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	<title>Armen.net &#187; Ethnologie</title>
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	<description>La Bretagne un monde à découvrir</description>
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		<title>La nuit de Noël en Bretagne</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Dec 2010 06:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ethnologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Les ténèbres qui drapent l’une des nuits les plus longues de l’année ont rendu le folklore relatif à Noël particulièrement riche. Parmi elles, la légende des animaux doués de la parole se retrouve en Bretagne comme dans bien d’autres pays, notamment en Irlande. Daniel Giraudon recense ici quelques exemples tirés de la mémoire populaire, auxquels ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Les ténèbres qui drapent l’une des nuits les plus longues de l’année ont rendu le folklore relatif à Noël particulièrement riche. Parmi elles, la légende des animaux doués de la parole se retrouve en Bretagne comme dans bien d’autres pays, notamment en Irlande. Daniel Giraudon recense ici quelques exemples tirés de la mémoire populaire, auxquels il ajoute les témoignages inédits qu’il a lui-même collectés.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">J<span style="font-size: 13px; line-height: 19px;">usqu’à une période récente, dans les campagnes bretonnes, les animaux de la ferme faisaient, pourrait-on dire, partie de la famille. C’est pourquoi on les associait assez naturellement à certains grands événements de l’année. La tradition imposait de faire participer notamment les bœufs, les vaches et les chevaux à la fête de Noël. Ce soir-là, en effet, on changeait leur litière dans la crèche et ils avaient droit à un repas supplémentaire, un “réveillon” en quelque sorte, “adkoan, fiskoan”. Cette double ration leur était en principe donnée soit avant la messe de minuit, soit au retour. On prétendait alors que les animaux, ayant conscience de la solennité du moment, ne fermaient pas l’œil de la nuit, comme le rappelait cet ancien de Plourac’h : “Ma zad-kozh nâ lâret se din : honnezh eo hirañ nozvezh zo ‘barzh ar bloaz hag al loened na gouskent ket ha roet un tamm muioc’h dezhe da zibiñ a gavent berr an amzer.” (Mon grand-père m’avait dit ça : c’est la nuit la plus longue de l’année et les animaux ne dorment pas et comme on leur donnait un peu plus à manger, ils trouvaient le temps moins long.)</span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2009/12/nedeleg1.jpg" rel="shadowbox[sbpost-1983];player=img;"><img class="alignleft size-full wp-image-1988" title="nedeleg" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2009/12/nedeleg1.jpg" alt="nedeleg" width="283" height="380" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les animaux et la naissance du Christ</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce témoignage est à rapprocher du temps où, à Bethléem, le bœuf et l’âne étaient restés veiller dans la crèche en réchauffant de leur haleine le petit Jésus. En plusieurs lieux, on affirmait même qu’ils s’agenouillaient à minuit et se mettaient en prière. Cette dévotion du bétail à l’égard du divin enfant était jugée plus forte que celle de l’homme, dont l’attitude en la circonstance est comparée à celle du crapaud dans ce dicton populaire : “N’eus nemet mab an den hag an touseg, a gousk noz an Nedeleg.” (Il n’y a que l’homme et le crapaud qui dorment la nuit de Noël.)</p>
<p style="text-align: justify;">Autre retour aux origines, les animaux, qui avaient fait connaître au monde la naissance du Sauveur, retrouvaient la parole cette nuit-là, à minuit. Cette croyance était généralement évoquée autrefois lors des veillées au cœur de l’hiver. Sous forme de mimologismes, on leur faisait annoncer la nouvelle. En voici une version alsacienne : “ À minuit le coq chante en latin : Christus natus est, le Christ est né. La vache demande en alsacien : Wo, Wo, Wo ? Où, où ? et le mouton de répondre : in Be-ethleem ! À Bethléem !”</p>
<p style="text-align: justify;">On trouve aujourd’hui encore un échange assez semblable dans le Tarn-et-Garonne :</p>
<p style="text-align: justify;">“Lo pol dis : “Jesus es nascut !</p>
<p style="text-align: justify;">(Le coq dit : Jésus est né)</p>
<p style="text-align: justify;">E la vaca que i respond :</p>
<p style="text-align: justify;">(Et la vache répond :)</p>
<p style="text-align: justify;">E ont ? (où ?)</p>
<p style="text-align: justify;">E la craba que i disia :</p>
<p style="text-align: justify;">(Et la chèvre qui dit :)</p>
<p style="text-align: justify;">À Betléem ! (À Bethléem)</p>
<p style="text-align: justify;">E l’ase que se trobava aqui :</p>
<p style="text-align: justify;">(Et l’âne qui se trouvait là :)</p>
<p style="text-align: justify;">I cal anar ! i cal anar !”</p>
<p style="text-align: justify;">(Allons-y ! Allons-y !)</p>
<p style="text-align: justify;">Cette saynette semble avoir été inspirée par divers sermonaires du xvie siècle, comme l’indique Paul Sébillot : “Dans un sermon sur la Nativité, un moine faisait ainsi dialoguer les animaux lors de la naissance de Jésus ; le coq chanta : Christ natus est ! (Le Christ est né) ; le bœuf demanda en mugissant : Oubi ? Oubi ? (où ? où ?) ; l’agneau répondit en bêlant : In Be e-e-thle-em<br />
(à Bethléem), sur quoi l’âne conclut en brayant de tout son gosier : Hin-hamus ! (bis) Eamus, (allons).”</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Le chant du coq à Noël</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Comme on le sait, le coq n’a pas pour habitude de chanter la nuit. C’est aux premières lueurs du jour qu’il joue son rôle de réveille-matin. Par conséquent, s’il chante sous la lune, ce n’est pas dans “l’ordre des choses”, pour reprendre le titre d’un livre de Marlène Albert-llorca, et c’est en Bretagne une source d’inquiétude : “ar c’hog pa gan war e glud a ra glac’har d’e dud.” (Quand le coq chante sur son perchoir, c’est signe de chagrin à venir pour ses propriétaires.) En pays vannetais, Yves Le Diberder rapporte l’anec­dote suivante, survenue entre Lorient et Hennebont : “Un soir, tout le monde était à table et il commençait à être tard quand le coq du poulailler se mit à chanter. Le père dit aussitôt impérieusement aux siens : “Ne mangez plus : écoutez le nombre de coups que le coq va chanter.” Et il prépara un grand couteau. Le coq chanta douze fois. Le père dit alors : “Heureusement qu’il a chanté un nombre pair de fois, c’est signe de mariage, car s’il avait chanté treize ou seulement onze, je l’aurais tué.” Dans les trois semaines qui suivirent, la fille de la maison se maria. Quand le coq chante un nombre pair de fois, c’est signe de mariage, impair, c’est signe de mort.” À Tréguier comme à Vannes, on ne pardonnait pas à Chanteclair d’annoncer de mauvaises nouvelles et, comme le dit sans détour notre informateur, “daonet vo ma ene, hemañ vo laket ‘barzh ar soubenn, neue gano ket ken”. (Que mon âme soit damnée, celui-ci ne chantera plus, on va le mettre dans la soupe et il ne chantera plus.)</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, au moment de l’Avent, on ne tenait pas compte de cette croyance funeste car on avait remarqué qu’en cette période, les coqs chantaient à toute heure du jour et de la nuit. On disait alors en pays gallo qu’ils “folleyaient” et, en basse Bretagne, qu’ils perdaient la boule, “koll a raent o c’hartourenn”. Comment expliquer ce comportement ? Étaient-ils aussi fous que cela ? La réponse est peut-être à chercher outre-Manche.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, jusqu’à une période récente, on prétendait en Irlande qu’au temps de Noël, ces appels nocturnes étaient pour les volatiles leur façon de proclamer la naissance du fils de Marie. Outre-Manche encore, et c’est Shakespeare en personne qui l’écrit dans Hamlet, “le coq chantait toute la nuit dans l’Avent pour purifier cette époque que l’on voulait sainte et chargée de grâce”, en chassant les mauvais esprits vers leur retraite ou en les empêchant d’en sortir. On retrouve là l’autre rôle attribué au coq en Bretagne dans son chant habituel matinal, celui de faire rentrer au bercail tous les êtres malfaisants de la nuit, y compris le diable. Les cocoricos bretons de l’Avent auraient donc là leur justification.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Le dialogue des bœufs et des chevaux</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Mais les coqs ne sont pas les seuls animaux de la ferme à délivrer de tels messages. Les chevaux, les bœufs, parfois les vaches, voire les ânes, rendent aussi leurs oracles. On entend dire encore, un peu partout en Europe et particulièrement en Bretagne que, la nuit de Noël, à minuit, les animaux retrouvaient subitement le don de la parole des origines et qu’ils dialoguaient entre eux dans leur crèche. Cette croyance était accompagnée d’un tabou qui interdisait aux hommes d’aller les écouter. Celui qui transgressait l’interdit s’exposait à apprendre par les animaux soit sa propre mort, soit celle d’un proche. C’est ce que nous racontait par exemple Herveig Rivoal à Poullaouen : “Etre hanternoz ha div eur oa ket droed da vont barzh ar c’hreier. Al lôn gonte ar gaoz etrehe. An hini ac’h ae, gleve e blanedenn.” (Entre minuit et deux heures du matin, on n’avait pas le droit d’aller dans les crèches. Les animaux parlaient entre eux. Celui qui y allait entendait sa destinée.) Une femme de Plusquellec témoigne aussi dans ce sens : “Oa ket mat mont da selaou kar al lôned laro dac’h piv a varvo ‘pad ar bloaz.” (Il n’est pas bon d’aller écouter car les animaux vous diront qui mourra dans l’année.) C’était peut-être une façon de dissuader les curieux et de faire durer la légende.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est frappant d’entendre combien les récits colportés en Bretagne par la tradition orale sont proches les uns des autres. Voici tout d’abord ce qu’on raconte à Bulat-Pestivien : “Ur paotr a neva daou gôle hag a vezent staget war ar c’harr, kôleoù da labourat hag gant an noz Nedeleg nâ klevet lâret e oa gwir a gaozee ar c’hôleoù. Mâ, me ’meañ a oueo hag e oa aet d’ar c’hraou da baseal an noz Noel. Roet nâ foenn dezhe, roet kalz a voued dezhe evel oa sañset ha pa oa sonet an hanternoz a nâ klevet un deus ar c’hôleoù o lâret d’egile : - Benn ar yaou momp ur gwall devezh ma far ! – Ya, lâr egile, para ? – Kas hom mestr d’an douar. – Hopala, a lâre. Hemañ oa partiet e gêr, trawalc’h nâ klevet hag aet e oa d’an douar ar yaou war lerc’h ivez, marvet a oa.” (Un gars avait deux bœufs et on les attachait sur la charrette, des bœufs pour travailler et, pendant la nuit de Noël, il avait entendu dire qu’il était vrai que les bœufs parlaient. Eh bien, dit-il, moi je saurai et il était allé passer la nuit de Noël dans la crèche. Il leur avait donné du foin, il leur avait donné beaucoup à manger comme il devait le faire et, quand minuit avait sonné, il avait entendu un des bœufs dire : “Jeudi prochain, nous aurons une rude journée, mon compagnon ! – Oui, dit l’autre, que ferons-nous ? Conduire notre maître en terre. – Hopala !, dit le maître.” Il était parti à la maison, il en avait assez entendu et il avait été enterré aussi le jeudi, il était mort.)</p>
