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	<title>Armen.net &#187; Diaspora</title>
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	<description>La Bretagne un monde à découvrir</description>
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		<title>Les Bretons du Vietnam</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Dec 2010 06:00:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Depuis 2003, des expatriés bretons au Viêt-nam se sont regroupés en association, la Kevredigezh Bretoned Bro Viêt-nam (kbbv). Leur objectif : promouvoir les entreprises bretonnes via la culture. À l’occasion de la dernière fête de la Bretagne, l’association a réuni plus de huit cents personnes à Hô-Chi-Minh-Ville. Par Aurélie Thépaut Avant la création officielle de ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignleft size-full wp-image-4071" title="vietnam" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/12/vietnam1.jpg" alt="" width="462" height="334" />Depuis 2003, des expatriés bretons au Viêt-nam se sont regroupés en association, la Kevredigezh Bretoned Bro Viêt-nam (kbbv). Leur objectif : promouvoir les entreprises bretonnes via la culture. À l’occasion de la dernière fête de la Bretagne, l’association a réuni plus de huit cents personnes à Hô-Chi-Minh-Ville.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Par Aurélie Thépaut<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Avant la création officielle de l’association, les membres fondateurs de la Kevredigezh Bretoned Bro Viêt-nam se retrouvaient de manière informelle, unis par leur attachement à l’identité et à la culture bretonnes. Parmi ces Bretons exilés, il y a Jean-Paul Thépaut, expert maritime, ancien capitaine au long cours naviguant, paimpolais de souche et vivant au Viêt-nam depuis une dizaine d’années. Figure historique de la kbbv, il participe aux toutes premières réunions, avec Christophe Guillaume, un autre Breton expatrié. Michel Guillaume, qui est devenu le président de l’association, est arrivé un peu plus tard au Viêt-nam. Originaire de Plouray, ce bretonnant de naissance a travaillé dans le monde entier, de l’Afrique du Sud au Mexique, en passant par l’Angleterre, avant de venir en Asie. Il travaille actuellement pour la société de nutrition animale Vitalac, dont le siège est à Carnoët. Au fil des années, volontaire et attaché à la culture bretonne – il a organisé des sessions musicales au Sheridan’s, un pub irlandais d’Hô-Chi-Minh-Ville –, il est rapidement devenu le moteur du mouvement. L’association regroupe désormais une centaine de Bretons qui vivent dans cette ville, l’ancienne Saigon, la plus grande du Viêt-nam devant Hanoï, la capitale. “La vocation de l’association est de rassembler les Bretons et de faire connaître la Bretagne aux Vietnamiens et aux autres expatriés”, indique Michel Guillaume. La Kevredigezh Bretoned Bro Viêt-nam a la particularité de chercher à promouvoir l’identité et la culture bretonnes tout en servant les intérêts économiques de la Bretagne. “La Bretagne aurait beaucoup à gagner d’avoir une démarche à l’exportation plus fortement soutenue par la culture”, estime le président.</p>
<p><strong>Des Bretons de la diaspora</strong><br />
Le statut d’association n’existant pas au Viêt-nam, la kbbv est hébergée à l’institut de Locarn. Michel Guillaume y voit une opportunité de fédérer les associations de Bretons de la diaspora. À Hô-Chi-Minh-Ville, le siège symbolique de l’association se situe au Ty Coz, un restaurant tenu par un couple de Bretons. Une antenne existe également à Hanoï. Le noyau dur de l’association se compose de vingt-cinq personnes Les membres se réunissent au moins une fois par mois et organisent des conférences sur l’histoire de la Bretagne, présentées par Jakez Ar Fol, le vice-président, des cours de danse animés par Michel Guillaume et, bientôt, des cours de langue bretonne. La kbbv a également en projet la création d’un chœur d’hommes en langue bretonne.<br />
Comme pour d’autres associations de Bretons exilés, l’événement majeur organisé par la Kevredigezh Bretoned Bro Viêt-nam est la Gouel Erwan, qui a rassemblé plus de huit cents personnes cette année. Les célébrations ont débuté par un dépôt de gerbes à saint Yves et à sainte Anne dans la cathédrale de Hô-Chi-Minh-Ville qui abrite leurs vitraux. Cette célébration a été ponctuée de cantiques traditionnels consacrés au saint patron des Bretons, avec un accompagnement musical comprenant de l’orgue, de la bombarde et de la cornemuse. Le parc de Binh Quoi, décoré d’une guirlande de Gwenn ha Du de trois cents mètres de long et d’une autre de drapeaux des nations celtiques, accueillait différents stands. “On a invité des entreprises bretonnes actives au Viêt-nam à venir faire leur promotion”, indique Michel Guillaume. Les sociétés de nutrition animale Vitalac, Guyomarc’h et Olmix, ainsi que Paysan Breton, Hénaff, Loïc Raison et les chantiers Piriou étaient présentes. Il y avait aussi un stand Guinness. Cinq cents bouteilles de cidre, deux cents douzaines d’huîtres et huit cents galettes saucisses ont été consommées dans l’après-midi ! Des jeux bretons et un quiz sur l’histoire et la culture bretonnes ont été organisés. Le public a pu assister à des conférences sur Saigon, Xavier Grall et le fest-noz. Des stands de l’association Bretagne réunie et d’Ofis ar Brezhoneg étaient également là pour sensibiliser le public aux défis actuels auxquels doit faire face la Bretagne.</p>
<p><strong>La musique comme trait d’union</strong><br />
La journée s’est terminée par les concerts de Lang Du, un groupe de musique britto-vietnamienne initié par Michel Guillaume, le groupe breton Bremañ et un fest-noz. “J’ai créé un groupe il y a sept ans, alliant musique bretonne et vietnamienne, pour faire ce qu’on appelle de la fusion music”, explique Michel Guillaume. Dans Lang Du – “baladin” en vietnamien – Michel Guillaume est à la bombarde, à la flûte et au chant en breton ; il est accompagné de musiciens vietnamiens, l’un au dan chan (une sorte de petite harpe), l’autre au den bau (instrument à cordes traditionnel) et Ngoc Mai, une chanteuse ayant reçu le prix du meilleur espoir de la chanson vietnamienne il y a quelques années. Ce soir-là, lorsque la chanteuse a repris en breton la chanson “Deut ganin me plac’h yaouank”, un frisson a parcouru la salle et en retour, la reprise de “Qua cau gio bay”, par Michel Guillaume a soulevé un tonnerre d’applaudissements de la part du public. Preuve s’il en était que la Bretagne s’exporte bien, même sur les rives du Mékong.</p>
