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	<title>Armen.net &#187; Musique</title>
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	<description>La Bretagne un monde à découvrir</description>
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		<title>Electricité non-statique à Brest</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Jul 2011 08:29:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Josselin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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		<description><![CDATA[Pour sa dix-septième édition, le festival de musique électronique Astropolis propose la formule habituelle : des concerts aux quatre coins de la ville, des activités bizarroïdes, et une programmation faisant la part belle aux artistes confirmés comme aux jeunes talents. Du 28 au 31 juillet. « Brillante étoile, que n'ai-je ta constance ? », soufflait John Keats ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- p { margin-bottom: 0.21cm; } --></p>
<p style="text-align: center;" lang="fr-FR">
<div id="attachment_4731" class="wp-caption aligncenter" style="width: 476px"><a rel="attachment wp-att-4731" href="http://www.armen.net/2011/07/dossiers/musique/electricite-non-statique-a-brest/attachment/manu2-sebcaudron/"><img class="size-full wp-image-4731 " title="Manu Le Malin Astropolis" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2011/07/Manu2-sebcaudron.jpeg" alt="" width="466" height="311" /></a><p class="wp-caption-text">Comme à chaque édition, Manu Le Malin sera présent sur la scène Mekanik.</p></div>
<p><!-- p { margin-bottom: 0.21cm; } --></p>
<p style="text-align: justify;" lang="fr-FR"><strong>Pour  sa dix-septième édition, le festival de musique électronique Astropolis  propose la formule habituelle : des concerts aux quatre coins de la  ville, des activités bizarroïdes, et une programmation faisant la part  belle aux artistes confirmés comme aux jeunes talents.</strong> <strong>Du 28 au 31 juillet. </strong></p>
<p style="text-align: justify;" lang="fr-FR">« Brillante  étoile, que n'ai-je ta constance ? », soufflait John Keats dans ses  poésies complètes. À l'occasion de sa dix-septième édition, Astropolis,  la « citée des étoiles », continue de briller dans la gigantesque  nébuleuse des festivals européens. Plus ancien festival électronique de  France, il ne jouera pourtant pas la carte de la maturité cette année.  Avec Rimbaud, les organisateurs concèdent simplement, à la veille de la  semaine décisive, « qu'on est pas sérieux, quand on a 17 ans ». Un thème  original pour un festival qui a réussi, en quelques années, à s'imposer  comme un événement électro majeur en Europe, tant par l'affluence (près  de vingt mille personnes à la soirée de clôture en 2005), que par la  programmation (qui a vu passer Jeff Mills, Manu Le  Malin, Vitalic, les Béruriers Noirs...). L'équipe du festival  prévient : « aux quatre points cardinaux de la cité, port, manoir,  Vauban, Guérin, s'échafaude tout un système minutieux et plein de  malice, pour remettre en place la dimension du son. »</p>
<p style="text-align: justify;" lang="fr-FR">L'aventure  musicale débute en 1995, à l'occasion d'une rave-party clandestine dans  un champ du Nord-Finistère. Afin de canaliser l'impressionnant  dynamisme amené par la manifestation d'origine, les organisateurs  déplacent le festival au Parc des Expositions de Lorient l'année  suivante, avant de s'installer au Château de Keriolet à Concarneau, de  1997 à 2000 puis au manoir de Keroual à Guilers à partir de 2001. C'est  en 2003 que l'événement adopte sa configuration actuelle. À savoir un  festival de quatre à cinq jours, dans toute la ville de Brest. Un  festival qui, « comme tous les étés, revient convoquer l'esprit de la fête, attirer les gens libres sous la conjonction des astres »,<strong> </strong>expliquent les organisateurs. Du 28 au 31 juillet, Brest va devoir revoir son horoscope.</p>
<p style="text-align: justify;" lang="fr-FR"><strong>Astrococktails, Mix'n Boules et golf dans le centre ville</strong></p>
<p style="text-align: justify;" lang="fr-FR">Concerts  gratuits dans le cadre des Jeudis du port sur les quais, Astrococktails  sur la terrasse de la salle de La Carène. Dîners électroniques et  Astroboum (pour les enfants) au Cabaret Sonique. Rencontre entre musique  électro et art contemporain au Centre d'Art Passerelle, tournoi  mythique de Pétanque place Guérin pour Mix'n Boules, démonstration de  graffs dans les rues de la ville. Parties de golfe en plein centre,  relaxation en musique au Chill Out Beau Rivage... Le programme, varié,  insolite, voire totalement baroque, promet une soirée de clôture à la  fois apogée et bouquet final, en invitant de nombreux artistes à se  relayer toute la nuit du samedi au dimanche sur les quatre scènes  thématiques du parc de Kéroual.</p>
<div id="attachment_4751" class="wp-caption aligncenter" style="width: 444px"><a rel="attachment wp-att-4751" href="http://www.armen.net/2011/07/dossiers/musique/electricite-non-statique-a-brest/attachment/002-balcon-et-coublanc/"><img class="size-full wp-image-4751  " title="Astro" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2011/07/002-balcon-et-coublanc.jpg" alt="" width="434" height="288" /></a><p class="wp-caption-text">Têtes d&#39;affiche et jeunes talents se partageront le programme</p></div>
<p style="text-align: justify;" lang="fr-FR">
<p style="text-align: justify;" lang="fr-FR">Cette  dernière soirée permettra à chaque oreille de trouver sa musique. Car  le succès du festival brestois tient aussi à l'esprit d'ouverture qui  l'anime, marqué par la volonté de démocratiser un genre musical encore  relativement méconnu. Après six mois de travail en amont, les organisateurs offrent cette année un bouquet électro bien garni avec, du  côté des têtes d'affiche, Laurent Garnier, champion de la scène électro  mondiale et emblème de la « French Touch », le duo Cassius et leur  épopée musicale kaléidoscopique, Goldie, père fondateur de la  Drum'n'Bass, l'éternel Manu Le Malin sur la scène Mekanik ou encore Carl  Craig, enfant de la Motown, présent pour les vingt ans du label Planet  E. Monsieur Oizo a quant-à-lui annulé sa venue au dernier moment,  provoquant la colère -justifiée- de l'équipe d'Astropolis.</p>
<p style="text-align: justify;" lang="fr-FR"><strong>"Astro 2011, c'est un laboratoire"</strong></p>
<p style="text-align: justify;" lang="fr-FR">Pour  le remplacer, les organisateurs n'ont pas mis longtemps à trouver des  artistes à la hauteur de la scène du Bunker Palace : le trio house des  Marble Players -sons de synthèse et basses vrombissantes- composé de  Para One, Surkin et Bobmo. D'autres jeunes seront aussi à l'honneur  cette année, comme les français kitschs de La  Femme, ou encore les Rémois de The Shoes, plus connu de l'autre côté de  la Manche. Ajoutez à cela de nombreux autres artistes, invités pour la  première fois à faire leurs preuves sur les scènes brestoises.</p>
<p style="text-align: justify;" lang="fr-FR">Le  budget reste, comme chaque année, plutôt limité, et ne permet pas  d'inviter de trop nombreuses têtes d'affiche. Justement, les  organisateurs préviennent sur leur site : « Astro  2011, ce n'est pas une institution, c'est un laboratoire. Une station  orbitale vraiment logique et vraiment barrée, comme dans tous les films  de SF des années 1970. Astro, c'est toujours comme si c'était la  première fois. En mieux. Parce qu'on n'est pas sérieux, quand on a 17  ans. »<strong> </strong>Pas sérieux, mais sans aucunes limites. Car après tout, l'homme redevient jeune, la tête dans les étoiles.</p>
<p style="text-align: justify;" lang="fr-FR">Le programme complet sur le <a href="http://www.astropolis.org/2011/">site d'Astropolis</a>.</p>
<p style="text-align: justify;" lang="fr-FR"><strong>Josselin Brémaud</strong></p>
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		<title>Les disques de Noël</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Dec 2010 15:43:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Disques et DVD]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>

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		<description><![CDATA[Roland Becker, la Bretagne sur grand écran C’est une fois de plus en Technicolor que Roland Becker livre sa Bretagne rêvée. Rythmes asymétriques, échelles anciennes et sonorités primales se télescopent pour créer un univers à nul autre pareil. Ce monde sans cesse en mouvement engendre une musique inventive où chaque son, chaque note trouve leur ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignleft size-full wp-image-3923" title="becker" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/12/becker.jpg" alt="" width="283" height="197" />Roland Becker, la Bretagne sur grand écran</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est une fois de plus en Technicolor que Roland Becker livre sa Bretagne rêvée. Rythmes asymétriques, échelles anciennes et sonorités primales se télescopent pour créer un univers à nul autre pareil. Ce monde sans cesse en mouvement engendre une musique inventive où chaque son, chaque note trouve leur place sur une partition extrêmement bien écrite. Le compositeur part du matériau populaire pour aboutir à des tableaux où la bombarde, la vielle à roue, le biniou, les percussions dessinent des arabesques qui viennent se superposer sur la toile. Évidemment, avec un musicien de la trempe de Roland Becker, rien n’est laissé au hasard. Les compositions révèlent des subtilités rythmiques et chaque lieu investi dans ces douze morceaux possède sa part de mystère, sans pour autant paraître abscons. L’énergie s’accumule pour exploser dans de brillants crescendos. Ainsi, la bombarde soliste est reprise par d’autres bombardes qui présentent l’extrême finesse de n’être pas accordées au quart de poil pour introduire la toute légère dissonance qui attirera l’oreille bien plus que l’accord ultraparfait souvent trop consensuel pour être honnête. L’écriture crée également de l’inattendu par des choix de timbres éloignés des conventions : coquillages frottés, rhombes, crécelle ou encore la roue à carillons de Confort-Meilars contribuent à cette tension sonore. Autre particularité de cet <em>opus</em>, l’utilisation d’enregistrements de chanteurs de référence, ici Marcel Jaffré et Joseph Le Menac’h. Le “<em>Kanamb Noel”</em> du premier nommé est appuyé par des traits de clarinette joués sur une rythmique différente de celle du thème, ce qui n’est pas sans rappeler des procédés utilisés par Arvo Pärt. C’est là aussi une des constantes des travaux de Roland Becker : le contemporain interpelle le traditionnel en permanence, sans qu’aucun de ces deux aspects n’apparaisse comme prioritaire. Le patrimoine populaire, pour peu qu’on n’en ait pas écrêté les caractéristiques profondes devient à son tour intrinsèquement porteur de modernité, c’est un peu ce que Roland Becker parvient à signifier grâce à l’habileté qu’on lui connaît. Une somptueuse jaquette, illustrée d’une étonnante peinture du xiv<sup>e</sup> siècle, résume fort bien cette démarche. Roland Becker, le Georges Méliès de la musique bretonne, nous surprend encore une fois !              <strong>Michel Toutous</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Roland Becker, Immrama,</strong> cd Oyoun Muzik om004, Distribution Coop Breizh db 10.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Hiks, de l’électricité dans les airs</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Avec Plantec et David Pasquet group, les Hiks représentent une des nouvelles écoles de la musique à danser en Bretagne. Dans cette mouvance, on ne craint pas d’envoyer de grosses doses d’électricité, des basses de plomb et des programmations électroniques. En fait, ce sont ces attributs qui prennent le pas sur les mélodies, cela de manière délibérée. Ceux qui attendent une formule basée sur le sempiternel trio bombarde-accordéon-guitare passeront leur chemin, à moins que leur curiosité ne les emmène vers ces chemins autrement moins tranquilles. Chez Hiks, on attaque directement dans le dur avec du gros son, de la grosse rythmique en évitant soigneusement les timbres les plus feutrés. Mais au sein de la mouvance évoquée plus haut, Hiks représente sans doute la formation la plus innovante notamment grâce à une technique redoutable, une précision de jeu qui ne l’est pas moins ainsi qu’une inspiration débridée. Les machines et les programmations lorgnent vers un <em>drum’n’bass</em> (ou plutôt le <em>drum’n’breizh</em>) qui, malgré cette puissance et cette radicalité, laisse une belle place aux mélodies que portent le violon de Pierre Droual et la bombarde de Gaël Lefevere. Ces derniers mettent à profit l’appui de cette rythmique en acier trempé pour jouer d’une certaine virtuosité et d’une certaine originalité dans les thèmes. Certes, les puristes de l’<em>andro</em> ou du rond de Saint-Vincent se sentiront un peu perdus dans un tel monde, mais plus loin qu’un simple groupe consacré exclusivement à la danse, les Hiks peuvent se situer sur une scène clairement rock où les repères sont totalement différents. Pour preuve “Antipéristaltique”, le morceau le plus intéressant de ce <em>Fig.2, </em>thème à cinq temps qui n’a rien à voir avec une quelconque danse de fest-noz. La voix de Lors Landat et l’harmonica de Gurvan Leray viennent renforcer l’atmosphère inquiétante engendrée par des bruits et improvisations du meilleur effet. Certainement la piste à explorer pour Hiks, mais ce ne sera sans doute plus pour le public des festoù-noz !        <strong>M.T.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Hiks, Fig.2, </strong>cd Aztec Musique cm2280, Diffusion Coop Breizh.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Les chansons multicolores de Gérard Delahaye</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Quand Gérard Delahaye prend sa plume pour écrire aux enfants, on est à peu près certain que ce seront des chansons en couleurs. Son dernier <em>opus</em> ne déroge pas à la règle avec son style toujours très personnel. Les mélodies sont limpides pour être aisément apprises dans les cours de récréation, et pourquoi pas dans les salles de classe. Les paroles portent aussi la même signature : les subtilités textuelles affleurent sous une naïveté qui n’est que de surface. Mais on sait l’intérêt que l’auteur-compositeur-interprète porte à la signification profonde des mots. Rien n’est réellement innocent. Ainsi “Roméo et Julia” va bien plus loin qu’une banale histoire d’amour. Cette belle chanson dénonce, mine de rien, les murs, les frontières et les armes que les hommes dressent pour empêcher les relations, qu’elles soient amoureuses ou sociales. À l’heure des questionnements incessants sur l’immigration, ce type de texte vient à point nommé pour susciter la réflexion, surtout chez le jeune public. C’est aussi Yvon Le Men qui vient à la rescousse pour une version pacifiée d’une <em>Marseillaise</em> qui prône véritablement la liberté, l’égalité et la fraternité que la France aurait tendance à négliger. Du côté de la musique et des arrangements, beaucoup de savoir-faire également pour dessiner une ambiance. On se retrouve au Mali grâce à un <em>groove</em> subtilement distillé dans la “Danse de la pluie”, au Liban dans “À Nabatiyeh”, de bien agréables voyages ! Ce très joli disque se conclut par une ballade-berceuse faite de mots très doux. « Rêveurs, il est temps de rêver » chuchote Delahaye, n’est-ce pas là la plus belle des manières d’accompagner son enfant dans les bras de Morphée ?                                                  <strong>M.T.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Gérard Delahaye, 1000 chansons de…,</strong> cd Dylie productions, dy 310, Distribution Coop Breizh, db 11.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Bayati, à la croisée des mondes</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Si la Kreiz Breizh Akademi était l’université, <em>Foñs ar Bed</em> pourrait être considéré comme un mémoire de fin d’études. On connaît les choix esthétiques du directeur Erik Marchand. Ses élèves marchent allègrement dans ses empreintes. Musique modale donc au menu de ces jeunes gens, intervalles non tempérés et <em>tutti quanti</em>. On sait également qu’un tel parti pris oblige quasiment à une écriture horizontale, les règles de l’harmonie étant caduques en la circonstance. L’instrumentation déployée par Bayati fait la part belle aux couleurs orientales : <em>oud, derbouka, zarb</em>, autant de timbres qui viennent s’allier à la voix de Faustine Audebert, avec également un violon et une flûte qui adoptent les mêmes échelles exotiques, ce qui est moins habituel pour eux. D’aucuns pourraient trouver des limites à ce langage. Elles existent certes, mais le tout est de manifester de la liberté dans la contrainte, de montrer du talent dans un registre obligé. Avec les jeunes musiciens de Bayati, il est clair que ces leçons de maître Marchand ont porté : on s’empare des thèmes et des développements mélodiques les habillent d’unissons puissants. Cette démarche autorise aussi des solos de toute beauté : dans “Ar Gwinn<em>”</em>, le violon (Gabriel Faure) puis la flûte (Gurvant Le Gac) les prennent successivement avant de laisser le devant de la scène au chant. Toutefois, un peu comme la Kreiz Breizh Akademi, il subsiste ce léger décalage entre les modes de la voix et des instruments. Ceux-ci sont très clairement orientalisants alors que la voix reste proche du chant traditionnel breton. Même si on peut trouver des parentés entre ces mondes musicaux, on y note une certaine dichotomie qui peut dérouter les oreilles non initiées. L’accompagnement, on s’en doute, doit aussi trouver des chemins de traverse que la modalité impose. C’est là que le rôle des percussions prend toute son importance. Pour ce faire, crescendos et decrescendos sont habilement mis en œuvre. Ils viennent appuyer la voix et les instruments mélodiques avant que les <em>tutti</em> se ménagent des finales explosifs. L’ouverture sur le monde se traduit également par les textes, de Abû Nuwas, grand poète arabe, à Pierre-Jakez Hélias, les mots joliment choisis disent le vin, l’amour et la mort… Avec sa collection de timbres et l’utilisation qui en est faite, Bayati représente une voie originale sur la nouvelle scène bretonne.      <strong>M.T.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bayati, Foñs ar Bed,</strong> cd Bayati01, Distribution Coop Breizh, db 12.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Gweltaz, le revenant</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Après un long silence, voici venu le temps du retour pour Gweltaz Ar Fur (lire <em>ArMen</em> 178). Fidèle au folk-rock qui l’a vu pointer au <em>hit-parade</em> dans les années 1970, il retrouve le chemin des studios en compagnie de vieux routiers dont Patrice Marzin et Jakez Moreau qui assurent la direction artistique de ce petit dernier. Les thèmes chers à Gweltaz sont évoqués, en particulier cet attachement quasiment tripal à la langue bretonne. Chansons traditionnelles, avec une prédilection pour le pays vannetais ou compositions récentes, c’est une identité que le temps passé n’aura guère modifiée. À la manière d’un chanteur <em>country</em>, Gweltaz décline des ballades avec un accompagnement presque exclusivement acoustique. Les thèmes traditionnels comme le fameux “Ar soudarded a zo gwisket e ruz<em>” </em>sont réappropriés par le chanteur pour être restitués sur un registre éloigné des phrasés populaires. Le trait est d’ailleurs parfois un peu forcé, à vouloir trop donner une tonalité “folk” à des chansons qui ne le sont pas véritablement. Mais on éprouve toutefois un certain plaisir à réentendre une voix bretonne qui avait marqué une époque nettement plus revendicative que la nôtre. On notera au passage que la puissance de cette voix n’était pas plus un argument que le message qu’elle voulait passer. Effectivement Gweltaz n’était et n’est toujours pas un chanteur haut en gueule comme l’était par exemple le Glenmor tonitruant, mais peu importe ! De l’eau a coulé sous les ponts de l’Odet en quarante ans, et on a gardé la même sympathie à l’égard de quelqu’un qui a beaucoup œuvré pour la culture en langue bretonne. Ce retour au disque, c’est un peu comme lorsqu’on rencontre un vieux copain pas vu depuis des années, on ne se souvient que des bonnes choses et on oublie ensemble qu’on a vieilli…              <strong>M.T.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Gweltaz, Mebay ’vo glaw…</strong> cd Ar Bed Keltiek, abk 01, Distribution Coop Breizh, db 5x2.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Chansons de Bretagne, publiées à Paris</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans la grande tradition du petit séminaire de Sainte-Anne-d’Auray, l’abbé François Cadic (1864-1929) a porté sa part de labeur comme les chanoines Larboulette, Mahé et bien d’autres ecclésiastiques, soucieux de sauvegarder un patrimoine oral qu’ils estimaient déjà menacé. L’originalité de Cadic sera de publier les résultats de ses collectes, ainsi qu’une sélection de celles réalisées par ses amis prêtres, dans le mensuel <em>la Paroisse Bretonne de Paris</em> de 1899 à 1929. C’est l’ensemble de ces publications qui a été repris dans ce monumental ouvrage, comprenant les paroles, les partitions et les commentaires de l’abbé Cadic, introduits par des explications historiques et musicales, ainsi qu’un cd reprenant trente-deux des deux cent quinze chansons du livre.</p>