<p style="text-align: justify;">C’est pour ainsi dire le même son de cloche à Poullaouen : “Pad an oferenn hanternoz ’veze klevet ar lôned konto. Gwechall, memes keit hag a oan yaouank, meus soñj a veze lakaet ur bec’h foenn barzh ar c’hraou ha benn unnek eur da noz veze distribuet. Etre hanternoz ha div eur oa ket droed da vont barzh ar c’hreier peogwir ar lon gonte ar gaoz etrehe. An hini ac’h ae, gleve e blanedenn ; Un n’a ket kredet an dra e mod ebet aneañ. Me c’hay, ’meañ, da selaou. Oa ket manket d’hont ’vat. Benn ar fin, un sevel. Amzer zeus c’hoazh, gwelloc’h eo dit kousket peowir benn arc’hoazh vo ur gwall devezh vo ket graet mann ebet d’an abardaez. Gwall devezh benn arc’hoazh. – Peta ez d’or d’an abardaez ? – Vo staget ar c’harr da gas ma mestr d’ar vered. A oa ar mestr selaou, ouzout awalc’h. Spouronet oa marwet war an taol. Ha giz-se vez lâret pas mont da selaou al loened d’an noz-se.” (Pendant la messe de minuit, les bêtes parlaient. Autrefois, même quand j’étais jeune, on mettait une botte de foin dans la crèche et, à onze<br />
heures, on la distribuait aux animaux. Entre minuit et deux<br />
heures, il était interdit d’aller dans les<br />
crèches. Les animaux parlaient entre eux. Celui qui y allait entendait son avenir [destinée]. Quelqu’un n’avait pas cru cela du tout. Moi, j’irai écouter, dit-il. Il n’avait pas manqué d’aller. À la fin, voilà un des animaux qui se lève. “Il y a le temps, tu ferais mieux de dormir car demain nous aurons une rude journée, on ne fera rien de l’après midi, rude journée demain ; qu’est-ce que tu vas faire l’après midi ? On va attacher la charrette pour conduire mon maître en terre.” Le maître écoutait, vous savez. Frappé d’effroi, il était mort sur le coup. Ainsi, on dit qu’il ne faut pas aller écouter les animaux cette nuit-là.)</p>
<p style="text-align: justify;">À Plourac’h, c’est l’inquiétude qui domine : “lâret veze se. Ya. Met, Noz Nedeleg n’aemp ket memes ar re ac’h ae d’an ofern hanternoz ha naemp ket d’ar c’hreier. Nann, kar aon mijemp. Ur wech oa lâret din : damaig i da welet ar saout da gousket. Ha, n’in ket laren dê, me n’in ket di ! Nann, me mije aon deus an noz. Oa ket mat mont da selaou kar al lôned laro dac’h piv a varvo ’pad ar bloaz. Ha me lâr, me n’an ket d’hont betegout laro din varvin. Deus se mijemp aon peogwir veze lâret deomp vijemp daonet ha peogwir mervel n’houlemp ket c’hoazh”. (On disait ça. Oui, mais, la nuit de Noël, on n’allait pas, même ceux qui allaient à la messe de minuit, nous n’allions pas dans les crèches. Une fois, on m’avait dit : “Tout à l’heure, tu iras voir les vaches dormir. Ah non, leur avais-je dit, moi je n’irai pas là !” Non, j’avais peur de la nuit. Il n’était pas bon d’aller écouter car les animaux te diront qui va mourir dans l’année. Et moi je dis, moi je ne vais pas y aller de peur qu’ils me disent que je vais mourir. De ça nous avions peur, parce qu’on nous disait que nous serions damnés et parce que nous ne voulions pas mourir déjà.)</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Un fonds commun européen</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ces croyances, très connues aujourd’hui en basse Bretagne, sont largement répandues sur l’ensemble du territoire français. Le folkloriste Léo Desaivre, dans Essai de mythologie locale, rapporte presque dans les mêmes termes les superstitions du Bas-Poitou sur la nuit de Noël : “Pendant la nuit de Noël, un maître entendit converser ses bœufs. L’un d’eux disait : “Qu’est-ce que j’ferons demain ?  Un autre répondit : Je porterons demain notre maître en terre, car c’est demain qu’il doit trépasser.” L’homme effrayé fut bien vite à confesse. Il mourut le lendemain, et les bœufs l’accompagnèrent, selon leur prédiction, à sa dernière demeure.”</p>
<p style="text-align: justify;">En Ariège, Charles Joisten recueille aussi la légende des bœufs qui parlent : “D’après une croyance très répandue, les bêtes à cornes s’agenouillent et prient devant la crèche, la nuit de Noël, au moment de l’élévation. On prétend que celui qui les entend mourra dans l’année ou que cela annonce une mort dans la maison. Une nuit de Noël, le valet d’une ferme était couché sur la paille, à l’étable, et il entendit les deux bœufs frères, le Pardou et le Mouré, qui parlaient ainsi : “Que ferons-nous demain ?, demandait le Pardou. Nous porterons notre maître au cimetière, répondit le Mouré. Et il ajouta en fixant le valet : et tu peux aller l’avertir qu’il se mette en mesure de sauver son âme.” Le valet alla aussitôt conter cela à son maître qui festoyait. “Le Mouré a menti ! cria le maître, la figure rouge de colère et de boisson ; et je vais aller le corriger tout de suite !” Il quitte la table et va dans l’aire chercher une fourche. Arrivé au milieu de l’aire, il titube, étend les bras et tombe à terre : il était mort.”</p>
<p style="text-align: justify;">Outre-Manche, mais aussi jusqu’en Russie, on trouve trace de ce récit, dont la trame comme les paroles des animaux sont extrêmement ressemblantes. L’aire d’extension de cette croyance tend à prouver son ancienneté et pourrait par conséquent remonter même à une période antérieure au christianisme. En Irlande, dans le comté de Galway, une étudiante note à son tour, en 1982, le récit portant sur une personne refusant de croire au dialogue des animaux : “Alors, à minuit, la nuit de Noël, il sortit de chez lui et se tint à la porte de l’étable. Bientôt, les deux chevaux qui étaient à l’intérieur se mirent à se parler. “Nous avons un grand voyage à faire demain, dit l’un d’eux. Pourquoi, demanda l’autre ? Nous devons aller à une veillée mortuaire, dit le premier. Et qui va mourir ?, demanda le second. L’homme qui est dehors en train de nous écouter, dit le premier cheval.” Sur ce, l’homme perdit presque l’esprit, mais la conteuse n’entendit pas dire s’il mourut ou non, elle se rappelle que les gens étaient vraiment effrayés d’aller près des chevaux la nuit de Noël.”</p>
<p style="text-align: justify;">Cette légende est aussi connue en Allemagne. En voici un témoi­gnage : “Le paysan de Schurten raconte, quant à lui, l’histoire d’un homme qui voulait savoir de quoi s’entretenaient les animaux dans l’étable, le soir de Noël. Cet homme s’était caché dans la mangeoire et avait écouté : “Que ferons-nous demain ?, demanda un bœuf à l’autre. C’est demain Noël, répondit-il, on ne travaille pas. Oui, et après demain ?, C’est la Saint-Étienne, férié aussi. Et le jour suivant ? Nous conduirons le paysan au cimetière.” L’indiscret mourut de peur et fut enterré le troisième jour. Ce furent les bœufs qui tirèrent le corbillard.”</p>
<p style="text-align: justify;">On peut poursuivre ce voyage légendaire jusqu’au Québec : “…i voulait braver. A mênuit, i entendait dire que… que les animaux s’mettaient à terre, que s’mettaient à genoux. I voulait, i voulait, i l’creyait pas. Ça fait qu’i part, pis is s’en va à mênuit justen là, pis i rentre dans l’étable, là, i va s’mettre dans un coin, à ras sa jument. I avait quatre ou cinq j’vaux, j’suppose, dans l’étable, là. I s’mettent tout à genoux, là. Pis la jument s’met à genoux elle, pis a dit : “C’qu’i a d’plus d’valeur, demain matin, a dit, j’vas, m’a p…, m’a porter mon maître en terre.” c’est tout… l’lendemain matin, ben, l’lendemain matin… (Le maître est mort). Il est mort, i était en terre.”</p>
<p style="text-align: justify;">Ces exemples montrent la proche parenté des divers récits et la constance du dialogue sur une vaste aire géographique. Comment l’expliquer ? Nous avons vu l’existence d’un texte en latin comme source du premier entretien entre les animaux au sujet de la naissance du Christ. En aurait-il existé un autre entre les bœufs ou les chevaux qui aurait pu être diffusé par l’Église dans la me­sure où il comporte un côté moralisateur visant ceux qui veulent en savoir de trop ? “N’eo ket mat bezañ re gurius” (il n’est pas bon d’être trop curieux), me disait Maria Prat (lire ArMen n°154) en terminant cette histoire. Le but pédagogique à l’égard des enfants est évident. Il est dangereux de vouloir approfondir les mystères. On peut donc penser qu’un tel dialogue a pu figurer dans certains textes d’édification, mais cela reste à prouver.</p>
<p style="text-align: justify;">Le pouvoir divinatoire des bœufs et des chevaux était par ailleurs entretenu par des récits populaires, comme on en trouve dans les Vies de saints, notamment dans celle de saint Ronan, dans laquelle les bœufs, qui transportent son corps, s’arrêtent subitement pour indiquer l’endroit où il devra être enterré, comme s’ils avaient connu la volonté du défunt. Il en va de même du cheval de Mari-Job Kerguenoù, dans La Légende de la mort d’Anatole Le Bras, qui stoppe brusquement sa course sans raison apparente. Il a en fait décelé la présence d’un revenant que la<br />
commissionnaire de l’Île-Grande a fini par voir en traçant une croix sur la route avec son fouet. Elle lui demande alors : “Où est donc ce que vous portez et qui a la vertu d’effrayer les animaux ? Le petit vieux répondit sur un ton plaintif : vos yeux ne peuvent le voir, mais les naseaux de votre cheval l’ont flairé. Les animaux en savent souvent plus long que les hommes. Le vôtre ne continuera son chemin désormais que lorsqu’il ne me sentira plus ni devant, ni derrière lui sur la route.”</p>
<p style="text-align: justify;">Le délai généralement annoncé par les animaux convient parfaitement à une population chrétienne, car il permet à la personne concernée de mettre ses affaires en règle et sa conscience en paix avant d’affronter le jugement divin. De même, on notera, dans certains récits, cette volonté de montrer que l’on n’échappe pas à son destin. Celui qui transgresse l’interdit, en cherchant à tuer les quadrupèdes prophètes pour s’opposer à la volonté de Dieu, se donne lui-même le coup fatal. Ce thème de la divination s’inscrit bien dans la période de Noël en raison de son lien avec la mort dans les croyances populaires. C’est aussi ce qui lui a sans doute permis d’être plus facilement porté par une longue tradition orale.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Sur les pas de l’Ankou ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2009/12/NoelPierresRivieres1.jpg" rel="shadowbox[sbpost-1983];player=img;"><img class="alignleft size-full wp-image-1986" title="1171-12" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2009/12/NoelPierresRivieres1.jpg" alt="1171-12" width="669" height="327" /></a>Parmi l’abondance de matériaux collectés sur le terrain de basse Bretagne, voici un récit qui introduit la masse comme outil mortel, préfigurant nombre d’histoires avec le personnage vengeur de l’Ankou. Il a été recueilli en 2005 auprès d’Henri Sicat, qui le tenait de sa mère, née à Maël-Pestivien en1889.</p>
<p style="text-align: justify;">“La nuit de Noël, il y avait deux gros bœufs et puis, soi-disant qu’ils disaient… Le patron causait avec un autre et il a dit, je vais aller écouter mes bœufs ce soir pour voir qu’est-ce qu’ils disent. Alors, l’autre il a dit : les bœufs, ils causent pas. Ah, il dit, si, si, ils vont causer. Alors les bœufs, ils se sont mis à causer, quand il est arrivé ; un qui dit : qu’est-ce que tu fais compère demain matin ? Ah, j’vais amener mon maître en terre. Ah, mais il dit, ton maître, il est pas mort. Ah oui, mais j’vais l’mener en terre demain. Et le lendemain matin, il [le patron] a dit, bon, il dit à son fils, tu vas atteler les chevaux [bœufs] et tu vas attacher la charrette. Alors, son fils lui a dit : pour quoi faire ? Ben, pour amener ton grand-père à la masse. La masse c’était, on l’amenait pour tuer comme un cochon. […] C’était au temps de Jésus-Christ, peut-être avant, j’en sais rien moi… Enfin c’était ça, ils étaient trop vieux, il y avait trop de charges (frais) avec eux. […] Sur ce, je demandai au narrateur<br />
comment l’on disait “tuer à la masse” en breton. “Gant un horzh, lac’h ’nañ gant un horzh.” Parce qu’ils étaient trop vieux, il fallait les tuer puisque les gens, ils mouraient pas dans ce temps-là. C’était avant Mathusalem, enfin j’sais pas exactement moi.”</p>
