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	<title>Armen.net &#187; Un monde à construire</title>
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	<description>La Bretagne un monde à découvrir</description>
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		<title>Electricité non-statique à Brest</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Jul 2011 08:29:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Josselin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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		<description><![CDATA[Pour sa dix-septième édition, le festival de musique électronique Astropolis propose la formule habituelle : des concerts aux quatre coins de la ville, des activités bizarroïdes, et une programmation faisant la part belle aux artistes confirmés comme aux jeunes talents. Du 28 au 31 juillet. « Brillante étoile, que n'ai-je ta constance ? », soufflait John Keats ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- p { margin-bottom: 0.21cm; } --></p>
<p style="text-align: center;" lang="fr-FR">
<div id="attachment_4731" class="wp-caption aligncenter" style="width: 476px"><a rel="attachment wp-att-4731" href="http://www.armen.net/2011/07/dossiers/musique/electricite-non-statique-a-brest/attachment/manu2-sebcaudron/"><img class="size-full wp-image-4731 " title="Manu Le Malin Astropolis" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2011/07/Manu2-sebcaudron.jpeg" alt="" width="466" height="311" /></a><p class="wp-caption-text">Comme à chaque édition, Manu Le Malin sera présent sur la scène Mekanik.</p></div>
<p><!-- p { margin-bottom: 0.21cm; } --></p>
<p style="text-align: justify;" lang="fr-FR"><strong>Pour  sa dix-septième édition, le festival de musique électronique Astropolis  propose la formule habituelle : des concerts aux quatre coins de la  ville, des activités bizarroïdes, et une programmation faisant la part  belle aux artistes confirmés comme aux jeunes talents.</strong> <strong>Du 28 au 31 juillet. </strong></p>
<p style="text-align: justify;" lang="fr-FR">« Brillante  étoile, que n'ai-je ta constance ? », soufflait John Keats dans ses  poésies complètes. À l'occasion de sa dix-septième édition, Astropolis,  la « citée des étoiles », continue de briller dans la gigantesque  nébuleuse des festivals européens. Plus ancien festival électronique de  France, il ne jouera pourtant pas la carte de la maturité cette année.  Avec Rimbaud, les organisateurs concèdent simplement, à la veille de la  semaine décisive, « qu'on est pas sérieux, quand on a 17 ans ». Un thème  original pour un festival qui a réussi, en quelques années, à s'imposer  comme un événement électro majeur en Europe, tant par l'affluence (près  de vingt mille personnes à la soirée de clôture en 2005), que par la  programmation (qui a vu passer Jeff Mills, Manu Le  Malin, Vitalic, les Béruriers Noirs...). L'équipe du festival  prévient : « aux quatre points cardinaux de la cité, port, manoir,  Vauban, Guérin, s'échafaude tout un système minutieux et plein de  malice, pour remettre en place la dimension du son. »</p>
<p style="text-align: justify;" lang="fr-FR">L'aventure  musicale débute en 1995, à l'occasion d'une rave-party clandestine dans  un champ du Nord-Finistère. Afin de canaliser l'impressionnant  dynamisme amené par la manifestation d'origine, les organisateurs  déplacent le festival au Parc des Expositions de Lorient l'année  suivante, avant de s'installer au Château de Keriolet à Concarneau, de  1997 à 2000 puis au manoir de Keroual à Guilers à partir de 2001. C'est  en 2003 que l'événement adopte sa configuration actuelle. À savoir un  festival de quatre à cinq jours, dans toute la ville de Brest. Un  festival qui, « comme tous les étés, revient convoquer l'esprit de la fête, attirer les gens libres sous la conjonction des astres »,<strong> </strong>expliquent les organisateurs. Du 28 au 31 juillet, Brest va devoir revoir son horoscope.</p>
<p style="text-align: justify;" lang="fr-FR"><strong>Astrococktails, Mix'n Boules et golf dans le centre ville</strong></p>
<p style="text-align: justify;" lang="fr-FR">Concerts  gratuits dans le cadre des Jeudis du port sur les quais, Astrococktails  sur la terrasse de la salle de La Carène. Dîners électroniques et  Astroboum (pour les enfants) au Cabaret Sonique. Rencontre entre musique  électro et art contemporain au Centre d'Art Passerelle, tournoi  mythique de Pétanque place Guérin pour Mix'n Boules, démonstration de  graffs dans les rues de la ville. Parties de golfe en plein centre,  relaxation en musique au Chill Out Beau Rivage... Le programme, varié,  insolite, voire totalement baroque, promet une soirée de clôture à la  fois apogée et bouquet final, en invitant de nombreux artistes à se  relayer toute la nuit du samedi au dimanche sur les quatre scènes  thématiques du parc de Kéroual.</p>
<div id="attachment_4751" class="wp-caption aligncenter" style="width: 444px"><a rel="attachment wp-att-4751" href="http://www.armen.net/2011/07/dossiers/musique/electricite-non-statique-a-brest/attachment/002-balcon-et-coublanc/"><img class="size-full wp-image-4751  " title="Astro" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2011/07/002-balcon-et-coublanc.jpg" alt="" width="434" height="288" /></a><p class="wp-caption-text">Têtes d&#39;affiche et jeunes talents se partageront le programme</p></div>
<p style="text-align: justify;" lang="fr-FR">
<p style="text-align: justify;" lang="fr-FR">Cette  dernière soirée permettra à chaque oreille de trouver sa musique. Car  le succès du festival brestois tient aussi à l'esprit d'ouverture qui  l'anime, marqué par la volonté de démocratiser un genre musical encore  relativement méconnu. Après six mois de travail en amont, les organisateurs offrent cette année un bouquet électro bien garni avec, du  côté des têtes d'affiche, Laurent Garnier, champion de la scène électro  mondiale et emblème de la « French Touch », le duo Cassius et leur  épopée musicale kaléidoscopique, Goldie, père fondateur de la  Drum'n'Bass, l'éternel Manu Le Malin sur la scène Mekanik ou encore Carl  Craig, enfant de la Motown, présent pour les vingt ans du label Planet  E. Monsieur Oizo a quant-à-lui annulé sa venue au dernier moment,  provoquant la colère -justifiée- de l'équipe d'Astropolis.</p>
<p style="text-align: justify;" lang="fr-FR"><strong>"Astro 2011, c'est un laboratoire"</strong></p>
<p style="text-align: justify;" lang="fr-FR">Pour  le remplacer, les organisateurs n'ont pas mis longtemps à trouver des  artistes à la hauteur de la scène du Bunker Palace : le trio house des  Marble Players -sons de synthèse et basses vrombissantes- composé de  Para One, Surkin et Bobmo. D'autres jeunes seront aussi à l'honneur  cette année, comme les français kitschs de La  Femme, ou encore les Rémois de The Shoes, plus connu de l'autre côté de  la Manche. Ajoutez à cela de nombreux autres artistes, invités pour la  première fois à faire leurs preuves sur les scènes brestoises.</p>
<p style="text-align: justify;" lang="fr-FR">Le  budget reste, comme chaque année, plutôt limité, et ne permet pas  d'inviter de trop nombreuses têtes d'affiche. Justement, les  organisateurs préviennent sur leur site : « Astro  2011, ce n'est pas une institution, c'est un laboratoire. Une station  orbitale vraiment logique et vraiment barrée, comme dans tous les films  de SF des années 1970. Astro, c'est toujours comme si c'était la  première fois. En mieux. Parce qu'on n'est pas sérieux, quand on a 17  ans. »<strong> </strong>Pas sérieux, mais sans aucunes limites. Car après tout, l'homme redevient jeune, la tête dans les étoiles.</p>
<p style="text-align: justify;" lang="fr-FR">Le programme complet sur le <a href="http://www.astropolis.org/2011/">site d'Astropolis</a>.</p>
<p style="text-align: justify;" lang="fr-FR"><strong>Josselin Brémaud</strong></p>
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		<title>De nouvelles lignes pour la Brittany Ferries</title>
		<link>http://www.armen.net/2010/12/dossiers/amenagement/de-nouvelles-lignes-pour-la-brittany-ferries/</link>
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		<pubDate>Sat, 11 Dec 2010 07:06:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann</dc:creator>
				<category><![CDATA[A suivre]]></category>
		<category><![CDATA[Aménagement]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
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		<category><![CDATA[Un monde à construire]]></category>