<p style="text-align: justify;">La plupart de ces chansons viennent du terroir vannetais, terroir d’une richesse incommensurable, on s’en aperçoit au fur et à mesure des éditions de collectes. Originaire de Noyal-Pontivy, l’abbé Cadic est lui-même allé sur le terrain à la rencontre des informateurs dès les années 1890. Le xix<sup>e</sup> siècle finissant garde encore des traces de la Révolution et nombre de chansons se font l’écho de ces luttes sanglantes. À cet égard, les commentaires de l’abbé dénotent une certaine sympathie de sa part pour la chouannerie et son mépris pour cet « immense massacre » que fut la Révolution. Les historiens trouveront d’ailleurs dans les chansons à visée historique matière à étude entre des personnages que la légende embellira (Marion du Faouët, Mandart, Isidore Le Dévéhat) et la narration de faits remontant au xvi<sup>e</sup> siècle, car la tradition populaire a vite fait de s’en emparer pour tisser sa propre toile. Mais l’histoire n’est pas l’unique objet de ces chansons, nombre d’entre elles relatent la vie sociale, les métiers, les amours, sans oublier bien entendu la vie religieuse avec quelques cantiques encore en vigueur de nos jours dans les pardons.</p>
<p style="text-align: justify;">On remarquera au passage le style ampoulé de l’abbé Cadic dans ses écrits, sans doute le style des lettrés de l’époque. Quelques succulents aphorismes et autres leçons de morale viennent ponctuer ses commentaires comme ce délicieux “Beaux usages du pays de nos pères, faut-il que le vent de l’oubli les emporte avec lui !” On y perçoit l’attachement de l’ecclésiastique à un catholicisme qui n’a pas encore vraiment rompu avec l’Ancien Régime, dont la paysannerie constitue le gros des troupes. C’est une Bretagne rurale idéalisée que dessinent ces écrits. Les valeurs comme le travail, la religion, le mariage sont naturellement mises en exergue tandis que sont vilipendées l’ivrognerie et la coquetterie… Collecte de patrimoine certes, mais il ne faut pas oublier le lectorat breton de Paris qui pourrait être tenté par les plaisirs de la capitale ! L’abbé se sent en terre de mission et souhaite manifestement empêcher ses ouailles de dévier du droit chemin de la foi et de l’amour de son pays natal.</p>
<p style="text-align: justify;">Le cd qui accompagne l’ouvrage donne à entendre des interprètes sélectionnés avec soin par Dastum, accompagnés de quelques perles anonymes. L’écoute, partition en main, permet de constater que ces chansons ne suivent pas forcément des métriques régulières, et on s’aperçoit également que les versions chantées sont parfois très différentes des versions notées dans le livre, tant du point de vue du texte que de celui de la musique. Cela dit, cette édition satisfera les chercheurs tout comme les amoureux de patrimoine populaire, car ces chansons viennent de très loin !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>François Cadic, Chansons populaires de Bretagne, </strong>livre+cd 625 pages, Presses Universitaires de Rennes, Dastum et crbc, 29 e.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bagad Kemper, live au Cornouaille</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il y a aujourd’hui deux grandes catégories de cd de bagad : d’une part, les reprises de prestations de concours, et d’autre part la captation de spectacles de circonstance. Celui-ci appartient à la seconde catégorie. En 2009, à l’occasion de ses soixante ans, le bagad Kemper s’est vu remettre au festival de Cornouaille, une carte blanche. Elle s’est concrétisée par une soirée faite de la reprise de quelques-uns des grands moments des principales rencontres musicales bretonnes, galiciennes ou autres, de ces dix dernières années. Cette soirée estivale revêtit donc la forme d’un <em>best of</em> d’une quinzaine de morceaux pour lequel se retrouvèrent sur la grande scène du festival, en compagnie des musiciens de l’ensemble, nombre de compagnons de route du bagad : Marthe Vassallo, Erwan Volant, Dan Ar Braz, Gilles Le Bigot, Bernard Le Dréau. Le bagad retrouva même, l’espace d’une soirée, Erwan Ropars, son <em>penn soner</em> historique pendant près de trente ans. Le bagad n’a pas oublié non plus que l’histoire d’un ensemble instrumental est aussi celle de destins personnels, et nos musiciens n’ont pas manqué de rendre hommage à deux personnalités qui ont marqué le bagad : Michel Nodé, ancien penn-batteur et Hervé Le Meur, qui en fut longtemps le président <em>hep diskrog</em>, sans jamais décrocher. Voici un cd sans véritable surprise qui permet toutefois de réaliser à quel point l’ensemble quimpérois maîtrise désormais l’art de la scène.            <strong>A.M.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bagad Kemper, Live au Cornouaille</strong>, Keltia Musique kmcd 520.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Yann-Fañch Kemener, Laurent Audemard, François Fava, Renat Sette, Si je savais voler, chants de Bretagne et d’Occitanie, </strong>Buda Musique 3018165, Distribution Universal.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Loup d’Irden</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les membres du quatuor que l’on trouve ici et qui exercent leurs talents dans la région de Dinan, méritent qu’on s’y attarde. Jean-Luc Revault, formé à l’école de La Bouèze, est une figure éminente du renouveau du violon en haute Bretagne, émule de John Wright ce qui ne l’empêche pas, parallèlement, de pratiquer l’accordéon diatonique. Professeur à l’école de musique de Dinan, il a longtemps collecté dans toute la région nord du pays gallo. Nelly Poidevin, ici au violoncelle, est quant à elle établie à Dinan, où elle exerce la profession d’archetière, une archetière très en vue, distinguée il n’y a peu par un prix décerné à l’occasion du salon Musicora. Olivier Pont joue également du violon, un instrument qu’il fabrique également à Dinan, en même temps qu’il redonne vie à quelques instruments plus ou moins oubliés. Le quatrième membre de l’Amuzette est Jean-Denis Toumit, hautboïste et veuzou. Le titre de leur premier cd, <em>Loup d’Irden</em>, paraît quelque peu mystérieux à première vue. Il fait référence à un morceau collecté il y a quelques années lors d’une fête à Saint-Julien-d’Irden. C’est principalement le terroir qui va de Fréhel à Bazouges-la-Pérouse en passant par Ploeuc-sur-Lié que nos compères explorent ici. Mais le sous-titre précisant « Musique à danser de Bretagne », quoi de plus naturel que de retrouver ici gavotte et <em>hanter-dro</em> ? Ce répertoire de danses se voit agrémenté d’une très belle complainte, “Lisa”<em>.</em> On avait déjà pu entendre Jean-Luc Revault dans diverses anthologies. Ce cd est le premier conçu autour de sa personnalité : pour ceux qui ne le connaissent pas encore, ce cd est une occasion idéale pour découvrir ce grand nom du violon de haute Bretagne.      <strong>A.M.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jean-Luc Revault, Loup d’Irden</strong>, Association du Logis, LdI 001.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Jean Cras : mélodies avec orchestre</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’Orchestre de Bretagne retrouve ici à sa tête Claude Schnitzler, qui des années durant fut son chef attitré. C’est sous le signe de Jean Cras que se font ces retrouvailles, avec une nouvelle fois un programme inédit au disque concocté par Stéphane Topakian, fondateur directeur de Timpani, qui poursuit avec ténacité la publication des œuvres de l’amiral compositeur : les mélodies avec orchestre ou avec quatuor à cordes. On retrouvera deux cycles déjà enregistrés par la même maison, il y a une vingtaine d’années, mais alors dans une version pour piano : les quatre <em>Élégies</em>, sur des poèmes d’Albert Samain, et <em>l’Offrande lyrique</em>, inspirée de Rabîndranâth Tagore. Complétant le programme, on entendra les <em>Fontaines </em>de Lucien Jacques, des poèmes d’Édouard Schneider et de Verlaine. C’est pour l’interprétation des <em>Trois Noëls</em> de Léon Chancerel, dialogue façon pastorale, que l’orchestre se réduit à un quatuor à cordes, de même que pour les <em>Trois mélodies</em> de Georges Rodenbach, auteur crépusculaire très prisé des surréalistes. Redécouverte littéraire également : si quelques-uns de ces auteurs continuent à être lus, d’autres ne sont plus désormais connus que des amateurs et des spécialistes de la littérature poétique des premières années du xx<sup>e </sup>siècle. À qui les noms cités parlent-ils vraiment ? C’est à trois belles voix de la jeune génération que Stéphane Topakian, manifestement inspiré par la Bretagne, a confié la redécouverte de ces mélodies : la soprano Ingrid Perruche (Victoire de la Musique 2005), le ténor Philippe Do et le baryton Lionel Peintre.                   <strong>A.M.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jean Cras, les Mélodies avec orchestre</strong>, Timpani 1c1160, Distribution Naïve.</p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Michel Tonnerre à Ouessant</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Nov 2010 06:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jacques</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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		<description><![CDATA[Pour illustrer le très bel article de Nathalie Couillaud sur le musicien Michel Tonnerre, à lire dans le numéro 179 d'ArMen, qui vient de paraître,  Xavier Dubois a rencontré le rocker de la mer à Ouessant. Il nous propose en exclusivité pour ArMen.net, quelques photos inédites. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Pour illustrer le très bel article de Nathalie Couillaud sur le musicien Michel Tonnerre, à lire dans le numéro 179 d'ArMen, qui vient de paraître,  Xavier Dubois a rencontré le rocker de la mer à Ouessant. Il nous propose en exclusivité pour ArMen.net, quelques photos inédites.</p>