<p style="text-align: justify;">En écoutant ces paroles, on ne peut s’empêcher d’établir un rapprochement avec le plus ancien témoignage de ce récit de la nuit de Noël en Bretagne, recueilli en 1825 par le chanoine Mahé : “Un laboureur ivre s’endormit la nuit de la veille de Noël dans son étable auprès des deux animaux qu’il atteloit à sa charrue. Il entendit un d’entre eux dire à son compagnon : “Que ferons-nous demain ? L’autre répondit : nous traînerons notre maître en terre. Non, non, dit le paysan piqué, vous ne l’y traînerez point.” Et il prit sa hache pour frapper l’insolent animal. Mais il arriva, on ne sait comment, qu’au lieu de faire tomber ses coups sur la bête, il se fit à lui-même une blessure mortelle, de sorte que, le lendemain, il fut traîné au cimetière par ses propres bœufs, selon la prophétie.”</p>
<p style="text-align: justify;">Ces deux versions nous entraînent sur la piste du “mell binniget”, (le maillet béni) qu’on prétendait autrefois destiné aux mourants pour leur faciliter le passage vers l’au-delà. Un informateur de François Vallée relevait cette phrase, en 1900, dans le secteur de Saint-Nicolas-du-Pélem à propos d’une personne très âgée qui ne semblait pas encore près de mourir : “Red e vo binio an horz evit torro e benn”. (Il va falloir bénir la masse pour lui casser la tête), une expression à rapprocher également de cette autre recueillie sur le même secteur : “Pa starda ar vourel war ar goug” (quand la cognée serre la gorge, c’est-à-dire quand la mort approche.) Je viens de retrouver trace de la première expression à Mellionnec : “Benniget an horz ’vit torro e benn, un den na baree ke, un den fall, un den fall, fall a veze lâret : heñ’zh, o poent eo bennigo an horzh evit torro e benn d’añ kar oara ket mann vat ebet.”(Bénissez la masse pour lui casser la tête, un homme qui ne guérissait pas, un homme très mal en point, on disait : celui-là, oh, il est temps de bénir la masse pour lui casser la tête, il n’est plus conscient.” Celui qui bénissait le marteau faisait en général son acte de contrition avant, il disait : “je ne devrais pas le faire”. En somme, alors quand le marteau était bénit, c’était une excuse.)</p>
<p style="text-align: justify;">Ces derniers éléments, qui sont liés à la prophétie des animaux avec les deux témoignages précédents, donnent une nouvelle pièce à verser au dossier concernant le dieu frappeur, le dieu au maillet, dont l’Ankou pourrait être le descendant en basse Bretagne.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> Daniel Giraudon</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Bibliographie : Marlène Albert-Lorca, L’Ordre des choses, Paris 1991 ; Joan Amades, L’Origine des bêtes, petite cosmogonie catalane, traduction et présentation de Marlène Albert-Llorca, p. 226, Cahors, 1988 ; Daniel Giraudon, Traditions populaires de Bretagne, Du coq à l’âne, Éditions Chasse-Marée/ArMen, Douarnenez, 2000 ; Daniel Giraudon, Merveilles de la nuit de Noël : la prophétie des animaux, Ollodagos, pp. 159-210 Bruxelles, juin 2006 ; François Vallée, Krenn-lavariou war ar miziou ha doareou-lavar Kerne-Uhel, p. 25, Saint-Brieuc, 1900.</p>
<p style="text-align: justify;">Remerciements : Pr Patricia Lysaght, Bairbre Ni Fhloinn, Padraig o Healai, Rosaleen Murphy, Maurice Haslé, Hervé Allenou, Daniel Loddo, Robert Bouthillier, Jean-Michel Guilcher, Jacques Dervilly, Daniel Bernard, le crbc et ucd, Department of Irish Folklore.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><em>Cet article, que nous republions à l'occasion des fêtes de Noël, a été initialement publié dans le numéro 155 d'ArMen, disponible dans notre boutique en ligne</em> :	<div class="frame single">
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				Armen N155			</h4>
			<div class="description">
				<ul>
<li>Les belles moissons de l&#8217;ethnologie</li>
<li>Le dossier FLB-ARB</li>
<li>Les Verreries de Bréhat</li>
<li>Mystères de Noël à la ferme</li>
<li>Les ponts d&#8217;Harel de la Noë</li>
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</p>
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		<title>Les courses traditionnelles de chevaux</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Nov 2010 10:00:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Au temps où le cheval faisait partie intégrante de la vie quotidienne des Bretons, les occasions étaient nombreuses de se mesurer à la vitesse, lors de noces, de pardons ou de courses spontanées. Aujourd’hui, malgré la raréfaction des chevaux de travail et la disparition du bidet breton, des courses en milieu naturel et sur des ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_4216" class="wp-caption aligncenter" style="width: 478px"><img class="size-full wp-image-4216" title="1-YleberreRENNES 1992 06 COURSE03" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/11/1-YleberreRENNES-1992-06-COURSE03.jpg" alt="" width="468" height="326" /><p class="wp-caption-text">©photo : Yvon Le Berre. Course de chevaux à Rennes en 1992.</p></div>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><strong>Au temps où le cheval faisait partie intégrante de la vie quotidienne des Bretons, les occasions étaient nombreuses de se mesurer à la vitesse, lors de noces, de pardons ou de courses spontanées. Aujourd’hui, malgré la raréfaction des chevaux de travail et la disparition du bidet breton, des courses en milieu naturel et sur des chevaux de travail font revivre cette identité hippique de la Bretagne.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Par <strong>Thierry Jigourel<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis longtemps, les Bretons aiment leurs chevaux qui le leur rendent bien. Depuis des siècles, ils se mesurent dans des courses de chevaux – <em>ar redadegoù kezeg</em>. Gridel, dans le “reportage” qu’il effectue en Bretagne entre 1862 et 1878, ne manque pas de signaler le caractère spontané des courses pratiquées par les paysans bretons. “C’est de Roscoff à Kerlouan, écrit-il, que l’on trouve ces “pagans” (païens), descendants des Maures, qui autrefois firent des invasions sur les côtes. Ces hommes ont l’allure plus fière que les autres Bretons. Ils sont tous d’excellents cavaliers et on aime à les voir, coiffés de leur bonnet phrygien, traverser au galop les villages dont ils narguent les habitants.”</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le bidet breton</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les montures sont alors invariablement ou presque des bidets bretons, sur l’origine et la généalogie desquels on se perd en conjectures. Pour savoir d’où viennent les bidets bretons, encore faut-il bien les connaître et détailler l’essentiel de leurs particularités. Paul Féval exagère sans doute, lorsqu’il écrit, dans une formule littéraire et lapidaire, que : “nos bidets bretons étaient moins hauts que des chèvres.” Mais l’animal était effectivement petit et pourvu d’une encolure courte, d’un garrot un peu détaché, d’une poitrine plus ample en largeur qu’en profondeur, d’une croupe abattue, et de bonnes articulations. Sa silhouette était généralement assez trapue. “Ses moyens étaient surprenants, en dépit de sa petite taille, commente Hervé de Robien. Ce bidet, d’une rusticité à toute épreuve comme il convient à un cheval élevé en pays accidenté, avait une endurance exceptionnelle et une aptitude remarquable à porter le poids et à la traction.” Un cheval idéal pour le paysan, résistant et peu exigeant en fourrage ; il s’accommodait la plupart du temps de lande pilée. Il était en outre doté d’un caractère extraordinairement doux et docile. Il marchait naturellement à l’amble, c’est-à-dire en avançant simultanément les deux membres du même côté. Or, c’est précisément la caractéristique des chevaux des anciens Bretons, à en croire un extrait du cartulaire de Landévennec, qui fait allusion à une discussion ayant eu lieu, au v<sup>e</sup> siècle, entre Fracan, un <em>tiern</em> breton et Ryval, le duc de la Domnonée continentale. Vantant les capacités de leurs montures respectives, les deux chefs de guerre les lancent à bride abattue vers un but fixé à l’avance. Gurlesquin, l’abbé de Landévennec, écrit alors que ces chevaux, “très habilement dressés dans l’art de la course, partent au signal, plus rapides que l’hirondelle dans les flexuosités, que l’épervier poursuivant la colombe, que tout faucon fendant les airs, au point que l’on ne pouvait distinguer les cavaliers des chevaux courant à la façon des dromadaires.” Ce qui conduit Arthur Le Moyne de La Borderie à conclure que le bidet breton serait bien antérieur aux croisades et réfute les théories “orientales”. “Indigène”, le bidet breton, sous ses différents types – bidet de Briec, poney d’Ouessant, cheval du Cap, cheval de la lande – est issu des petits chevaux européens apparentés plus ou moins aux races norvégiennes ou aux doubles poneys Haflinger.</p>
<p style="text-align: justify;">Hélas, les bidets bretons ne sont justement pas assez grands aux yeux d’une administration française qui finit par les faire disparaître. D’abord par les croisements successifs avec des juments Norfolk, ardennaises, boulonnaises ou percheronnes, qui donneront le postier breton, le trait breton, et le centre montagne, morphologiquement le plus proche de son rustique ancêtre. Cinquante mille bidets ont également péri durant la Première Guerre mondiale, où ils ont été utilisés dans les tranchées pour le ravitaillement des troupes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>On court aux mariages…</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La tradition des courses de chevaux est certainement très ancienne. Un arrêt du parlement de Bretagne, motivé par un rapport du procureur du roi, en date de 1785, entend en finir avec une coutume qu’il juge barbare : “Il existe en certains cantons de basse Bretagne, et surtout dans le diocèse de Quimper, un usage funeste par lui-même et par ses conséquences. Aux jours fixés pour les noces de campagne, les convives montent à cheval et se rendent à un quart de lieue de l’église paroissiale où le mariage doit être célébré. De là, à un signal donné, tous ces gens partent ensemble et se rendent au grand galop jusqu’à l’église.” Jusque-là, rien de très répréhensible ni de particulièrement dangereux. C’est le traitement “infligé” aux chevaux qui ne convient guère aux autorités. Pour les rendre plus nerveux, pour leur donner une énergie supplémentaire, leurs propriétaires nourrissent, une bonne huitaine avant l’exploit sportif, leur bidet de graine de chanvre ! Un aliment qui constitue un excellent <em>doping</em> pour le cheval. À en croire le discours courroucé du représentant de l’État français, le danger est alors au détour du chemin. Si le cavalier échappe à une chute mortelle, c’est le “public” qui peut se trouver piétiné par un “mogis” (1) littéralement déchaîné ! “Cette nourriture, continue le procureur, les rend si furieux qu’une fois lancés dans l’arène, aucun frein ne peut les retenir. Plusieurs qui les montent sont victimes de l’ardeur de ces animaux. Et le voyageur qui a le malheur d’être rencontré par cette cavalcade est à coup sûr terrassé et foulé aux pieds de ces chevaux. Les courses occasionnent presque toujours des accidents ou engendrent des querelles entre les concurrents, querelles qui finissent, le plus souvent, par des voies de faits.”</p>
<p style="text-align: justify;">Mais l’arrêt du Parlement n’a au fond que peu d’effets sur les habitudes des Bretons qui continuent d’organiser ces courses évoquant bien davantage les fantasias d’Afrique du Nord que des compétitions organisées. Alexandre Bouët décrit ainsi au xix<sup>e</sup> siècle ces réjouissances populaires : “C’est une chose vraiment curieuse et parfois effrayante que ces courses rustiques dont les noces bretonnes offrent le spectacle. Enfourchés sur un simple bât et gouvernant leur cheval avec une bride grossière et la plupart du temps sans étriers, ces cavaliers de la nature n’en pourraient pas moins défier pour la vitesse comme pour l’intrépidité tous les jockeys clubs de France et d’Angleterre !”</p>