<p>(article publié dans le numéro 179 d'ArMen, disponible dans notre boutique en ligne).</p>
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		<title>New-York fête la Bretagne</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Jun 2010 15:52:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Diaspora]]></category>
		<category><![CDATA[bzzh new-york]]></category>
		<category><![CDATA[fête de la Bretagne]]></category>
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		<description><![CDATA[Pour célébrer la Saint-Yves, fête de la Bretagne, les Bretons de New-York n'ont pas économisé leur énergie ni leurs moyens. Il faut dire que dans une ville-monde de dix millions d'habitants, il faut être vu pour exister. Chaque soir, de Harlem à Brooklyn, en passant par la Lower East side et bien d'autres quartiers encore, ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Pour célébrer la Saint-Yves, fête de la Bretagne, les Bretons de New-York n'ont pas économisé leur énergie ni leurs moyens. Il faut dire que dans une ville-monde de dix millions d'habitants, il faut être vu pour exister. Chaque soir, de Harlem à Brooklyn, en passant par la Lower East side et bien d'autres quartiers encore, des milliers d'artistes, musiciens de jazz, de world, d'électro, des plasticiens, des comédiens se disputent un public exigeant, habitué au meilleur. </strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Par Yann Rivallain<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/05/zebulonbd.jpg" rel="shadowbox[sbpost-2986];player=img;"><img class="aligncenter size-large wp-image-2993" title="zebulonbd" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/05/zebulonbd-1024x682.jpg" alt="" width="460" height="305" /></a>Arrêt sur image : 23 hoo, dans un bar de Williasmburg, un des quartiers alternatifs qui a pris la relève de Manhattan, Louise Ebrel, chanteuse cornouaillaise bien connue, entame un kan ha diskan avec son compère bigouden Iffig Flatrès. Dans un décor post-moderne qui rappelle un peu le Berlin underground, chaque semaine les habitués du Zebulon viennent ici pour se faire surprendre par la programmation du DJ local, les films expérimentaux - la soirée a débuté par une parodie de cours de cuisine en tenue d'Eve - et des concerts en tout genre. De la surprise, il y en a sur les visages des new-yorkais attablés ce soir là. Difficile pour eux de donner une origine à ce son, à cette langue inconnue. Louise Ebrel, un brin décontenancée par le lieu et fatiguée par les longues marches sur l'asphalte de Manhattan se laisse finalement convaincre et entraîne à son tour l'adhésion de ce public bigarré. Dans les regards, on lit la curiosité, le respect, l'envie d'entrer dans la danse aussi, d'autant que les bretons de New-York et quelques voyageurs de passage gavottent déjà au devant de la scène. Plus tard, les jeunes musiciens de Dièse 3 prennent le relais et fascinent eux aussi le public averti du Zebulon conquis par leur musique traditionnelle électrifiée laissant une large place à l’improvisation. Invitée par un des membres de New-York-BZH, une élégante dame qui travaille pour la francophonie à New-York a franchi l’East River pour découvrir ce que l'on entendait en Bretagne par « musique traditionnelle contemporaine ». Séduite elle aussi, elle se demande néanmoins si les Bretons ne sont pas trop choqués de voir ainsi évoluer leur musique traditionnelle. On lui répondra qu'il y a peut-être davantage de Bretons qui trouvent cette musique encore trop traditionnelle mais surtout une large majorité qui ne s’en étonnent en aucun cas…Après tout, en matière de musique bretonne, recherche de modernité et expérimentation sont déjà une forme de tradition.</p>
<p style="text-align: justify;">A l'intérieur du bar, quelques membres de BZH-New York s'échauffent un peu. Fallait-il vraiment jouer dans un lieu de contre-culture tel que le Zebulon ou aurait-il été plus logique de jouer dans une crêperie ou un pub irlandais de Manhattan ? Peut-on présenter la Bretagne, un pays très largement inconnu des new-Yorkais dans un tel contexte ? Dans les discussions plus posées du lendemain, on s'aperçoit que les questionnements qui traversent l'association des Bretons de New-York ressemblent étrangement à celles qui animent le monde culturel breton en général. Comment montrer la Bretagne sans faire appel à ses formes d'expression culturelles les plus spécifiques comme le chant, la danse et la musique traditionnelle ? Peut-on exprimer une certaine identité bretonne à travers les musiques actuelles par exemple ? Les Bretons de New-York se souviennent par exemple que la prestation de Red Cardell n'avait pas eu le même impact sur le public américain car il est beaucoup moins dépaysé par la sonorité du groupe.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Menezioù Manhattan</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/05/diese3bulgare1.jpg" rel="shadowbox[sbpost-2986];player=img;"><img class="alignright size-medium wp-image-3003" title="diese3bulgare" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/05/diese3bulgare1-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a>Ce soir là le message est en tout cas bien passé auprès du public. Tellement bien que François Maheux, un fin connaisseur de la nuit new-Yorkaise n'hésite pas à entraîner les Dièse 3 dans un club bulgare de la Lower East Side, la mecque mondiale de la musique traditionnelle bulgare selon lui. Un des équipages bretons traverse le pont de Brooklyn en chantant à tue-tête une chanson de Glenmor, <em>E dibenn miz Gwengolo</em>. En redescendant le pont en direction de Manhattan, le chauffeur, un léonard bretonnant d'une quarantaine d'années à la voix tonitruante pointe du doigt les grattes-ciels de Midtown, au centre de l'île, et s'exclame en faisant allusions aux Monts d'Arrée : “Setu ma menezioù din-me”, “Les voilà mes montagnes !”