.armen.net/2009/11/chroniques/rencontre-irlandaise-avec-michel-deon/#comments</comments> <pubDate>Thu, 19 Nov 2009 07:00:41 +0000</pubDate> <dc:creator>yann</dc:creator> <category><![CDATA[Culture]]></category> <category><![CDATA[Littérature]]></category> <category><![CDATA[Portraits]]></category><guid
isPermaLink="false">http://www.armen.net/?p=1690</guid> <description><![CDATA[Pour ArMen, Bernard Rio est allé rencontrer l’auteur d’un Taxi mauve, Michel Déon, qui n’accorde que très peu d’interviews. Il nous livre ici quelques confidences sur sa passion pour l’Irlande. Tynagh, une bourgade du comté de Galway, en Irlande. Deux kilomètres à l’écart, Old Rectory ; il n’y a plus de recteur dans l’ancien presbytère, ni ]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pour </strong><em><strong>ArMen</strong></em><strong>, Bernard Rio est allé rencontrer l’auteur d’</strong><em><strong>un Taxi mauve</strong></em><strong>, Michel Déon, qui n’accorde que très peu d’interviews. Il nous livre ici quelques confidences sur sa passion pour l’Irlande.</strong></p><table
border="0" cellspacing="0" cellpadding="0"><tbody><tr><td
align="left" valign="top"><p
style="text-align: justify;"><a
href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2009/11/deon.jpg"><img
class="alignleft size-full wp-image-1691 colorbox-1690" title="deon" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2009/11/deon.jpg" alt="deon" width="209" height="254" /></a>T<span
style="font-size: 13px; line-height: 19px;">ynagh, une bourgade du comté de Galway, en Irlande. Deux kilomètres à l’écart, Old Rectory ; il n’y a plus de recteur dans l’ancien presbytère, ni de messe dans la chapelle désaffectée. Depuis une trentaine d’années, l’hôte des lieux s’appelle Michel Déon, mais les <em>Irish draught</em> de Chantal Déon sont ici plus réputés que les œuvres de l’académicien français. Bien que le film adapté du roman <em>un Taxi mauve</em> figure bon an mal an au programme de la rte, la télévision nationale irlandaise, ce sont les prouesses des champions issus des haras de Tynagh qui enflamment les conversations des voisins, toujours aussi férus de courses et d’enjeux. La primauté des chevaux sur l’homme de lettres ne semble guère léser Michel Déon, satisfait de sa quiétude, heureux de se promener à Portumna, au bord du lough Derg, et de lier conversation avec des anonymes qui le connaissent comme un habitué des lieux, un marcheur aussi infatigable que Quarto, un fougueux Braque de Weimar.</span></p></td></tr></tbody></table><p
style="text-align: justify;">Nous marcherons deux petites heures dans les bois et les roselières en devisant de l’Irlande et des Irlandais, des écrivains et de leurs livres… En l’absence du chien, affublé du nom d’une collection des éditions Gallimard, et compagnon particulièrement doué pour lever les faisans et débusquer les chevreuils couchés sous les hêtres, le maître chasse les idées convenues. Selon lui, il serait impropre de parler d’exil en Irlande, pas plus qu’il ne fût auparavant exilé en Grèce. “Après la guerre, je n’avais qu’une pensée : bouger. J’ai toujours vécu à l’étranger, en Italie, au Portugal, en Grèce.” Depuis bientôt quarante ans, c’est ici qu’il vit et qu’il écrit, naturellement discret, puisqu’invité. “Quand vous résidez à l’étranger, vous ne devez pas prendre parti dans les affaires du pays qui vous accueille. Vous pouvez être indigné, mais il vous faut demeurer spectateur.” Cette discrétion est une pudeur qui sied à l’homme écrivant l’amour et l’amitié, célébrant la vie qui court et les souvenirs qui affluent avec les ans.</p><p><strong>Les vents et les pluies du nord-ouest</strong></p><p
style="text-align: justify;">Installé en Irlande, après le succès des <em>Poneys sauvages</em>, l’écrivain a définitivement quitté l’île de Spetsai, “un peu effrayé” par le tourisme de masse. Il a trouvé dans les vents et les pluies du nord-ouest une nouvelle vigueur, une raison de ne pas déchanter du monde. Il ne craint d’ailleurs pas de vagabonder sous la pluie et de revenir trempé à la maison. Imprégné de ce pays humide et tourbeux, l’écrivain français a adopté l’humour du cru. “Quand vous marchez dans la rue et qu’il pleut, on vous fait la réflexion qu’il n’y a pas de vent.” Fuyant une Grèce devenue mercantile, il a aussi trouvé refuge en Irlande par curiosité intellectuelle et affection. Jacques Chardonne et Fernando Pessoa l’avaient attiré au Portugal, André Fraigneau et Georges Séféris l’avaient conduit en Grèce. Pour l’Irlande, ce fut Jonathan Swift, James Joyce, William-Butler Yeats et même Brendan Behan, qui incarne à ses yeux “le génie brouillon et fracassant de l’Irlande, une brutale réaction contre l’engourdissement rêveur auquel prédispose un décor comme celui que découpe ma fenêtre. Behan est l’anti-Yeats et pourtant, on peut aller de l’un à l’autre sans être dérouté. Comme le “tout est dans tout” de la philosophie, “tout est dans l’Irlande”, écrit-il dans <em>Je me suis beaucoup promené</em>.</p><p