<p style="text-align: justify;">Les courses de mariage se font ordinairement en couple et les femmes concourent aussi. Dans cette société traditionnelle, on ne concourt pas pour de l’argent, mais pour la gloire. Elle se concrétise par des rubans que les vainqueurs s’attachent crânement à la boutonnière : un rouge pour le premier, un blanc pour le second. Les courses ponctuent encore le retour à la maison. Bouët précise ainsi que “quelques-uns se portant les défis dont ils viennent d’être témoins, s’élancent avec cette audace que le vin double encore chez les Bretons qui, dès les premiers verres, parieraient contre l’impossible leur part dans le paradis ! Une chose vraiment surprenante est que les accidents ne soient pas plus nombreux, et sans doute il a pris naissance chez nous, le vieux proverbe, complice de l’orgie, qui prétend qu’il y a un dieu pour les ivrognes.”</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Les courses de pardons</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’abus de cidre ambré fut-il à l’origine du tragique incident qui endeuilla une noce, au lieu-dit Kerfaouen, sur la commune du Haut-Corlay, en 1887 ? L’histoire ne le dit pas. Mais à peine le signal du départ fut-il donné, la selle du cheval de l’infortuné Yves Milin se retourna. Le cavalier en perdit l’équilibre et se retrouva la tête en bas et un pied coincé dans l’étrier. Le cheval effrayé et emballé le traîna sur plus de quinze cents mètres au bout desquels on récupéra un corps horriblement mutilé.</p>
<p style="text-align: justify;">Les pardons constituent la deuxième occasion traditionnelle d’organiser des courses de chevaux. Rien de plus surprenant que ces cavaliers, montant à cru sur leurs bidets, traversant en hurlant, de grands espaces sablonneux mêlés de rochers épars pour se rendre sur les îles du littoral breton. L’abbé Guillotin de Courson, dans la seconde moitié du xix<sup>e</sup> siècle, évoque ces courses paysannes qui ont lieu chaque année à l’occasion du pardon de saint Maudez, sur l’île éponyme, à quelques encablures de la paroisse de Lanmodez, dans le Trégor. Le lundi de la Pentecôte, les paysans franchissent, bride abattue, la distance qui sépare l’estran des quelques hectares hauturiers battus par les flots. “Le culte rendu à saint Éloi, écrit le prêtre, détermine du reste beaucoup de terriens à faire leur pieux voyage montés sur leurs chevaux qu’ils lancent au milieu des flots […] dès que la mer commence à se retirer un peu. C’est à qui, de tous les cavaliers, arrivera le premier dans l’île. Jadis même, on permettait au vainqueur de prendre, en arrivant au sanctuaire, une poignée de sous dans le plateau aux offrandes.” Anatole Le Braz, qui assiste à celui de l’île Saint-Gweltaz, à Penvenan, en donne un compte-rendu très lyrique. À le lire, on ne peut s’empêcher de songer à l’extrait de cet auteur antique décrivant les Celtes insultant la mer montante et se lançant au galop, l’épée à la main, pour la combattre. “Par tous les chemins raboteux qui dévalent vers la grève, se précipitaient, au galop, des hordes de juments et d’étalons montés par des paysans à demi-nus. Ni bride ni selle, un simple licol. L’homme en bras de chemise, le pantalon de berlinge (2) retroussé jusqu’aux cuisses, avait les bras noués autour du cou de la bête ou se cramponnait à sa crinière. Il en débouchait de toutes parts. Sur le bord de la plage, ils se rangèrent, l’eau n’étant pas encore assez basse pour passer. Les bêtes piaffaient, hennissaient. Les hommes chantaient ou s’interpellaient, avec de farouches éclats de voix, ou, dans leur impatience, insultaient la mer. Dès que l’eau leur parut guéable, ils s’élancèrent.”</p>
<p style="text-align: justify;">Rares sont à cette époque, les pardons qui n’ont pas leurs courses de chevaux. Courses intégrées dans le programme d’une fête populaire qui sait associer la plénitude de l’âme aux réjouissances du corps. En 1890, au pardon de sainte Barbe, à Callac, quatre courses sont annoncées, dont une de galop, réservée aux bidets bretons. Daniel Giraudon précise qu’à la fin du xix<sup>e</sup> siècle et au début du suivant, la plupart des pardons voient se disputer “une course locale, une cantonale et enfin une régionale.” Autant d’occasions pour les garçons, de parader devant les filles (lire <em>ArMen</em> n° 78). Les agapes sont également nombreuses après ces courses.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les premières compétitions organisées</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le xix<sup>e</sup> siècle voit aussi les courses passer d’une phase locale et traditionnelle à une phase plus organisée, avec une certaine “sportivisation”. Ces courses d’un genre nouveau sont organisées par l’État et ses relais. “L’amélioration de l’espèce chevaline” est un des objectifs. Il faut en effet équiper l’armée en chevaux aptes à porter des hommes et à tracter les canons sur le front. “Ce moyen d’encourager les propriétaires et cultivateurs à soigner l’éducation de ces précieux animaux sera sans doute apprécié par vous comme un nouveau bienfait du gouvernement”, écrit ainsi le ministre de l’Intérieur au préfet des Côtes-du-Nord, Boullé, dans une lettre datée du 18 octobre 1805. Les premières courses officielles en Bretagne ont lieu sur les grèves de Cesson, près de Saint-Brieuc les 14 et 15 juin 1807. Un cordon de soldats du 86<sup>e</sup> régiment d’infanterie et un peloton de la gendarmerie à cheval séparent le public des concurrents montés sur des chevaux. Si dès le début du xix<sup>e</sup> siècle, des pur-sang anglais et arabes commencent à faire une timide apparition en Bretagne, les montures indigènes demeurent largement dominantes. Lors de cette première course de 1807, c’est un agriculteur de Pleubian nommé Berthou qui arrache le premier prix toutes catégories et qui remporte la prime de deux mille francs, en parcourant en sept minutes et trente secondes les quatre mille mètres de la piste tracée sur le sable de la grève. Il tient encore bien plus du paysan de Paule que du jockey britannique ! Un journal local dresse alors du héros du jour un portrait haut en couleur : “Le cheval est gouverné par une espèce de bridon sans mors, le propriétaire en culotte flottante sans bottes ni guêtres, en corps de chemise, un mouchoir en serre-tête, une petite cravache à la main, le montait à dos nu.” Surfant sur le succès de ces courses “modernes”, d’autres compétitions profanes se créent. Sur le sable, à Saint-Efflam, en 1828, à Plouescat, à Erquy, à Ploubalay, à Pléneuf, à Matignon. À travers bois, landes, halliers et chemins creux ailleurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi toutes ces manifestations hippiques, l’une des plus courues sinon la plus célèbre est sans doute celle de Corlay, la patrie du petit cheval breton. En dépit d’une certaine officialisation des courses, dès 1839, avec la création de la Société des courses de Corlay en 1842, de l’organisation de courses de galop, de <em>steeple-chase</em> militaire et civil, d’une course de haie et d’une course de trot, l’essentiel des aspects populaires se maintiennent autour de l’“hippodrome” de Kergolio. Selon un chroniqueur du <em>Publicateur des Côtes-du-Nord</em>, la dernière est visiblement la plus attendue et la plus prisée de la population venue de plusieurs lieues à la ronde pour soutenir ses champions, en août 1890. Il s’agit de celle qui voit s’affronter les fameux bidets bretons “menés à un train d’enfer”. L’ambiance est la même sur l’hippodrome de Coat-al-Lan, inauguré en 1843 sur les communes de Saint-Agathon et du Merzer, à proximité de Guingamp. Comme à Corlay, les bidets concourent désormais dans une catégorie à part.</p>
<p style="text-align: justify;">L’apparition et le développement de l’automobile et de ses chevaux-vapeur porte un rude coup à cette frénésie hypomaniaque, mais ne l’éteint pas. Le journal <em>la Bretagne hippique</em>, créé en 1902, fait un large écho à cette véritable passion. Courses de Loudéac, courses de Lamballe, courses de Landivisiau, courses de Malestroit, courses de Vitré, courses de Lesneven, courses de Saint-Efflam : il suffit d’ouvrir cet hebdomadaire spécialisé pour se rendre compte qu’on court partout ou presque.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>La persistance des courses</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le xx<sup>e</sup> siècle est plus mitigé en termes de courses. Après les deux guerres mondiales, les pardons aux chevaux se font plus rares. Nombre de pardons disparaissent purement et simplement. Et les courses de chevaux avec. Certains, pourtant, font de la résistance. Comme à Gourin, en Cornouaille, où le pardon de saint Hervé donne lieu, le premier week-end de septembre, à une cavalcade qui voit les champions du jour rejoindre le centre-ville. Joseph Cospérec, ancien président du Comité du cheval breton de Gourin, né en 1928, se souvient que ses parents n’auraient pas manqué cette occasion dans l’entre-deux-guerres. “Mon père et Pierre Pochon, le <em>mevel bras</em>, partaient tous ensemble de la ferme, à six heures du matin pour arriver à saint Hervé à sept heures. Après la messe avait lieu la bénédiction des chevaux. Nous faisions trois fois le tour de la chapelle en tournant sur la droite. Ensuite se déroulaient les courses, entre le carrefour Toul-ar-C’hi et la grand-rue, aujourd’hui nommée rue Rodallec. Il y avait en amont des éliminatoires par quartiers. C’étaient les vainqueurs de ces éliminatoires qui participaient aux courses du dimanche. Certains paysans disputaient une seconde course, pour le plaisir, de Pont-Min jusqu’à Kerbos, sur environ huit à neuf cents mètres. C’était une course organisée par les bistrotiers du quartier. Notre cheval Bijou gagnait presque toutes les courses. Il était monté par Pierre Pochon, qui était un cavalier hors pair. Le vainqueur gagnait un mouchoir ou bien un paquet de tabac. Les montagnes Noires, en ce temps là, étaient encore un haut lieu du cheval en Bretagne. Il y avait de grandes familles d’éleveurs, comme les Jaouen, de Spézet, les Rivoal, les Kemener, les Coadic, qui raflaient presque tous les prix, d’une année sur l’autre.”</p>
<p style="text-align: justify;">L’atmosphère n’est guère différente, à la même époque, du côté de Corlay. Chaque ferme continue à vivre au rythme de l’élevage équestre. Eugène Le Chaux, aujourd’hui âgé de soixante-dix-huit ans, est originaire de Kerbonelen, en Canihuel. Il se souvient avec émotion de l’époque à laquelle le cheval était encore la principale richesse de la ferme et l’objet d’une attention permanente. “Tout le monde par ici élevait des chevaux ! Chez mes parents, il y avait dix poulinières et des chevaux de course. On en a eu jusqu’à trente-cinq à l’entraînement. C’étaient des petits postiers bretons, qui mesuraient environ 1,50 mètres au garrot. Et on vivait à cheval. J’étais toujours juché sur un cheval.”</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le Léon, les courses étaient également l’occasion de festivités. “Avec Corentin Stéphan, raconte François Le Verge, qui exerçait à Cléder la profession de goémonier, on allait chercher du goémon avec les chevaux. Et on participait aux courses qui se déroulaient le troisième mardi de juillet, de l’église jusqu’à la grève de Teven-Kerbrat, sur une distance d’environ quatre kilomètres. Il y avait aussi des courses à Kerfissien. Le bar Ti Fitamant, “sponsorisait” un peu l’opération qui était placée sous les auspices du comité des fêtes.” La course a ses champions qui raflent la plupart des prix, ici, non plus en rubans, mais en argent. “C’étaient des prix dégressifs. Mais il y avait peu de différences, précise Corentin Stéphan, ancien éleveur de chevaux de trait à Kerloudano. Les chevaux aimaient ça. Ils participaient de tout leur cœur. Les courses se sont arrêtées, dans les années 1980, lorsque le tracteur, arrivé dans les années 1960, a fini par supplanter le cheval.”</p>