... Impressionnés sans le laisser paraître, les musiciens de Dièse 3 se produiront en effet vers trois heures du matin sur la scène du club bulgare. Encore une fois, l'alchimie se fait et les new-yorkais des Balkans ont l'air de ne trouver rien de plus naturel que de se déhancher au son de la clarinette basse, du violon et de la guitare électrique des Dièse 3.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Hommage à Youenn Gwernig</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/05/youennnewyorkbd1.jpg" rel="shadowbox[sbpost-2986];player=img;"><img class="alignleft size-large wp-image-2989" title="youennnewyorkbd" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/05/youennnewyorkbd1-1024x682.jpg" alt="" width="294" height="196" /></a>Le réveil sera dur alors même que la soirée officielle de la Saint-Yves n'a pas encore eu lieu. La semaine avait débuté plus sagement mais avec beaucoup  d'émotion par une soirée de lectures en hommage à Youenn gwernig, le chanteur, sculpteur et poète breton qui a longtemps vécu à New-York. Dans une belle salle de la New-York City University les témoignages de Bretons qui ont connu Youenn, comme Marie-Reine Jezequel, qui vit à New-York ou Bernez Rouz de France 3 alternent avec les interprétations d'Iffig Flatrès et de Louise Ebrel des chansons du grand Youenn. L'émotion est palpable quand Olivier Bercot, un des trentenaires membres de l'association explique avant de lire le très beau poème <em>Tap da sac'h</em>, prends ton sac, qu'il n'oublie pas que si certains, comme lui, ont fait le choix d'émigrer et de venir à New-York, d’autres, comme Youenn, ont été contraints à ce choix car la situation économique de la Bretagne ne leur en laissait pas d'autres. On s’élève un instant au-dessus de la célèbre skyline de Manhattan pour penser aussi aux millions de migrants économiques qui aujourd’hui n'ont eux non plus pas le choix. Emu, Charles Kergaravat, le jeune président de l'association, new-yorkais de naissance mais visiblement habité par le pays d'origine de ses parents, émigrés dans les années 1970 et présents dans la salle, évoque le parcours de Youenn avec passion. On comprend vite dans sa voix et son regard que le renouveau breton à New-York lui doit beaucoup. Comme d'autres un peu partout dans le monde - et bien sûr en Bretagne - il est de ceux qui ne peuvent vivre sans alimenter et se nourrir de leurs racines. Le regard de son père, qui sert du champagne au fond de la salle, trahit à la fois émotion et admiration. Que son fils soit New-Yorkais, il n'en a jamais douté, mais que la Bretagne soit aussi présente en lui, ne peut le laisser indifférent. La plupart des Bretons de New-York reconnaissent que l'énergie et le charisme de Charles ont fait beaucoup pour l'association. A ses côtés, les Bretons de New-York les plus actifs dans l'association forment une belle galerie de portraits. Beaucoup ont des caractères bien trempés, certains s’expriment couramment en breton et la plupart sont très à l’aise pour danser sur les airs entonnés par Louise Ebrel. On croise des scientifiques, dont l’un travaille par exemple sur le gène de l’alcoolisme, une chanteuse de jazz fort talentueuse, Marie Martin, qui se produit dans de nombreux clubs new-Yorkais, Capucine Bourcart, une photographe consultante d’affaires, qui a réalisé de belles séries sur New-York et la maternité. On croise aussi des informaticiens, des sonneurs au bagad de New-York, dont certains sont venus de Montreal, des Bretons qui font du négoce de vêtements de marque, une américaine passionnée par ce pays qu’elle a découvert par la danse... Une chose est sure, on a en aucun cas affaire à un regroupement nostalgique de francophones armoricains, comme les imaginent parfois les Bretons restés au pays.  Tous semblent en tout cas exaltés par leur ville d'accueil et l'esprit d'aventure qui s'en dégage. Le lendemain soir c'est à travers un très beau documentaire produit par France 3 sur la vie de Youenn Gwernig, qui fut un des collaborateurs de la chaîne, que BZH-New-York  lui rend hommage à l'auditorium de l'Université de New-York.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Fisel à Times Square</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/05/IMG_0525.jpg" rel="shadowbox[sbpost-2986];player=img;"><img class="alignleft size-medium wp-image-3005" title="IMG_0525" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/05/IMG_0525-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>Samedi soir, 23h30, pub Conolly’s, à deux pas de Times Square, le carrefour le plus connu au monde, le fest-noz de BZH-New-York bat son plein. Deux à trois cents personnes ont répondu à l’appel de l’association. Bretons, Irlandais, Français, américains, tous new-yorkais, sont reliés par une gavotte Fisel. Certains ont préparé l’événement en suivant les cours donnés par l’association, d’autres ont emporté les danses avec eux en quittant la Bretagne. Au fond de la salle une bonne vingtaine de couples aux cheveux blancs. Ce sont les anciens, ceux du stade breton, qui participent de plus en plus au rassemblement de la nouvelle association, notamment grâce aux efforts de Charles. Moment d’émotion lorsque Louise Ebrel retrouve un cousin qui a quitté le pays il y a  plusieurs décennies, avec qui elle échange tout naturellement en breton. Derrière le bar, la Guinness coule à flot. Au comptoir un membre de l’association me demande comment sont perçus les Bretons de New-York. « Nous n’avons pas une image trop ringarde, folklorique ? » Au vu de la qualité des événements organisés, de l’entrain des danseurs et de l’énergie déployée, on ne peut que le rassurer en lui avouant qu’on ne retrouve pas toujours un tel dynamisme dans les manifestations culturelles ou les fest-noz en Bretagne.</p>