style="text-align: justify;">Cet Occident rêvé est-il vraiment une exception en Europe ? Tournant le dos au “développement” touristique grec, Michel Déon n’a-t-il pas été rattrapé par le dragon économique dans son refuge du Connemara ? À l’instar des “pages grecques” écrites en 1960 et 1965, souvenirs d’un temps disparu, les pages irlandaises de <em>Cavalier, passe ton chemin !,</em> dont le titre est emprunté à un poème de Yeats, ne témoignent-elles pas d’une société clanique condamnée par une consommation boulimique ? En 1993, l’écrivain confiait, dans un entretien accordé à sa fille Alice : “Il semble que l’<em>impetus</em> naturel de l’Irlande ait trouvé dans les difficultés matérielles, comme dans la censure morale et religieuse de la jeune république, un terrain particulièrement favorable à son irrédentisme et à son esprit rebelle. Dans le combat contre une autorité occulte, sournoise et tracassière, la culture irlandaise surmontait son idiosyncrasie et s’adressait au monde occidental sans aucune humilité, traitant d’égal à égal avec d’autant plus de naturel qu’elle était consciente d’apporter du sang nouveau, une pensée révolutionnaire fort éloignée des berquinades que l’on aurait pu attendre de ce pays serré au collet par l’Église.” Seize ans plus tard, l’abondance a malheureusement érodé cette âme singulière. “O mes enfants, qu’êtes-vous en train de faire d’un des plus poétiques pays d’Europe. La prospérité s’est abattue sur l’Irlande comme la pédophilie sur le bas clergé”, s’exclame-il dans <em>Cavalier passe ton chemin !</em>. Sur les bords du lough Derg, Michel Déon suspend un instant son pas et avoue sa crainte. “L’Irlande est en danger. C’était un pays pauvre où on ne vivait pas mal. C’est devenu un pays où les gens vivent à crédit. Il existe des similitudes entre la Grèce et l’Irlande. Ces deux pays ont été occupés pendant plusieurs siècles, la Grèce par les Turcs, l’Irlande par les Anglais, et ont obtenu leur indépendance à une période récente. Les hommes ont appris à mentir et à tricher pour survivre. Lorsque ces pays ne sont plus occupés, le mensonge reste une tentation. Une fausse prospérité a blessé la Grèce.”</p><p><strong>Les génies irlandais</strong></p><p
style="text-align: justify;">Comment le contrecoup de la crise économique sera-t-il vécu et interprété ? “Je ne sais pas encore ce que l’Irlande va devenir, sauvée par une sagesse instinctive ou emportée par le flot.” Aux interrogations et aux incertitudes qui encombrent l’horizon, Michel Déon ne répond pas en raisonnant. Peu enclin à défendre un système qui corrompt les cœurs et les âmes, il en appelle aux génies des lieux. C’est aux <em>leprechauns</em> et aux <em>banshees</em> que les Irlandais devront peut-être le salut de leur âme… Car le petit peuple qui siège à Benbulden sait la futilité de l’or et de l’argent. “Les hommes n’ont pas besoin de raison, mais de surnaturel.” Bienheureux Michel Déon qui n’oublie pas sa jeunesse et ne veut toujours pas se conformer à une pensée cauteleuse et aseptisée. Évoquant les prix Nobel de littérature irlandais et français, il qualifie Seamus Heaney de “plus grand poète contemporain de langue anglaise”. Michel Déon ne cherche ni à plaire ni à déplaire. Il dit et il écrit ce qu’il croit juste, une vérité qui ne coïncide pas avec la norme littéraire du <em>happy end</em> et la politique des marchands du temple. En 1970, il écrivait : “Si vous me demandez ce que je suis allé faire en Irlande, je vous répondrai que je n’en sais rien au juste, et que, de toute façon, il faut bien vivre quelque part. Au fond, il s’agissait peut-être aussi d’une envie, mûrie depuis longtemps, un obscur besoin de pluie, de vent, de prairies vertes, l’attrait que peuvent exercer une terre mouillée, de vastes paysages, la présence de l’océan et le bruit sourd, continu de la houle se brisant sur les falaises de Moher. L’Europe s’achève ici, plus loin c’est l’aventure. Il arrive que l’on aime toucher du doigt à ses limites et laisser grandir en soi de vieux rêves.”</p><p
style="text-align: justify;">Le temps a passé. L’écrivain a pris la dimension de cette île et de ce peuple. Il s’est replié à l’intérieur des terres. Irlandais à sa manière, c’est-à-dire aussi à l’aise avec son voisin fermier qu’avec ses collègues de l’Académie française, il ne s’embarrasse pas de protocole. Hors d’âge et sans casquette, car aujourd’hui le soleil brille dans le ciel de Tynagh, il est parti faire sa promenade quotidienne, discourant à bâtons rompus. La romanesque Irlande a adopté cet homme, qui n’était pas arrivé les mains vides. L’écrivain y a puisé une nouvelle inspiration. Il l’a embrassé dans <em>un Taxi mauve</em> et multiplié les clins d’œil dans son œuvre. Ainsi dans <em>les Poneys sauvages</em>, les quatre héros ont-ils pour maître à penser le professeur Dermot Dewagh, retiré à Killary. Dans <em>un Souvenir</em>, la maison de Sheila a été achetée par “un sacré foutu d’Irlandais”. Dans <em>la Montée du soir</em>, c’est Marie qui “ne saurait renier ses origines celtes”, etc. Michel Déon n’a pas fini de rêver et d’écrire. En Irlande, il a découvert un monde où il existe encore des poneys sauvages.</p><p><strong>Bernard Rio</strong></p><p><strong>Bibliographie</strong> : <em>Les poneys sauvages</em>, Éditions Gallimard, 1970. <em>Un taxi mauve</em>, Éditions Gallimard, 1973. “L’Irlande et mes rêves”, 1970, in <em>Je me suis beaucoup promené</em>, Éditions La Table Ronde, 1995. <em>La montée du soir</em>, Éditions Gallimard, 1987. <em>Un souvenir</em>, Éditions Gallimard, 1990. <em>Parlons-en…,</em> conversation avec Alice Déon, Éditions Gallimard, 1993. <em>Je me suis beaucoup promené</em>, Éditions La Table Ronde, 1995. <em>Cavalier, passe ton chemin !