<p style="text-align: justify;">L’ambiance n’est pas très différente, à quelques encablures, sur l’île de Batz. Jusque dans les années 1960, à une époque où il reste encore une bonne quarantaine d’exploitations agricoles sur l’île, le cheval est omniprésent. Un cheptel d’une quarantaine de petits traits bretons œuvre à longueur d’années. Avec une telle densité de représentants de la gente chevaline, rien de surprenant que des courses égaient la saison chaude. Ici, ce n’est pas au pardon de saint Pol Aurélien, mais au 14 juillet, en période de moissons, que l’on dispute des compétitions aussi âpres qu’à Corlay au xix<sup>e</sup> siècle. “Le champ de course allait de la cale jusqu’au môle de Porz-Kernoc, se souvient Jean Prigent, un loueur de chevaux. Il fallait tourner autour de deux poteaux téléphoniques plantés à chaque bout de la plage.” Les chevaux sont des traits bretons d’environ sept cents kilos, plus habitués au travail des champs qu’aux compétitions sportives. “Ils aimaient courir, se souvient Jean Prigent. Mais au bout de deux allers et retours, ils sautaient plus qu’ils ne couraient, tellement ils étaient épuisés. Ils n’avançaient plus bien vite ! Il y avait beaucoup de chutes. Quand tu montes un cheval de labour, tu danses dessus, surtout lorsqu’il n’est pas sellé… et puis pendant une semaine, on avait terriblement mal aux c…es !”  Mais à Batz comme à Cléder, la traction mécanique et motorisée finit par concurrencer sérieusement la traction animale. Les dernières courses traditionnelles sur la grève ont lieu à la fin des années 1980.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Permanence des courses sur sable</strong></p>
<p style="text-align: justify;">À Plouescat, commune limitrophe de Cléder, les courses, fondées officiellement en 1879 attirent encore un public nombreux aux environs du 15 août. Aux environs, car ici, ce n’est pas tant le calendrier des offices religieux que <em>l’Almanach du marin breton</em> qui commande. “Il faut un petit coefficient de marées pour que la mer, durant plusieurs jours, ne dépasse pas l’entrée du goulet et laisse la grève du Kernic à sec”, précise Alain Rouxel, le président de la Société des courses hippique en charge de l’organisation. Les courses, homologuées par le Pari mutuel urbain (pmu), font depuis le début du xx<sup>e</sup> siècle, la part belle aux pur-sang et autres chevaux “de course”. Mais chaque année, la dernière compétition sur sable y est dédiée aux traits et postiers bretons.</p>
<p style="text-align: justify;">À Saint-Efflam, les courses fondées en 1828 par le marquis de Kergariou, se déroulent toujours sur la lieue de grève. “C’est l’une des quatre du genre en France avec Plouescat, Ploubalay-Lancieux et Julouville<strong> </strong>en Normandie, précise le docteur Eleouet. Lorsque j’étais enfant, il y avait en permanence de cinquante à cent chevaux dans les écuries de l’hôtel. Des postiers bretons, des traits bretons et même des bidets.” Le docteur Eleouet a pris, en 2006, les rênes de la Société hippique des courses de Saint Efflam à Plestin-les-grèves. Au début les courses étaient faites pour valoriser les chevaux de la région. Aujourd’hui, elles se sont professionnalisées. Il y a sept courses, sur deux jours. Quatre de trot et trois de galop sur une piste qui mesure mille trois cents mètres. Pas de date précise non plus, pour l’organisation de cette compétition spectaculaire qui attire un public nombreux – plus de deux mille tickets d’entrée vendus en 2009. L’événement est en effet déterminé par la marée. “Contrairement à Plouescat, explique le docteur Eleouet, nous fixons ces courses à marée basse, lors d’un fort coefficient, pour que la plage soit bien dégagée.”</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Les concours d’attelage</strong></p>
<p style="text-align: justify;">À Corlay, l’atmosphère a bien changé depuis le xix<sup>e</sup> siècle. Le terrain, spécialisé aujourd’hui dans le <em>steeple-chase</em> et le <em>cross</em>, passe d’ailleurs non seulement pour l’un des plus beaux, mais l’un des plus originaux de tout l’Hexagone. Avec ses reliefs vallonnés, il tient davantage, selon les spécialistes, de ses homologues britanniques que des hippodromes français. Ce qui lui vaut aujourd’hui le surnom affectueux de “petit Liverpool”. Aux sept courses de plat et d’obstacles disputées le 14 juillet, s’ajoute désormais un concours d’attelage qui se déroule fin septembre. Une démonstration très spectaculaire au cours de laquelle s’illustrent des éleveurs du secteur.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, comme hier, Corlay fait figure de “Mecque” du cheval en Bretagne, à défaut de Mecque du “cheval breton”, pour cause de disparition des fameux bidets bretons qui firent sa renommée. L’hippodrome du Petit-Paris, dédié au galop et au saut d’obstacle, a conservé le relief vallonné, parsemé de cultures qui lui donne son aspect <em>british</em>. L’organisation de <em>steeple-chases</em> et de <em>crosses</em> très spectaculaires en fait l’hippodrome le plus coté et le plus fréquenté de Bretagne. Mais Corlay ne se limite pas à ce champ de courses, aussi célèbre soit-il. La petite cité du centre Bretagne s’est aussi dotée récemment d’un “équipole” construit avec le soutien de la communauté de communes et constitué d’une piste d’entraînement pour galopeurs, plat et obstacles, d’une carrière de dressage sablée et drainée, de nombreux parcours extérieurs dans la campagne environnante pour l’attelage et l’endurance, de boxes et de salles de réunion. Depuis les années 1970 également, le conseil général des Côtes-d’Armor y a établi une station de monte pour huit étalons et une vingtaine de juments, mise à la disposition du Haras national de Lamballe. Enfin, les dépendances du château, après avoir hébergé la maréchaussée, sont occupées par une passionnante Maison du cheval, installée précisément dans les locaux de l’ancienne station des haras. À travers documents anciens, photos, affiches etc., elle raconte au visiteur l’histoire d’amour qui unit Corlay et le cheval, celle des courses et de l’hippodrome.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré la disparition de la Société rurale traditionnelle, la Bretagne, contre vents et marées, reste bien, à l’instar de l’Irlande, une terre de chevaux. Le fameux bidet breton, qui allait à l’amble, a disparu dans les couloirs du temps, victime de l’acharnement administratif. Mais ses descendants, postier et trait bretons, croisés avec des Norfolk ou des Ardennais n’ont plus vraiment de soucis à se faire. Passé le mauvais cap d’une période où les paysans troquèrent la traction animale contre la mécanique et les animaux de chair et de sang contre les chevaux-vapeur, ils ont su entamer une heureuse reconversion, forcément orientée en partie vers le loisir. Certains producteurs légumiers de la ceinture dorée bretonne le préfèrent toujours au tracteur, mais le cheval breton est aussi utilisé comme gardien efficace des zones de déprise agricole et des zones naturelles sensibles. En raison de sa docilité, il peut aussi participer à l’entretien des parcs urbains. Il est bien sûr apprécié pour les randonnées à roulottes et les balades montées ou attelées et… pour la qualité de sa viande. Autant de qualités ayant permis d’en préserver la race, qui compte aujourd’hui quelque sept cent onze étalons en activité, près de sept mille poulinières et dix mille juments.</p>
<p style="text-align: justify;">Si nombre d’entre eux participent activement et avec entrain au pardon de saint Gweltaz à Penvenan ou à la baignade prophylactique à Goudelin, on peut tout de même regretter que les courses traditionnelles et quasi spontanées qui animaient la communauté paysanne, se soient aujourd’hui bien raréfiées. Ne pourrait-on pas imaginer que les organisateurs de pardons d’une part et les responsables des courses hippiques d’autre part leur ménagent à nouveau la place qui leur revient de droit ? Ce serait faire le plaisir des chevaux, des cavaliers et d’un public en recherche constante de racines et d’authenticité.</p>
<p style="text-align: justify;">
<address style="text-align: justify;"><strong>Remerciements</strong> à Brigitte Cariou, du Syndicat des éleveurs du cheval breton, à Yves-Marie Erard, archiviste de l’évêché de Saint-Brieuc, à Alain Rouxel, président du Comité hippique des courses de Plouescat, au docteur Eleouet, président du Comité hippique des courses de Saint-Efflam, à Daniel Le Boucher, vétérinaire, président de l’association des Amis du cheval du pays de Corlay, à Daniel Giraudon, ethnologue, à Hélène Gombert, responsable du CRBC (Centre de recherche bretonne et celtique) de Brest, à Yvon Le Berre, à Guy de Sallier Dupin, à Jean Pensivy de Gourin, à Madame Guézingar, responsable la bibliothèque de Batz, et à tous les éleveurs ou coureurs qui ont accepté de me recevoir.</address>
<p style="text-align: justify;">
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Retrouvez ci-dessous, en exclusivité sur ArMen.net, les photos inédites des reportages photographiques réalisés pour la préparation de cet article. D'autres documents iconographiques et photographiques légendés sont publiés avec l'article dans le numéro 178 d'ArMen, disponible en bas de cette page et dans notre boutique en ligne.</strong></h3>
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<p><strong>Rencontre de passionnés de chevaux de traits bretons : éleveur, responsable de centre équestre ou maréchal-ferrant. </strong></p>
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<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Au Mendu, Carnac." rel="lightbox[2010-9-5-15-5-10]" href="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8JEJKG1I/AAAAAAAAC7g/eqmQaSFmGfs/cheval-trait-xdubois-1.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8JEJKG1I/AAAAAAAAC7g/eqmQaSFmGfs/s72-c/cheval-trait-xdubois-1.jpg" alt="Au Mendu, Carnac." width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Elevage de chevaux &quot;la Ferme du cheval de trait&quot; de Yann Le Gars à Languidic (56)." rel="lightbox[2010-9-5-15-5-10]" href="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8KOa32LI/AAAAAAAAC7g/P0eFDaZzo-k/cheval-trait-xdubois-2.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8KOa32LI/AAAAAAAAC7g/P0eFDaZzo-k/s72-c/cheval-trait-xdubois-2.jpg" alt="Elevage de chevaux &quot;la Ferme du cheval de trait&quot; de Yann Le Gars à Languidic (56)." width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Elevage de chevaux &quot;la Ferme du cheval de trait&quot; de Yann Le Gars à Languidic (56)." rel="lightbox[2010-9-5-15-5-10]" href="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8LNKdPCI/AAAAAAAAC7g/5qW4R6sbTVU/cheval-trait-xdubois-3.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8LNKdPCI/AAAAAAAAC7g/5qW4R6sbTVU/s72-c/cheval-trait-xdubois-3.jpg" alt="Elevage de chevaux &quot;la Ferme du cheval de trait&quot; de Yann Le Gars à Languidic (56)." width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Elevage de chevaux &quot;la Ferme du cheval de trait&quot; de Yann Le Gars à Languidic (56)." rel="lightbox[2010-9-5-15-5-10]" href="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8ML101eI/AAAAAAAAC7g/Sg_mHvtGDFk/cheval-trait-xdubois-4.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8ML101eI/AAAAAAAAC7g/Sg_mHvtGDFk/s72-c/cheval-trait-xdubois-4.jpg" alt="Elevage de chevaux &quot;la Ferme du cheval de trait&quot; de Yann Le Gars à Languidic (56)." width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Elevage de chevaux &quot;la Ferme du cheval de trait&quot; de Yann Le Gars à Languidic (56)." rel="lightbox[2010-9-5-15-5-10]" href="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8NyLd3aI/AAAAAAAAC7g/XqpqSZPray4/cheval-trait-xdubois-5.