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<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Michel Tonnerre en septembre dernier à Ouessant." rel="lightbox[2010-9-3-17-0-22]" href="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TL8Agw6QYzI/AAAAAAAADAw/g-hRzPrqlPg/_XDP3145.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TL8Agw6QYzI/AAAAAAAADAw/g-hRzPrqlPg/s72-c/_XDP3145.jpg" alt="Michel Tonnerre en septembre dernier à Ouessant." width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a rel="lightbox[2010-9-3-17-0-22]" href="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TL8AiBHL-vI/AAAAAAAADBA/Aex-Eip_zig/_XDP3179.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TL8AiBHL-vI/AAAAAAAADBA/Aex-Eip_zig/s72-c/_XDP3179.jpg" alt="_XDP3179.jpg" width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a rel="lightbox[2010-9-3-17-0-22]" href="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TL8Ai0WMB8I/AAAAAAAADBE/s2pRPSwfEYk/_XDP3192.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TL8Ai0WMB8I/AAAAAAAADBE/s2pRPSwfEYk/s72-c/_XDP3192.jpg" alt="_XDP3192.jpg" width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Michel Tonnerre en concert à Ouessant pour le festival Ilophone en septembre 2010." rel="lightbox[2010-9-3-17-0-22]" href="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TL8AjDVN1TI/AAAAAAAADBI/R8N-AYVzZME/_XDP2328.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TL8AjDVN1TI/AAAAAAAADBI/R8N-AYVzZME/s72-c/_XDP2328.jpg" alt="Michel Tonnerre en concert à Ouessant pour le festival Ilophone en septembre 2010." width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a rel="lightbox[2010-9-3-17-0-22]" href="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TL8Ajc3R1RI/AAAAAAAADBM/Da_XDz83xQc/_XDP2378.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TL8Ajc3R1RI/AAAAAAAADBM/Da_XDz83xQc/s72-c/_XDP2378.jpg" alt="_XDP2378.jpg" width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Les fans. Ilophone. 2010" rel="lightbox[2010-9-3-17-0-22]" href="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TL8AlqnNLZI/AAAAAAAADBk/BUedHxmE9g8/_XDP2429.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TL8AlqnNLZI/AAAAAAAADBk/BUedHxmE9g8/s72-c/_XDP2429.jpg" alt="Les fans. Ilophone. 2010" width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a rel="lightbox[2010-9-3-17-0-22]" href="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TL8AlxJG3KI/AAAAAAAADBo/2f8twO96lVU/_XDP2477.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TL8AlxJG3KI/AAAAAAAADBo/2f8twO96lVU/s72-c/_XDP2477.jpg" alt="_XDP2477.jpg" width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Séance de dédicaces." rel="lightbox[2010-9-3-17-0-22]" href="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TL8Am4X3WKI/AAAAAAAADBs/13BOwETvkDg/_XDP2548.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TL8Am4X3WKI/AAAAAAAADBs/13BOwETvkDg/s72-c/_XDP2548.jpg" alt="Séance de dédicaces." width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Michel Tonnerre et son public." rel="lightbox[2010-9-3-17-0-22]" href="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TL8AnqaWiVI/AAAAAAAADBw/a_IhtG6DzmQ/_XDP2594.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TL8AnqaWiVI/AAAAAAAADBw/a_IhtG6DzmQ/s72-c/_XDP2594.jpg" alt="Michel Tonnerre et son public." width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Michel Tonnerre et son public." rel="lightbox[2010-9-3-17-0-22]" href="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TL8AoKwVGjI/AAAAAAAADB0/TxweHKZ7h_o/_XDP2612.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TL8AoKwVGjI/AAAAAAAADB0/TxweHKZ7h_o/s72-c/_XDP2612.jpg" alt="Michel Tonnerre et son public." width="72" height="72" /></a></p>
</div>
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<p>.	<div class="frame single">
		<div class="image" style="float:left;margin:0 40px 0 0;"><img src="http://www.armen.net/boutique/images/194/Couv Armen 179 HD.JPG?95,120,888361849" alt="original" width="95" height="119"  /></div>
		<div class="details">
			<h4 class="name">
				ArMen N179			</h4>
			<div class="description">
				<ul>
<li>Très Tôt Théâtre, l&#8217;école du spectateur</li>
<li>Le Cheval Mallet</li>
<li>Eric Cattin, artisan de l&#8217;image</li>
<li>Le pont Rohan de Landerneau</li>
<li>Devenir maître-crêpier</li>
<li>La forêt de Fougères, une création médiévale</li>
<li>Michel Tonnerre</li>
</ul>
			</div>		
					
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	</div>

</p>
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		<title>Les chroniques musicales d&#8217;ArMen</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Jun 2010 14:26:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Musique]]></category>

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		<description><![CDATA[Retrouvez les dernières chroniques musicales d'ArMen au format "papier numérique", en cliquant sur l'image ci-dessous. Cliquez ensuite sur les flèches à droite ou à gauche des pages pour les faire tourner. Bonne lecture]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Retrouvez les dernières chroniques musicales d'ArMen au format "papier numérique", en cliquant sur l'image ci-dessous. Cliquez ensuite sur les flèches à droite ou à gauche des pages pour les faire tourner. Bonne lecture.</p>
<p><a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/06/musique176.pdf"><img class="alignleft size-medium wp-image-3071" title="musique176" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/06/musique1761-300x187.jpg" alt="" width="300" height="187" /></a></p>
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		<title>Les disques de l&#8217;hiver</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Feb 2010 16:26:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann</dc:creator>
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		<category><![CDATA[musique bretonnes]]></category>
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		<description><![CDATA[En cliquant ici, retrouvez le meilleur des chroniques de disque du numéro de janvier-février d'ArMen au format "papier"]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/02/musique174.pdf">En cliquant ici, retrouvez le meilleur des chroniques de disque du numéro de janvier-février d'ArMen au format "papier".</a></h3>
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		<title>30 ans de rock en breton</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Nov 2009 03:00:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Alan Stivell avait provoqué les premières étincelles en introduisant de l’électricité dans la musique bretonne avec “Brezhoneg’raok” (“en avant la langue bretonne”), un titre fondateur et un jeu de mot mêlant rock et breton. Méconnu, le genre existe pourtant. Tangi Kermarec nous convie à un tour d’horizon de trente ans de rock e brezhoneg, entre ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify; "><strong>Alan Stivell avait provoqué les premières étincelles en introduisant de l’électricité dans la musique bretonne avec “Brezhoneg’raok” (“en avant la langue bretonne”), un titre fondateur et un jeu de mot mêlant rock et breton. Méconnu, le genre existe pourtant. Tangi Kermarec nous convie à un tour d’horizon de trente ans de rock e brezhoneg, entre musique et revendications linguistiques et politiq</strong><strong>ues.</strong></p>
<div id="attachment_1572" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2009/11/STORLOK-2.jpg" rel="shadowbox[sbpost-1536];player=img;"><img class="size-medium wp-image-1572" title="STORLOK 2" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2009/11/STORLOK-2-300x220.jpg" alt="STORLOK 2" width="300" height="220" /></a><p class="wp-caption-text">Storlok, pionniers du rock en breton</p></div>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">1977 <span style="font-size: 13px; line-height: 19px;">: mort de Presley et Prévert, signature de la charte culturelle de Bretagne, création des écoles Diwan, émergence du mouvement punk… et naissance de Storlok, le premier groupe de rock en breton. À l’origine, il y a la rencontre de deux jeunes chanteurs à la charnière entre la tradition et le rock. Bernez Tangi et Denez Abernot. Ils composent en breton et ont l’envie commune d’ouvrir la langue à de nouveaux horizons. Avec sept autres artistes du Léon, ils fondent Storlok, mot intraduisible signifiant approximativement “grincement”, “vacarme”… Storlok est à la Bretagne, toutes proportions gardées, ce que les Pogues sont à l’Irlande. Un dépoussiérage. Loeiz Gwilhamot, animateur à France Bleu Breiz Izel se souvient : “c’était la première apparition du rock dans la musique bretonne militante. Cela a d’abord fait rire certains. Puis, quand ils ont écouté, ils sont tombés sur le cul. C’était jubilatoire ! La musique bretonne n’était plus faite que pour “les cons” qui allaient au fest-noz. C’était un grand coup de poing dans la gueule. Un coup de poing salvateur.” Selon Bernez Tangi, “s’il y avait quelque chose de revendicatif dans Storlok, c’était de replacer le breton dans la société moderne. On voulait s’impliquer, mais par la poésie et non par le militantisme.” De la poésie… au vitriol parfois, pour dénoncer le poids de la religion, des seigneurs de l’agriculture comme Alexis Gourvennec ou les promoteurs du projet de centrale nucléaire à Plogoff. “À l’époque, la langue était encore très vivante. Les gens comprenaient les textes. On s’est demandé à un moment donné si on n’allait pas être poursuivi en diffamation”, raconte Yvon Gouez, le guitariste. Dans le paysage musical, le groupe est comme une étoile filante. À peine une douzaine de concerts et un seul album en quatre ans d’existence. C’est en partie ce qui donne à la formation, trente ans plus tard, son caractère mythique. Storlok cesse de “storloker” en 1981.</span></p>
<div id="attachment_1574" class="wp-caption aligncenter" style="width: 469px"><a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2009/11/ev.jpg" rel="shadowbox[sbpost-1536];player=img;"><img class="size-large wp-image-1574 " title="ev" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2009/11/ev-1023x767.jpg" alt="ev" width="459" height="345" /></a><p class="wp-caption-text">Ev en concert</p></div>