</em>, Éditions Gallimard, 2005. <em>Lettre de château</em>, Éditions Gallimard septembre 2009.</p> ]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.armen.net/2009/11/chroniques/rencontre-irlandaise-avec-michel-deon/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>1</slash:comments> </item> <item><title>Le photographe Jean Hervoche</title><link>http://www.armen.net/2009/07/photographes/le-photographe-jean-hervoche/</link> <comments>http://www.armen.net/2009/07/photographes/le-photographe-jean-hervoche/#comments</comments> <pubDate>Thu, 09 Jul 2009 15:09:31 +0000</pubDate> <dc:creator>yann</dc:creator> <category><![CDATA[Art]]></category> <category><![CDATA[Photographie]]></category> <category><![CDATA[Portraits]]></category> <category><![CDATA[Portraits photographes]]></category> <category><![CDATA[jean hervoche; photographes bretons]]></category> <category><![CDATA[photographie]]></category><guid
isPermaLink="false">http://www.armen.net/?p=452</guid> <description><![CDATA[Photographe des mondes extrê­mes, des paysages immenses, âpres ou désertiques, de la Bretagne aux pays nordiques, en passant par les pays celtiques, Jean Hervoche quête avec exigence l’essence des choses, des paysages et des hom­mes sous d’autres latitudes. ll n’a fréquenté aucune école, mais a fait son miel des conseils de Robert Doisneau, Claude Dityvon, ]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Photographe des mondes extrê­mes, des paysages immenses, âpres ou désertiques, de la Bretagne aux pays nordiques, en passant par les pays celtiques, Jean Hervoche quête avec exigence l’essence des choses, des paysages et des hom­mes sous d’autres latitudes.</strong></p><div
id="attachment_458" class="wp-caption alignleft" style="width: 191px"><a
href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2009/07/portraithervoche1.jpg"><img
class="size-full wp-image-458 colorbox-452" title="portraithervoche" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2009/07/portraithervoche1.jpg" alt="Jean Hervoche" width="181" height="181" /></a><p
class="wp-caption-text">Jean Hervoche</p></div><p
style="text-align: justify;">ll n’a fréquenté aucune école, mais a fait son miel des conseils de Robert Doisneau, Claude Dityvon, Lucien Clergue, Hans Sylvester, Jean-Lou Sieff, Fulvio Roiter… C’était à Rennes, au début des années 1970, à l’occasion du mois de la photographie organisé chaque automne par le club qu’il fréquentait assidû­ment. Ces maîtres de la photographie animaient de courts stages et avaient vite remarqué le travail de Jean Hervoche. Sa première exposition personnelle, à l’Imagerie de Lannion, en 1978, révélait au public un style épuré, une technique classique au service d’une image chargée d’émotion, justifiant les commentaires élogieux des prestigieux aînés. Quelques années plus tard, en 1983, il publie, avec le soutien de la Ville de Rennes, un premier album : <em>Bretagne. Espaces et Solitude</em>. Le titre en dit long sur le regard qu’il porte sur le pays dans lequel il se dit “ancré”, celui qu’il connaît depuis sa naissance à Donges, près de Saint-Nazaire, son enfance et son adolescence à Quimper, puis son installation à la périphérie de Rennes, et dont il souligne “l’extrême sensibilité des couleurs”, la fugacité des lumières qui, d’un instant à l’autre, transfigurent un paysage. “J’aime, dit-il, ce qui est fugitif. J’aime rendre défini­tif quelque chose qui ne l’est pas.” L’estran breton, sans cesse remodelé par la mer et le ciel, ne pouvait que le fasciner et le guider toujours plus vers le nord, là ou les couleurs s’estompent, ou la présence humaine s’efface pour céder la place à une nature épurée, essentielle. On s’étonne alors de découvrir un album sur la Semaine sainte en Andalousie, des reportages sur le Carnaval de Venise, sur les pêches traditionnelles au Portugal ou sur les populations du Tchad. Et de constater que passée la Loire, le paysage semble s’ef­facer au profit du portrait. “En réalité, avoue-t-il, le mode de vie que j’aime, c’est celui du Sud, mais mon univers photographique, c’est celui du Nord.”Après la Bretagne, il y eut donc l’Irlande, l’Écosse, puis l’Islande et, aujourd’hui, les îles Lofoten, au large de la côte norvégienne. “La grandeur de certains sites d’Islande ramène aux origines du monde, a-t-il écrit sur son site internet. Les lumières fugitives de ces terres lointaines me fascinent. Elles font parfois entrevoir en quelques instants d’équilibres définitifs et fragiles leur subtile et poignante beauté.” Jamais sa vision du monde en noir et blanc n’avait autant coïncidé avec la réalité. Car Jean Hervoche photogra­phie exclusivement en noir et blanc. “Si le peintre, explique-t-il, a une liberté absolue, le photographe est prisonnier de la reproduction du réel, et je considère que la marge de créativité est plus grande avec le noir et blanc.” Il se garde de mépriser la couleur, mais ajoute : “Pour le type de photos que je fais, sa lisibilité est trop rapide.”À l’exigence du noir et blanc, il ajoute fréquemment celle du format carré qui, dit-il, l’oblige à chercher ce qu’il y a d’essentiel et qui, lorsqu’il y parvient, fait la force de l’image. Il compose ses photographies à la prise de vue et ne les recadre pas. Reste à les sélectionner : une phase qu’il redoute, bien qu’avec le temps et l’âge, confie-t-il – et malgré le numérique qu’il a adopté sans état d’âme – il devient de plus en plus économe. “C’est difficile de décrypter ses propres photos parce que leur contenu affectif est considérable. J’ai besoin de regards extérieurs, celui de mon épouse et de l’une de mes filles.” Elles lui apporteront une nouvelle fois leur concours pour les deux livres qu’il projette de réaliser prochainement. L’un sera consacré à la Bretagne, le second aux îles du nord de l’Europe. Deux nouvelles pierres dans le parcours d’un artiste de 73 ans, qui devra toutefois attendre que les éditeurs sortent de la prudence où les a enfermés la crise.</p><p