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		<description><![CDATA[Malgré la crise économique et un ralentissement du trafic passager, les dirigeants de la Brittany Ferries se félicitent de voir leur activité se maintenir. Ils espèrent développer leur activité de fret, notamment entre la Grande-Bretagne et l’Espagne. Ils ont d’ailleurs annoncé l’ouverture de nouvelles lignes à destination de la péninsule Ibérique. Fondée dans les années ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<div id="attachment_3934" class="wp-caption alignleft" style="width: 483px"><strong></strong><strong><img class="size-full wp-image-3934" title="brittany ferries" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/12/brittany-ferries.jpg" alt="" width="473" height="270" /></strong><p class="wp-caption-text">L’Armorique est l’un des nouveaux navires de la flotte Brittany Ferries. Il est notamment affecté à la ligne Roscoff-Plymouth.</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong></strong><strong>Malgré la crise économique et un ralentissement du trafic passager, les dirigeants de la Brittany Ferries se félicitent de voir leur activité se maintenir. Ils espèrent développer leur activité de fret, notamment entre la Grande-Bretagne et l’Espagne. Ils ont d’ailleurs annoncé l’ouverture de nouvelles lignes à destination de la péninsule Ibérique.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong></strong>Fondée dans les années 1970 après un combat de haute lutte pour obtenir un port en eaux profondes à Roscoff, Brittany Ferries demeure l’une des grandes réussites économiques de la Bretagne contemporaine. En près de quarante ans, elle a permis à la péninsule de se désenclaver et de développer les relations humaines et économiques avec les îles Britanniques et la péninsule Ibérique. La Brittany Ferries a également favorisé les échanges interceltiques en donnant, par exemple, un coup de pouce aux jumelages vers l’Irlande et le pays de Galles. Présidée désormais par Jean-Marc Roué, la Brittany Ferries affiche une bonne santé financière, malgré les effets de la crise qui a obligé les Britanniques et les Irlandais à réduire le budget de leurs vacances. Sur la Manche, la Brittany Ferries a ainsi transporté près de deux millions cinq cent mille passagers en 2010, soit une baisse de 5 % par rapport à l’année précédente. Près de huit cent mille passagers ont emprunté les lignes bretonnes (Roscoff et Saint-Malo). En revanche, la ligne vers l’Irlande, entre Roscoff et Cork, est en hausse de près de 20 %, avec plus de quatre-vingt mille passagers transportés en 2010.<br />
Déplorant que les régions françaises demeurent assez mal connues du grand public de l’autre côté de la Manche, les dirigeants de la Brittany Ferries ont mis en place diverses animations cet été pour mieux faire connaître la Bretagne, où débarquent, chaque année, cinq cent mille Britanniques. Durant tout l’été, une opération “un été Breizh” a ainsi été menée sur l’Armorique, l’un des nouveaux navires de la compagnie bretonne. Des conférences sur l’histoire et la culture bretonnes étaient proposées en anglais. Malgré la barrière de la langue, il semble que de nombreux passagers bretons soient également intervenus. “Les Bretons adorent parler de leur pays !”, se félicite Jean-Marc Roué. Prince de Bretagne a également proposé des dégustations de légumes et des initiations culinaires. “La gastronomie est un élément important du voyage en ferries, cela fait partie de l’attrait de ce genre de voyage.” Par ailleurs, les enfants pouvaient participer à des ateliers scientifiques mis en place par la station biologique de Roscoff. Plusieurs des navires de la Brittany Ferries participent en effet à la récolte de données scientifiques lors des traversées (mesures en temps réel de la salinité, de la température ou de l’oxygène dans la mer).<br />
<strong><br />
Une autoroute de la mer</strong><br />
Ce sont sur des lignes extérieures à la Bretagne que la Brittany Ferries enregistre sa plus forte progression. Avec plus de deux cent vingt mille passagers transportés, les lignes entre l’Angleterre et l’Espagne ont progressé de 33 %. “Le fret sur ces destinations est en hausse de 63 %, souligne Jean-Marc Roué. C’est également important pour l’environnement, car cela représente vingt mille camions qui n’empruntent pas les autoroutes françaises.” À terme, la Brittany Ferries entend bien tirer son épingle du jeu des autoroutes de la mer que l’Europe tente de mettre en place. La compagnie bretonne va ainsi ouvrir de nouvelles lignes vers l’Espagne, dont l’une profitera aux Bretons. Tous les lundis, ils pourront prendre le bateau pour accoster le lendemain à Bilbao. Une belle croisière à travers le golfe de Gascogne qui leur évitera les inconvénients d’un long trajet en automobile.</p>
<p style="text-align: justify;">Erwan Chartier-Le Floc'h</p>
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		<title>Jean-Jacques Monnier : “L’histoire du xxe siècle est celle d’une Bretagne qui se réveille”</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Dec 2010 07:04:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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		<description><![CDATA[Les éditions Skol Vreizh viennent de publier une histoire de la Bretagne au xxe siècle qui constitue la première synthèse de référence sur cette période de grands bouleversements. Dotée d’une riche iconographie, il s’agit d’une œuvre collective coordonnée par l’historien Michel Denis, aujourd’hui décédé, et par Jean-Jacques Monnier. Comment est né ce projet d’ouvrage ? Les ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignleft size-full wp-image-3928" title="monnier" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/12/monnier.jpg" alt="" width="209" height="209" />Les éditions Skol Vreizh viennent de publier une histoire de la Bretagne au xxe siècle qui constitue la première synthèse de référence sur cette période de grands bouleversements. Dotée d’une riche iconographie, il s’agit d’une œuvre collective coordonnée par l’historien Michel Denis, aujourd’hui décédé, et par Jean-Jacques Monnier.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Comment est né ce projet d’ouvrage ?</strong><br />
Les éditions Skol Vreizh ont publié, en 2003, le volume complet de Toute l’histoire de Bretagne, mais il manquait quelque chose, car le xxe siècle était trop proche. Il venait juste de finir et nous n’avions sans doute pas assez de recul sur les périodes les plus récentes. Il y avait donc un manque et nous avons monté un projet de synthèse sur le xxe siècle. J’ai eu l’idée de contacter Michel Denis qui m’avait marqué en tant que professeur lorsque j’ai débuté des études d’histoire. Je l’ai ensuite suivi dans des colloques ou des conférences et j’ai toujours été frappé par sa vision d’ensemble très claire, sa capacité à synthétiser l’histoire. Malheureusement, en 2005, il est tombé gravement malade. Par chance, il a pu réaliser le travail de coordination et de planification de ce projet et il a relu et corrigé la plupart des chapitres. Nous avons enregistré les réunions de travail et cela a nourri ma réflexion lorsque, après son décès en septembre 2007, j’ai assumé la fin de la direction de l’ouvrage.</p>
<p><strong>Comment est construite cette histoire du xxe siècle ?</strong><br />
Le plan est déterminé par des séquences chronologiques et les grandes ruptures historiques que constituent les deux guerres mondiales. Claude Geslin a traité du début du siècle et Patrick Gourlay s’occupe de la Première Guerre mondiale. Personnellement, j’ai rédigé les quatre chapitres suivants, en m’inspirant des idées de Michel Denis, sur l’entre-deux-guerres, la Seconde Guerre mondiale, les Trente glorieuses et la période 1972-1992. Enfin, le sociologue Ronan Le Coadic s’est penché sur la période la plus récente. Nous avons beaucoup travaillé sur l’iconographie, avec plus de deux cent cinquante photos et documents rares, dont beaucoup proviennent de collections privées et sont inédits.</p>
<p><strong>Quelle est son originalité  ?</strong><br />
Il donne une vision d’ensemble sur une période complexe pour ce pays. Le xxe siècle est celui d’une Bretagne qui se réveille. Au début du siècle, la Bretagne est en retard et sous-développée. Elle a perdu la mer depuis la Révolution et se trouve marginalisée par rapport au commerce international et à la révolution industrielle. Les Bretons sont aussi l’objet de moqueries ; c’est l’époque de Bécassine. Pourtant, ils ont trouvé l’énergie de combler leurs handicaps et pour se libérer. Malgré de graves difficultés, comme la fin de la société traditionnelle, malgré des traumatismes, comme l’holocauste de la Première Guerre mondiale, ils ont lutté pour avancer.</p>
<p><strong>En quoi consiste ce mouvement d’émancipation ?</strong><br />
Michel Denis insistait sur le fait qu’il s’agissait d’une libération individuelle et collective. Les Bretons se sont émancipés par l’éducation, la formation, le syndicalisme, par une volonté d’avancer collectivement. Les exemples abondent, comme la réussite de la modernisation de l’agriculture bretonne dans les années 1950-1960, les bons résultats au baccalauréat et la croissance du nombre de diplômés. Ils ont réussi grâce à leur sens collectif, dont leur sentiment commun d’être breton. Michel Denis était très optimiste, car, selon lui, les Bretons avaient fait le plus difficile. C’est lui qui a choisi de mettre en exergue cette phrase de Youenn Gwernig : “Seul un peuple qui sait avoir foi en lui peut aller de l’avant”.</p>
<p><strong>Il y a pourtant des échecs. Le dernier chapitre, touchant aux années 1990, est très pessimiste.</strong><br />
Le xxe siècle a été une période de bouleversements rapides et profonds, il y a un besoin de faire le point pour mieux regarder en avant. Malgré des avancées et des progrès, il ne faut pas non plus cacher les défis auxquels doit faire face la Bretagne depuis les années 1990 : économiques, démographiques, sociaux, culturels. La surconsommation de psychotropes ou la surmortalité par suicides sont par exemple des éléments inquiétants. Les problèmes économiques, avec notamment les difficultés du monde agricole, sont également des défis qu’il faut relever. Ce livre permet de lancer des pistes de réflexion pour l’avenir.</p>
<p><strong>Parallèlement, vous avez mené une série d’émissions radiophoniques sur l’histoire de Bretagne ?</strong><br />
La station Variation (ex-Tregor fm) m’a demandé de produire des émissions quotidiennes de cinq minutes, sur l’histoire de Bretagne, pendant la rédaction de ce livre. Cela fonctionne comme un dialogue entre un historien et un animateur. Le projet a rencontré une réelle adhésion populaire et nous avons eu beaucoup de retours positifs. Nous avons décidé d’éditer une série de cd. Je pense qu’il est important de diffuser la matière historique par tous les moyens possibles, dont celui-ci. Il ne faut pas rester que dans les livres, mais trouver le moyen de toucher d’autres publics.</p>
