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	<title>Armen.net &#187; Littérature</title>
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	<description>La Bretagne un monde à découvrir</description>
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		<title>Salon breton du livre et du gourmet 2011</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Oct 2011 07:46:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jacques</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le rendez-vous de la gastronomie et des gourmets en Bretagne ! La quatrième édition du Salon du livre de cuisine et de la gastronomie bretonne réunit cinquante exposants. Il a pour thème la cuisine du littoral. Stands de produits gastronomiques made in Bretagne, art de la table, ustensiles professionnels seront à découvrir Retrouvez l'équipe d'ArMen sur ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><span style="color: #008080;"><strong>Le rendez-vous de la gastronomie et des gourmets en Bretagne !</strong></span></h2>
<p><strong>La quatrième édition du Salon du livre de cuisine et de la gastronomie bretonne réunit cinquante exposants. Il a pour thème la cuisine du littoral. Stands de produits gastronomiques made in Bretagne, art de la table, ustensiles professionnels seront à découvrir</strong></p>
<h3><strong><span style="color: #000000;">Retrouvez l'équipe d'ArMen sur cet évènement</span></strong></h3>
<p><strong><span style="color: #000000;"><img class="alignleft size-full wp-image-5076" title="salon breton du livre et de la gastronomie" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2011/10/image.jpg" alt="" width="359" height="499" /><br />
</span></strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #800080;"><strong>Lieu : </strong></span></span></p>
<p>Carré Rosengart,<br />
Port du Légué à Saint-Brieuc<strong><br />
</strong></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #800080;">Dates et horaires</span></span><br />
</strong></p>
<p>Vendredi 25 Novembre : de 14 h à 19 h</p>
<p>Samedi 26 et Dimanche 27 Novembre : de 11 h à 19 h 30</p>
<p>Entrée : 4 € (gratuit pour les enfants de moins de 16 ans)</p>
<p><a href="http://www.salonbretonlivregourmet.com/s-inscrire-ou-acheter-ses-billets/">S'inscrire ou acheter ses billets à l'avance</a></p>
<h3><em>Plus de renseignements :<br />
</em></h3>
<ul>
<li>
<h3>Site web :<a rel="nofollow" href="http://www.salonbretonlivregourmet.fr/" target="_blank"> http://www.salonbretonlivregourmet.fr</a></h3>
</li>
<li>
<h3>Facebook : <a href="http://www.facebook.com/pages/salon-breton-du-livre-et-du-gourmet/108981025789193?sk=info">salon breton du livre et du gourmet</a></h3>
</li>
<li>
<h3><strong>Mail : <a href="mailto:contact@salonbretonlivregourmet.com">contact@salonbretonlivregourmet.com</a></strong></h3>
</li>
</ul>
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		<title>Les livres de fin d&#8217;année</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Dec 2010 04:42:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Disques et DVD]]></category>
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		<description><![CDATA[Denise Le Dantec, partitions pour l’estran et les lisières “Je suis venue ici pour me promener au bord de la mer et il n’y a sans doute pas pour cela meilleur endroit sur toute cette côte. Je ne sais pas où sur ce rivage de la Manche européenne on pourrait trouver un estran si plein ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;"><strong><img class="alignleft size-full wp-image-3958" title="ledantec" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/12/ledantec.jpg" alt="" width="165" height="249" />Denise Le Dantec, partitions pour l’estran et les lisières</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">“Je suis venue ici pour me promener au bord de la mer et il n’y a sans doute pas pour cela meilleur endroit sur toute cette côte. Je ne sais pas où sur ce rivage de la Manche européenne on pourrait trouver un estran si plein d’humanité, même si son nom n’a pas acquis une grande réputation.” Ce lieu mal arrimé sans réputation, c’est l’île Grande, ou plutôt “Île Grande” comme il faut l’appeler. C’est là que Denise Le Dantec aime marcher, sur cette côte de granit rose plus connue pour ses rochers et ses stations balnéaires, entre arméries et cri des mouettes. Ce que nous donne cette “grande dame”, avec ce livre, c’est sa “partition pour une île”, partition faite de notes limpides, de barres de