<p style="text-align: left;"><strong>Nantes et le rock finno-breton</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-weight: normal;">À la même époque, la légende veut que deux Bretons et deux Finlandais se soient rencontrés sur un ferry en mer Baltique ou, selon la version, lors d’une bagarre à Stockholm. La réalité est moins exotique : ev se forme à Nantes pratiquement sous les yeux d’Albert Choisnet, l’ancien animateur et producteur de Tempo, sur France 3 Ouest. “Au départ, c’était un groupe à minettes, sourit-il. Néanmoins, d’emblée, ils étaient à part, avec un clavier très présent, des textes plus travaillés, plus oniriques que les autres. Ce n’était pas “bière et beaucoup de bruit”. Ca sonnait neuf. Tous les groupes à Nantes étaient inspirés par des groupes de hard ou de pop, mais là non. Ils ont créé une couleur. Jari est un énorme bassiste. Sur scène, c’est un fou furieux. Lui et Gweltaz sont autodidactes. Les solos de Gweltaz, c’est à part. Il n’y a aucune racine. Tous les guitaristes veulent ressembler à Clapton ou Hendrix. Là, je n’arrive pas à trouver d’inspiration ailleurs.” D’un groupe de <em>new-wave</em> en français, ev va se muer en groupe de rock celto-finnois, avec le 45 tours <em>Shamaani</em>. Deux titres en finnois, deux autres en breton, signés Gweltaz Adeux. Né à Alger de parents hauts bretons, il a découvert Nantes et la Bretagne à 13 ans, en plein <em>revival</em> incarné par Stivell. Il ne parle pas encore un mot de breton, ne connaît pas un accord de guitare, mais dans sa tête d’adolescent c’est clair : “Je ferai du rock en breton”. Sans complexe : “Cette langue n’est pas rattachée pour moi à mes grands-parents, à une contrainte à l’école ni à une vie super difficile. Pour moi, c’est une vie de <em>rock ‘n roll</em>. J’ai gagné ma vie parce que je chantais en breton.” À tel point que depuis le milieu des années 1980, il n’écrit plus qu’en breton, pratiquement la seule langue qu’il utilise sur scène. “Ca me casse les noix de changer de langue. Il y en a marre que la langue reste cachée. C’est pour montrer qu’elle existe. Ca ne vise pas à exclure ceux qui ne parlent pas la langue. C’est un souci assez politique. Je me souviens d’avoir vu des concerts de gens qui parlent très bien breton et parlent en français entre deux chansons trad. Tu te demandes si le gars le parle ou sait seulement le chanter. Alors, c’est quoi la langue ? Un musée ? Chez moi, c’est pas un musée.” Musicalement inclassable, la réputation d’ev s’est surtout forgée sur scène. En kilt à hermines, torse nu, des bonds incessants, des drapeaux bretons et finlandais collés sur les guitares, le quatuor va sillonner l’Europe pendant près d’un quart de siècle. Avec six albums et plus de mille concerts au compteur, ils deviennent de véritables ambassadeurs de la Bretagne. Et une date à ne pas manquer, chaque année, à la fête nationale de la langue bretonne à Spézet dans le centre Finistère : une heure et demie de folie douce et des poings levés pendant le “Kan Bale an arb”, le chant de marche de l’arb, écrit par Glenmor et sublimé par “la bande de sauvages”, qui s’explique sans complexe. “On n’a jamais cautionné le terrorisme. J’ai toujours chanté cette chanson en tant qu’hommage aux anonymes qui œuvrent pour la défense de la langue et de la culture. C’est très clair.” Si l’avenir du groupe s’écrit aujourd’hui en pointillés, Gweltaz poursuit cependant son rêve de gosse en solo. Les morceaux sont écrits, prêts à être enregistrés. C’est entraînant, la légèreté fait place à des murs de guitare, les paroles toujours aussi déroutantes… et en breton. “Je n’ai pas de honte à chanter en français, mais on n’est pas nombreux à chanter en breton. Une responsabilité ? Je n’irai pas jusque-là, mais c’est un des éléments moteurs chez moi.”</span></strong></p>
<p><strong>La Bretagne s’offre un jouin</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Si ev a été longtemps le porte drapeau du rock en breton, dans les années 1980 et 1990 d’autres vont aussi passer en studio. À commencer par les poètes-chanteurs et désormais peintres Tangi et Abernot. Chacun de leur côté. Un disque magnifique, <em>Tri mil noz</em> (“trois mille nuits”) teinté de <em>blues</em> pour Abernot, mélodiste trop méconnu. Deux albums pour Tangi : <em>Kest al lec’h</em> (“la Quête du lieu”, dont deux morceaux avec ev) et <em>Eured an Diaoul</em> (“les Noces du diable”). Des <em>must have,</em> où le pouvoir évocateur de leur poésie s’exprime pleinement. Chez Abernot, les nuages vous transportent, l’enfer est froid, on est poursuivi par le couteau de l’hiver. Et les frontières du champ poétique qu’explore Bernez Tangi sont celles des autres poètes contemporains : ce n’est pas un poète bretonnant, mais un bretonnant poète comme le montrent bien des assonances comme “<em>bet on bet er bed an orged</em>”, “j’ai été dans le monde de la luxure”.</p>
<p style="text-align: justify;">Ambiance différente chez Georges Jouin. Après avoir appris le breton de son propre aveu “avec la méthode Freinet” (comprenez à Fresnes, où il purgeait une peine pour appartenance au flb), le <em>crooner</em> trop tôt disparu, fan d’Eddy Mitchell, sort deux cd, dont <em>Breton connection’s</em>. La pochette du disque vaut à elle seule le coup d’œil : affiche de <em>Breiz Atao</em>, revolver armé dans une main, le clope dans l’autre : le ton est donné avec un couplet resté célèbre d’un “<em>king</em>” de la provoc’ : “<em>N’hon ket ganet ba Memphis, met kentoc’h kostez Ker Is. Ha me oar dañsal, gwell vit ar re all, oh ya me lar deoc’h, fuck vit re bro C’hall</em>” (“je ne suis pas né à Memphis, mais plutôt du côté de Ker Is, et mieux que les autres je sais danser, je vous le dit j’emmerde les Français”). Comme disait la pub de l’album : “Osez vous offrir un Jouin !” Dans un autre registre, le groupe basé à Paris, New Dazont, fera de la <em>new-wave</em> et les Quimpérois de Glaz de la <em>pop</em>. S’ils sont bien présents sur les scènes bretonnes, le retentissement de ces groupes sera modeste, comparé à d’autres pays celtes. Dans le même temps, une vague punk en gallois inonde le Pays de Galles, avec en première ligne les anarchistes d’Anhrefn qui partageront la scène à plusieurs reprises en Bretagne avec ev. Le constat est là : en Bretagne, chanteurs et musiciens se sont plus tournés vers la tradition. “C’est pour des raisons historiques. Au pays de Galles, le protestantisme puritain a essayé d’interdire aux profanes d’utiliser d’autres inspirations que les hymnes basés sur la Bible. Du coup, ils ont très tôt fait de la <em>pop</em> ou du rock. Alors qu’en Bretagne, on a gardé cet héritage traditionnel”, explique Gweltaz Ar Fur, patron de la librairie Ar Bed Keltiek, à Quimper, qui est aussi un des pionniers du folk-rock progressif en Bretagne avec notamment un disque, <em>Chants Celtiques</em>, vendu à plus de cent mille exemplaires au début des années 1970.</p>
<div id="attachment_1571" class="wp-caption alignright" style="width: 501px"><a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2009/11/ramoneurs32.jpg" rel="shadowbox[sbpost-1536];player=img;"><img class="size-large wp-image-1571  " title="ramoneurs3" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2009/11/ramoneurs32-1024x685.jpg" alt="(C) Xavier Dubois/ArMen" width="491" height="329" /></a><p class="wp-caption-text">(C) Xavier Dubois/ArMen</p></div>
<p><strong>Les enfants du rock breton</strong></p>
<p style="text-align: justify;">“Che Guevara a créé deux ou trois Vietnam. On aurait bien voulu engendrer deux ou trois Storlok, mais ça n’a pas été le cas, regrette Bernez Tangi qui, entre deux invitations en Islande ou en Pologne pour déclamer sa poésie, vient de sortir son nouveau disque, <em>Lapous an tan</em> (“l’Oiseau de feu”). “Le temps allait plutôt vers le trad’, analyse-t-il. Un retour à ce qu’on croit pur et dur. On ne connaît pas assez la tradition et on a peur de s’émanciper. Moi, je peux aller du rock à la <em>gwerz</em> sans problème, les deux m’intéressent. On a parlé du côté rock de Storlok, mais on avait tous une bonne connaissance de la musique bretonne. Ca se sent dans toutes les compos, mais pas de façon évidente. On était nourris de la tradition, mais on ne voulait pas la répéter. Qu’aujourd’hui des gens pensent que “Gwerz ar vezhinerien” de Denez ou “Plac’h Landelo” (des titres repris par Denez Prigent) sont des chansons traditionnelles, c’est un grand honneur.” La relève ? “On est content qu’il y en ait d’autres, mais on pensait qu’on aurait été davantage suivi, reprend Gweltaz Adeux. Mais le problème, c’est le manque de locuteurs. Et il y aura des mecs pour venir couper le ruban rouge du dernier bretonnant. <em>Fuck them all</em> !”</p>
<p style="text-align: justify;">Car un des enjeux est également de proposer du breton dans la vie publique. Pour les jeunes générations, sortir le breton de l’école, en faire une langue vivante et non une langue “en pot”, confinée à la salle de classe. Et les groupes existent : Fiskal Bazar, Tri Bleizh Die, Brieg Guerveno, Daonet, Lik ha lik, Tornaod, Ramoneurs de Menhir (plus de dix mille exemplaires vendus de l’album <em>Dañs an diaoul</em> !), Dom Duff, Operarcanes, Louis-Jacques Suignard, Gwennyn, Nolwenn Korbell, dont on annonce un tournant plus rock dans sa carrière pour le prochain album… Du ska à la <em>pop</em> en passant par le punk et le métal, la nouvelle scène bretonne n’a jamais été aussi importante et diversifiée. “La musique bretonne traditionnelle n’est plus en danger. Maintenant, il reste toute la partie musiques actuelles à développer, ajoute Fañch Roy, guitariste et chanteur de Lik ha Lik, un groupe de hard créé à Rennes en l’an 2000. Le jeune bretonnant est comme tout le monde : il surfe sur internet, voyage, se nourrit d’influences multiples… Il a le droit d’entendre tous les styles de musique et pas systématiquement entendre parler de la Bretagne parce qu’on chante en breton.” Problème. Qui connaît ces groupes ? Qui diffuse cette musique ? “On a essayé d’organiser des concerts avec des associations bretonnes, mais si t’as pas une bombarde ou un biniou ou un tralalaleno, c’est niet. On est aussi victime des quotas. On fait de la musique en France, mais on ne chante pas en français, donc on ne rentre pas dans les cases. L’album de Denez Abernot, par exemple, un nombre de gens incroyable sont passés à côté, alors que c’est pour moi un des plus beaux disques écrit en breton. Il n’y a pas de place pour les langues régionales dans la plupart des maisons de disque”, poursuit Fañch Roy, qui s’est tourné vers Mass Prod, le label punk basé à Rennes pour produire une compilation de trente ans de rock en breton. Déjà, sur chacune des compilations <em>Breizh Disorder</em>, publiées par le label rennais figurait un morceau en breton. Comme un prolongement, <em>Rock e Breizh</em> a vu le jour. Des dizaines de compilations de musiques traditionnelles existent, mais personne n’avait encore pensé regrouper vingt-deux titres rock au sens large. “L’énergie du <em>punk-rock </em>correspond bien à la tradition de liberté et de fêtes qu’ont les gens en Bretagne. La couleur et la beauté de la langue ont leur part dans la création ici. On a eu beaucoup de plaisir à mettre côte à côte du rock, du <em>blues</em>, du <em>hardcore</em>, du <em>reggae</em> et qu’au final le projet reste cohérent. Le but aussi c’est que le rock soit plus vivant en Bretagne”, souligne Vincent, un des “punks-artisans” du label. “<em>Hep rock’n roll Breizh ebet</em>”, sans rock ‘n roll pas de Bretagne, peut-on également y lire… comme un écho à Alan Stivell trente ans après. Le “rock e brezhoneg” est encore en train de monter en puissance. Comme le dit Pierre Boulez, pour que l’explosion ait lieu, il faut que la charge rencontre son détonateur.</p>
<p><strong>Tangi Kermarec</strong></p>