<p><strong>Comment expliquer l’intérêt des Bretons pour leur histoire ?</strong><br />
On ne peut que constater cet intérêt : ainsi plus de cent quarante mille exemplaires de Toute l’histoire de Bretagne de Skol Vreizh ont été vendus depuis une quarantaine d’années. Je pense que l’histoire touche largement les Bretons, car cette histoire est liée à leur passé, mais également à leur présent et leur avenir. Pour affronter les angoisses ou les interrogations de la période que nous vivons, beaucoup se plongent dans le passé pour trouver des réponses. Cette demande forte d’histoire s’explique aussi par un manque que ne remplissent pas forcément les médias comme la télévision ou l’éducation nationale. L’histoire fait partie de l’identité bretonne et les habitants de ce pays sont donc demandeurs d’explications, mais aussi de débats sur cette matière.</p>
<address style="text-align: justify;">Propos recueillis par Erwan Chartier-Le Floch</address>
<p style="text-align: justify;"><strong>MINIBIO :</strong><br />
<em>Jean-Jacques Monnier est né en 1944 à Londres où ses parents avaient rejoint les Forces françaises libres. Militant de longue date à l’Union démocratique bretonne, il est conseiller municipal de Lannion depuis 1989. Professeur d’histoire-géographie, docteur ès lettres, il a soutenu une thèse de doctorat sur le comportement politique des Bretons. Il a participé, coordonné ou écrit une vingtaine de livres, la plupart aux éditions Skol Vreizh, à Morlaix. Il participe ainsi depuis 1972 à la rédaction des ouvrages de la collection Toute l’histoire de Bretagne.</em></p>
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		<title>BO Carré : des voiles dans votre salon.</title>
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		<pubDate>Fri, 07 May 2010 08:53:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jacques</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Depuis deux ans, Janick Breton, créatrice de la marque B.O Carré, recycle d’anciennes voiles de bateau pour en faire des objets d’ameublement et de décoration intérieure. Elle vient tout juste d’installer son nouvel atelier à Quimper, qui lui sert aussi de lieu d’exposition. Par Aurélie Thépaut “J’ai appris la couture à l’âge de 14 ans, ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="pie-gallery alignGalleryLeft">
<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper" style="text-align: center;"><strong>Depuis deux ans, Janick Breton, créatrice de la marque B.O Carré, recycle d’anciennes voiles de bateau pour en faire des objets d’ameublement et de décoration intérieure. Elle vient tout juste d’installer son nouvel atelier à Quimper, qui lui sert aussi de lieu d’exposition.</strong></p>
<p class="pie-img-wrapper" style="text-align: justify;"><strong>Par Aurélie Thépaut<br />
</strong></p>
<p class="pie-img-wrapper" style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/05/1_XDP0957.jpg" rel="shadowbox[sbpost-2777];player=img;"><img class="size-medium wp-image-2836 alignleft" title="1_XDP0957" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/05/1_XDP0957-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a></strong>“J’ai appris la couture à l’âge de 14 ans, quand mes parents m’ont offert une machine à coudre. Depuis<a id="post-preview" class="preview button" tabindex="4" href="../2010/05/aktus-web/bo-carre-des-voiles-dans-votre-salon/" target="wp-preview">Prévisualiser les modifications</a>, je ne me suis jamais arrêtée !”, explique Janick Breton. Petite-fille de couturière et fille d’un métallurgiste passionné de navigation, qui avait réalisé son propre bateau – un 8,50 mètres en acier –, Janick Breton a quelques antécédents qui expliquent son parcours. Née à Bourges, d’une mère originaire de Plouescat, elle vient vivre en Bretagne à l’âge de dix ans, à Saint-Brieuc, puis dans le sud Finistère. Avec son mari, originaire de Quimper, ils s’installent à Loctudy, où ils font construire une maison dont l’aménagement intérieur témoigne du goût prononcé de Janick pour la décoration. Après une licence de Lettres et différentes expériences, elle exerce le métier de vendeuse dans des magasins de décoration. “J’ai découvert des matériaux extraordinaires, raconte-telle avec enthousiasme. J’ai toujours aimé la matière, le toucher, la sculpture…”. Peu à peu, la jeune femme se lance dans l’ameublement. “Des copines achetaient du tissu et je leur faisais des objets. C’était toujours un défi et j’adore ça !” De la corbeille à pain au bac à fleur L’environnement maritime dans lequel elle vit inspire à Janick Breton l’idée d’utiliser d’anciennes voiles de bateau pour confectionner sacs, corbeilles, cahiers, porte-documents…</p>
<p class="pie-img-wrapper" style="text-align: justify;">L’aventure de b.o Carré commence ainsi par de petits objets. Mais peu après la création de la marque, Janick souhaite prendre du recul par rapport à la vannerie, qui a déjà vu naître plusieurs marques bretonnes récupérant des voiles de bateau pour faire des sacs (Vent de voyage à Saint-Malo, 727 Sailbags à Lorient…). Elle prend donc un nouveau cap : celui de la décoration et de l’ameublement, toujours à partir de voiles de bateau. Car l’originalité de la marque est bien la récupération de voiles et le détournement de leur fonction originelle. Entre les mains de Janick Breton, les canapés du salon prennent un air de grand large et même la niche du chien est protégée d’éventuels embruns ! Peu à peu, suite à un showroom à Quimper, les commandes s’enchaînent : le xxie, café branché de Quimper, est le premier à demander à Janick de lui faire ses corbeilles à pain et ses bacs à fleurs. Puis L’Alhambra, à Bénodet, lui commande des tables de terrasse, des poufs, des coussins, des menus, des lampes, des corbeilles et des rideaux. Suit le Lunapark, un bar à jeux situé à Carnac, pour qui la créatrice réalise quarante chaises en voile de bateau. Ses dernières commandes provenaient d’une crêperie parisienne et du Breizh ar Mor, à Pouldreuzic. Janick Breton travaille également pour les particuliers. “Je fais tout à la demande et sur-mesure”, précise-t-elle. Par ses qualités, la matière offre de multiples perspectives de déclinaisons. Imperméable, résistante, lavable en machine, adaptée au sèche-linge… elle s’apprécie pour son côté pratique, d’autant plus que les chaises, canapés et coussins sont déhoussables. Du contemporain inspiré du littoral Pour obtenir sa matière première, Janick Breton passe de longues semaines à récupérer des voiles ici et là. “Je récupère d’anciennes voiles qui ont navigué”, expliquet- elle. Ensuite, elle coud elle-même les chiffres, dans du dacron neuf. La créatrice utilise quatre types de matière : le dacron, c’est-à-dire les voiles classiques de plaisanciers ; le mylar et le kevlar, qui sont des matières avec des fibres carbone, utilisées par les professionnels. “J’aime ces voiles, surtout pour faire des lampes”, précise Janick en présentant plusieurs modèles. Enfin, la voile de spi, plus dure à travailler à cause de son côté glissant, pour les stores ou les lampes. Janick Breton, désireuse d’intervenir sur du contemporain, n’hésite pas à unir son talent à d’autres créateurs. Ainsi, pour confectionner ses tables, elle coopère avec l’un de ses amis, qui travaille le plexiglas. Elle intègre ainsi une voile de bateau entre deux plaques de plexiglas. Elle étudie aussi le prototype d’une table renfermant une voile de kitesurf équipée de leds qui la rendent phosphorescente la nuit. La décoratrice a également en projet de travailler avec l’entreprise Le Drezen, au Guilvinec, pour créer des hamacs et des sièges à partir de vieux filets de pêche. “Les déchets des filets sont un véritable problème pour les ports”, justifie la spécialiste de la “récup”… qui, quant à elle, trouvera peut-être là un vrai trésor !</p>
<p class="pie-img-wrapper" style="text-align: justify;"><a title="Janick Breton, créatrice en ameublement." rel="lightbox[2010-3-2-18-28-33]" href="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9cLkl9nj5I/AAAAAAAACYY/PFNeYWL82pg/1_XDP0957.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9cLkl9nj5I/AAAAAAAACYY/PFNeYWL82pg/s72-c/1_XDP0957.jpg" alt="Janick Breton, créatrice en ameublement." width="72" height="72" /></a></p>
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<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="La matière première : les voiles de récupération." rel="lightbox[2010-3-2-18-28-33]" href="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9cLjE8X3gI/AAAAAAAACYM/_wBEA7AAUkY/4_XDP0964new.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9cLjE8X3gI/AAAAAAAACYM/_wBEA7AAUkY/s72-c/4_XDP0964new.jpg" alt="La matière première : les voiles de récupération." width="72" height="72" /></a></p>
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<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="La matière première : les voiles de récupération." rel="lightbox[2010-3-2-18-28-33]" href="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9cLjhOzUMI/AAAAAAAACYQ/78AgC-wB6d4/3_XDP0967new.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9cLjhOzUMI/AAAAAAAACYQ/78AgC-wB6d4/s72-c/3_XDP0967new.jpg" alt="La matière première : les voiles de récupération." width="72" height="72" /></a></p>