mesure mouvantes, dans l’air tonifiant de l’automne ou de l’hiver, avec “l’Europe entière derrière soi”. Ce livre relève du genre des “mélanges” : à la fois poème, document, réflexions, observations botaniques et ornithologiques. Autant d’approches conjuguées, modestes, pour se sentir appartenir à un monde que nous éloignons de nous. Une dizaine d’années de promenades se trouvent serrées dans ces pages qui, par notes délicates, recueillent les éclats éparpillés d’un univers mouvant : “A Park-ar-Baron, la régularité de l’ordre cosmique se manifeste dans sa loyauté splendide”. Et le mysticisme des méditations, l’hypnose des affûts, la fatigue des activités jardinières, la patience de l’écriture, tous ces moments de vie semblent ici se résoudre dans une seule expérience, celle de la présence au monde. L’ouvrage, qui paraît sans vacarme aux éditions de La Part Commune, parenthèse d’oxygène dans le bruit de la rentrée littéraire, impressionne par l’absence de “pose” littéraire, de concession, de complaisance. Denise Le Dantec observe puis s’efface dans des intervalles de recueillement. Elle place au-dessus de tout le fait de parler du temps qu’il fait, de dire la couleur rose bonbon des pattes d’un oiseau, de décrire un cristal de neige, de se laisser hanter par l’île d’Aval… Avec de superbes moments d’écriture, comme cette transcription des cris et appels d’oiseaux, ou ce contrepoint “mimologique” d’observations à la jumelle et de notations musicales : “Roche du fort, parmi les prunelliers, 7 mai, 11 h du matin. Indice de luminosité : 6,6… Grive draine : tilip. Nombreux gazouillis de moineaux : tui, tui.” Un bonheur ne venant jamais seul, Apogée publie, du même auteur, l’Homme et les herbes. Le titre vient d’une réflexion d’un professeur : “L’espèce humaine, isolée des autres vivants par son cerveau hypertrophié, a besoin du moindre brin d’herbe pour se rappeler qu’elle n’est pas seule au monde.” Denise Le Dantec met ici son érudition de botaniste au service d’une morale du brin d’herbe, mêlant un inventaire des plantes et une philosophie personnelle : “L’herbe ouvre à tous nos mondes, à tous nos temps, comme à toutes nos nécessités. Sa verdeur est le gage de notre existence.” Le sommaire encyclopédique laisse à lui seul deviner au lecteur qu’avec ce livre, il ne dispose pas seulement d’un traité subjectif de botanique mais aussi d’une compagnie curieuse de tout, cueillant une vaste moisson de savoir. Et la Bretagne est présente à chaque page.<br />
Daniel Morvan</p>
<h6>Journal de l’estran (Île Grande), Denise Le Dantec, La Part Commune, 300 pages, 17 e. L’Homme et les herbes, Denise Le Dantec, Apogée, 528 pages, 23 e.</h6>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<h2 style="text-align: justify;">Archéologie celtique et bretonne</h2>
<p style="text-align: justify;">Deux livres viennent de paraître touchant à l’archéologie celtique ou bretonne. Le premier, dirigé par Pierre Ouzoulias et Laurence Tranoy, regroupe les contributions d’un récent colloque sur la romanisation des Gaules. L’archéologie a en effet permis de renouveler nos connaissances sur la Gaule d’avant la conquête, démontrant son ouverture sur la Méditerranée et le reste de l’Europe. Une étude sur la consommation de vin en Gaule illustre les relations économiques poussées avec l’Italie. Le livre aborde également la conquête et les difficultés qu’ont pu rencontrer les Romains pour soumettre durablement ce vaste territoire. Richement illustré, le second livre est une synthèse des découvertes archéologiques effectuées en Bretagne depuis une trentaine d’années. Il couvre toutes les périodes, du Paléolithique jusqu’au Moyen Âge et recense les grands chantiers menés ces dernières années. De nombreuses reconstitutions de site, souvent inédites, renforcent l’attrait de ce livre très complet.<br />
Erwan Chartier-Le Floch</p>
<h6>Comment les Gaules devinrent romaines, sous la direction de Pierre Ouzoulias et Laurence Tranoy, Éditions La Découverte / Inrap, 320 pages, 24 e. Fouilles et découvertes en Bretagne, Yves Menez, Stéphane Hinguant, Ouest-France, 144 pages, 17,90 e.</h6>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<h2 style="text-align: justify;">Le gallo en poche</h2>