style="text-align: justify;"><strong>Yvon Rochard/ArMen n°171, juillet-août 2009 ©</strong></p><p
style="text-align: justify;"><strong> </strong></p><div
class="pie-gallery alignGalleryCenter"><div
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class="pie-img-wrapper"><strong> </strong><strong> </strong></p></div><div
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class="pie-img-wrapper"><strong> </strong><strong> </strong></p></div></div><div
class="pie-gallery alignGalleryLeft"><div
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class="pie-img-wrapper"><strong> </strong><strong><a
title="La grande  Brière au lever du jour." rel="lightbox[2009-6-4-15-22-50]" href="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/Smhc-S9swEI/AAAAAAAAAKU/O28L6MFS6cw/1.jpg?imgmax=640"><img
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class="pie-item" style="margin:10px 10px 10px 10px;"><p
class="pie-img-wrapper"><strong> </strong><strong><a
title="Coucher du soleil sur le plage du Dossen." rel="lightbox[2009-6-4-15-22-50]" href="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/SmhdA699omI/AAAAAAAAAKY/GsMwRuS2AjM/2-plagedossen.jpg?imgmax=640"><img
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class="pie-item" style="margin:10px 10px 10px 10px;"><p
class="pie-img-wrapper"><strong> </strong><strong><a
title="Plage de Kergalan, en baie d'Audierne." rel="lightbox[2009-6-4-15-22-50]" href="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/SmhdEZz9YJI/AAAAAAAAAKc/EDmFbLi0niI/3-PLAGEKERGALAN.jpg?imgmax=640"><img
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class="pie-item" style="margin:10px 10px 10px 10px;"><p
class="pie-img-wrapper"><strong> </strong><strong><a
title="Pêcherie traditionnelle à marée basse au Vivier-sur-Mer." rel="lightbox[2009-6-4-15-22-50]" href="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/SmhdEvkps1I/AAAAAAAAAKg/xEI9HlY8KPo/4-LEVIVIERSURMER.jpg?imgmax=640"><img
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class="pie-item" style="margin:10px 10px 10px 10px;"><p
class="pie-img-wrapper"><strong> </strong><strong><a
title="Marée basse à la pointe de l'Arcouest." rel="lightbox[2009-6-4-15-22-50]" href="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/SmhdFAWTL_I/AAAAAAAAAKk/8LlgtBj-t0A/5-150912Pointedel%27Arcouest%2822%29copie.jpg?imgmax=640"><img
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class="pie-img-wrapper"><strong> </strong><strong><a
title="Chemin dans les tourbières de l'Arrée." rel="lightbox[2009-6-4-15-22-50]" href="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/SmhdFtlBdTI/AAAAAAAAAKo/jeKqp2ax6W4/6-TourbiereDansARREE.jpg?imgmax=640"><img
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class="pie-item" style="margin:10px 10px 10px 10px;"><p
class="pie-img-wrapper"><strong> </strong><strong><a
title="La montagne Saint-Michel en hiver, dans les monts d'Arrée." rel="lightbox[2009-6-4-15-22-50]" href="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/SmhdGcBwE2I/AAAAAAAAAKs/9uWDScRVa70/7-ArreechapelleStMichel.jpg?imgmax=640"><img
class="pie-img colorbox-452" src="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/SmhdGcBwE2I/AAAAAAAAAKs/9uWDScRVa70/s72-c/7-ArreechapelleStMichel.jpg" alt="La montagne Saint-Michel en hiver, dans les monts d'Arrée." width="72" height="72" /></a></strong></p></div><div
class="pie-item" style="margin:10px 10px 10px 10px;"><p
class="pie-img-wrapper"><strong> </strong><strong><a
title="La forêt de Liffré près de Rennes." rel="lightbox[2009-6-4-15-22-50]" href="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/SmhdG6mc97I/AAAAAAAAAKw/F-i38nTL09I/8-FORE%CC%82T%20DE%20LIFFRE%CC%81%20%2835%29.jpg?imgmax=640"><img
class="pie-img colorbox-452" src="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/SmhdG6mc97I/AAAAAAAAAKw/F-i38nTL09I/s72-c/8-FORE%CC%82T%20DE%20LIFFRE%CC%81%20%2835%29.jpg" alt="La forêt de Liffré près de Rennes." width="72" height="72" /></a></strong></p></div><div
class="pie-item" style="margin:10px 10px 10px 10px;"><p
class="pie-img-wrapper"><strong></strong><strong><a
title="La forêt du Huelgoat." rel="lightbox[2009-6-4-15-22-50]" href="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/SmhdHWXnozI/AAAAAAAAAK0/z_tjcirNP78/9-180123Huelgoat%2829%29copie.jpg?imgmax=640"><img
class="pie-img colorbox-452" src="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/SmhdHWXnozI/AAAAAAAAAK0/z_tjcirNP78/s72-c/9-180123Huelgoat%2829%29copie.jpg" alt="La forêt du Huelgoat." width="72" height="72" /></a></strong></p></div></div><p><strong> </strong></p><p
style="text-align: justify;"><strong>Photos : ©Jean Hervoche - Reproduction interdite.<br