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8NyLd3aI/AAAAAAAAC7g/XqpqSZPray4/s72-c/cheval-trait-xdubois-5.jpg" alt="Elevage de chevaux &quot;la Ferme du cheval de trait&quot; de Yann Le Gars à Languidic (56)." width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Elevage de chevaux &quot;la Ferme du cheval de trait&quot; de Yann Le Gars à Languidic (56)." rel="lightbox[2010-9-5-15-5-10]" href="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8O8FGZcI/AAAAAAAAC7g/XWgpPgOtbJU/cheval-trait-xdubois-6.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8O8FGZcI/AAAAAAAAC7g/XWgpPgOtbJU/s72-c/cheval-trait-xdubois-6.jpg" alt="Elevage de chevaux &quot;la Ferme du cheval de trait&quot; de Yann Le Gars à Languidic (56)." width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Elevage de chevaux &quot;la Ferme du cheval de trait&quot; de Yann Le Gars à Languidic (56)." rel="lightbox[2010-9-5-15-5-10]" href="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8PxlzPBI/AAAAAAAAC7g/sPPxPwOSRPc/cheval-trait-xdubois-7.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8PxlzPBI/AAAAAAAAC7g/sPPxPwOSRPc/s72-c/cheval-trait-xdubois-7.jpg" alt="Elevage de chevaux &quot;la Ferme du cheval de trait&quot; de Yann Le Gars à Languidic (56)." width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Elevage de chevaux &quot;la Ferme du cheval de trait&quot; de Yann Le Gars à Languidic (56)." rel="lightbox[2010-9-5-15-5-10]" href="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8RPJNw7I/AAAAAAAAC7g/oBWfAifkFPE/cheval-trait-xdubois-8.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8RPJNw7I/AAAAAAAAC7g/oBWfAifkFPE/s72-c/cheval-trait-xdubois-8.jpg" alt="Elevage de chevaux &quot;la Ferme du cheval de trait&quot; de Yann Le Gars à Languidic (56)." width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Elevage de chevaux &quot;la Ferme du cheval de trait&quot; de Yann Le Gars à Languidic (56)." rel="lightbox[2010-9-5-15-5-10]" href="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8RzQWxsI/AAAAAAAAC7g/DR-uVcTa2oM/cheval-trait-xdubois-9.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8RzQWxsI/AAAAAAAAC7g/DR-uVcTa2oM/s72-c/cheval-trait-xdubois-9.jpg" alt="Elevage de chevaux &quot;la Ferme du cheval de trait&quot; de Yann Le Gars à Languidic (56)." width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Elevage de chevaux &quot;la Ferme du cheval de trait&quot; de Yann Le Gars à Languidic (56)." rel="lightbox[2010-9-5-15-5-10]" href="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8TPwf0NI/AAAAAAAAC7g/DH6nqhknXHo/cheval-trait-xdubois-10.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8TPwf0NI/AAAAAAAAC7g/DH6nqhknXHo/s72-c/cheval-trait-xdubois-10.jpg" alt="Elevage de chevaux &quot;la Ferme du cheval de trait&quot; de Yann Le Gars à Languidic (56)." width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Elevage de chevaux &quot;la Ferme du cheval de trait&quot; de Yann Le Gars à Languidic (56)." rel="lightbox[2010-9-5-15-5-10]" href="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8UKPoBAI/AAAAAAAAC7g/MCg2vV4yf60/cheval-trait-xdubois-11.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8UKPoBAI/AAAAAAAAC7g/MCg2vV4yf60/s72-c/cheval-trait-xdubois-11.jpg" alt="Elevage de chevaux &quot;la Ferme du cheval de trait&quot; de Yann Le Gars à Languidic (56)." width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Ferrage d'un cheval de trait chez Yann Le Gars à Languidic." rel="lightbox[2010-9-5-15-5-10]" href="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8VOUwteI/AAAAAAAAC7g/8uY1RXg-SDU/cheval-trait-xdubois-12.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8VOUwteI/AAAAAAAAC7g/8uY1RXg-SDU/s72-c/cheval-trait-xdubois-12.jpg" alt="Ferrage d'un cheval de trait chez Yann Le Gars à Languidic." width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Ferrage d'un cheval de trait chez Yann Le Gars à Languidic." rel="lightbox[2010-9-5-15-5-10]" href="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8WENip1I/AAAAAAAAC7g/VVTzGSRhBzw/cheval-trait-xdubois-13.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8WENip1I/AAAAAAAAC7g/VVTzGSRhBzw/s72-c/cheval-trait-xdubois-13.jpg" alt="Ferrage d'un cheval de trait chez Yann Le Gars à Languidic." width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Ferrage d'un cheval de trait chez Yann Le Gars à Languidic." rel="lightbox[2010-9-5-15-5-10]" href="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8XKZm9KI/AAAAAAAAC7g/lYbwCarm6MQ/cheval-trait-xdubois-14.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8XKZm9KI/AAAAAAAAC7g/lYbwCarm6MQ/s72-c/cheval-trait-xdubois-14.jpg" alt="Ferrage d'un cheval de trait chez Yann Le Gars à Languidic." width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Ferrage d'un cheval de trait chez Yann Le Gars à Languidic." rel="lightbox[2010-9-5-15-5-10]" href="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8YUzxzFI/AAAAAAAAC7g/f77nLatc-to/cheval-trait-xdubois-15.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8YUzxzFI/AAAAAAAAC7g/f77nLatc-to/s72-c/cheval-trait-xdubois-15.jpg" alt="Ferrage d'un cheval de trait chez Yann Le Gars à Languidic." width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Ferrage d'un cheval de trait chez Yann Le Gars à Languidic." rel="lightbox[2010-9-5-15-5-10]" href="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8ZCYu_2I/AAAAAAAAC7g/iUOlXlvel7Q/cheval-trait-xdubois-16.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8ZCYu_2I/AAAAAAAAC7g/iUOlXlvel7Q/s72-c/cheval-trait-xdubois-16.jpg" alt="Ferrage d'un cheval de trait chez Yann Le Gars à Languidic." width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Les outils du maréchal-ferrant." rel="lightbox[2010-9-5-15-5-10]" href="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8Zwlh0EI/AAAAAAAAC7g/o5TyqTr9nRs/cheval-trait-xdubois-17.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8Zwlh0EI/AAAAAAAAC7g/o5TyqTr9nRs/s72-c/cheval-trait-xdubois-17.jpg" alt="Les outils du maréchal-ferrant." width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Fer à cheval.." rel="lightbox[2010-9-5-15-5-10]" href="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8an9QLSI/AAAAAAAAC7g/ckyNZKOldlI/cheval-trait-xdubois-18.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8an9QLSI/AAAAAAAAC7g/ckyNZKOldlI/s72-c/cheval-trait-xdubois-18.jpg" alt="Fer à cheval.." width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Le maréchal-ferrant." rel="lightbox[2010-9-5-15-5-10]" href="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8baZXCVI/AAAAAAAAC7g/pM421vARSdM/cheval-trait-xdubois-19.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8baZXCVI/AAAAAAAAC7g/pM421vARSdM/s72-c/cheval-trait-xdubois-19.jpg" alt="Le maréchal-ferrant." width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Le maréchal-ferrant." rel="lightbox[2010-9-5-15-5-10]" href="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8cFKlqMI/AAAAAAAAC7g/TCuTnzMBvjI/cheval-trait-xdubois-20.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8cFKlqMI/AAAAAAAAC7g/TCuTnzMBvjI/s72-c/cheval-trait-xdubois-20.jpg" alt="Le maréchal-ferrant." width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Le maréchal-ferrant." rel="lightbox[2010-9-5-15-5-10]" href="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8dI4FUaI/AAAAAAAAC7g/R4kv_Dm2QJY/cheval-trait-xdubois-21.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8dI4FUaI/AAAAAAAAC7g/R4kv_Dm2QJY/s72-c/cheval-trait-xdubois-21.jpg" alt="Le maréchal-ferrant." width="72" height="72" /></a></p>
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<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Démonstration de ferrage lors de la journée du cheval de trait de Corlay (22), août 2010." rel="lightbox[2010-9-5-15-5-10]" href="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8d6PSxLI/AAAAAAAAC7g/z7Krw0V8_t8/cheval-trait-xdubois-22.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8d6PSxLI/AAAAAAAAC7g/z7Krw0V8_t8/s72-c/cheval-trait-xdubois-22.jpg" alt="Démonstration de ferrage lors de la journée du cheval de trait de Corlay (22), août 2010." width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Démonstration de ferrage lors de la journée du cheval de trait de Corlay (22), août 2010." rel="lightbox[2010-9-5-15-5-10]" href="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8e1UvLkI/AAAAAAAAC7g/MDQdYVZ9pvw/cheval-trait-xdubois-23.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8e1UvLkI/AAAAAAAAC7g/MDQdYVZ9pvw/s72-c/cheval-trait-xdubois-23.jpg" alt="Démonstration de ferrage lors de la journée du cheval de trait de Corlay (22), août 2010." width="72" height="72" /></a></p>
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<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Démonstration de ferrage lors de la journée du cheval de trait de Corlay (22), août 2010." rel="lightbox[2010-9-5-15-5-10]" href="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8foQVcPI/AAAAAAAAC7g/zKFLZMuz9Xw/cheval-trait-xdubois-24.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8foQVcPI/AAAAAAAAC7g/zKFLZMuz9Xw/s72-c/cheval-trait-xdubois-24.jpg" alt="Démonstration de ferrage lors de la journée du cheval de trait de Corlay (22), août 2010." width="72" height="72" /></a></p>
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<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Démonstration de ferrage lors de la journée du cheval de trait de Corlay (22), août 2010." rel="lightbox[2010-9-5-15-5-10]" href="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8gfKVbHI/AAAAAAAAC7g/n_hzfCUGZWQ/cheval-trait-xdubois-25.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8gfKVbHI/AAAAAAAAC7g/n_hzfCUGZWQ/s72-c/cheval-trait-xdubois-25.jpg" alt="Démonstration de ferrage lors de la journée du cheval de trait de Corlay (22), août 2010." width="72" height="72" /></a></p>
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<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Démonstration de ferrage lors de la journée du cheval de trait de Corlay (22), août 2010." rel="lightbox[2010-9-5-15-5-10]" href="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8hf83ipI/AAAAAAAAC7g/GBU-O-XxU3M/cheval-trait-xdubois-26.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8hf83ipI/AAAAAAAAC7g/GBU-O-XxU3M/s72-c/cheval-trait-xdubois-26.jpg" alt="Démonstration de ferrage lors de la journée du cheval de trait de Corlay (22), août 2010." width="72" height="72" /></a></p>
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<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Démonstration de ferrage lors de la journée du cheval de trait de Corlay (22), août 2010." rel="lightbox[2010-9-5-15-5-10]" href="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8iBaVLmI/AAAAAAAAC7g/lJolmIO9XsM/cheval-trait-xdubois-27.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8iBaVLmI/AAAAAAAAC7g/lJolmIO9XsM/s72-c/cheval-trait-xdubois-27.jpg" alt="Démonstration de ferrage lors de la journée du cheval de trait de Corlay (22), août 2010." width="72" height="72" /></a></p>
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<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Démonstration de ferrage lors de la journée du cheval de trait de Corlay (22), août 2010." rel="lightbox[2010-9-5-15-5-10]" href="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8izeoCUI/AAAAAAAAC7g/Cs5g7QCAM0c/cheval-trait-xdubois-28.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8izeoCUI/AAAAAAAAC7g/Cs5g7QCAM0c/s72-c/cheval-trait-xdubois-28.jpg" alt="Démonstration de ferrage lors de la journée du cheval de trait de Corlay (22), août 2010." width="72" height="72" /></a></p>