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		<title>Le festival du bout du monde</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Jul 2009 11:50:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dernier né des grands festivals bretons de l’été, le festival du Bout du monde, consacré aux musiques métissées, se tient depuis dix ans au cœur de la magnifique presqu’île de Crozon. Bâti avec un réel engagement de la population locale, il est devenu une source de fierté, de cohésion et de rayonnement pour un territoire ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Dernier né des grands festivals bretons de l’été, le festival du Bout du monde, consacré aux musiques métissées, se tient depuis dix ans au cœur de la magnifique presqu’île de Crozon. Bâti avec un réel engagement de la population locale, il est devenu une source de fierté, de cohésion et de rayonnement pour un territoire dont il est désormais l’emblème.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_873" class="wp-caption alignright" style="width: 494px"><a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2009/07/171-CROZON_6-11-exe_Page_2_Image_0001.jpg" rel="shadowbox[sbpost-866];player=img;"><img class="size-full wp-image-873" title="171-CROZON_6-11-exe_Page_2_Image_0001" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2009/07/171-CROZON_6-11-exe_Page_2_Image_0001.jpg" alt="La scène Landaoudec" width="484" height="324" /></a><p class="wp-caption-text">La scène Landaoudec. Photo :© Samuel Jouon/Quai Ouest</p></div>
<p>Trois jours de paix et de musique. Des centaines d’hectares à parcourir. Promène-toi pendant trois jours et trois nuits sans voir un gratte-ciel ou un feu de circulation… Fais voler un cerf-volant, bronze, cuisine toi-même tes repas et respire de l’air pur.” Parmi les festivals bretons qui pourraient reprendre à leur compte cette publicité du premier festival de Woodstock, organisé à Bethel, dans l’État de New York, en 1969, le Bout du monde figure en bonne place. Jacques Guérin, son fondateur, avait-il à l’esprit les deux cents hectares de prairies américaines, parcourues par les moissonneuses à quelques jours de son ouverture et les images terribles des champs lunaires de l’après-festival, lorsqu’il a imaginé monter un festival au milieu de la presqu’île de Crozon ? Bien qu’une partie de ses références musicales le relie à cet univers, en feuilletant les pages de ces dix années de festival, on s’aperçoit qu’en réalité, peu de chose rapprochent ces événements, si ce n’est une certaine idée de conjuguer fraternité et musique en veillant à ce que les aspects financiers ou commerciaux ne monopolisent pas le devant de la scène. Si comparaison il doit y avoir, selon Jakez Bernard, responsable de Label Prod à Quimper, c’est plutôt vers le prestigieux festival Womad, inventé par Peter Gabriel et qui a désormais lieu aux quatre coins du monde, qu’il faut se tourner. Selon lui, on retrouve la même exigence de qualité et d’éclectisme, un vrai sens artistique, presque intuitif et un apport étroit avec les populations octales, autant d’éléments qui font e ce festival une superbe réussite.”</p>
<p>Il fallait pourtant du culot pour imaginer rassembler des dizaines e milliers de personnes et des artistes du monde entier sur une presqu'île de l’extrême ouest de la regagne et de l’Europe, dans les prairies de Landaoudec : cinquante-quatre hectares de terres plus ou oins entretenues, où paissaient es vaches et rouillaient quelques arcasses de voitures. Situé à proximité de la mer, au cœur d’une des lus belles péninsules de la façade atlantique, à deux pas de lieux déjà connus par le tourisme ou la pêche, comme Morgat, Camaret ou le somptueux cap de la Chèvre, sans oublier la proximité de Brest, ce site n’avait cependant guère d’équivalent. À l’époque où il réfléchit au concept, Jacques Guérin, un Guérandais issu d’une famille de paludiers, a déjà derrière lui une vingtaine d’années d’expérience dans le monde de la musique. Après avoir commencé une formation de footballeur professionnel à l’as Saint-Étienne, au début des années 1980, il met le cap sur Brest, où une objection de conscience le conduit à assurer la permanence du claj, un centre d’éducation populaire brestois.</p>
<p><strong>Un foyer de création musicale</strong></p>
<div id="attachment_881" class="wp-caption alignright" style="width: 327px"><a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2009/07/171-CROZON_6-11-exe_Page_4_Image_0003.jpg" rel="shadowbox[sbpost-866];player=img;"><img class="size-full wp-image-881" title="171-CROZON_6-11-exe_Page_4_Image_0003" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2009/07/171-CROZON_6-11-exe_Page_4_Image_0003.jpg" alt="Jacques Guérin, fondateur du festival" width="317" height="484" /></a><p class="wp-caption-text">Jacques Guérin, fondateur du festival. Photo : © DR/Quai Ouest</p></div>
<p>C’est avec quelques musiciens de l’association qu’il organise le festival Rock sur la Blanche, en 1984. Il dirige ensuite le nouveau centre de création musicale, qui ouvre au Quartz en 1989 et propose un centre de ressources, des studios et des salles de répétition. Il publie aussi le très précieux <em>Guide de la musique en Bretagne</em>. De cette aventure, qu’il qualifie volontiers de “laboratoire d’idées”, vont naître bien des projets, dont une structure dédiée à l’organisation d’événements, fondée avec les créateurs du futur Fourneau. La petite sarl prendra en charge l’organisation des Grains de folies, un festival consacré au théâtre et aux arts de la rue, ainsi que les fameux Jeudis du port. Après une “journée de chômage” consécutive au dépôt de bilan de la structure, en 1994, Jacques Guérin fonde la société Quai Ouest et reprend l’organisation des Jeudis du port tout en assurant la programmation des animations de Morgat et de Plouescat, de concerts au Vauban à Brest, mais aussi à Rennes ou à Nantes et en faisant tourner quelques groupes comme Red Cardell et les Goristes. C’est donc au sein de Quai Ouest, qui est aujourd’hui encore l’organisateur du festival, qu’est né le projet d’un grand événement musical dans la presqu’île de Crozon, à la fin des années 1990. “Il ne s’agissait pas de faire un festival hors-sol, mais bien de proposer un projet susceptible d’entraîner l’adhésion des élus, des associations, des entrepreneurs et de la population locale, explique Jacques Guérin. Je vivais dans la presqu'île et pouvais compter sur le soutien d’amis presqu’îliens comme Loïc Quero et Marc Ribette, qui ont cru d’emblée au projet. Nous avons proposé un projet à la mairie de Crozon et reçu un accueil favorable du maire, Jean Cornec, qui envisageait la tenue d’un festival pour célébrer le changement de millénaire. Nous avons ensuite organisé des réunions dans les sept communes avec les élus, les associations, les acteurs économiques pour proposer un concept qui consistait à ouvrir la presqu’île au monde, à travers les musiques métissées, dans un site naturel, et en associant au maximum la population au projet.”</p>
<p>Katell, une presqu’îlienne qui, depuis dix ans, pose ses vacances au moment du festival pour ne pas rater une édition du “Boudu” se souvient du scepticisme qui régnait alors dans la population. “La première année, nous sommes allés pour voir, témoigne-t-elle. Ici, les gens sont souvent un peu méfiants vis-à-vis de l’extérieur, ils avaient peur que le festival entraîne des perturbations ou attire une certaine “faune”, voire ne devienne une <em>rave-party</em> géante ! Louis Ramoné, l’actuel maire de Lanvéoc, commune qui accueille une bonne partie des campeurs et des véhicules, remarque que dans la population locale, les craintes se sont rapidement dissipées, car les équipes ont démontré un grand professionnalisme en réglant rapidement les problèmes d’embouteillage des débuts et en innovant en matière de transports et de parkings. Avant le premier lever de rideau, si sur place, on s’interroge, ailleurs, on doute franchement… “En dehors de la presqu’île, peu de gens croyaient au festival, se souvient Jacques Guérin. On nous voyait un peu comme une bande de furieux sur une presqu’île peuplée de gens belliqueux, personne ne misait sur nous, sauf la population locale et nos partenaires, qui sont d’ailleurs restés les mêmes depuis le début !”De fait, quelques jours avant l’ouverture des portes, si le terrain est prêt, les deux scènes en place et le camping délimité, bien des interrogations subsistent. “Nous n’avions que très peu de réservations, se souvient Jacques Guérin, et aucune idée du monde qui viendrait. À 4 h du matin, le jour de l’ouverture – prévue à 17 h – une pluie diluvienne s’est mise à tomber sans interruption, inondant totalement le terrain, pour lequel nous n’avions alors pas d’assurance !” Il faut imaginer Jacques Guérin pendu à son téléphone pour obtenir les dernières prévisions de Météo France, qui prévoit une fenêtre d’accalmie pour la fin de l’après-midi. Le sort du festival se joue dans le courant de l’après-midi.“Soit on ouvrait les portes coûte que coûte, en se retroussant les manches, soit le festival était mort-né”. Tout le monde se serre alors les coudes, y compris des artistes comme Erik Marchand et le Taraf de Carabansebes, qui montent sur scène sans avoir effectué le moindre réglage son et jouent au milieu des serpillières. “Cette première édition a eu quelque chose d’épique, de très beau, qui a véritablement cimenté les bénévoles.” Le public breton, qui ne sait rien des angoisses des organisateurs, répond à l’appel : dix-sept mille entrées seront enregistrées la première année, où Johnny Clegg et Alan Stivell se partagent la tête d’affiche. Au sein de l’équipe, l’enthousiasme de clôture est tel que la décision est prise d’organiser le festival tous les ans au lieu de l’édition biennale prévue à l’origine.</p>
<p><strong>Un succès avant tout musical</strong></p>
<div id="attachment_875" class="wp-caption alignleft" style="width: 452px"><a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2009/07/171-CROZON_6-11-exe_Page_2_Image_0003.jpg" rel="shadowbox[sbpost-866];player=img;"><img class="size-full wp-image-875" title="171-CROZON_6-11-exe_Page_2_Image_0003" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2009/07/171-CROZON_6-11-exe_Page_2_Image_0003.jpg" alt="Amadou et Mariam en 2005" width="442" height="295" /></a><p class="wp-caption-text">Amadou et Mariam en 2005. Photo : © Franck Bettermin</p></div>