/> </strong></p><p><strong>Bibliographie sélective des albums de Jean Hervoche sur la Bretagne et les pays celtiques</strong> : <em>Bretagne, paysages</em> – album, Bibliothèque de Rennes Métropole, 2007. <em>Bretagne. Espaces et Solitude</em> – album, J. Picollec, Ville de Rennes, 1983. <em>Un donjon et l’Océan, la Bretagne de Chateaubriand</em> – album, éditions Artus, 1995. <em>Bretagne, entre vents et amers</em> – album, éditions Apogée, 1996. <em>Îles</em> – album, éditions Terre de Brume, 1999. <em>Écosse, Highlands &amp; Islands</em> (collectif) – album, éditions Artus, 1998. <em>Écosse, le pays derrière les noms</em> – album, éditions Terre de Brume, 2001. <em>Irlande, voyage intimiste</em> – album, éditions Terre de Brume, 2003.</p> ]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.armen.net/2009/07/photographes/le-photographe-jean-hervoche/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> <item><title>Un air à faire trembler les menhirs</title><link>http://www.armen.net/2009/07/chroniques/un-aire-a-faire-trembler-les-menhirs/</link> <comments>http://www.armen.net/2009/07/chroniques/un-aire-a-faire-trembler-les-menhirs/#comments</comments> <pubDate>Wed, 01 Jul 2009 14:24:06 +0000</pubDate> <dc:creator>yann</dc:creator> <category><![CDATA[Culture]]></category> <category><![CDATA[Disques et DVD]]></category> <category><![CDATA[Musique]]></category> <category><![CDATA[Portraits]]></category> <category><![CDATA[louise ebrel]]></category> <category><![CDATA[punk]]></category> <category><![CDATA[ramoneurs de menhir]]></category> <category><![CDATA[rock breton]]></category><guid
isPermaLink="false">http://www.armen.net/?p=222</guid> <description><![CDATA[Un guitariste chanteur emblématique de la sphère punk, un couple de sonneurs, un chanteur vannetais et une fille d’Eugénie Goadeg : il faut bien avouer a priori que cela tenait du cocktail immiscible. Seulement voilà, cette haute improbabilité s’est révélée fertile. Depuis quelques années, les Ramoneurs de menhirs enflamment les scènes, de Bretagne ou d’ailleurs. ]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p
class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong><span
style="color: #888888;">Un guitariste chanteur emblématique de la sphère punk, un couple de sonneurs, un chanteur vannetais et une fille d’Eugénie Goadeg : il faut bien avouer <em>a priori</em> que cela tenait du cocktail immiscible. Seulement voilà, cette haute improbabilité s’est révélée fertile. Depuis quelques années, les Ramoneurs de menhirs enflamment les scènes, de Bretagne ou d’ailleurs.</span></strong></p><p
class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><div
id="attachment_281" class="wp-caption alignnone" style="width: 457px"><img
class="size-full wp-image-281  colorbox-222" title="ramoneurs-web" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2009/07/ramoneurs-web.jpg" alt="Les Ramoneurs de Menhirs" width="447" height="560" /><p
class="wp-caption-text">Les Ramoneurs de Menhirs</p></div><p>Finalement, le chanteur punk ne serait-il pas un héritier lointain des chanteurs de <em>kan ha diskan</em> qui égrènent les aventures de déserteurs ou les amours contrariées, le biniou et la bombarde ne seraient-ils pas les armes sonores des derniers anarchistes de la planète ? Il faut remonter à 1986 pour assister aux prémices. Les Bérurier Noir invitent Éric Gorce et Jean Pierre Beauvais, sonneurs de la Kevrenn Alre à jouer sur “Vive le Feu”. Il faudra quand même attendre vingt ans pour que l’aventure se prolonge, à l’occasion de l’enregistrement de l’album <em>Kerne Izel</em> du couple Gorce-Bévillon, dans la série “Apprenez les danses bretonnes”. À leur tour, ils rendent l’invitation à Loran Béru qui ne se fait pas prier, d’autant plus que Louise Ebrel et Maurice “Momo” Jouanno se joignent à la fête. Ces deux morceaux, un <em>kas a barh </em>et une gavotte d’honneur, accrochent immédiatement l’oreille et Loran Béru propose aussitôt de monter un groupe, baptisé les Ramoneurs de menhirs.</p><p
class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><em>Dañs an Diaoul</em> sera le premier <em>opus</em> des Ramoneurs de menhirs et rencontrera un joli succès critique et public. Les choix sont radicaux : pas de <em>gwerzioù</em>, pas de morceaux lents, rien que du binaire pur et dur. Le public est à l’image du discours : les punks “pogotent” devant la scène, les danseurs de fest-noz font leur ronde plus loin et les enfants s’installent carrément sur scène là où les oreilles craignent le moins les décibels. Plusieurs générations se retrouvent, et ce sont les bardes qui fédèrent la tribu.</p><p
class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><h3 class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong><span
style="color: #888888;">L’énergie punk folk</span></strong></h3><p
class="MsoNormal" style="text-align: justify;">“La musique traditionnelle bretonne est très rock comme toutes les musiques tribales, révolutionnaires ou revendicatives. C’est une musique d’insoumission, qui a la rage”, affirme Loran, sans ambages. Il n’hésite pas à se définir comme un chaman et c’est sans doute pour cette raison que la technique reste volontairement limitée. À côté, le couple de sonneurs et les chanteurs maintiennent un lien permanent avec la tradition orale. Les thèmes sont choisis à dessein parmi les “tubes” passés à la postérité – le but n’est pas de fouiller à Dastum pour chercher l’originalité à tout crin. Les <em>tempi</em> des danses sont poussés jusqu’à une limite haute, mais s’efforcent de rester dansables.</p><p