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<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Démonstration de ferrage lors de la journée du cheval de trait de Corlay (22), août 2010." rel="lightbox[2010-9-5-15-5-10]" href="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8jrzlU5I/AAAAAAAAC7g/UjakpNQjG0k/cheval-trait-xdubois-29.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8jrzlU5I/AAAAAAAAC7g/UjakpNQjG0k/s72-c/cheval-trait-xdubois-29.jpg" alt="Démonstration de ferrage lors de la journée du cheval de trait de Corlay (22), août 2010." width="72" height="72" /></a></p>
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<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Démonstration de ferrage lors de la journée du cheval de trait de Corlay (22), août 2010." rel="lightbox[2010-9-5-15-5-10]" href="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8kchDvNI/AAAAAAAAC7g/ERhFKhL9s7g/cheval-trait-xdubois-30.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8kchDvNI/AAAAAAAAC7g/ERhFKhL9s7g/s72-c/cheval-trait-xdubois-30.jpg" alt="Démonstration de ferrage lors de la journée du cheval de trait de Corlay (22), août 2010." width="72" height="72" /></a></p>
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<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Démonstration de ferrage lors de la journée du cheval de trait de Corlay (22), août 2010." rel="lightbox[2010-9-5-15-5-10]" href="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8lSfy0LI/AAAAAAAAC7g/S6EH4DDyTjA/cheval-trait-xdubois-31.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8lSfy0LI/AAAAAAAAC7g/S6EH4DDyTjA/s72-c/cheval-trait-xdubois-31.jpg" alt="Démonstration de ferrage lors de la journée du cheval de trait de Corlay (22), août 2010." width="72" height="72" /></a></p>
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<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a rel="lightbox[2010-9-5-15-5-10]" href="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8mAexfoI/AAAAAAAAC7g/vJ18lcSM4dU/cheval-trait-xdubois-32.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8mAexfoI/AAAAAAAAC7g/vJ18lcSM4dU/s72-c/cheval-trait-xdubois-32.jpg" alt="cheval-trait-xdubois-32.jpg" width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a rel="lightbox[2010-9-5-15-5-10]" href="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8m2qFkII/AAAAAAAAC7g/1HL7L2e5zsE/cheval-trait-xdubois-33.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8m2qFkII/AAAAAAAAC7g/1HL7L2e5zsE/s72-c/cheval-trait-xdubois-33.jpg" alt="cheval-trait-xdubois-33.jpg" width="72" height="72" /></a></p>
</div>
<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Démonstration de ferrage lors de la journée du cheval de trait de Corlay (22), août 2010." rel="lightbox[2010-9-5-15-5-10]" href="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8n7lSThI/AAAAAAAAC7g/LP3PXpKlUTQ/cheval-trait-xdubois-34.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8n7lSThI/AAAAAAAAC7g/LP3PXpKlUTQ/s72-c/cheval-trait-xdubois-34.jpg" alt="Démonstration de ferrage lors de la journée du cheval de trait de Corlay (22), août 2010." width="72" height="72" /></a></p>
</div>
<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Galop au Mendu, Carnac." rel="lightbox[2010-9-5-15-5-10]" href="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8orHD4iI/AAAAAAAAC7g/wUA0o4vKIcQ/cheval-trait-xdubois-35.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi8orHD4iI/AAAAAAAAC7g/wUA0o4vKIcQ/s72-c/cheval-trait-xdubois-35.jpg" alt="Galop au Mendu, Carnac." width="72" height="72" /></a></p>
</div>
</div>
<p><strong>Les Courses Hippiques de l'hippodrome marin de la Baie du Kernic, à Plouescat, en août 2010.</strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
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<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Course attelée à l'hippodrome de la baie du Kernic de Plouescat le 5 août 2010." rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi9k48dMOI/AAAAAAAAC7c/9u49rqIiLl4/course-plouescat2010-1.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi9k48dMOI/AAAAAAAAC7c/9u49rqIiLl4/s72-c/course-plouescat2010-1.jpg" alt="Course attelée à l'hippodrome de la baie du Kernic de Plouescat le 5 août 2010." width="72" height="72" /></a></p>
</div>
<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Course attelée à l'hippodrome de la baie du Kernic de Plouescat le 5 août 2010." rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi9lhoE4yI/AAAAAAAAC7c/EznrpMqZn_g/course-plouescat2010-2.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi9lhoE4yI/AAAAAAAAC7c/EznrpMqZn_g/s72-c/course-plouescat2010-2.jpg" alt="Course attelée à l'hippodrome de la baie du Kernic de Plouescat le 5 août 2010." width="72" height="72" /></a></p>
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<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Course attelée à l'hippodrome de la baie du Kernic de Plouescat le 5 août 2010." rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi9mvXxXMI/AAAAAAAAC7c/nfUUAXfXKg4/course-plouescat2010-3.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi9mvXxXMI/AAAAAAAAC7c/nfUUAXfXKg4/s72-c/course-plouescat2010-3.jpg" alt="Course attelée à l'hippodrome de la baie du Kernic de Plouescat le 5 août 2010." width="72" height="72" /></a></p>
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<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Course attelée à l'hippodrome de la baie du Kernic de Plouescat le 5 août 2010." rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi9neOPwwI/AAAAAAAAC7c/4AtaTrT88as/course-plouescat2010-4.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi9neOPwwI/AAAAAAAAC7c/4AtaTrT88as/s72-c/course-plouescat2010-4.jpg" alt="Course attelée à l'hippodrome de la baie du Kernic de Plouescat le 5 août 2010." width="72" height="72" /></a></p>
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<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Course attelée à l'hippodrome de la baie du Kernic de Plouescat le 5 août 2010." rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi9oWoS16I/AAAAAAAAC7c/5BAnHeQIe1w/course-plouescat2010-5.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi9oWoS16I/AAAAAAAAC7c/5BAnHeQIe1w/s72-c/course-plouescat2010-5.jpg" alt="Course attelée à l'hippodrome de la baie du Kernic de Plouescat le 5 août 2010." width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Course attelée à l'hippodrome de la baie du Kernic de Plouescat le 5 août 2010." rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi9pZDAPdI/AAAAAAAAC7c/B2CvyWenUuk/course-plouescat2010-6.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi9pZDAPdI/AAAAAAAAC7c/B2CvyWenUuk/s72-c/course-plouescat2010-6.jpg" alt="Course attelée à l'hippodrome de la baie du Kernic de Plouescat le 5 août 2010." width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Course attelée à l'hippodrome de la baie du Kernic de Plouescat le 5 août 2010." rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi9qH-egJI/AAAAAAAAC7c/XIWHVArpW_A/course-plouescat2010-7.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi9qH-egJI/AAAAAAAAC7c/XIWHVArpW_A/s72-c/course-plouescat2010-7.jpg" alt="Course attelée à l'hippodrome de la baie du Kernic de Plouescat le 5 août 2010." width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Course attelée à l'hippodrome de la baie du Kernic de Plouescat le 5 août 2010." rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi9rNgWvFI/AAAAAAAAC7c/TrFGxpZtuEs/course-plouescat2010-8.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi9rNgWvFI/AAAAAAAAC7c/TrFGxpZtuEs/s72-c/course-plouescat2010-8.jpg" alt="Course attelée à l'hippodrome de la baie du Kernic de Plouescat le 5 août 2010." width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Course attelée à l'hippodrome de la baie du Kernic de Plouescat le 5 août 2010." rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi9sPINLrI/AAAAAAAAC7c/0cgzpjV0rnE/course-plouescat2010-9.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi9sPINLrI/AAAAAAAAC7c/0cgzpjV0rnE/s72-c/course-plouescat2010-9.jpg" alt="Course attelée à l'hippodrome de la baie du Kernic de Plouescat le 5 août 2010." width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Hippodrome du Kernic, Plouescat, jeudi 5 Aout 2010." rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi9tMaGWGI/AAAAAAAAC7c/kH5AgZq1PuY/course-plouescat2010-10.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi9tMaGWGI/AAAAAAAAC7c/kH5AgZq1PuY/s72-c/course-plouescat2010-10.jpg" alt="Hippodrome du Kernic, Plouescat, jeudi 5 Aout 2010." width="72" height="72" /></a></p>
</div>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Hippodrome du Kernic, Plouescat, jeudi 5 Aout 2010." rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi9uZ-b_LI/AAAAAAAAC7c/O3bsnEcmz10/course-plouescat2010-11.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi9uZ-b_LI/AAAAAAAAC7c/O3bsnEcmz10/s72-c/course-plouescat2010-11.jpg" alt="Hippodrome du Kernic, Plouescat, jeudi 5 Aout 2010." width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Hippodrome du Kernic, Plouescat, jeudi 5 Aout 2010." rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi9vNnxZ1I/AAAAAAAAC7c/OQ1r6BwtWWc/course-plouescat2010-12.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi9vNnxZ1I/AAAAAAAAC7c/OQ1r6BwtWWc/s72-c/course-plouescat2010-12.jpg" alt="Hippodrome du Kernic, Plouescat, jeudi 5 Aout 2010." width="72" height="72" /></a></p>
</div>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Hippodrome du Kernic, Plouescat, jeudi 5 Aout 2010." rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi9wMSj2kI/AAAAAAAAC7c/KvrcJTJCmm0/course-plouescat2010-13.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi9wMSj2kI/AAAAAAAAC7c/KvrcJTJCmm0/s72-c/course-plouescat2010-13.jpg" alt="Hippodrome du Kernic, Plouescat, jeudi 5 Aout 2010." width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Hippodrome du Kernic, Plouescat, jeudi 5 Aout 2010." rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi9xNKEplI/AAAAAAAAC7c/FitCfVDF2Gw/course-plouescat2010-14.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi9xNKEplI/AAAAAAAAC7c/FitCfVDF2Gw/s72-c/course-plouescat2010-14.jpg" alt="Hippodrome du Kernic, Plouescat, jeudi 5 Aout 2010." width="72" height="72" /></a></p>
</div>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Hippodrome du Kernic, Plouescat, jeudi 5 Aout 2010." rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi9yF5KcTI/AAAAAAAAC7c/hXIemWmyiDU/course-plouescat2010-15.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi9yF5KcTI/AAAAAAAAC7c/hXIemWmyiDU/s72-c/course-plouescat2010-15.jpg" alt="Hippodrome du Kernic, Plouescat, jeudi 5 Aout 2010." width="72" height="72" /></a></p>
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<p class="pie-img-wrapper"><a title="Hippodrome du Kernic, Plouescat, jeudi 5 Aout 2010." rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi9zLGKKpI/AAAAAAAAC7c/rkvtp260aUw/course-plouescat2010-16.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi9zLGKKpI/AAAAAAAAC7c/rkvtp260aUw/s72-c/course-plouescat2010-16.jpg" alt="Hippodrome du Kernic, Plouescat, jeudi 5 Aout 2010." width="72" height="72" /></a></p>
</div>
<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Hippodrome du Kernic, Plouescat, jeudi 5 Aout 2010." rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi9z0x-G-I/AAAAAAAAC7c/GYIvr21hwpE/course-plouescat2010-17.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi9z0x-G-I/AAAAAAAAC7c/GYIvr21hwpE/s72-c/course-plouescat2010-17.jpg" alt="Hippodrome du Kernic, Plouescat, jeudi 5 Aout 2010." width="72" height="72" /></a></p>
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<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Hippodrome du Kernic, Plouescat, jeudi 5 Aout 2010. Course montée : Prix de la société du cheval français." rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi90lB3vrI/AAAAAAAAC7c/XqzE6IEUGls/course-plouescat2010-18.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi90lB3vrI/AAAAAAAAC7c/XqzE6IEUGls/s72-c/course-plouescat2010-18.jpg" alt="Hippodrome du Kernic, Plouescat, jeudi 5 Aout 2010. Course montée : Prix de la société du cheval français." width="72" height="72" /></a></p>