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<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Janick et Delphine, son employée, préparent une découpe." rel="lightbox[2010-3-2-18-28-33]" href="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9cLoNP8s-I/AAAAAAAACYs/5WCnkxifT6k/_XDP0870new.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9cLoNP8s-I/AAAAAAAACYs/5WCnkxifT6k/s72-c/_XDP0870new.jpg" alt="Janick et Delphine, son employée, préparent une découpe." width="72" height="72" /></a></p>
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<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Les lettres et chiffres sont personnalisables." rel="lightbox[2010-3-2-18-28-33]" href="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9cLnCKbPcI/AAAAAAAACYo/nynhsDrWWAw/_XDP0873new.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9cLnCKbPcI/AAAAAAAACYo/nynhsDrWWAw/s72-c/_XDP0873new.jpg" alt="Les lettres et chiffres sont personnalisables." width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Positionnement du patron et découpe de la pièce." rel="lightbox[2010-3-2-18-28-33]" href="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9cLmtiyUkI/AAAAAAAACYk/80tQmDtm8CQ/_XDP0875new.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9cLmtiyUkI/AAAAAAAACYk/80tQmDtm8CQ/s72-c/_XDP0875new.jpg" alt="Positionnement du patron et découpe de la pièce." width="72" height="72" /></a></p>
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<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Delphine cout, Janick coupe." rel="lightbox[2010-3-2-18-28-33]" href="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9cLkDZQx7I/AAAAAAAACYU/k7GlAa94FqY/2_XDP0897new.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9cLkDZQx7I/AAAAAAAACYU/k7GlAa94FqY/s72-c/2_XDP0897new.jpg" alt="Delphine cout, Janick coupe." width="72" height="72" /></a></p>
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<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Pouf, sac, habillage de table, corbeilles à pain, tout est possible." rel="lightbox[2010-3-2-18-28-33]" href="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9cLlW1dixI/AAAAAAAACYc/yso-yELBX84/_XDP0924new.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9cLlW1dixI/AAAAAAAACYc/yso-yELBX84/s72-c/_XDP0924new.jpg" alt="Pouf, sac, habillage de table, corbeilles à pain, tout est possible." width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="B.O carré, la marque de Janick Breton." rel="lightbox[2010-3-2-18-28-33]" href="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9cLmAj13OI/AAAAAAAACYg/fIh9aXJWYRs/_XDP0916new.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9cLmAj13OI/AAAAAAAACYg/fIh9aXJWYRs/s72-c/_XDP0916new.jpg" alt="B.O carré, la marque de Janick Breton." width="72" height="72" /></a></p>
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<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Abat-jour en voile recyclée." rel="lightbox[2010-3-2-18-28-33]" href="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9cLd06PrUI/AAAAAAAACX4/TSsIlgDdMWo/7b_XDP0946new.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9cLd06PrUI/AAAAAAAACX4/TSsIlgDdMWo/s72-c/7b_XDP0946new.jpg" alt="Abat-jour en voile recyclée." width="72" height="72" /></a></p>
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<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Abat-jour en voile recyclée." rel="lightbox[2010-3-2-18-28-33]" href="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9cLeXHeDbI/AAAAAAAACX8/S5AGuIAdga4/7_XDP0948new.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9cLeXHeDbI/AAAAAAAACX8/S5AGuIAdga4/s72-c/7_XDP0948new.jpg" alt="Abat-jour en voile recyclée." width="72" height="72" /></a></p>
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<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Janick Breton, créatrice en ameublement." rel="lightbox[2010-3-2-18-28-33]" href="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9cLht8vEdI/AAAAAAAACYA/L_quo5b1qC4/6b_XDP0936new.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9cLht8vEdI/AAAAAAAACYA/L_quo5b1qC4/s72-c/6b_XDP0936new.jpg" alt="Janick Breton, créatrice en ameublement." width="72" height="72" /></a></p>
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<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Janick Breton, créatrice en ameublement." rel="lightbox[2010-3-2-18-28-33]" href="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9cLiFv1giI/AAAAAAAACYE/Un0IQWBZTK4/6_XDP0934new.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9cLiFv1giI/AAAAAAAACYE/Un0IQWBZTK4/s72-c/6_XDP0934new.jpg" alt="Janick Breton, créatrice en ameublement." width="72" height="72" /></a></p>
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		<title>Les bières trégoroises Philomenn.</title>
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		<pubDate>Fri, 07 May 2010 05:00:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jacques</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sur les façades des cafés du port de Tréguier, la présence d'une enseigne présentant une vieille femme en coiffe frappe le visiteur habitué aux grandes marques de bières alsaciennes. Il s'agit de Philomenn, l'arrière grand mère d'un nouveau brasseur installé  dans le village voisin : Minihy Tréguier. C'est en effet la marque que Bertrand Salomon ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sur les façades des cafés du port de Tréguier, la présence d'une enseigne présentant une vieille femme en coiffe frappe le visiteur habitué aux grandes marques de bières alsaciennes. Il s'agit de Philomenn, l'arrière grand mère d'un nouveau brasseur installé  dans le village voisin : Minihy Tréguier. C'est en effet la marque que Bertrand Salomon a créé voici 3 ans. Visite...</p>
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<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="PHILOMENN Blonde." rel="lightbox[2010-4-2-17-30-44]" href="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9cDcJZBnsI/AAAAAAAACWM/mVXzeGy4mPA/2010_XDP0169.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9cDcJZBnsI/AAAAAAAACWM/mVXzeGy4mPA/s72-c/2010_XDP0169.jpg" alt="PHILOMENN Blonde." width="72" height="72" /></a> <a title="Bertrand Salomon, créateur des bières Philomenn." rel="lightbox[2010-4-2-17-30-44]" href="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9cDXO5as5I/AAAAAAAACV8/Tc4Eui2kg3A/2010_XDP0200.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9cDXO5as5I/AAAAAAAACV8/Tc4Eui2kg3A/s72-c/2010_XDP0200.jpg" alt="Bertrand Salomon, créateur des bières Philomenn." width="72" height="72" /></a> <a title="La brasserie." rel="lightbox[2010-4-2-17-30-44]" href="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9cDbeB6HQI/AAAAAAAACWI/Zz5_8ZULE2E/2010_XDP0172.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9cDbeB6HQI/AAAAAAAACWI/Zz5_8ZULE2E/s72-c/2010_XDP0172.jpg" alt="La brasserie." width="72" height="72" /></a> <a title="Contrôle de la pression d'une cuve de fermentation." rel="lightbox[2010-4-2-17-30-44]" href="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9cDciWfyeI/AAAAAAAACWQ/lN6DD82Tryo/2010_XDP0141.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9cDciWfyeI/AAAAAAAACWQ/lN6DD82Tryo/s72-c/2010_XDP0141.jpg" alt="Contrôle de la pression d'une cuve de fermentation." width="72" height="72" /></a></p>
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Rincage des fûts." rel="lightbox[2010-4-2-17-30-44]" href="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9cDdEf9r9I/AAAAAAAACWU/TkoDRkIcLrQ/2010_XDP0122.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9cDdEf9r9I/AAAAAAAACWU/TkoDRkIcLrQ/s72-c/2010_XDP0122.jpg" alt="Rincage des fûts." width="72" height="72" /></a> <img class="pie-img" src="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9cDX7nHXEI/AAAAAAAACWA/B3c3_mo7i4g/s72-c/2010_XDP0190.jpg" alt="La chaîne d'étiquetage." width="72" height="72" /> <a title="PHILOMENN Blonde, Rousse et Stout." rel="lightbox[2010-4-2-17-30-44]" href="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9cDa9HTtmI/AAAAAAAACWE/Yp-mgzN_4Hw/2010_XDP0183.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9cDa9HTtmI/AAAAAAAACWE/Yp-mgzN_4Hw/s72-c/2010_XDP0183.jpg" alt="PHILOMENN Blonde, Rousse et Stout." width="72" height="72" /></a></p>
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		<title>Cancale et son Breizh Café</title>