<p style="text-align: justify;">Silence dans la salle, la chanteuse de jazz Marie Martin monte sur scène et entonne un chant qui s’annonce oriental, flirte avec le jazz et se révèle, dès les premiers mots, être l’hymne breton, le <em>Bro gozh ma zadoù</em>, dans une des plus belles interprétations qu’il m’ait été donné d’entendre. Grâce à la magie new-yorkaise et le talent de la chanteuse lorientaise, pendant quelques minutes, l’hymne breton, que certains continuent à juger ringard ou sulfureux, semble plus que jamais au diapason d’un monde ouvert, multiculturel, global et enraciné à la fois, le monde d’aujourd’hui. Trugarez d’ar vretoned Nevez York !</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="451" height="362" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/iyIdGn2Nb9s&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="451" height="362" src="http://www.youtube.com/v/iyIdGn2Nb9s&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<address> Marie Martin, une chanteuse lorientaise qui vit à New-York interprète le Bro gozh ma zadoù au Pub Conolly's</address>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="450" height="364" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Yyom5IPNNQk&amp;hl=fr&amp;fs=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="450" height="364" src="http://www.youtube.com/v/Yyom5IPNNQk&amp;hl=fr&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<address> Louise Ebrel, Iffig Flatrès et le groupe Diese 3 rendent hommage au chanteur Youenn Gwernig, en interprétant E Kreiz an Noz, au pub Conolly's à New-York à l'occasion de la Saint-Yves, fête de la Bretagne.</address>
<address> </address>
<address style="text-align: justify;">Remerciements à Charles Kergeravat et à tous  les Bretons de l’association BZH-New-York. Pour en savoir plus sur l’association, lire l’article d’ArMen en <a href="http://www.armen.net/2010/01/dossiers/voyage/bzh-new-york-un-ambassadeur-breton/">cliquant ici</a>. Retrouvez aussi l'émission consacrée à la <a href="http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=e44g_redanamzer&amp;video_number=0">fête de la Bretagne à New-York par France 3 Bretagne.</a><a href="http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=e44g_redanamzer&amp;video_number=0"></a> Vous pouvez aussi écouter l'interview des artistes bretons présent à New-York pour la fête de la Bretagne, réalisée par la radio new-yorkaise indépendante <a href="http://wfmu.org/playlists/shows/35887">WMFU</a><a href="http://wfmu.org/playlists/shows/35887" target="_blank"></a>.<br />
</address>
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		<title>Un fest-noz interceltique à Manhattan</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Jan 2010 07:00:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L'association des Bretons de New-York organise un fest-noz interceltique le 30 janvier prochain. A lire aussi dans notre dernier numéro d'ArMen et en cliquant ici, un article complet sur BZH-New-York, une association dynamique qui redonne énergie à la communauté bretonne de New-York. L'association des Bretons de New York (BZH NY) organise un "Fest Noz Interceltique" ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_2172" class="wp-caption alignright" style="width: 220px"><a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/01/174-RUB_52-761.jpg" rel="shadowbox[sbpost-2161];player=img;"><img class="size-full wp-image-2172 " title="174-RUB_52-76" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/01/174-RUB_52-761.jpg" alt="" width="210" height="232" /></a><p class="wp-caption-text">Fest-Noz à New-York</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>L'association des Bretons de New-York organise un fest-noz interceltique le 30 janvier prochain. A lire aussi dans notre dernier numéro d'ArMen et en </strong><strong><a href="http://www.armen.net/2010/01/dossiers/voyage/bzh-new-york-un-ambassadeur-breton">cliquant ici</a>, un article complet sur BZH-New-York, une association dynamique qui redonne énergie à la communauté bretonne de New-York. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">L'association des Bretons de New York (BZH NY) organise un "Fest Noz Interceltique" le Samedi 30 Janvier 2010 à Manhattan. Des artistes de Bretagne, Irlande, Ecosse, Galice et Pays de Galles seront rassemblés pour la première fois à New York. Les participants pourront danser la gigue et la gavotte au son de l'accordéon du duo Breton Morgane Labbe et François Tiger, découvrir le nouveau Bagad de New York, le violoniste Irlandais Tony DeMarco ou encore l'ensemble Irlandais du Washington Square Harp and Shamrock Orchestra. Cet événement culturel et musical est organisé en partenariat avec les plus grandes associations des nations de la "grande pomme".</p>
<h2>Soutien à Haïti</h2>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-weight: normal;">L'association bretonne a  souhaité apporter sa contribution à l'élan mondial de solidarité au profit de la population sinistrée de Haiti. Une vente aux enchères de photographies réalisées par deux artistes français qui résident à New York, Capucine Bourcart et Christophe Legris, aura lieu pendant la soirée  : l'argent récolté sera reversé à l'antenne new-yorkaise de l'ONG Action Contre la Faim (<a href="http://www.actionagainsthunger.org">www.actionagainsthunger.org</a>). Cette association, présente à Haiti depuis 1985, connait particulièrement bien le terrain et la population locale. Cet événément est organisé par BZH-New-York en partenariat avec le consulat d'Irlande, le cabinet du premier ministre du pays de Galles, les Irlandais de New-York, La fondation américano-écossaise, le club calédonien de New-York, les Scotia dancers, la Maison galicienne, et l'association des juristes écossais de New-York.</span></strong></p>
<address style="text-align: justify;">A partir de 19H00 le Samedi 30 Janvier 2010. Au Connolly's Pub Restaurants (3eme étage), 121 West 45th Street, New York.  5$ par personne. Pour plus d'informations : <a href="http://www.bzh-ny.org"><span style="color: #000000;"><span style="text-decoration: none;">www.bzh-ny.org</span></span></a>. <a href="mailto:info@bzh-ny.org"><span style="color: #000000;"><span style="text-decoration: none;">info@bzh-ny.org</span></span></a>. </address>