<p>Antonin Masset, chargé des relations extérieures du festival depuis 2005, estime qu’une des principales raisons de l’engouement immédiat qu’il a suscité vient de ses choix artistiques exigeants. À la différence de certaines manifestations estivales, dont la programmation est quasi identique d’un bout à l’autre de la France, chaque édition du Bout du monde promet davantage de découvertes que de têtes d’affiches. Cela tient, certes, au fait que les musiques dites “du monde” sont moins médiatisées, mais aussi à l’état d’esprit de l’équipe : “Nous cherchons à titiller l’oreille des gens, explique Jacques Guérin. On est content d’avoir Joan Baez ou Joe Cocker, mais on veut dépasser ça, on tient à proposer des surprises au public”. Dans le dépliant du festival, des célébrités comme Marianne Faithfull ne sont pas spécialement mises en avant et jouent à armes égales avec des musiciens bretons ou de pays et d’îles quasiment inconnus et parfois très peu écoutés. Jakez Bernard vise juste lorsqu’il compare le Bout du monde à Womad, référence mondiale en la matière. Peter Gabriel n’a-t-il en effet pas défié quiconque de venir à un festival Womad sans être enthousiasmé ou inspiré par au moins un élément de la programmation ? Pour définir la ligne musicale du festival, Antonin Masset parle de “musiques métissées”, qu’il qualifie de musiques du monde actuelles, plus ou moins ancrées dans une tradition populaire locale. “On ne recherche pas l’exotisme à tout prix, mais les belles choses qu’on aime, celles qui nous font aussi comprendre que même si on n’a pas la même culture, on a bien souvent les mêmes repères”. D’où une programmation qui surprend et fait mouche, lorsqu’une vieille chanteuse de calypso de Tobago, totalement inconnue, succède par exemple à un artiste comme Thiéfaine, un groupe tibétain à Tiken Jah Fakoly ou aux frères Morvan, le groupe Tryo à de la musique mandingue, Alan Stivell à un ensemble tambourinaire du Japon. “Chaque année, on découvre des groupes géniaux qu’on ne connaît pas du tout, témoigne Katell. On apprécie ces découvertes tout autant que de voir jouer dans de super conditions, très près de la scène, voire du bar, sans être bousculés, des artistes mythiques comme Pierre Perret, Enrico Macias ou Robert Charlebois.”</p>
<p>Jacques Guérin tient à la dimension artisanale de la programmation, faite de propositions d’artistes en tournées, mais aussi de suggestions d’amis du festival, de coups de cœur de l’équipe, de contacts pris avec des groupes après écoute de leur disque. Quitte à refuser certains artistes ou producteurs trop gourmands. “Nous travaillons avec des artistes libres qui gèrent leur carrière, pas avec des produits marketing créés par la télévision. Beaucoup d’artistes sont passés ici tôt dans leur carrière, comme Ridan ou encore Victor Deme.”Présents en nombre depuis des années, les journalistes spécialisés dans les musiques du monde ne s’y trompent pas et reconnaissent la valeur de la programmation. En 2009, France Inter sera d’ailleurs pour la première fois présente sur le site. La musique bretonne occupe elle aussi une certaine place, dans la mesure où elle s’insère dans l’esprit du festival : “On insiste plutôt sur les expériences bretonnes de métissage, comme par exemple la Kreiz Breizh Akademi, dont la deuxième promotion Izhpenn12 (après Norkst), se produira cette année ou encore des expériences de fusion, comme des percussions sénégalaises avec le bagad Men ha Tan.”Si ce festival ne met pas spécialement la musique bretonne en avant, Antonin Masset estime cependant “qu’il doit aussi son succès au dynamisme des Bretons et de leur culture, qui a été préservée et continue à évoluer, à l’image de celles de la Corse ou du Pays basque”.</p>
<p><strong>Une fête à taille humaine</strong></p>
<div id="attachment_884" class="wp-caption alignleft" style="width: 552px"><a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2009/07/171-CROZON_6-11-exe_Page_6_Image_0001.jpg" rel="shadowbox[sbpost-866];player=img;"><img class="size-full wp-image-884" title="171-CROZON_6-11-exe_Page_6_Image_0001" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2009/07/171-CROZON_6-11-exe_Page_6_Image_0001.jpg" alt="Le mariage de génération est une des caractéristiques du festival du bout du monde " width="542" height="363" /></a><p class="wp-caption-text">Le mariage de génération est une des caractéristiques du festival du bout du monde. Photo :© DR/Quai Ouest </p></div>
<p>-delà de la musique, le succès du “bdm” tient largement aux valeurs qu’il véhicule au sein du public comme des mille cinq cents bénévoles qui y travaillent. Convivialité, taille humaine, dimension familiale sont les qualificatifs qui reviennent le plus souvent à son égard. En2003, alors que la programmation est déjà bouclée, le chanteur Manu Chao exprime son désir de venir jouer au festival. Pour le public, si ce n’est pour ses organisateurs, la venue d’une telle icône du métissage musical et de l’engagement mondialiste est un événement qui marquera durablement le Bout du monde. Nombreux sont ceux pour qui la rencontre de l’ex-chanteur de Mano Negra et des frères Morvan, lors d’une troisième soirée exceptionnellement organisée le lundi soir, reste un moment inoubliable. L’année suivante, le festival adoptera définitivement son format sur trois jours et se dotera d’une nouvelle scène – le chapiteau cabaret des musiques du monde – en plus de la scène Landaoudec et de la scène Kermarrec.</p>
<p>Dès la troisième année, les organisateurs font le choix de limiter le nombre d’entrées à vingt mille par jour pour conserver la convivialité dès premières éditions. “Nous pourrions sans problème mettre cinquante mille personnes sur le même site, explique Jacques Guérin, seulement les conditions d’accueil ne seraient pas les mêmes.” Créer, voire orchestrer la pénurie est aussi une technique qui a fait ses preuves pour assurer la réputation d’un festival. Jacques Guérin est d’ailleurs reconnu pour son habileté certaine en matière de gestion de la billetterie. L’an passé, il n’a pas hésité à attaquer en justice le géant E-bay qui permettait la revente de billets au tarif fort sur son site d’enchères en ligne. Il reste que les forfaits trois jours (à 61 euros) sont bel et bien écoulés tôt dans la saison et que le festival se tient le plus souvent à guichets fermés. À noter que pour ce qui est des billets comme des consommations, le “bdm” pratique des tarifs volontairement inférieurs à bien d’autres manifestations, toujours dans un souci de permettre à tous les publics de profiter de la fête. Miser sur la qualité de l’accueil et la dimension humaine est indispensable pour s’assurer de l’adhésion du public, mais aussi du soutien moral et opérationnel des autorités, quand on sait les risques liés aux grands rassemblements de foules. Difficile en effet de gérer les dérapages de milliers de jeunes campeurs décidés à dépasser leurs limites, prévenir les risques liés à l’alcool ou aux drogues lorsqu’on est débordé par le nombre. Pour aborder ces problèmes qui peuvent compromettre l’image d’un tel événement, les organisateurs du Bout du monde ont mis un dispositif de prévention en place, qui comprend une tente d’information sur les conduites addictives, l’alcoolémie, la prévention des MST ou encore les problèmes auditifs. Douze mille paires de bouchons d’oreille sont aussi distribuées aux festivaliers.</p>
<p>Au-delà de la jauge, il y a l’attention portée à la qualité de l’accueil et aux prestations annexes, comme la restauration, les campings, dont l’un est réservé aux familles, et l’accès au site. “Sur dix ans, c’est surtout à ce niveau que le festival a évolué, explique Jacques Guérin. Nous avons amélioré progressivement les toilettes, les douches, les supérettes, la sécurité, l’éclairage, mais aussi la restauration, car les premières années, les files d’attentes étaient trop longues.” La dimension familiale du festival tient aussi à sa programmation : “Si notre moyenne d’âge est de 28 ans, soit beaucoup plus que les festivals de ce type, c’est aussi parce que nous faisons venir des artistes qui touchent des publics correspondants, comme cette année, Maxime Le Forestier ou Marianne Faithfull», explique Antonin. Au bdm, on aime évoquer la présence de personnes âgées, qui s’installent sur un pliant pour regarder les concerts, chose inimaginable dans bien des festivals. En effet, la taille du site et le nombre de billets permettent à la fois de circuler sans difficultés d’une scène à l’autre et de rester proche des scènes, sans craindre les bousculades. Le plus souvent, on peut même boire un verre à proximité de la grande scène et profiter ainsi des deux points forts du festival, la musique et la convivialité réelle qui règne autour des bars. “Chaque bar a son public d’habitués, témoigne Katell. On y retrouve une ambiance similaire chaque année, c’est un peu un rituel que de se retrouver là au festival. On voit des gens de la presqu’île qui se saluent ici alors qu’ils ne s’adressent jamais la parole le reste de l’année. Pour beaucoup de presqu’îliens, le festival est devenu un moment à part, un <em>break</em> par rapport à la vie quotidienne, on s’immerge trois jours dans un autre univers et on ne pense plus au reste.”</p>
<p><strong>Musique et écologie</strong></p>
<div id="attachment_883" class="wp-caption alignright" style="width: 381px"><a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2009/07/171-CROZON_6-11-exe_Page_5_Image_0001.jpg" rel="shadowbox[sbpost-866];player=img;"><img class="size-full wp-image-883" title="171-CROZON_6-11-exe_Page_5_Image_0001" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2009/07/171-CROZON_6-11-exe_Page_5_Image_0001.jpg" alt="171-CROZON_6-11-exe_Page_5_Image_0001" width="371" height="249" /></a><p class="wp-caption-text">Distribution de lait au petit matin dans le camping. Photo :© Samuel Jouon/Quai Ouest</p></div>
<p>S’il tient à garder le lien avec le monde paysan et notamment les agriculteurs de la presqu’île, Jacques Guérin évite les grands discours sur le développement durable et la dimension “écolo” du bdm. Son jeune collaborateur détaille en revanche volontiers les multiples initiatives prises au fil des ans. Le Bout du monde a par exemple été le premier festival en France à investir à cette échelle dans un service de gobelets réutilisables (quarante mille euros d’investissements) qui sont désormais prêtés à d’autres grands festivals bretons. Au-delà des désormais classiques toilettes sèches et autres système de recyclage des déchets, le festival met par exemple huit mille mégotiers de poche à disposition des festivaliers. Un itinéraire cycliste est aussi proposé à partir de Châteaulin : ceux qui l’ont emprunté sont récompensés par une crêpe à l’arrivée ! On devine qu’avec un budget annuel de 1,4 million d’euros et seulement 3 % de subventions, les choix ambitieux du festival ne peuvent être mis en pratique que grâce à l’implication très forte des bénévoles. Les quatre salariés du festival s’appuient bien sûr sur une centaine d’intermittents durant l’été, mais aussi et surtout sur mille cinq cents bénévoles, dont cent vingt dans l’équipe d’organisation, à 95 % brestois ou de la presqu’île. En tout, soixante-quatorze associations locales mettent leurs membres à disposition, moyennant un don équivalent à trois euros de l’heure qui revient à l’association. Chaque année, quatre-vingt-dix mille euros sont ainsi versés au budget des associations de la presqu’île grâce au festival. Les associations bénéficient aussi de mille cinq cents “pass” qui font localement l’objet d’une certaine fierté.</p>