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		<pubDate>Sat, 01 May 2010 05:05:36 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Bertrand Larcher a lancé la toute première crêperie bretonne au Japon, à Tokyo, en 1996. Depuis, Breizh Café a fait des petits, à Cancale d’abord, puis à Paris et ailleurs au Japon. Rencontre avec un homme qui constitue un trait d’union entre deux pays reliés par quelques points communs, au-delà des différences. Bertrand Larcher n’est ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/05/bzhcafé3.jpg" rel="shadowbox[sbpost-2715];player=img;"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2831" title="bzhcafé3" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/05/bzhcafé3-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Bertrand Larcher a lancé la toute première crêperie bretonne au Japon, à Tokyo, en 1996. Depuis, Breizh Café a fait des petits, à Cancale d’abord, puis à Paris et ailleurs au Japon. Rencontre avec un homme qui constitue un trait d’union entre deux pays reliés par quelques points communs, au-delà des différences.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Bertrand Larcher n’est pas le genre d’homme à perdre son temps. Malgré un caractère sympathique, il est peu disponible. On peut le comprendre, lui qui oscille entre deux continents et se soucie de près d’un millier de clients par jour, si l’on ne se réfère rien qu’à la population de Tokyo, la capitale du Japon. La quarantaine passée, marié à une Japonaise avec qui il a eu cinq enfants, il est installé depuis quatorze ans au Japon et revient au “pays” environ cinq fois par an. Il est aussi en charge de quatre-vingts employés entre la France et le Japon, et vient d’ouvrir sa quatorzième “affaire”… On comprend donc pourquoi ce front paraît parfois un peu soucieux. Pourtant, Bertrand Larcher sait où il va. “Je veux promouvoir le sarrasin, affirme ce chef cuistot originaire de Fougère et formé en Suisse. Si la crêpe de blé est un produit universel, la crêpe ou galette de blé noir appartient à notre culture. Le sarrasin est une plante à la fois écologique, bonne pour la santé et au goût prononcé. Les Japonais consomment d’ailleurs des nouilles de sarrasin, appelées soba, explique le chef. Ici, nous utilisons de la farine de blé noir biologique, moulue à l’ancienne et produite à Vitré.” Le lien entre la Bretagne et le Japon se retrouve dans sa cuisine. “La crêpe autrement” – le message sur son enseigne –, ce sont par exemple des “amuse-crêpes”, des petits rouleaux de crêpes fourrés à la mousse au chocolat et présentés en ligne sur une ardoise avec, au milieu, un verre de caramel à napper sur les rouleaux. La présentation rappelle évidemment les sushis. “Beaucoup de gens pensent grignotage aujourd’hui, souligne Bertrand Larcher. Il faut s’adapter. Les clients ont moins envie de repas bourratifs.” Son objectif ? “Trouver les meilleurs ingrédients, valoriser les matières premières.” La carte des cidres est ainsi particulièrement étoffée. Un “gastro” japonais à Cancale Bernard Larcher a désormais réalisé son rêve d’expatrié breton : ouvrir un restaurant au pays, à Cancale, plus précisément. “Ici, c’est moi. C’est le résumé de ma vie”, explique-t-il tout simplement. Au rez-de-chaussée, la crêperie, à l’étage, un restaurant gastronomique japonais, où l’on se déchausse à l’entrée pour venir s’asseoir le long des tables basses ou au bar. Le prix des menus s’échelonne entre 28 € (formule midi) et 90 € – une bonne table de plus pour ce port déjà classé “site remarquable du goût”. Les troisième et quatrième étages de l’ancien hôtel où est installé Breizh Café abritent cinq chambres d’hôtes aux noms de variétés de pommes à cidre et dont la sobriété rappelle l’esthétique nippone. Bertrand Larcher aime la cuisine et les bons produits. Mais à Cancale, il y a aussi autre chose. “J’aime cette Bretagne authentique, battue par les vents… Heureusement que les Bretons se battent pour préserver ces paysages.” Les différents restaurants sont déclinés à peu près de la même manière : taille moyenne, intérieur bois, belle carte de boissons. Le Bretagne (c’est le nom de la première crêperie au Japon), à Tokyo, propose également une carte des vins et de champagne. Des revues bretonnes sont mises à disposition des clients et le restaurant est décoré de faïenceries Henriot. Désormais, Bertrand Larcher gère dix enseignes : huit au Japon (deux Le Bretagne et six Breizh Café, dont trois sont en franchise) et deux en Europe (Cancale et Paris). Sans compter les affaires déjà cédées. L’entrepreneur veut développer les franchises, mais reste prudent par rapport à la situation financière du Japon. “On attend d’avoir un peu plus de visibilité. Je suis également sollicité en Chine, à Hongkong… Mais pour l’instant, ce n’est pas mon ambition. J’ai aussi une vie familiale !” Pourtant, ses projets ne s’arrêtent pas là. Bertrand Larcher compte ouvrir un bar à cidre dans son restaurant de Tokyo, lui qui est déjà le revendeur de Val de Rance au Japon. Parmi les traits communs qui relient les deux cultures qu’il côtoie, Bertrand Larcher pointe le côté travailleur, rigoureux, authentique, exigeant envers soi-même et les autres. Ce qu’il incarne bien lui-même. Cet ambassadeur de la Bretagne au Japon, sponsor et membre de l’association des Bretons de ce pays, parviendra-t-il à rendre la galette bretonne au Japon aussi “tendance” que les sushis en Europe ? C’est, en tous cas, son ambition.</p>
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<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Le Breizh Café : Cancale, Tokyo, Paris." rel="lightbox[2010-3-2-17-4-52]" href="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9aiWKrTMnI/AAAAAAAACT0/H2rtsS14YNw/2010-_XDP7939.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9aiWKrTMnI/AAAAAAAACT0/H2rtsS14YNw/s72-c/2010-_XDP7939.jpg" alt="Le Breizh Café : Cancale, Tokyo, Paris." width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Le Breizh Café de Cancale." rel="lightbox[2010-3-2-17-4-52]" href="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9aiQgasCxI/AAAAAAAACTM/SJ5Dz0K9r64/2010-_XDP7865.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9aiQgasCxI/AAAAAAAACTM/SJ5Dz0K9r64/s72-c/2010-_XDP7865.jpg" alt="Le Breizh Café de Cancale." width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Bertrand Larcher, directeur des Breizh Café de Cancale, Tokyo, Paris." rel="lightbox[2010-3-2-17-4-52]" href="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9aiRlMOaEI/AAAAAAAACTQ/WtbOx_YlI5g/2010-_XDP7907.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9aiRlMOaEI/AAAAAAAACTQ/WtbOx_YlI5g/s72-c/2010-_XDP7907.jpg" alt="Bertrand Larcher, directeur des Breizh Café de Cancale, Tokyo, Paris." width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Le Breizh Café. Cancale, Tokyo, Paris." rel="lightbox[2010-3-2-17-4-52]" href="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9aiY_9KggI/AAAAAAAACUA/jq_8VhwZy8g/plat2.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9aiY_9KggI/AAAAAAAACUA/jq_8VhwZy8g/s72-c/plat2.jpg" alt="Le Breizh Café. Cancale, Tokyo, Paris." width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Le Breizh Café de Cancale." rel="lightbox[2010-3-2-17-4-52]" href="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9aiUIz5MvI/AAAAAAAACTk/iIoEtRMHli0/2010-_XDP7930.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9aiUIz5MvI/AAAAAAAACTk/iIoEtRMHli0/s72-c/2010-_XDP7930.jpg" alt="Le Breizh Café de Cancale." width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Le Breizh Café de Cancale." rel="lightbox[2010-3-2-17-4-52]" href="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9aiVr7iumI/AAAAAAAACTw/KOkEHynalf0/2010-_XDP7934.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9aiVr7iumI/AAAAAAAACTw/KOkEHynalf0/s72-c/2010-_XDP7934.jpg" alt="Le Breizh Café de Cancale." width="72" height="72" /></a></p>
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<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Le caramel au beurre salé du Breizh Café de Cancale." rel="lightbox[2010-3-2-17-4-52]" href="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9aiSi7BaGI/AAAAAAAACTY/QLbWt-YQvP8/2010-_XDP7925.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/S9aiSi7BaGI/AAAAAAAACTY/QLbWt-YQvP8/s72-c/2010-_XDP7925.jpg" alt="Le caramel au beurre salé du Breizh Café de Cancale." width="72" height="72" /></a%</a></p>
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		<title>Nathalie Beauvais, la cuisine en partage</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Feb 2010 17:16:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gastronomie]]></category>
		<category><![CDATA[Un monde à construire]]></category>

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		<description><![CDATA[Cultivant discrètement son “jardin gourmand” – nom qu’elle a donné à son restaurant lorientais –, Nathalie Beauvais a aussi bien séduit des chefs prestigieux qu’une clientèle gastronome locale. En partageant ses recettes par le biais d’ouvrages à succès qu’elle édite en famille, elle a désormais conquis un public beaucoup plus large : celui des amoureux de cuisine ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Cultivant discrètement son “jardin gourmand” – nom qu’elle a donné à son restaurant lorientais –, Nathalie Beauvais a aussi bien séduit des chefs prestigieux qu’une clientèle gastronome locale. En partageant ses recettes par le biais d’ouvrages à succès qu’elle édite en famille, elle a désormais conquis un public beaucoup plus large : celui des amoureux de cuisine bretonne. </strong>Par Yann Rivallain</p>
<table cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/02/nathaliebeauvais.jpg" rel="shadowbox[sbpost-2309];player=img;"><img class="alignright size-full wp-image-2281" title="nathaliebeauvais" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/02/nathaliebeauvais.jpg" alt="" width="332" height="222" /></a>L<span style="font-size: 13px; line-height: 19px;">orsqu’elle “monte” à Paris pour se former et devenir chef gastronome, Nathalie Beauvais n’a qu’une vingtaine d’années. La Lorientaise qui, au lycée, avait tout d’une matheuse, vient d’obtenir un bts restauration à Dinard. Elle compte sur sa passion pour compenser sa jeunesse et se faire une place dans un monde où, à la fin des années 1980, l’on croise encore très peu de femmes. Dans les cuisines parisiennes où elle fait ses classes, le Pré-carré, l’Aquitaine de Christiane Massia ou encore le Carré des Feuillants, dirigé par Alain Dutournier, on l’encourage à parfaire son apprentissage à l’étranger, aux États-Unis, par exemple. Après avoir vainement tenté de la dissuader de s’installer si tôt, Alain Dutournier comprend cependant que la jeune femme qui s’apprête à quitter ses prestigieux fourneaux n’a qu’une idée en tête : monter son restaurant en Bretagne. “Je ne me plaisais pas à Paris, la Bretagne me manquait, explique-t-elle avec une simplicité et une délicatesse qui imprègnent aussi son restaurant et sa cuisine. J’y suis très attachée, je pense que je serais incapable de cuisiner ailleurs. Ici, je connais les produits, la région, le climat.” Le chef parisien se penche finalement sur son projet de carte et l’incite à revoir sa copie : “Ce n’est pas ta cuisine, pense à ce que tu aimes cuisiner, à ce que tu es, pense d’abord à toi, à ce qui fait ton pays”. La deuxième carte ressemble en effet davantage à ce que Nathalie aime manger et cuisiner depuis l’enfance, notamment le poisson et les légumes frais. Elle sera sur les tables de son futur restaurant.</span></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><strong>Qualité et simplicité</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_2284" class="wp-caption alignleft" style="width: 172px"><a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/02/équipejardingourmand.jpg" rel="shadowbox[sbpost-2309];player=img;"><img class="size-full wp-image-2284" title="équipejardingourmand" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/02/équipejardingourmand.jpg" alt="" width="162" height="242" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;équipe de cuisiniers du Jardin gourmand</p></div>