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<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Hippodrome du Kernic, Plouescat, jeudi 5 Aout 2010. Course attelée." rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi91XL6SHI/AAAAAAAAC7c/hYHkC4AU_uw/course-plouescat2010-19.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi91XL6SHI/AAAAAAAAC7c/hYHkC4AU_uw/s72-c/course-plouescat2010-19.jpg" alt="Hippodrome du Kernic, Plouescat, jeudi 5 Aout 2010. Course attelée." width="72" height="72" /></a></p>
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<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Roselia de Couet à Plouescat le 5 août 2010." rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi92O8GUaI/AAAAAAAAC7c/e1A7Px4PNlk/course-plouescat2010-20.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi92O8GUaI/AAAAAAAAC7c/e1A7Px4PNlk/s72-c/course-plouescat2010-20.jpg" alt="Roselia de Couet à Plouescat le 5 août 2010." width="72" height="72" /></a></p>
</div>
<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Hippodrome du Kernic, Plouescat, jeudi 5 Aout 2010." rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi92jWd_qI/AAAAAAAAC7c/mrwL5BWv-dM/course-plouescat2010-21.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi92jWd_qI/AAAAAAAAC7c/mrwL5BWv-dM/s72-c/course-plouescat2010-21.jpg" alt="Hippodrome du Kernic, Plouescat, jeudi 5 Aout 2010." width="72" height="72" /></a></p>
</div>
<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Hippodrome du Kernic, Plouescat, jeudi 5 Aout 2010." rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi93ocAioI/AAAAAAAAC7c/Z8gDqfdI_3U/course-plouescat2010-22.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi93ocAioI/AAAAAAAAC7c/Z8gDqfdI_3U/s72-c/course-plouescat2010-22.jpg" alt="Hippodrome du Kernic, Plouescat, jeudi 5 Aout 2010." width="72" height="72" /></a></p>
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<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Hippodrome du Kernic, Plouescat, jeudi 5 Aout 2010. Course attelée." rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi94aPn6OI/AAAAAAAAC7c/0TRkEIvGI2w/course-plouescat2010-23.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi94aPn6OI/AAAAAAAAC7c/0TRkEIvGI2w/s72-c/course-plouescat2010-23.jpg" alt="Hippodrome du Kernic, Plouescat, jeudi 5 Aout 2010. Course attelée." width="72" height="72" /></a></p>
</div>
<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Hippodrome du Kernic, Plouescat, jeudi 5 Aout 2010. Course attelée." rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi95Q96LoI/AAAAAAAAC7c/w4b4eb-9nxI/course-plouescat2010-24.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi95Q96LoI/AAAAAAAAC7c/w4b4eb-9nxI/s72-c/course-plouescat2010-24.jpg" alt="Hippodrome du Kernic, Plouescat, jeudi 5 Aout 2010. Course attelée." width="72" height="72" /></a></p>
</div>
<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Hippodrome du Kernic, Plouescat, jeudi 5 Aout 2010. Course attelée." rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi96MlfIRI/AAAAAAAAC7c/CW97M7pxwe0/course-plouescat2010-25.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi96MlfIRI/AAAAAAAAC7c/CW97M7pxwe0/s72-c/course-plouescat2010-25.jpg" alt="Hippodrome du Kernic, Plouescat, jeudi 5 Aout 2010. Course attelée." width="72" height="72" /></a></p>
</div>
<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi960tY0TI/AAAAAAAAC7c/Jr3wbHBL4to/course-plouescat2010-26.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi960tY0TI/AAAAAAAAC7c/Jr3wbHBL4to/s72-c/course-plouescat2010-26.jpg" alt="course-plouescat2010-26.jpg" width="72" height="72" /></a></p>
</div>
<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi98WMAAnI/AAAAAAAAC7c/1D5QnhPIeFI/course-plouescat2010-27.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi98WMAAnI/AAAAAAAAC7c/1D5QnhPIeFI/s72-c/course-plouescat2010-27.jpg" alt="course-plouescat2010-27.jpg" width="72" height="72" /></a></p>
</div>
<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Gérad Le Duff et Jacques Chapalain sur Gourenn et Nona." rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi99PdrLtI/AAAAAAAAC7c/GyQI6jxZUI8/course-plouescat2010-28.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi99PdrLtI/AAAAAAAAC7c/GyQI6jxZUI8/s72-c/course-plouescat2010-28.jpg" alt="Gérad Le Duff et Jacques Chapalain sur Gourenn et Nona." width="72" height="72" /></a></p>
</div>
<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Jacques Chapalain et Nona." rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi9-KeacWI/AAAAAAAAC7c/_NiV9LRZQJI/course-plouescat2010-29.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi9-KeacWI/AAAAAAAAC7c/_NiV9LRZQJI/s72-c/course-plouescat2010-29.jpg" alt="Jacques Chapalain et Nona." width="72" height="72" /></a></p>
</div>
<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Jacques Chapalain et Nona." rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi9-0uCIOI/AAAAAAAAC7c/HYwp1dPdqwQ/course-plouescat2010-30.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi9-0uCIOI/AAAAAAAAC7c/HYwp1dPdqwQ/s72-c/course-plouescat2010-30.jpg" alt="Jacques Chapalain et Nona." width="72" height="72" /></a></p>
</div>
<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Plouescat, 5 août 2010." rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi9_4DfqsI/AAAAAAAAC7c/6vj2-b9IyVI/course-plouescat2010-31.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi9_4DfqsI/AAAAAAAAC7c/6vj2-b9IyVI/s72-c/course-plouescat2010-31.jpg" alt="Plouescat, 5 août 2010." width="72" height="72" /></a></p>
</div>
<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="L'arrivée du Prix Prince de Bretagne." rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi-A9mYctI/AAAAAAAAC7c/xhGsMBXXNII/course-plouescat2010-32.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi-A9mYctI/AAAAAAAAC7c/xhGsMBXXNII/s72-c/course-plouescat2010-32.jpg" alt="L'arrivée du Prix Prince de Bretagne." width="72" height="72" /></a></p>
</div>
<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Gourenn et Gérard le Duff." rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi-BiK4-wI/AAAAAAAAC7c/TU1CIi99mbc/course-plouescat2010-33.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi-BiK4-wI/AAAAAAAAC7c/TU1CIi99mbc/s72-c/course-plouescat2010-33.jpg" alt="Gourenn et Gérard le Duff." width="72" height="72" /></a></p>
</div>
<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Jennifer Buathier, Justine Ménez, Anais Menez et  sur  Léon, Orphée et Undudi ar Créach." rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi-Ck2dMmI/AAAAAAAAC7c/6jHwrhrKBUE/course-plouescat2010-34.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi-Ck2dMmI/AAAAAAAAC7c/6jHwrhrKBUE/s72-c/course-plouescat2010-34.jpg" alt="Jennifer Buathier, Justine Ménez, Anais Menez et  sur  Léon, Orphée et Undudi ar Créach." width="72" height="72" /></a></p>
</div>
<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Jennifer Buathier, Justine Ménez, Anais Menez et  sur  Léon, Orphée et Undudi ar Créach." rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi-Du4tF_I/AAAAAAAAC7c/3qBGYT2f3xs/course-plouescat2010-35.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi-Du4tF_I/AAAAAAAAC7c/3qBGYT2f3xs/s72-c/course-plouescat2010-35.jpg" alt="Jennifer Buathier, Justine Ménez, Anais Menez et  sur  Léon, Orphée et Undudi ar Créach." width="72" height="72" /></a></p>
</div>
<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Le prix Prince de Bretagne. Plouescat.  Jordan Ménez sur Rosette de Plounevez-Lochrist." rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi-EVA_JXI/AAAAAAAAC7c/v89GxBamt00/course-plouescat2010-36.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh5.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi-EVA_JXI/AAAAAAAAC7c/v89GxBamt00/s72-c/course-plouescat2010-36.jpg" alt="Le prix Prince de Bretagne. Plouescat.  Jordan Ménez sur Rosette de Plounevez-Lochrist." width="72" height="72" /></a></p>
</div>
<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="L'arrivée du prix Prince de Bretagne. Plouescat." rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi-FDmJbrI/AAAAAAAAC7c/bVx1Rz2IzeQ/course-plouescat2010-37.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi-FDmJbrI/AAAAAAAAC7c/bVx1Rz2IzeQ/s72-c/course-plouescat2010-37.jpg" alt="L'arrivée du prix Prince de Bretagne. Plouescat." width="72" height="72" /></a></p>
</div>
<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="L'arrivée du prix Prince de Bretagne. Plouescat." rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi-GK0XzHI/AAAAAAAAC7c/3kLZWnoOR0E/course-plouescat2010-38.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh4.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi-GK0XzHI/AAAAAAAAC7c/3kLZWnoOR0E/s72-c/course-plouescat2010-38.jpg" alt="L'arrivée du prix Prince de Bretagne. Plouescat." width="72" height="72" /></a></p>
</div>
<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="L'arrivée du prix Prince de Bretagne. Plouescat." rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi-GwrLrKI/AAAAAAAAC7c/01saet1Ij44/course-plouescat2010-39.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh3.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi-GwrLrKI/AAAAAAAAC7c/01saet1Ij44/s72-c/course-plouescat2010-39.jpg" alt="L'arrivée du prix Prince de Bretagne. Plouescat." width="72" height="72" /></a></p>
</div>
<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="L'arrivée du prix Prince de Bretagne. Plouescat." rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi-H8pa51I/AAAAAAAAC7c/aHNIq7ycFao/course-plouescat2010-40.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi-H8pa51I/AAAAAAAAC7c/aHNIq7ycFao/s72-c/course-plouescat2010-40.jpg" alt="L'arrivée du prix Prince de Bretagne. Plouescat." width="72" height="72" /></a></p>
</div>
<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="L'arrivée du prix Prince de Bretagne. Plouescat." rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi-IS8UD6I/AAAAAAAAC7c/VxCKDGffXeI/course-plouescat2010-41.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi-IS8UD6I/AAAAAAAAC7c/VxCKDGffXeI/s72-c/course-plouescat2010-41.jpg" alt="L'arrivée du prix Prince de Bretagne. Plouescat." width="72" height="72" /></a></p>
</div>
<div class="pie-item" style="margin: 10px 10px 10px 10px;">
<p class="pie-img-wrapper"><a title="Eglantine et Yves le Duff de Plouescat." rel="lightbox[2010-9-5-15-14-57]" href="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi-JVJEL1I/AAAAAAAAC7c/_e3j6U-24dk/course-plouescat2010-42.jpg?imgmax=640"><img class="pie-img" src="http://lh6.ggpht.com/_L5a4uD0wItk/TIi-JVJEL1I/AAAAAAAAC7c/_e3j6U-24dk/s72-c/course-plouescat2010-42.jpg" alt="Eglantine et Yves le Duff de Plouescat." width="72" height="72" /></a></p>
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<p><br class="spacer_" /></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
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	<div class="frame single">
		<div class="image" style="float:left;margin:0 40px 0 0;"><img src="http://www.armen.net/boutique/images/77/Armen 178.HD.JPG?95,120,3395692702" alt="original" width="95" height="119"  /></div>
		<div class="details">
			<h4 class="name">
				ArMen N178			</h4>
			<div class="description">
				<ul>
<li>La mâche nantaise</li>
<li>La tradition des courses de chevaux</li>
<li>Les Orcades, une autre Ecosse</li>
<li>Portfolio : le collectif Camera Obscura</li>
<li>L&#8217;épopée de l&#8217;interceltisme</li>
<li>Paul Bloas, peintre mural</li>
</ul>
			</div>		
					
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