class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Avec un personnage aussi radical que Loran Béru, fils de réfugiés grecs, il était bien évident que les textes ne s’apparenteraient pas à de quelconques bluettes cathodiques. Même les textes traditionnels sont sélectionnés parmi les plus provocateurs ou les plus drôles, quand ils ne sont pas carrément détournés. La couleur bretonne, valeur ajoutée de cette revendication, vient du fait que, selon Loran Béru, “le jacobinisme s’apparente à une forme de fascisme, notamment quand il a puissamment contribué à vouloir interdire une langue minoritaire, à vouloir éradiquer les différences. C’est pour cela que l’alliance du <em>Bella Ciao, </em>traditionnel partisan italien,<em> </em>et du <em>Kan bale an <span
style="font-variant: small-caps;">arb</span> </em>de Glenmor devient clairement un hymne antifasciste en l’honneur de celui qui est tombé pour la liberté. Provocateur certes, mais pour Loran Béru, “l’État a montré de quoi il est capable en matière de désinformation dans de nombreux pays en ce qui concerne les terrorismes ou supposés tels”. On l’aura compris, pas de demi-mesure !</p><p
class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Avec plus de quatre-vingt concerts annuels, le temps manque forcément pour mettre en place les nouveaux projets. Malgré tout, les Ramoneurs de Menhirs ont un disque en cours de gestation, auquel il ne manque plus que deux morceaux et qui devrait sortir prochainement. Enfin, le 31 juillet prochain dans le cadre du Festival interceltique, une rencontre sera organisée entre des tribus Navajos de l’Arizona et des Bretons, avec la participation des Black Fire, musiciens amérindiens à la démarche finalement proche de celle des Ramoneurs. Pas moins de neuf dates au total pour ce projet qui devrait aboutir en 2010 à une création avec danseurs et musiciens bretons. Comme un témoignage de résistance des peuples minoritaires et de leur jeunesse face au rouleau compresseur occidental.?</p><h2 style="text-align: justify;"><span
style="color: #000000;"><strong>Michel Toutous</strong></span></h2><p
class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><p
class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong></p> ]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.armen.net/2009/07/chroniques/un-aire-a-faire-trembler-les-menhirs/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> <item><title>Gilbert Le Gall</title><link>http://www.armen.net/2009/05/photographes/gilbert-le-gall/</link> <comments>http://www.armen.net/2009/05/photographes/gilbert-le-gall/#comments</comments> <pubDate>Mon, 18 May 2009 22:03:32 +0000</pubDate> <dc:creator>yann</dc:creator> <category><![CDATA[Aktus web]]></category> <category><![CDATA[Art]]></category> <category><![CDATA[Photographie]]></category> <category><![CDATA[Portraits]]></category> <category><![CDATA[Portraits photographes]]></category> <category><![CDATA[dastum]]></category> <category><![CDATA[Le Gall]]></category> <category><![CDATA[photographe breton]]></category><guid
isPermaLink="false">http://www.armen.net/2009/05/photographes/gilbert-le-gall/</guid> <description><![CDATA[Pour accéder au labo-photo, il faut traverser le garage, longer le cellier et le pressoir à cidre, puis franchir deux portes et le sas qui les sépare. C’est une pièce aveugle, tout en longueur, aux murs lambrissés. Gilbert le Gall y entre en chaussons. La température est douce et constante et le déshumidificateur fonctionne jour ]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p
style="text-align: justify;"></p><div
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class="wp-caption-text">Gilbert Le Gall et son Leica.</p></div><p
style="text-align: justify;">Pour accéder au labo-photo, il faut traverser le garage, longer le cellier et le pressoir à cidre, puis franchir deux portes et le sas qui les sépare. C’est une pièce aveugle, tout en longueur, aux murs lambrissés. Gilbert le Gall y entre en chaussons. La température est douce et constante et le déshumidificateur fonctionne jour et nuit. Sur les étagères, minutieusement classées, s’alignent vingt ans d’archives dans lesquelles le photographe se repère les yeux fermés : des négatifs, protégés dans leur étui de papier cristal, des planches-contact rassemblées par sujet dans des boîtes de carton, des photos classées par thème. Point d’ordinateur ni d’imprimante, mais des bacs de développement et de fixation pour les tirages en noir et blanc.</p><p
style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">Pendant des années, les photos que Gilbert Le Gall avait développées dans ce laboratoire, aménagé en 1980 dans sa maison de Plourhan, à deux pas de Saint-Quay-Portrieux, n’étaient pas sorties du cercle de la famille et des amis. Il apprenait la photo avec le soin méticuleux qu’il met à faire toute chose. “Le labo a été la meilleure école, témoigne cet autodidacte. Quand il faut se coltiner le tirage, on découvre les erreurs commises à la prise de vue.” Il éprouve le même plaisir</p><p
style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">à façonner une image depuis sa conception jusqu’au laboratoire qu’à bâtir une maison des fondations à la toiture, à cuire son pain dans le four restauré de ses mains ou encore à faire lui-même le cidre qu’il se plaît à offrir. Il y a cent et une manières de promouvoir la culture bretonne. Après avoir tâté, sans succès, de<br