<p style="text-align: justify;">Vingt ans plus tard, la quarantaine pétillante, Nathalie Beauvais vit en famille à deux pas du restaurant de ses rêves qu’elle a monté de toutes pièces, en 1991, dans une maison reconvertie grâce au soutien de ses parents. Arnaud, son époux, qu’elle a connu pendant ses études, se serait également bien imaginé derrière les fourneaux, mais reconnaît avoir plié rapidement face à la détermination de Nathalie à monter “son” restaurant. Il s’occupera donc de la salle, des vins et des chiffres ! Peu de temps après son ouverture, en emportant le concours Veuve-Cliquot de cuisine de terroir pour la Bretagne, le Jardin gourmand suscite l’intérêt des magazines qui guettent les “stars culinaires” de demain. La télévision se déplace et on parle du Jardin gourmand dans <em>le Figaro</em>, <em>Paris-Match</em> et même dans le magazine <em>Lui</em> ! À Lorient, les clients découvrent les fondamentaux de Nathalie : saucisse au chou, gigot de lotte, andouille de Guéméné, langoustine au cari gosse (un mélange d’épices conçu par un pharmacien lorientais), gigot d’agneau aux haricots, etc. “J’adore les produits bretons et les recettes simples, à condition d’utiliser d’excellents ingrédients, explique la chef. Dès le début, j’ai cherché à obtenir les meilleurs produits possibles en travaillant en direct avec les producteurs de fruits et légumes ou en sélectionnant moi-même le poisson à la criée.” Parce qu’il n’est pas dans sa nature de négocier des rabais et qu’elle connaît le prix à payer pour obtenir de la qualité, les mareyeurs lorientais lui font rapidement confiance et vont même jusqu’à lui réserver certains arrivages. “On pourrait négocier, mais ce ne serait pas correct, justifie-t-elle. On vit mieux que ces excellents producteurs qui font un boulot de passionnés.”</p>
<p style="text-align: justify;">Au tournant du millénaire, dix ans après sa création, le Jardin gourmand a cependant besoin d’un nouveau souffle. Les époux investissent une somme équivalente aux travaux d’origine pour agrandir le restaurant et revoir entièrement la décoration. “Nous voulions un cadre moins classique, plus épuré, plus relaxant”. Les serveurs portent désormais une vareuse reprenant les motifs celtiques stylisés qui décorent la façade, ainsi qu’une partie du mobilier. L’ambiance est reposante et boisée. Trois menus (“du marché”, “confiance” et “passion”), permettent d’aborder l’univers culinaire de Nathalie Beauvais, dans une fourchette de prix qui va de trente-cinq à cinquante cinq euros environ. L’accent est mis sur la découverte et le poisson est toujours à l’honneur. L’une des particularités du Jardin gourmand est de ne pas utiliser de congélateur (sauf pour les glaces maison). Fruits, viandes et légumes sont directement livrés par les différents producteurs plusieurs fois par semaine. Entre les livraisons, Nathalie Beauvais s’approvisionne quotidiennement aux halles et à la criée de Lorient, en achetant uniquement du poisson pêché par des bateaux de petite taille, plus ferme car la durée des campagnes et le temps de conservation à bord sont plus courts.<strong> </strong></p>
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<div id="attachment_2283" class="wp-caption alignleft" style="width: 342px"><a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/02/sallejardingourmand.jpg" rel="shadowbox[sbpost-2309];player=img;"><img class="size-full wp-image-2283" title="sallejardingourmand" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/02/sallejardingourmand.jpg" alt="" width="332" height="222" /></a><p class="wp-caption-text">Une des salles du jardin gourmand</p></div>
<p></strong></p>
<p><strong>Cuisiner par révolte</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La cuisine de Nathalie Beauvais est avant tout une affaire de racines, notamment familiales. “Ma mère, institutrice à Lanester, cuisinait très simplement, mais avec des produits toujours frais. J’étais la seule des quatre enfants à faire mes devoirs dans la cuisine pendant qu’elle préparait les repas. J’aimais cette ambiance. À l’époque, comme tous les enfants, je faisais surtout des gâteaux.” Au lycée, l’élève, douée mais très sensible, traverse une crise de confiance qui va déboucher sur une anorexie sévère. “À cet âge, j’étais fragile, un peu comme tous les jeunes, mais je trouvais qu’on mangeait trop et notamment trop de viande. Un professeur d’histoire-géographie m’avait sensibilisé au “Tiers-monde” et aux problèmes d’alimentation. J’ai fait un rejet de la nourriture.” Pour sortir de l’impasse, la jeune femme s’intéresse à une cuisine biologique, à l’équilibre des repas et, en particulier, à la préparation des légumes et céréales. “Je suis devenue une bio-intégriste, sourit-elle aujourd’hui, en pensant à ses parents à qui elle a imposé ses goûts de l’époque.” C’est la rencontre avec Arnaud, d’un naturel gourmand et enthousiaste, qui va la faire évoluer, en douceur, sans pour autant la faire renoncer à ses fondamentaux.</p>
<p style="text-align: justify;">La cuisine de Nathalie est bretonne, mais c’est aussi une “cuisine de femme”. Selon elle, les hommes ont une cuisine “technicienne”, exigeante et complexe que certains – elle cite par exemple les deux Olivier, Rollinger et Belin – poussent au génie. “Moi, je revendique une cuisine de femme, car je me sens plus proche du produit que de la technique. Éplucher les légumes me plaît. Je me trouve souvent avec des femmes de chefs et elles m’expliquent qu’à la maison, ce sont elles qui font la cuisine ou que leurs maris mangent des plats préparés car ils manquent de temps. Moi, je cuisine quotidiennement, à la maison et au restaurant. J’ai donc besoin d’y trouver du plaisir et de la sérénité. Je ne supporte ni l’agressivité, ni le stress qu’on rencontre fréquemment dans ce métier. J’ai donc adapté ma cuisine à cet état d’esprit.”</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Un chef-éditeur</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En 2004, elle accepte la proposition d’un éditeur parisien d’écrire un livre sur la cuisine bretonne pour une collection sur la cuisine régionale. “<em>Bretagne gourmande</em> regroupait en réalité des recettes du Jardin gourmand, sourit-elle. Malgré un succès immédiat et un retirage dès les premiers mois, le livre est soldé avant un an et les droits d’auteur n’ont jamais été payés.” Sollicitée par de nombreux amateurs, Nathalie décide alors d’écrire un deuxième livre qui sera uniquement vendu dans le restaurant. Le frère de Nathalie, en congé parental et passionné par la photo, se charge des illustrations et de la maquette. Le travail est artisanal, les photographies sont prises en famille, en toute simplicité et dans la bonne humeur et le résultat est superbe. À tel point que l’équipe s’entend finalement avec Coop Breizh pour diffuser plus largement l’ouvrage. Tiré à sept mille exemplaires, <em>Trop mad</em>, remporte le prix international du meilleur livre de cuisine régionale, en 2007, à Pékin. Dans l’avion du retour, Nathalie réfléchit à la remarque d’un membre de l’association des Bretons de Pékin, entendu lors de son séjour : “Vos recettes sont très sympas, mais elles sont très régionales et on ne trouve pas tout ce qu’il faut lorsqu’on est loin de la Bretagne”. Avant même que l’avion ne se pose en Europe, Nathalie a déjà imaginé un livre de recettes bretonnes basées sur des produits d’épicerie fine, accessibles à tous, comme le pâté Hénaff, les sardines à l’huile, les palets ou encore les boissons bretonnes. <em>Mangez Breizh !</em>, publié en 2007 aux Éditions Nathalie Beauvais, connaîtra le même succès que les ouvrages précédents et sera également primé.</p>