<address style="text-align: justify;"> </address>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Bzh-New York, un ambassadeur breton</title>
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		<pubDate>Sat, 23 Jan 2010 06:00:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Créé en 1955, le Stade breton, l’amicale des Bretons de New York, a longtemps été la principale émanation des Bretons émigrés dans cette ville. Portée par la seconde génération  de Bretons restés vivre sur place, une nouvelle association, Bzh New York a vu le jour en 2006. New York compte aujourd’hui deux cents membres actifs, ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/01/174-RUB_52-76b.jpg" rel="shadowbox[sbpost-2180];player=img;"><img class="alignleft size-full wp-image-2181" title="174-RUB_52-76b" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/01/174-RUB_52-76b.jpg" alt="" width="99" height="99" /></a><strong>Créé en 1955, le Stade breton, l’amicale des Bretons de New York, a longtemps été la principale émanation des Bretons émigrés dans cette ville. Portée par la seconde génération  de Bretons restés vivre sur place, une nouvelle association, Bzh New York a vu le jour en 2006.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong>New York compte aujourd’hui deux cents membres actifs, sans compter ses nombreux sympathisants. Un public divers, constitué d’anciens de la première génération émigrée dans les années 1950 et 1960, de Bretons américains de la seconde génération, mais aussi de cadres expatriés, ainsi que de quelques Américains passionnés par la Bretagne. Tous ont à cœur de faire vivre l’identité bretonne à New York. Une gageure dans une ville où cohabitent près de deux cents nationalités et autant de cultures différentes. “Pourtant, affirme Charles Kergaravat, son jeune président, revendiquer sa différence dans une ville aussi cosmopolite que New York est facile et toujours très bien accepté. La plupart des New-Yorkais ne connaissent pas du tout la Bretagne. Mais quand on évoque avec eux les multiples facettes de cette région et les différences avec la France, ils sont enthousiasmés.” L’association veut être bien plus qu’un simple “club” de passionnés de la Bretagne à New York. “Nous voulons nous inscrire dans une logique de réseau, utiliser les talents, les expériences et les carnets d’adresses de chacun d’entre nous pour répondre par exemple à la demande de jeunes Bretons en quête d’un stage à New York ou de touristes qui cherchent des sites à visiter, indique Charles Kergaravat. Nous voulons également en retour inciter des Américains à venir découvrir la Bretagne.”</p>
<p style="text-align: justify;">Très dynamique, l’association multiplie les occasions de faire parler de la Bretagne à New York. En 2007, pour la Saint-Patrick – un événement incontournable à New York – l’association a fait venir la Kevrenn Alré, le célèbre bagad d’Auray, qui s’est taillé un vif succès auprès du public new-yorkais lors de la parade sur la Cinquième avenue, avec le Gwenn-ha-du en tête ! L’association a récidivé en 2009 avec la venue du bagad de Saint-Nazaire. Des festoù-noz ont été organisés dans des bars, où se sont aussi produits des groupes bretons comme Red Cardell. L’association compte également à son actif des dîners avec des exportateurs bretons et des animations autour de la cuisine bretonne. Plus récemment, un repas réunissant des Bretons participant au marathon de New York a été organisé au restaurant le Tout va bien, l’un des plus anciens restaurants français de New York. Géré par Michaël Touchard, le fils de Jean-Pierre Touchard, ancien joueur professionnel au Football club de Lorient, émigré aux États-Unis dans les années 1960, le Tout va bien est un peu le repaire des Bretons de New York et de l’association en particulier.</p>
<p><strong> </strong></p>
<h2>La Bretagne en héritage</h2>
<p style="text-align: justify;">La trentaine décomplexée, Charles Kergaravat est l’archétype des Bretons américains de la seconde génération. Né en 1976, à New York, de parents bretons venus travailler dans la restauration, il a cependant gardé un lien très particulier avec la terre de ses ancêtres, malgré une éducation classique à l’américaine. “Quand j’étais enfant, je vivais la Bretagne à la maison. Mes parents étaient tous deux bretonnants et j’ai gardé en mémoire beaucoup de mots et d’expressions en langue bretonne. Je passais aussi tous mes étés à Elliant, le village natal de ma mère. Mon identité profonde est un peu celle de nombreux New-Yorkais, partagés entre deux cultures qui cohabitent très bien ensemble : je me sens à la fois Breton et Américain.”</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/01/174-RUB_52-76hdb.jpg" rel="shadowbox[sbpost-2180];player=img;"><img class="alignright size-full wp-image-2186" title="174-RUB_52-76hdb" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/01/174-RUB_52-76hdb.jpg" alt="" width="210" height="232" /></a>Élu président de bzh New York en septembre 2009, l’homme fait montre d'une énergie et d’une générosité peu communes. Ancien <em>trader</em> chez Lehman Brothers à New York, il a tiré à profit son licenciement en septembre 2008 pour s’investir dans un défi à la fois sportif et personnel : un tour de France en vélo de trois mille kilomètres à partir d’Elliant, durant lequel il a récolté des fonds pour lutter contre le cancer. Depuis son retour à New York, il s’est reconverti en journaliste sportif et commente depuis peu l’actualité sportive du football français pour un site web américain (1). Il suit plus particulièrement les exploits sportifs du fc Lorient, les Merlus, dont une équipe éponyme, les Merlus de New York, a essaimé en terre américaine. Elle est constituée de Bretons émigrés, mais aussi d’Américains. Charles Kergaravat y joue d’ailleurs comme arrière. Un poste somme toute logique pour cet  enthousiaste défenseur de l’identité bretonne.</p>
<p><strong>Jean-Martial Poupeau</strong></p>
<p><strong><br />
 </strong></p>
<p><strong>Contact </strong>: site internet : www.bzh-ny.org ; courriel : info@bzh-ny.org</p>