<p>La préparation du festival commence trois semaines et demie avant l’ouverture et s’achève trois semaines après l’événement. Chaque bénévole donne trois jours de participation avant ou après, ou bien quelques vacations durant le festival. “Nous faisons attention à respecter les bénévoles du festival, explique Antonin Masset. Ils reçoivent des vrais repas dans un lieu convivial baptisé le “chaudron”, à l’abri !”. Une habituée qui a collaboré à plusieurs éditions du festival, reconnaît que le climat est assez serein du côté des bénévoles. Les places sont d’ailleurs rares et réservées en priorité aux membres d’associations locales. “Bien des bénévoles sont là depuis le début, ils ont appris avec nous à tenir le bar, à s’occuper de la presse, gérer les parkings, les transports, explique Jacques Guérin. Une des choses qui me touchent le plus dans le festival est d’avoir pu fédérer autant de gens qui, bien que presqu’îliens, ne se connaissaient pas, qu’ils soient retraités, jeunes, pilotes d’hélico, banquiers ou instituteurs, autour d’un projet commun.” À tel point que, selon des témoins, le directeur du festival est régulièrement submergé par l’émotion au moment de son ouverture.</p>
<p>L’esprit particulier que mettent en avant les organisateurs et que défendent aussi les presqu’îliens est également salué par les artistes qui participent à ce festival. Certains d’entre eux reviennent même en tant que festivaliers. “Mouss”, ex-chanteur de Zebda est de ceux à qui l’esprit et l’ambiance particulière n’a pas échappé. “Notre premier concert a été inoubliable, se souvient-il. Tant le magnifique site que la dimension réellement humaine, la convivialité des bénévoles et des organisateurs nous ont impressionnés. C’est extraordinaire, alors que justement, selon nous, ça ne devrait pas l’être ! C’est devenu très rare de ne pas se sentir dans l’industrie de la musique. Sans pour autant cracher dans la soupe, nous pensons qu’il y a autre chose qui se joue, ce n’est pas qu’une question de programmation. Des festivals <em>world</em>, il y en a d’autres, mais ici le contexte culturel et géographique breton lui donne une atmosphère très particulière. Au Bout du monde, on ressent immédiatement une dimension humaine, collective, patrimoniale. Il y a quelque chose de tribal que nous avions déjà ressenti à Brest en organisant nos “aoc, apéros d’origine contrôlés”. On sent la présence d’un vrai socle culturel, basé sur la transmission de la culture populaire bretonne, un rapport très fort et très ouvert à l’identité. Cela donne quelque chose d’hyper original et hyper ouvert à la fois, comme une capacité à revendiquer son identité tout en s’ouvrant à l’Afrique et au reste du monde. Ici, on sent que c’est sincère, ce n’est pas une posture !”</p>
<p><strong>Tous au Bout du monde</strong></p>
<p>Contrairement au fameux cliché, au Bout du monde, on ne passe pas forcément son temps à scruter l’horizon pour y guetter un changement de temps. On aime aussi le contempler avec sérénité, sans chercher à aller plus vite que la musique. “Nous allons continuer à faire ce que l’on aime, faire découvrir des musiques du monde entier dans un cadre humain et une ambiance de partage, explique Jacques Guérin. Nous ne cherchons pas la reconnaissance, mais plutôt à faire quelque chose de sérieux, sans nous prendre au sérieux. Un bon festival, c’est comme un pot-au-feu, ça se mijote et ça se partage.” Antonin Masset, originaire de Saint-Étienne, n’est pas prêt non plus de tomber dans l’autosatisfaction. Pour lui, le festival est comme il est “grâce à la gentillesse et à la générosité des Bretons, leur esprit bon vivant, toujours prêts aux rencontres. Un tel festival ne pourrait pas exister dans bien des endroits. Il est rare de pouvoir rassembler autant de monde faisant la fête sans connaître de débordements".</p>
<p>Pour avoir préféré “le terroir aux paillettes”, à l’instar d’autres grands festivals bretons comme les Vieilles charrues ou encore le Festival inter-celtique, le Bout du monde dépend moins de la reconnaissance médiatique que beaucoup d’autres grands rassemblements hexagonaux. Sa réputation le précède cependant auprès des artistes et d’un public breton qui n’est jamais aussi comblé que lorsque l’appartenance à une terre, qu’elle soit île, presqu’île, pays ou presque pays, est célébrée dans l’ouverture à la parole, aux sons, aux rêves et aux colères des autres. Rêvons que le chant du monde résonne des décennies durant le long des falaises de la presqu’île de Crozon… et nous rappelle de la plus belle des manières que pour quelqu’un, quelque part, chaque homme sur terre vit lui aussi au bout du monde. ■</p>
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		<title>Un air à faire trembler les menhirs</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jul 2009 14:24:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un guitariste chanteur emblématique de la sphère punk, un couple de sonneurs, un chanteur vannetais et une fille d’Eugénie Goadeg : il faut bien avouer a priori que cela tenait du cocktail immiscible. Seulement voilà, cette haute improbabilité s’est révélée fertile. Depuis quelques années, les Ramoneurs de menhirs enflamment les scènes, de Bretagne ou d’ailleurs. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #888888;">Un guitariste chanteur emblématique de la sphère punk, un couple de sonneurs, un chanteur vannetais et une fille d’Eugénie Goadeg : il faut bien avouer <em>a priori</em> que cela tenait du cocktail immiscible. Seulement voilà, cette haute improbabilité s’est révélée fertile. Depuis quelques années, les Ramoneurs de menhirs enflamment les scènes, de Bretagne ou d’ailleurs.</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<div id="attachment_281" class="wp-caption alignnone" style="width: 457px"><img class="size-full wp-image-281 " title="ramoneurs-web" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2009/07/ramoneurs-web.jpg" alt="Les Ramoneurs de Menhirs" width="447" height="560" /><p class="wp-caption-text">Les Ramoneurs de Menhirs</p></div>
<p>Finalement, le chanteur punk ne serait-il pas un héritier lointain des chanteurs de <em>kan ha diskan</em> qui égrènent les aventures de déserteurs ou les amours contrariées, le biniou et la bombarde ne seraient-ils pas les armes sonores des derniers anarchistes de la planète ? Il faut remonter à 1986 pour assister aux prémices. Les Bérurier Noir invitent Éric Gorce et Jean Pierre Beauvais, sonneurs de la Kevrenn Alre à jouer sur “Vive le Feu”. Il faudra quand même attendre vingt ans pour que l’aventure se prolonge, à l’occasion de l’enregistrement de l’album <em>Kerne Izel</em> du couple Gorce-Bévillon, dans la série “Apprenez les danses bretonnes”. À leur tour, ils rendent l’invitation à Loran Béru qui ne se fait pas prier, d’autant plus que Louise Ebrel et Maurice “Momo” Jouanno se joignent à la fête. Ces deux morceaux, un <em>kas a barh </em>et une gavotte d’honneur, accrochent immédiatement l’oreille et Loran Béru propose aussitôt de monter un groupe, baptisé les Ramoneurs de menhirs.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><em>Dañs an Diaoul</em> sera le premier <em>opus</em> des Ramoneurs de menhirs et rencontrera un joli succès critique et public. Les choix sont radicaux : pas de <em>gwerzioù</em>, pas de morceaux lents, rien que du binaire pur et dur. Le public est à l’image du discours : les punks “pogotent” devant la scène, les danseurs de fest-noz font leur ronde plus loin et les enfants s’installent carrément sur scène là où les oreilles craignent le moins les décibels. Plusieurs générations se retrouvent, et ce sont les bardes qui fédèrent la tribu.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<h3 class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #888888;">L’énergie punk folk</span></strong></h3>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">“La musique traditionnelle bretonne est très rock comme toutes les musiques tribales, révolutionnaires ou revendicatives. C’est une musique d’insoumission, qui a la rage”, affirme Loran, sans ambages. Il n’hésite pas à se définir comme un chaman et c’est sans doute pour cette raison que la technique reste volontairement limitée. À côté, le couple de sonneurs et les chanteurs maintiennent un lien permanent avec la tradition orale. Les thèmes sont choisis à dessein parmi les “tubes” passés à la postérité – le but n’est pas de fouiller à Dastum pour chercher l’originalité à tout crin. Les <em>tempi</em> des danses sont poussés jusqu’à une limite haute, mais s’efforcent de rester dansables.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Avec un personnage aussi radical que Loran Béru, fils de réfugiés grecs, il était bien évident que les textes ne s’apparenteraient pas à de quelconques bluettes cathodiques. Même les textes traditionnels sont sélectionnés parmi les plus provocateurs ou les plus drôles, quand ils ne sont pas carrément détournés. La couleur bretonne, valeur ajoutée de cette revendication, vient du fait que, selon Loran Béru, “le jacobinisme s’apparente à une forme de fascisme, notamment quand il a puissamment contribué à vouloir interdire une langue minoritaire, à vouloir éradiquer les différences. C’est pour cela que l’alliance du <em>Bella Ciao, </em>traditionnel partisan italien,<em> </em>et du <em>Kan bale an <span style="font-variant: small-caps;">arb</span> </em>de Glenmor devient clairement un hymne antifasciste en l’honneur de celui qui est tombé pour la liberté. Provocateur certes, mais pour Loran Béru, “l’État a montré de quoi il est capable en matière de désinformation dans de nombreux pays en ce qui concerne les terrorismes ou supposés tels”. On l’aura compris, pas de demi-mesure !</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Avec plus de quatre-vingt concerts annuels, le temps manque forcément pour mettre en place les nouveaux projets. Malgré tout, les Ramoneurs de Menhirs ont un disque en cours de gestation, auquel il ne manque plus que deux morceaux et qui devrait sortir prochainement. Enfin, le 31 juillet prochain dans le cadre du Festival interceltique, une rencontre sera organisée entre des tribus Navajos de l’Arizona et des Bretons, avec la participation des Black Fire, musiciens amérindiens à la démarche finalement proche de celle des Ramoneurs. Pas moins de neuf dates au total pour ce projet qui devrait aboutir en 2010 à une création avec danseurs et musiciens bretons. Comme un témoignage de résistance des peuples minoritaires et de leur jeunesse face au rouleau compresseur occidental.?</p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Michel Toutous</strong></span></h2>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong></p>
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