<p style="text-align: justify;">Solidement épaulée par Arnaud, qui gère les activités relatives à l’édition, Nathalie Beauvais trouve encore le temps de donner des cours mensuels de cuisine à Rédéné, aux chambres d’hôtes de l’Estran. Les recettes imaginées pour ses élèves ont servi de base à son tout dernier livre, <em>le Festin breton</em>. Comme les ouvrages précédents, il regorge d’idées originales : les producteurs de légumes, ostréiculteurs ou encore mareyeurs avec qui Nathalie travaille sont, par exemple, mis en avant à travers des portraits chaleureux et de très belles photos. Un cd musical accompagne encore l’ouvrage. “En Bretagne, l’ambiance des bons repas, proches des “festins”, est encore meilleure lorsque des musiciens accompagnent les convives. Nous avons donc demandé à un ami lorientais, Yves Ribis, d’Arz Nevez, de rassembler des morceaux de musique propices à créer une ambiance agréable pour cuisiner ou “festiner”.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/02/editionsjardingourmand.jpg" rel="shadowbox[sbpost-2309];player=img;"><img class="alignleft size-full wp-image-2287" title="editionsjardingourmand" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/02/editionsjardingourmand.jpg" alt="" width="177" height="264" /></a>Des amis, Arnaud et Nathalie Beauvais en ont aussi parmi les plus petits, surtout depuis qu’ils se sont lancés dans l’écriture et l’édition de livres de cuisine pour enfants. “En tant que maman, j’ai toujours pensé que les livres de cuisine devaient aussi parler aux enfants, en s’appuyant sur des histoires pour leur faire découvrir des recettes”. Au cours d’un voyage en Suède, elle imagine le personnage de Majiknath, une fée “cuisinologue bretonne”, un clin d’œil à une phrase du chroniqueur gastronomique Gilles Pudlowski, qui avait donné à Nathalie le surnom de “fée du Morbihan”. Le quatrième volet des aventures de la fée aux prises avec “Darkgamelle” est consacré au poisson. Une aventure au recto et des recettes au verso, un vrai souci de pédagogie et beaucoup de fantaisie font de ces livres de précieux alliés pour transmettre une culture culinaire enracinée aux enfants. Non contents d’avoir aussi imaginé et publié plusieurs jeux de cartes culinaires et un très bel agenda gourmand pour 2010, Arnaud et Nathalie préparent un “Memory Magiknath”. Bientôt complétée par la vente de produits en ligne, autre pousse qui s’apprête à germer dans leur “jardin gourmand”, l’édition apporte désormais un complément d’activité nécessaire au restaurant, dans un contexte économique peu favorable à la restauration.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu’on sait la somme de travail qu’il faut pour tenir un restaurant, écrire et publier des ouvrages illustrés, on est tenté de croire que Nathalie Beauvais a véritablement des doigts de fée. À en juger la simplicité, la gaieté et le goût du partage qu’on ressent à la table familiale, on se dit que la réussite de Nathalie tient aussi au fait qu’elle n’a jamais oublié d’ajouter une pincée d’humanité aux recettes de sa vie.</p>
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		<title>Le centre d&#8217;études irlandaises</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Feb 2010 07:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann</dc:creator>
				<category><![CDATA[A suivre]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Un monde à construire]]></category>
		<category><![CDATA[centre d'études irlandaises]]></category>
		<category><![CDATA[Irlande et Bretagne]]></category>
		<category><![CDATA[rennes II]]></category>

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		<description><![CDATA[Créé en 1975, le Centre d’études irlandaises de Rennes II regroupe une trentaine de professeurs et d’étudiants chercheurs et constitue l’un des nombreux maillons qui relie l’Irlande à la Bretagne. Depuis cette année, il propose un enseignement à distance innovant, grâce à internet. L’interceltisme n’est pas qu’une affaire de festival, mais aussi d’émulation intellectuelle, en ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/02/centrerennes1.jpg" rel="shadowbox[sbpost-2298];player=img;"><img class="alignleft size-full wp-image-2300" title="centrerennes" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/02/centrerennes1.jpg" alt="" width="485" height="244" /></a>Créé en 1975, le Centre d’études irlandaises de Rennes II regroupe une trentaine de professeurs et d’étudiants chercheurs et constitue l’un des nombreux maillons qui relie l’Irlande à la Bretagne. Depuis cette année, il propose un enseignement à distance innovant, grâce à internet.</strong></p>
<table style="text-align: justify;" cellspacing="0" cellpadding="0">
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<tr>
<td align="left" valign="top">
<p style="text-align: justify;">L’<span style="font-size: 13px; line-height: 19px;">interceltisme n’est pas qu’une affaire de festival, mais aussi d’émulation intellectuelle, en témoigne la vitalité du Centre d’études irlandaises de Rennes. Fondé en 1975 par le professeur Jean Noël, ce laboratoire est cependant l’héritier d’une longue tradition, puisque les premiers cours d’irlandais à Rennes furent inaugurés par le professeur Joseph Loth, le premier titulaire de la chaire de celtique, à la fin du xix<sup>e</sup> siècle.</span></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, le master d’études irlandaises de Rennes demeure le seul dans l’Hexagone à proposer un enseignement de gaélique d’Irlande. Il est désormais intégré au Centre de recherches bretonnes et celtiques (crbc), qui vient de fêter ses quarante ans à Brest et comprend également le département de celtique de Rennes II (lire <em>ArMen</em> n° 134). Un intérêt qui s’est également traduit par la remise du titre de docteur <em>honoris causa</em> à plusieurs personnalités irlandaises, dont la présidente de la République, Mary Robinson, en 1996, ou le prix Nobel de la paix, John Hume, en 2007.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Une activité pluridisciplinaire</strong></p>
<p style="text-align: justify;">“Le fait que nous soyons en Bretagne explique le dynamisme des études irlandaises à Rennes, note le professeur Yann Bevant. Outre des affinités culturelles, il y a ici un intérêt très fort pour ce pays. La présence d’une communauté irlandaise importante en Bretagne est un autre facteur d’explication.” Une demi-douzaine d’enseignants sont chargés de suivre une vingtaine d’étudiants en master et en doctorat. Les sujets de recherches sont multiples. “Les études irlandaises sont pluridisciplinaires, estime Yann Bevant. Nous sommes en effet à la croisée de plusieurs matières : civilisation, histoire, littérature et linguistique… Les sujets d’études sont donc variés.” Le centre est aussi associé à d’autres équipes sur des thèmes de recherches communs, comme les études celtiques et les études postcoloniales.</p>
<p style="text-align: justify;">La structure rennaise a également développé une importante activité éditoriale à travers des revues comme <em>Études irlandaises</em>, éditées avec les autres centres d’études irlandaises de Caen, Paris viii et Lille, ainsi que <em>Klask</em>, avec le département de celtique de Rennes. Le centre a publié sept ouvrages depuis 2008 sur la Bretagne et l’Irlande. Sans oublier la traditionnelle publication des actes des colloques organisés à Rennes, dont celui de 2002, ayant pour thème “Bretagne-Irlande, régions celtiques, régions périphériques”.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Relations internationales</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La force du Centre d’études irlandaises s’incarne à travers le réseau international dans lequel il s’insère et qui permet l’organisation de projets scientifiques et l’échange d’étudiants. Le centre rennais est bien évidemment en relation avec des universités irlandaises à Belfast, Dublin, Galway, Cork et Limerick. Il a aussi noué des liens avec l’université de Liverpool en Angleterre et de Harvard, aux États-Unis. Pour les étudiants vivant à l’étranger ou les non-assidus souhaitant suivre le master d’études irlandaises, le centre vient de développer de nouvelles méthodes d’enseignement à distance, via internet. “Nous proposons des outils qui permettent un enseignement plus dynamique, explique le professeur Anne Goarzin. Nous avons ainsi intégré des images, des archives sonores, des vidéos. Les étudiants disposent d’une plate-forme de discussions, d’un <em>chat</em>, ainsi que d’exercices. Le multimédia permet un meilleur accompagnement des élèves.” Grâce à ce master, le centre d’études irlandaises compte obtenir une meilleure visibilité et attirer de nouveaux étudiants passionnés par la riche matière irlandaise.         n</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Renseignements :</strong> Centre d’études irlandaises, pôle langues, université de Rennes II haute Bretagne, place du recteur Le Moal, 35000 Rennes.</p>
<p style="text-align: justify;">Site internet : www.univ-rennes2.fr/crbc</p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Le musée de l&#8217;abbaye de Landevennec</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Dec 2009 15:50:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le mille cinq centième anniversaire de l’abbaye de Landévennec, en 1985, avait été l’occasion d’un important colloque et d’une exposition sur le monachisme celtique. Le comité scientifique avait déploré que celle-ci ne devienne pas permanente, ce qui sera chose faite quelques années plus tard, grâce à la volonté des élus départementaux et de la communauté bénédictine. Construit dans une architecture volontairement moderne, mais discret et intégré au site, le musée est inauguré en 1990. Jean-Pierre Gestin a dirigé l’installation muséographique, qui fait alors la part belle aux fac-similés, notamment de manuscrits conservés hors de Bretagne. Le musée présente d’abord les origines de la Bretagne, puis quinze siècles de vie monastique, en relation avec la communauté de la nouvelle abbaye, qui demeure d’ailleurs le propriétaire des ruines de Landévennec. Le musée a également intégré des objets découverts lors des fouilles, notamment l’un des sarcophages carolingiens en bois. Plusieurs maquettes expliquent le développement du site. Enfin, dans l’entrée, un espace est destiné à expliquer l’archéologie au grand public. Une stratigraphie fictive a ainsi été réalisée dans un but pédagogique. Comprenant quatre cents mètres carrés d’espace d’exposition, ce musée accueille autour de vingt mille personnes par an.