<p>(1) www.mysoccerwire.com</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<div id="attachment_2239" class="wp-caption alignleft" style="width: 202px"><a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/01/BZH-New-YORK-PDF3.pdf"><img class="size-medium wp-image-2239  " title="BZH-New-Yorkjppg" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/01/BZH-New-Yorkjppg-240x300.jpg" alt="" width="192" height="240" /></a><p class="wp-caption-text">Lire l&#39;article au format PDF</p></div>
<p><br class="spacer_" /></p>
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		<title>Du breton au Kenya</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Sep 2009 09:07:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vu sur le web et les réseaux sociaux : un internaute qui se présente comme membre de l'ethnie des Luo, présente au Kenya mais aussi en Tanzanie,  ayant appris le breton, a entrepris de l'enseigner aux enfants de son village, lors de séjours au pays (Il réside en France). Le résultat est surprenant et très ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Vu sur le web et les réseaux sociaux : un internaute qui se présente comme membre de l'ethnie des Luo, présente au Kenya mais aussi en Tanzanie,  ayant appris le breton, a entrepris de l'enseigner aux enfants de son village, lors de séjours au pays (Il réside en France). Le résultat est surprenant et très émouvant : au programme, initiation aux phrases pas si simples et aux chansons bretonnes...A ne pas manquer !</strong></p>
<p style="text-align: justify;">A noter que les Luo parlent le dholuo, leur propre langue mais sont aussi réputés pour leur maîtrise du Queen's English...De là à maîtriser la langue de Jakez-Helias... On peut se réjouir que ces images symbolisent aujourd'hui l'ouverture au monde et non la contrainte ou l'impérialisme culturel (il est à probablement à chercher ailleurs). Quels que soient leurs talents linguistiques, on ne fera heureusement plus croire à ces adorables enfants que les ancêtres de leur peuple de pêcheurs étaient des Gaulois...! Ces quelques chansons leur auront  en revanche sûrement donné l'envie de découvrir le pays où se parle cette mystérieuse langue !</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/xTlMj_K0XI0&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/xTlMj_K0XI0&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/CrjV6qU6tQQ&amp;rel=0&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xcfcfcf&amp;feature=player_profilepage&amp;fs=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/CrjV6qU6tQQ&amp;rel=0&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xcfcfcf&amp;feature=player_profilepage&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>La voix de la Bretagne en Corse</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Aug 2009 09:57:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Mouezh Breizh e Korsika fait partie des associations bretonnes les plus récemment créées hors du pays. Fondée par deux Bretons solidement ancrés en terre corse, elle a l’ambition de permettre aux Bretons de Corse de se rencontrer de manière conviviale autant que de contribuer au rapprochement de deux peuples portés l’un vers l’autre, malgré de bien réelles différences. L’un vit depuis trente ans à Bastia, ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Mouezh Breizh e Korsika fait partie des associations bretonnes les plus récemment créées hors du pays. Fondée par deux Bretons solidement ancrés en terre corse, elle a l’ambition de permettre aux Bretons de Corse de se rencontrer de manière conviviale autant que de contribuer au rapprochement de deux peuples portés l’un vers l’autre, malgré de bien réelles différences.</strong></p>
<div id="attachment_1015" class="wp-caption alignright" style="width: 284px"><a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2009/08/172-RUB_50-75-exe_Page_01_Image_00011.jpg" rel="shadowbox[sbpost-965];player=img;"><img class="size-full wp-image-1015" title="172-RUB_50-75-exe_Page_01_Image_0001" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2009/08/172-RUB_50-75-exe_Page_01_Image_00011.jpg" alt="172-RUB_50-75-exe_Page_01_Image_0001" width="274" height="365" /></a><p class="wp-caption-text">Richard Le Baler et Erwan Anger, les deux fondateurs de l&#39;association des Bretons de Corse</p></div>
<p style="text-align: justify;">L’un vit depuis trente ans à Bastia, parle breton, corse et français et a gagné récemment un concours de poésie en langue corse. L’autre est directeur d’édition et commercial d’U-Corsu, l’entreprise qui publie l’annuaire Corse à Cervione depuis une dizaine d’années. Autant dire que Richard Le Baler et Erwan Anger n’ont pas fondé Mouezh Breizh e Korsika le temps d’un échange Erasmus ou pour noyer une quelconque nostalgie, comme c’est parfois le cas des associations bretonnes les plus éphémères.</p>
<p style="text-align: justify;">Marié à une Corse dont la famille s’exprime en corse au quotidien, Erwan Anger a appris la langue, mais aussi la culture et la société corse par immersion. “Les Corses prêtent volontiers certaines qualités aux Bretons, dont la loyauté et la droiture, ainsi que le caractère travailleur, explique-t-il. Souvent, cela leur permet de s’intégrer plus facilement dans un environnement où les non-dits et les apparences peuvent dérouter. Certains amis Corses s’amusent d’ailleurs de voir que je suis encore au même poste, après dix ans. Ils me disent malicieusement “ah, c’est bien, tu as duré !”, raconte le quadragénaire déterminé, dont l’accent un brin traînant et le teint halé des insulaires dissimulent au premier abord des origines morbihannaises. Car, derrière ses lunettes noires, se cache un regard azur qui s’embue pourtant rapidement lorsqu’il évoque la Bretagne. Il y a aussi ce prénom auquel l’association doit en partie son existence. “Par mon travail, je rencontre énormément de gens et avec mon prénom, je suis vite repéré. Je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas moins de deux mille Bretons en Corse, sans compter leurs enfants. En avril 2007, après plusieurs heures passées à parler de la Bretagne, entre six heures et minuit, nous avons, avec Richard, décidé de créer une association afin de regrouper nos compatriotes. Notre objectif principal est de passer de bons moments autour de nos valeurs, en invitant nos hôtes et les habitants de notre terre d’accueil à les partager.”</p>