/> la musique, Gilbert Le Gall a choisi la photographie. Le hasard fit bien les choses quand l’association Dastum retint, en 1988, la petite commune de Kerpert pour lancer son exposition sur la clarinette en Bretagne. C’est là, au nord-est de la Cornouaille, tout près du Trégor, qu’est né Gilbert Le Gall, en 1946, puis qu’il y a grandi, dans un univers bretonnant. “J’ai appris le français à l’école,r aconte-t-il. Auparavant, je ne parlais que breton et, pendant longtemps, c’était presque tabou d’aborder ce sujet. Mais laculture et la musique bretonnes, c’est quelque chose que j’aidans le sang.”</p><p
style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">À Kerpert, il allait côtoyer, et photographier pour la première fois, les sonneurs de Treujenn gaol(1). “On n’entre pas facilement dans le monde des musiciens ; l’appareil photo a été en quelque sorte l’instrument qui m’apermis de les approcher. En alliant le goût de la musique, de la photo et de la rencontre, j’ai pu m’investir à ma façon dans le milieu culturel et associatif.” Pas un festival digne de ce nom, de<br
/> Redon à Châteauneuf-du-Faou, en passant par Monterfil, Glomel ou Le Danouët ; pas un rendez-vous de musique, de chant, de danse traditionnelles où la silhouette de Gilbert Le Gall ne se glisse au pied du podium et, qu’à la première occasion, son Leica ou son Nikon ne viennent esquisser un duo complice avec bombarde, accordéon, biniou, clarinette… “Le vrai photographe est toujours aux aguets.J e ne peux pas être un consommateur, même en concert : mon plaisir passe par l’objectif.” Pour le portrait, son exercice favori, il choisit le Nikon et son 85 mm “qui détermine une bonne distance avec le sujet”. Pour les photos d’ambiance, sa préférence va au Leica et son 28 mm : “Il permet de trouver le contact avec les musiciens et les chanteurs tout en respectant ce qui se passe”.</p><p
style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">Car la photo, selon Gilbert Le Gall, doit être respectueuse et mettre en valeur son sujet. Jamais une bouche édentée, un rictus, une expression ou une posture du corps<br
/> dévalorisante. “Certaines personnes sont réticentes à être photographiées. Je leur explique qu’elles n’ont peut-être pas trouvé quelqu’un pour faire une bonne photo, pour porter un autre regard sur elles. La photo, résume-t-il, renvoie à l’image que</p><p
style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">l’on a de soi. Trouver le meilleur, c’est le travail du photographe.” Et l’on apprend, presque comme une évidence, que Gilbert Le Gall, le photographe amateur, a travaillé durant trente-deux ans dans l’action sociale, et qu’il aurait aimé associer ces deux manières d’approcher les hommes et les femmes. Pour les aider à découvrir le meilleur d’eux-mêmes.</p><p
style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">Yvon Rochard</p><p
style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><p
style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><p
style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">(1) Appellation bretonne de la clarinette, littéralement “trognon de choux”. La première édition du festival de la clarinette de Glomel s’est déroulée en 1989, un an après l’exposition de Dastum à Kerpert.</p><p
style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">Dastum Bro Dreger a édité deux ouvrages illustrés par Gilbert Le Gall. Festival plinn du Danouët, est consacré à la trentième édition du concours de danse plinn qui se déroule chaque année dans cette commune des Côtes-d’Armor (lire ArMen n°166). Le livre est accompagné d’un cd. Bombarde et biniou, d’Ifig Castel.</p><p
style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">Retrouver une sélection de huit pages de photographies de Gilbert Le Gall dans le numéro ArMen 168 :<div
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class="list details"><h4 class="name"><a
href="http://www.armen.net/boutique/armen-n001/">Armen N001  02/1986</a></h4><p><ul><li>Le Muscadet</li><li>Les maisons à avancée du Finistère</li><li>1906 : Fougères en grève</li><li>Les quêtes chantées de l&#8217;Eginane</li><li>Les Bretons et Dieu</li><li>Le cheval géant d&#8217;Uffington</li><li>Art : Maurice Denis en Bretagne</li></ul></p><p
class="price">€10.00</p><p></p><form
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isPermaLink="false">http://www.armen.net/2009/05/aktus-web/benard-galeron-un-regard-dans-le-regard/</guid> <description><![CDATA[Mer d’Irlande, 24 mars 2003 : pour sa première traversée, le Pont-Aven, le dernier et le plus prestigieux navire de la Brittany Ferries, a embarqué de nombreuses personnalités, mais surtout des artistes, peintres, plasticiens ou encore photographes qui ont participé à la décoration du bâtiment. Si Bernard Galeron est du voyage, c’est qu’il a réalisé un ]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p
style="text-align: justify;"><div
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class="size-medium wp-image-353 colorbox-143" title="29-chaos-huelgoat" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2009/05/29-chaos-huelgoat-300x287.jpg" alt="29-chaos-huelgoat" width="300" height="287" /><p