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2009/12/ruineslandevennec.jpg" rel="shadowbox[sbpost-1878];player=img;"><img class="alignleft size-full wp-image-1880" title="ruineslandevennec" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2009/12/ruineslandevennec.jpg" alt="ruineslandevennec" width="431" height="287" /></a>“Depuis quelques années, nous avons développé une réflexion sur le musée et ses relations avec le site, explique Manuel Moreau, son directeur. Plusieurs objets découverts seront ainsi exposés, comme un peigne en os du haut Moyen Âge, une pièce d’un jeu d’échec médiéval, ainsi que des monnaies ou des céramiques.” À côté des ruines, un jardin de simples, où sont cultivées des plantes médicinales, a été aménagé. Un parcours d’interprétation des vestiges est également en projet. L’équipe du musée a bien entendu développé les animations. “Nous proposons différents ateliers en direction des scolaires, indique Manuel Moreau. Il y a des découvertes de l’archéologie, des copistes médiévaux, des bâtisseurs, de la vie des moines ou de légendes comme la cité d’Ys. Les ruines sont également une scène à ciel ouvert. L’été, nous invitons des artistes et nous organisons des visites nocturnes.” Chaque année, une exposition temporaire est présentée au public. Plusieurs universitaires se sont investis dans la gestion du musée, qui s’est également ouvert aux associations locales. “Nous sommes un élément structurant de ce territoire, note Manuel Moreau. Notre rôle est de permettre de faire découvrir cette abbaye à l’histoire exceptionnelle, quelles que soient les époques, tout en mettant en harmonie les deux sites, l’ancien et le nouveau monastère, le culturel et le cultuel.”</p>
<p><strong>Erwan Chartier-Le Floc'h</strong></p>
<p><strong>Renseignements</strong> :</p>
<p>Musée de l’ancienne abbaye de Landévennec, 29560 Landévennec. Tél. 02 98 27 35 90. Site : www.musee-abbaye-landevennec.fr</p>
<p>(Cet article est tiré d'un grand dossier consacré aux abbayes de Landevennec, publié dans le numéro 173 d'ArMen, disponible en kiosque ou en cliquant ci-dessous).</p>
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		<div class="image" style="float:left;margin:0 40px 0 0;"><img src="http://www.armen.net/boutique/images/136/Couv Armen 173.JPG?95,120,3824737946" alt="original" width="95" height="119"  /></div>
		<div class="details">
			<h4 class="name">
				ArMen N173 			</h4>
			<div class="description">
				<ul>
<li>De la pêche au comptoir, les coop maritimes</li>
<li> Landévennec, quinze siècles d&#8217;aventure spirituelle</li>
<li> Serge Picard, un portraitiste qui questionne</li>
<li> Muscadet, les fruits du succès</li>
<li>Mouez Breiz et les premiers disques bretons</li>
<li>Maurice Chabas, peintre de la lumière</li>
</ul>
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		<title>Les bistrots de l&#8217;histoire</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 16:00:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann</dc:creator>
				<category><![CDATA[A suivre]]></category>
		<category><![CDATA[Un monde à construire]]></category>

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		<description><![CDATA[Lieux de convivialité, les Bistrots de l’histoire, nés à Saint-Brieuc, permettent à des villes et à des territoires de revisiter leur mémoire sous tous ses aspects, dépassant les clichés et dénonçant les non-dits. C'est en 1990 que Pierre Fenard publie, sous le pseudonyme de Guy Lanrivain, un livre intitulé La Panne, 1981-1989, regards sur une ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Lieux de convivialité, les Bistrots de l’histoire, nés à Saint-Brieuc, permettent à des villes et à des territoires de revisiter leur mémoire sous tous ses aspects, dépassant les clichés et dénonçant les non-dits.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong><a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2009/11/bistrots.jpg" rel="shadowbox[sbpost-1684];player=img;"><img class="alignleft size-full wp-image-1688" title="bistrots" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2009/11/bistrots.jpg" alt="bistrots" width="210" height="153" /></a>C'est en 1990 que Pierre Fenard publie, sous le pseudonyme de Guy Lanrivain, un livre intitulé <em>La Panne, 1981-1989, regards sur une ville culturelle</em>. Cet ouvrage pointe du doigt la crise identitaire que traverse alors la ville de Saint-Brieuc. Dix ans plus tard, il dénonçait, dans les colonnes d’<em>Armor</em> <em>magazine,</em> une négation d’histoire de la part de la municipalité : “Ils ne voulaient pas qu’on parle du Joint français. Ce mouvement social semblait être un tabou dans une ville de gauche. Moi, je rêvais d’un autre monde plus fraternel, plus convivial. Je cherchais un brin d’utopie en cette année 2000. J’avais envie de faire de la politique autrement, en valorisant les témoignages des gens, l’histoire et l’identité de leur ville.” Le premier Bistrot de l’histoire a lieu en mai 2001, à propos des Forges et laminoirs, autre grande entreprise briochine. Le café Chez Léonne, dans le quartier de Robien, s’avère trop petit. Images, enregistrements sonores, témoignages... Le concept de Bistrot de l’histoire est sur les rails.</p>
<p><strong>De la ville vers la campagne</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Douze “Bistrots” briochins vont ainsi se succéder, dont une édition mémorable consacrée au Joint français, en janvier 2002, en bas des tours de la Croix Saint-Lambert, pimentée par la rencontre entre les ouvriers grévistes et leur ancien patron. L’identité de la ville est passée au crible. Rien n’y échappe, du marché de construction de la ligne Maginot aux congrégations religieuses, des prisonniers allemands de la Première Guerre mondiale aux réfugiés de la guerre d’Espagne. Chaque communauté, chaque citoyen apporte sa contribution, comme une pièce au puzzle général. L’histoire ne donne plus l’impression de n’être qu’une affaire de spécialistes. Les Bistrots de l’histoire deviennent une sorte d’entreprise de psychanalyse d’une ville par ses propres habitants, dont les enregistrements sont conservés aux archives municipales. Une psychanalyste travaille d’ailleurs en amont, pour sécuriser ceux qui s’apprêtent à témoigner alors qu’ils n’ont jamais pris la parole en public. “Le témoin raconte, mais l’historien reste indispensable, précise Pierre Fenard. Il est là pour mettre en perspective, pour rétablir la vérité sur les dates et les événements évoqués.” En décembre 2002, à la gare de Saint-Brieuc, une synthèse est présentée, donnant lieu à un travail scénographique, à des spectacles, des créations plastiques, théâtrales, musicales. “L’expérience aurait dû s’arrêter là, raconte Pierre Fenard. Mais le pays briochin était en train de naître, regroupant six communautés de communes. Et celui-ci a décidé de faire appel à nos services pour un vaste travail sur le thème “identité et territoire”. Treize nouveaux “Bistrots” vont ainsi être organisés. Ils explorent les migrations des Bretons vers Jersey, le Lot-et-Garonne ou Le Havre, et aussi l’immigration, qui donnera lieu à la publication d’un ouvrage de référence, <em>Chemins d’exil en Côtes-d’Armor, </em>en collaboration avec les élèves du collège Racine, de Saint-Brieuc.</p>
<p><strong>Une équipe bien huilée</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’équipe des Bistrots de l’histoire peut évoluer en fonction des sujets traités, mais repose à présent sur des fidèles, à qui l’on doit l’enregistrement de bobineaux sonores que le public écoute, dans le noir, afin de donner libre court à son imaginaire, la partie visuelle (projection d’extraits de films et de photographies) et les lectures de textes en rapport avec le thème choisi. Présidente de l’association, Laure Mitnik assure le fonctionnement des cabines de confidences, où les gens viennent témoigner en marge des soirées, pour affiner un détail, donner un avis. Les Bistrots de l’histoire intéressent désormais bien d’autres territoires et sont amenés à s’exporter. Première expérience de délocalisation, en mars 2009, avec un “Bistrot” sur l’évolution du commerce en milieu rural, organisé à Saint-Thélo, dans la région de Loudéac, suivi d’une soirée consacrée à la frontière linguistique entre gallo et breton, à Plélo. En prévision, des soirées sur les gens du voyage, l’agroalimentaire, le cheval. Des demandes affluent également en provenance du Finistère, du Morbihan, de la ville de Caen, de Quiberon... Au cœur de cette réussite, le café comme lieu de rencontre et de convivialité, car, comme le dit si bien Pierre Fenard : “Dans un bistrot, personne n’a le pouvoir. Le vagabond et le maire du village se retrouvent sur un même pied d’égalité.”</p>
<p style="text-align: justify;">En 2010, les Bistrots de l’histoire organiseront un festival dédié à l’oralité et à la mémoire, auquel participeront des témoins venus de toute de la Bretagne. Ce sera peut-être l’occasion de populariser ce concept dans l’ensemble de la péninsule, permettant ainsi à d’autres villes, à d’autres territoires de surmonter leurs pannes, leurs crises identitaires, ou les diverses tentatives de confiscation de l’Histoire.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Gérard Alle</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><br />
</strong></p>
<p><strong>Les Bistrots de l’histoire</strong>, 7, rue Poulain-Corbion, 22000 Saint-Brieuc. Tél.02 96 62 56 69. www.bistrotsdelhistoire.com</p>
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