<p style="text-align: justify;">Nous comptons aujourd’hui cent vingt “familles membres”, le terme le plus juste, car selon Erwan Anger, 80 % des Bretons de Corse ont fondé des familles mixtes. De son beau-père, Joseph Fabri, de Cerviones, il tient d’ailleurs un dicton qui veut que “dans chaque village de Corse, il y a au moins une Bretonne. Si tu ne la trouves pas au village, alors elle habite déjà au Campu Santu (cimetière), mais elle a fait souche !”</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Convilialité et solidarité</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-weight: normal;">Dans une île où on affiche assez volontiers ses sympathies envers la Bretagne, la naissance de l’association n’est pas passée inaperçue : une heure d’antenne en direct à l’antenne sur Frequenza Mora, la radio de service public locale, une double page dans Corse-Matin en mai 2008… Les relations des uns et des autres ont fait le reste : un hôtel de Bastia est ainsi prêté à l’association pour organiser une première soirée en novembre. “Avec quatre-vingt-dix réservations, nous étions déjà satisfaits, affirme le président de Mouezh Breizh e Korsika. À la cent soixantième personne, on a dû fermer les portes ! Il y avait encore une cinquantaine de personnes dehors dans la rue qui écoutaient Guy Castel, un de nos membres, sonner de la cornemuse. On a servi mille deux cents crêpes !” En mars 2008, c’est l’université de Corte qui met son restaurant universitaire à disposition de l’association, suivi par l’iufm d’Ajaccio en novembre. Une fois encore, il y a davantage de candidats que de place pour danser, boire du cidre ou encore chanter le “Bro gozh ma zadoù” ! En juin dernier, c’est sur une plage de Linguizzetta que les membres de Mouezh Breizh e Korsika se sont retrouvés pour une journée festive à la paillote le Tropica, qui avait hissé les drapeaux des nations celtes pour l’occasion. Au programme : concours de palets, brochettes,  crêpes et danse avec le soutien de musiciens locaux. Ce  type de manifestations  permet aussi de constater les différences et spécificités culturelles des uns et des autres,  comme lorsqu’un groupe d’hommes est venu interpeller  Erwan Angers, au milieu d’un fest-noz, pour s’étonner de voir autant d’hommes danser à cette heure :  “Vous les Bretons, vous n’avez aucun  complexe, ici,  aucun homme ne danserait à cette heure de la soirée !”</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Bien qu’ils tiennent avant tout à garder le caractère  convivial, apolitique  et “bon vivant” de l’association,  les fondateurs ne s’interdisent pas d’explorer d’autres  voies. Ils l’ont d’ailleurs déjà montré en créant une  caisse  permettant d’aider les adhérents en cas de “coups  durs”. Une première collecte a par exemple permis de  récolter des fonds pour la veuve d’un  des membres qui  venait de disparaître, montrant ainsi que la solidarité  entre Bretons demeure une réalité. L’association, plutôt implantée au  nord de l’île de beauté, s’est dotée  de quatre vice-présidents – un par “micro-région” –,  pour organiser des soirées, des veillées, des lectures, y compris en langue bretonne, car selon Erwan Angers, 20 % de ses membres sont bretonnants de langue maternelle ou ont appris la langue. “Nous avons pour objectif d’organiser deux événements annuels dans chaque région, soit huit manifestations ainsi qu’un grand week-end breton qui sera organisé à date fixe, en juin ou en août. Nous aimerions qu’il serve aussi de vitrine pour les produits bretons, qu’il permette de faire venir en Corse des musiciens connus en Bretagne. L’association compte faire appel à la région Bretagne pour l’aider à organiser cet événement, d’autant que deux municipalités ont déjà proposé des lieux pour l’accueillir. “Nous souhaiterions aussi travailler avec des entreprises bretonnes pour développer les liens, car les produits bretons sont très peu représentés en Corse, en raison de la structure particulière du commerce de détail. Je gère deux mille cinq cents comptes clients et les membres de l’association, issus à 80 % de familles mixtes, ont des réseaux également très étendus, par leur métiers et leurs profils très divers. Nous pensons qu’il y a de réelles opportunités à saisir pour l’économie des deux pays.”<a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2009/08/mouezh-breizh-e-korsika.jpg" rel="shadowbox[sbpost-965];player=img;"><img class="alignleft size-medium wp-image-1029" title="mouezh breizh e korsika" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2009/08/mouezh-breizh-e-korsika-300x224.jpg" alt="mouezh breizh e korsika" width="300" height="224" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La leçon corse</strong></p>
<p style="text-align: justify;">À écouter Erwan Anger évoquer la société corse dans toute sa complexité, à des miles nautiques des jugements lapidaires trop souvent portés sur cette île, on comprend l’intérêt de se rassembler pour échanger, ouvrir les portes et les esprits à ce qui rapproche et sépare les Corses et les Bretons. “Ce sont des sociétés radicalement différentes, explique-il. Cependant, nous sommes deux populations dont le caractère fait que nous résistons, de manière quasiment instinctive, par des réactions souvent spontanées. Sur le fond, la structure sociale et familiale est en revanche très semblable, la solidarité familiale n’est pas un vain mot et le dialogue intergénérationnel demeure. Les Corses sont un peuple de paysans de montagne, qui pratiquaient une agriculture de subsistance, de manière autonome jusqu’à peu, comme les paysans bretons. Cela leur a donné des valeurs communes, transmises de manière similaire.” Même si certains Corses considèrent avec humour que “la seule chose qui sépare les deux pays, c’est la France”, un Breton de Corse ne peut cependant manquer de remarquer les différences qui séparent les deux communautés. Erwan Anger note par exemple une différence importante dans la manière qu’ont les deux peuples de vivre leur culture au présent. Pour lui, au-delà des changements matériels (communication, internet, etc.), les Corses ont davantage su garder présentes les manières de penser et “d’être” héritées des anciens, contrairement aux Bretons et aux Basques “qui ont parfois mal géré leur héritage au nom de la modernité, sacrifiant leur langue et bien d’autres choses”.