class="wp-caption-text">Chaos du Huelgoat. photo ©Bernard Galeron</p></div><p
style="margin-bottom: 0cm;">Mer d’Irlande, 24 mars 2003 : pour sa première traversée, le <em>Pont-Aven</em>, le dernier et le plus prestigieux navire de la Brittany Ferries, a embarqué de nombreuses personnalités, mais surtout des artistes, peintres, plasticiens ou encore photographes qui ont participé à la décoration du bâtiment. Si Bernard Galeron est du voyage, c’est qu’il a réalisé un travail photographique approfondi sur la construction du navire, qui l’a mené jusqu’en Allemagne sur le chantier Meyer à Papenburg. Les magnifiques tirages qui habillent les couloirs du bateau, qu’on retrouve dans un livre illustré avec Yvon Le Corre, en disent long sur son talent. En noir et blanc pour l’essentiel, sans artifices ni fioritures, il joue sur les matériaux, le gigantisme, le geste et la géométrie pour révéler la noblesse des bâtisseurs de navires.</p><p
style="margin-bottom: 0cm;">Est-ce parce qu’il a baigné pendant toute son enfance dans la lumière du Pays basque, où ses parents originaires de l’Hôpital Camfrout ont été mutés dans les années 1960, qu’il a développé le goût des des tons doux ? De Bayonne où il est né, il a gardé un accent qui ne lui pose aucun problème, bien au contraire. Gardé par une nourrice qui lui parlait en basque, attaché à ce pays et aujourd’hui marié à une italienne, il est un fervent défenseur de l’ouverture et préfère les demi-tons aux postures tranchées, qu’il s’agisse d’identité ou de photographie. Dès l’âge de douze ans, il installe son premier agrandisseur dans le grenier familial. Le bac en poche, il suit une formation de photographie et obtient son cap à l’etpas de Lyon. “J’étais assez bon en portrait noir et blanc, mais comme nous tous, je souhaitais devenir photographe de mode ou de publicité.” Je suis monté à Paris avec une grande malle bleue et je me suis logé chez des copains avant de trouver un job d’assistant dans un studio de photos de mode, puis de travailler dans la publicité”, raconte-t-il simplement. C’est la presse magazine qui va — en deux temps — orienter sa carrière, mais aussi ses choix artistiques. Par relation, il effectue un reportage pour le magazine <em>Vieilles Maisons françaises</em>. “Je me suis trouvé du jour au lendemain avec une voiture de location et une liste de châteaux à photographier dans l’Orne. Vingt ans plus tard, je travaille toujours pour eux et je leur dois d’avoir pu rester photographe indépendant.” En collaborant tout aussi étroitement avec le magazine <em>Côté Ouest</em>, il a appris à “suggérer plutôt que montrer”, lorsqu’il s’agit mettre en valeur un lieu, un intérieur ou un art de vivre. Ses clichés de gastronomie, d’architecture ou de décoration révèlent une très bonne maîtrise de la lumière.</p><p
style="margin-bottom: 0cm;">Outre les travaux de commandes, il expose son travail personnel et a publié une dizaine d’ouvrages sur la Bretagne. Jouant pleinement son rôle de coauteur, Bernard Galéron n’hésite pas à parler fort pour se faire entendre et défendre son métier et ses choix face aux éditeurs, comme celui, pour le très bel ouvrage récemment paru sur la Bretagne des cafés d’Annaïg Baillard, de ne pas photographier les cafés remplis clients, mais plutôt de choisir le moment, la lumière et surtout le détail qui permet d’en tirer la quintessence. “Lorsque j’ai travaillé sur les monts d’Arrée, je voulais mettre en valeur les gens d’ici, actifs, jeunes et moins jeunes, qui sont dans leur temps, vivent et travaillent aujourd’hui, ajoute-t-il. C’est la même chose aujourd’hui pour les gens de mer, je travaille toujours sur une Bretagne qui avance. Je ne serai jamais le photographe du passé ou des vielles dames en coiffe !”</p><p
style="margin-bottom: 0cm;">En portrait comme en paysage, la recherche d’une certaine unité tonale, des demi-teintes et des lumières douces le rapproche d’un Thersiquel : “C’est aussi le résultat de ma formation au noir et blanc, je n’essaye pas de faire des images qui “envoient”, je cherche une certaine douceur, un regard dans le regard.” Aux appareils reflex 24x36, qui obligent à mettre le sujet en joue, il préfère le moyen format avec visée en poitrine, moins intrusif. Même s’il n’est jamais autant dans son élément que lorsqu’il faut photographie les paysages et visages de Bretagne : “Contrairement à ce qu’on dit souvent, après avoir sillonné toute la France, je remarque que les Bretons se laissent facilement photographier, ils ont envie de montrer ce qu’ils font, ce qu’ils sont et c’est très précieux pour un photographe.”</p><p
style="margin-bottom: 0cm;">Yann Rivallain</p><p
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style="margin-bottom: 0cm;">Retrouver cet article ainsi que huit pages de photographies magnifiques de Bernard Galéron dans le numéro suivant d'ArMen :<div
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class="list details"><h4 class="name"><a
href="http://www.armen.net/boutique/armen-n167/">Armen N167  11/2008 - 12/2008</a></h4><p><ul><li>La pluie, une malédiction bretonne</li><li>La nouvelle mode bretonne</li><li>Le Laténium de Neuchâtel</li><li>Photographie : Bernard Galéron</li><li>Le premier Piper breton</li><li>Guingamp, une ville d&#8217;équilibre</li><li>Un autre Finistère</li></ul></p><p
class="price">€10.00</p><p></p><form
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