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon lui, il y a aussi de bonnes leçons à tirer de la Corse. “Quand il y a vingt ans, je voyais l’évolution du bâti et l’urbanisation d’endroits comme Carnac, je trouvais cela normal… Aujourd’hui, je considère que la lutte menée contre l’urbanisation du littoral corse a eu des résultats très positifs, quoiqu’on pense des moyens utilisés. Le littoral est propre, l’urbanisation est concentrée et adaptée à l’île, même dans les endroits les plus touristiques comme Porto Vecchio. Si on avait laissé faire comme ailleurs, cette île aurait perdu sa principale richesse…” Au-delà des liens humains qu’elle entend forger, le travail de l’association permettra peut-être de tordre le coup à certains clichés. Pour Erwan Anger, qui rappelle que la Corse est aussi une terre d’accueil pour bien d’autres communautés, “le peuple corse est par nature très altruiste, très ouvert à l’autre, à la différence”. Une opinion qui détonne dans le contexte français et promet à la Voix de la Bretagne en Corse de surprendre et de se faire entendre, en deçà du cap Corse.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Yann Rivallain</strong></p>
<address style="text-align: justify;">Renseignements : association Mouezh Breizh e Korsika, lieu-dit U Monasteru, 20221 Cervione. www.breizh-korsika.com. Erwan Anger. Tél. 06 12 43 69 29. erwan@breizh-korsika.com. </address>
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
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		<title>Les associations bretonnes à l&#8217;étranger</title>
		<link>http://www.armen.net/2009/07/aktus-web/les-associations-bretonnes-a-letranger/</link>
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		<pubDate>Thu, 23 Jul 2009 07:33:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voici quelques liens vers des associations bretonnes à l'étranger et prochainement des articles sur leurs activités, en commençant par celles de nos amis de Breizh-Korsika : Organisation des Expatriés Bretons (Bretons du Monde) http://obe.gwalarn.org/ Bretagne International http://www.bretagne-international.com Les Bretons d'Irlande www.breizheire.com Les Bretons de Suisse http://www.gwalarn.org/suisse/ Les Bretons de Belgique http://www.bretonsdebelgique.be/ Les Bretons de Londres http://www.breizho.org.uk/ ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voici quelques liens vers des associations bretonnes à l'étranger et prochainement des articles sur leurs activités, en commençant par celles de nos amis de Breizh-Korsika :</p>
<p><a href="http://www.breizh-korsika.com"><img class="alignleft size-full wp-image-944" title="bandeau animé moueh breizh" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2009/08/bandeau-animé-moueh-breizh.gif" alt="bandeau animé moueh breizh" width="468" height="60" /></a></p>
<p>Organisation des Expatriés Bretons (Bretons du Monde) <a href="http://obe.gwalarn.org/">http://obe.gwalarn.org/</a></p>
<p>Bretagne International <a href="http://www.bretagne-international.com/">http://www.bretagne-international.com</a></p>
<p>Les Bretons d'Irlande <a href="http://www.breizheire.com/">www.breizheire.com</a></p>
<p>Les Bretons de Suisse <a href="http://www.gwalarn.org/suisse/">http://www.gwalarn.org/suisse/</a></p>
<p>Les Bretons de Belgique <a href="http://www.bretonsdebelgique.be/">http://www.bretonsdebelgique.be/</a></p>
<p>Les Bretons de Londres <a href="http://www.breizho.org.uk/">http://www.breizho.org.uk/</a></p>
<p>Les Bretons du Pays de Galles <a href="http://www.kembre-breizh.org.uk/">http://www.kembre-breizh.org.uk/</a></p>
<p>Les Bretons de Californie <a href="http://expatfrench.meetup.com/80/">http://expatfrench.meetup.com/80/</a></p>
<p>Les Bretons de New-York <a href="http://www.bzh-ny.org/">http://www.bzh-ny.org/</a></p>
<p>Les Bretons du Canada <a href="http://welcome.to/bretons.ca">http://welcome.to/bretons.ca</a></p>
<p>Les Bretons du Quebec <a href="http://www.bzh.ca/">http://www.bzh.ca</a></p>
<p>Les Bretons d'Australie <a href="http://home.exetel.com.au/jpleloch/BretonsSydney.html">http://home.exetel.com.au/jpleloch/BretonsSydney.html</a></p>
<p>Les Bretons de Chine - Beijing <a href="http://zhongbreizh.spaces.live.com/">http://zhongbreizh.spaces.live.com/</a></p>
<p>Les Bretons de Chine - Shangaï <a href="http://kershanghai.canalblog.com/">http://kershanghai.canalblog.com/</a></p>
<p>Les bretons de Hong-Kong <a href="http://breizh.blogspirit.com/">http://breizh.blogspirit.com</a></p>
<p>Les Bretons du Japon :<a href="http://www.bretonsdujapon.com/">www.bretonsdujapon.com/</a></p>
<p>Les Bretons d'Allemagne <a href="http://www.breizh.de/">http://www.breizh.de/</a></p>
<p>Les Bretons d'Allemagne du Nord <a href="http://www.abban.de/">www.abban.de</a></p>
<p>Les Bretons de la Réunion <a href="http://www.chez.com/abr974">www.chez.com/abr974</a></p>
<p>Les Bretons de Polynésie <a href="http://www.breizhpolynesia.com/">www.breizhpolynesia.com</a></p>
<p>Les Bretons d'Argentine <a href="http://bretonsargentine.over-blog.com/">http://bretonsargentine.over-blog.com/</a></p>
<p>Les Bretons de Russie <a href="http://bretonsderussie.over-blog.com/">http://bretonsderussie.over-blog.com/</a></p>
<p>Les Bretons de la Martinique <a href="http://breizhmadinina.over-blog.com/">http://breizhmadinina.over-blog.com/</a></p>
<p>Les Bretons du Luxembourg <a href="http://www.bzh-lu.com/spip/">http://www.bzh-lu.com/spip/</a></p>
<p>Les Bretons de Pologne <a href="http://www.dombretanii.org.pl/">http://www.dombretanii.org.pl/</a></p>
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