<p style="text-align: justify;">Après une Grammaire du gallo, Patrik Deriano, publie aujourd’hui, chez le même éditeur, un dictionnaire bilingue, le Motier de pouchette. Dictionnaire de poche, donc, mais comprenant quatorze mille entrées réparties sur sept cent quarante-six pages. Rédigé en priorité “pour ceux qui apprennent le gallo”, son utilité est certaine et son succès assuré. Si dans toutes classes et bibliothèques, sur toutes les tables de travail, on rencontre déjà l’imposant et indispensable Petit Matao de Régis Auffray, ce nouveau dictionnaire au format 12,5x18 sera, sinon dans toutes les poches, entre toutes les mains. Fruit d’une collaboration approfondie entre l’auteur et son éditeur, la structuration des entrées et la typographie sont d’une clarté exemplaire. À chaque entrée est associée une transcription phonétique. L’auteur revendique, au risque de la critique, l’usage de formes standardisées. C’est une évidence : si le gallo veut survivre, il doit être enseigné, et son enseignement, comme pour toute langue, implique une standardisation. Bien sûr, les formes retenues comme standard dans ce nouveau Motier seront discutées. Pour la phonétique, l’auteur dit avoir retenu, en règle générale, la prononciation “la plus attestée”. Une telle mesure ne va pas de soi et il faudra encore certainement bien des échanges entre spécialistes, bien des usages, pour s’accorder sur les prononciations standards. Plus surprenantes sont certaines des graphies conservées, souvent éloignées, sans explications, de la graphie dite abcd revendiquée par l’auteur. Pourquoi charriot avec deux “r” ? Pourquoi un “r” final à chantour et même à dessour ? Pourquoi bonjourn plutôt que bonjour ? Un gallo standard, issu d’un travail collectif, est encore à venir.<br />
Jean-Pierre Angoujard</p>
<h6 style="text-align: justify;">Dictionnaire de poche gallo-français-français-gallo, Patrik Deriano. Éditions Label ln, 746 pages, 25 e.</h6>
<h2 style="text-align: justify;">Histoires d’oiseaux</h2>
<p style="text-align: justify;">L’alouette des champs fait-elle partie des oiseaux visibles à la plage ? En tout cas, Serge Kergoat la fait figurer sans hésiter en tête de ses “ugent labous an aod” (vingt oiseaux de la plage). Pour prolonger l’observation, on ne saurait trop recommander la nouvelle édition du Guide ornitho, de Lars Svensson, Killian Mullarney et Dan Zetterström, un guide des plus complets, avec neuf cents espèces décrites dans le détail. Et pour s’envoler sur les ailes de la poésie, Maya Mémin (gravures) et Marc Le Gros (poèmes) nous entraînent à la rencontre de trois oiseaux, le moineau, le cygne et le rouge-gorge, “picorant le temps bref, parmi l’odeur acide et tiède, et fraîche du crottin”. Chez Corti, Fabienne Raphoz nous offre une merveilleuse (et très sérieuse) anthologie des contes et mythes de tradition orale relatifs aux oiseaux. Gascons, creeks ou mongols, mais aussi bretons (le Corps sans âme, les Miracles de Saint-Georges), les contes où figurent des oiseaux sont vieux comme le monde. Et, suggère Fabienne Raphoz, il n’existe pas de “conte d’explication” (c’est-à-dire répondant aux “pourquoi” les plus élémentaires) sans la présence d’oiseaux, alors que les mammifères sont rares : l’oiseau est le messager de tous nos points d’interrogation.<br />
D.M.</p>
<h6>Vingt oiseaux de la plage, Serge Kergoat, Éditions Ouest-France, 24 pages, 4,50 e. Trois lointains avec oiseaux, Marc Le Gros et Maya Mémin, Éditions Apogée, 30 pages, 9 e. Le Guide ornitho, Lars Svensson, Éditions Delachaux et Niestlé, 446 pages, 30 e. L’Aile bleue des contes : l’oiseau, Fabienne Raphoz, Éditions José-Corti. 474 pages, 25 e.</h6>
<p style="text-align: justify;">
<h2 style="text-align: justify;">Moisson romanesque dans une veine réaliste</h2>
<p style="text-align: justify;">La rentrée littéraire 2010 a été marquée par trois livres d’auteurs de Loire-Atlantique : Éric Pessan (Incident de personne, Albin Michel), Philippe Forest (le Siècle des nuages, Gallimard) et Gaëlle Bantégnie (France 80, Gallimard). Mais, en marge de l’événement annuel, on relève une abondante moisson de romans situés dans une veine réaliste ou historique. Tous ne sont pas nécessairement des chefs-d’œuvre, mais ils ont pour point commun de traiter de ce que la littérature française refoule chez elle pour mieux l’admirer dans le roman américain : la terre, le paysage, la mer, la réalité des métiers. Nathalie de Broc signe une romance maritime avec Fleur de sable (nom d’un fier langoustier mauritanien), quand Daniel Cario poursuit la saga du Sonneur des halles avec les Habits de lumière, dans la Cornouaille du xixe siècle. L’époque de la Ligue est aussi celle du brigand Guy Eder de la Fontenelle, dont le surnom, le “loup”, donne son titre au livre de la Bigoudène Elisabeth de Sainte Foy, qui signe ici son premier roman. Pour la Finistérienne, Colette Vlérick, prix Bretagne pour la Fille du goémonier, c’est l’heure de l’exil au Canada en compagnie de ses héroïnes de Plougastel qui se lancent dans l’aventure de la fraise outre-Atlantique. Autre destin historique : Danuta Le Hénaff, polonaise jetée par le destin vers les rivages malgaches et bretons, dont Anne Marcus a recueilli l’étonnant témoignage. Aux éditions 10/18, Yves Josso a choisi pour héroïne une jeune artiste, Clémence, qui enquête après le sac de la cathédrale de Quimper. Une enquête (inédite, paraissant en poche) qui commence à Pont-Aven, au temps de Gauguin, et se poursuit dans la pègre parisienne. Nous terminerons par Hervé Jaouen qui se distingue par l’absence de tonalité mélodramatique autant que par la noirceur de ses fictions. Les Sœurs Gwenan (avec une intrigue située au cap Sizun) poursuit le cycle des Filles de Roz-Kelenn et de Ceux de Ker-Askol.    D.M.</p>
<h6>Fleur de sable, Nathalie de Broc, Presses de la Cité, 314 pages, 19,90 e. Les Habits de lumière, Daniel Cario, Coop Breizh, 384 pages, 19,50 e. Le Loup, Elisabeth de Sainte Foy, Coop Breizh, 320 pages, 19,50 e. Les Terres chaudes, Colette Vlérick, Presses de la Cité, 278 pages, 19 e. Danuta Le Hénaff, Anne Marcus, Éditions Ouest-France, 190 pages, 14,90 e. L’Assassin des cathédrales, Yves Josso, 10/18 (collection Grands détectives), 350 pages. Les Sœurs Gwenan, Hervé Jaouen, Presses de la Cité, 454 pages, 21 e.</h6>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<h2 style="text-align: justify;">Bretagne, lol</h2>
<p style="text-align: justify;">Déjà une seconde édition des Histoires d’en rire en Bretagne, preuve que la danse n’est pas la seule contribution bretonne au patrimoine mondial. À défaut de déguster les blagues toutes fumantes, à fleur de comptoir, on lira Yvon Étienne et sa nouvelle édition de persiflages douarnenistes et de sarcasmes léonards, que l’on panachera avec la Drôle d’histoire du Morbihan, dans une nouvelle édition illustrée. Des Vénètes aux joueurs du fc Lorient, chacun a droit à sa page dessinée. Chassant sur les terres des miscellanées bretonnes de Yann Lukas, et d’Erwan Vallerie, Hervé Bellec réunit un florilège d’expressions et citations sur toutes sortes de sujets désopilants ou pas, du pardon des motards aux prononciations différentes de Rostrenen et Poullaouen. On poursuivra ce voyage en moquerie avec les surnoms bretons. On y retrouve le goût de la raillerie dans une sélection de surnoms parmi les dix-sept mille collectés par Mikael Madeg, du diskrouger anduill (dépendeur d’andouilles) à jamai tekateka, onomatopée forgée sur le bruit d’une machine à coudre, et rare surnom sans acidité de ce florilège d’amabilités. Les poètes bretons ont-ils de l’humour ? Lourd dossier, ironiseront les amateurs du genre. La question n’est pas sans fondement, à en juger par le pétillant opuscule de Chan Lagatu, composé de petits vers corrosifs : “Goutte à goutte la pluie dissout les crottes de chien” ; “le courlis sur l’eau : ne lui collez pas de poème au derrière”. Ou encore, définitivement : “J’aimerais qu’on écrive sur ma tombe : He Loved Potatoes.”                   D.M.</p>
<h6>Histoire d’en rire en Bretagne, Yvon Étienne, Éditions La Ligne Pourpre, 144 pages, 15 e. La Drôle d’histoire du Morbihan, Trinka, La Ligne Pourpre, 160 pages, 17 e. Brèves de Bretagne, Hervé Bellec, Edicité, 174 pages, 17 e. Le Grand livre des surnoms bretons, Mikael Madeg, Emgleo Breiz. 318 pages, 22,90 e. Journal d’un voyage à pied le long de la rive sud de la rade de Brest en hiver, Chan Lagatu, Wigwam (14, boulevard Oscar-Leroux, 35200 Rennes), 12 pages, 5 e.</h6>
<p style="text-align: justify;">
<h2 style="text-align: justify;">Saint-Coulomb, une commune à découvrir</h2>
<p style="text-align: justify;">Rarement citée, Saint-Coulomb (entre Saint-Malo et Cancale) mérite plus qu’un détour. Plusieurs noms y sont attachés : Léo Ferré pour l’îlot du Guesclin, sa maison (vendue en 1969) et une célèbre chanson ; Colette pour la villa Primerose dont le décor se retrouve dans le Blé en herbe. Saint-Coulomb recèle un patrimoine culturel remarquable (malouinières de la Grande Gâtinais et de la Villes es Offrans, l’étonnant château “vénitien” de la Fosse-Hingant, son moulin à marée, ses vestiges féodaux) et naturel (littoral, pointes comme celle du Meinga, bords de Rance).    D.M.</p>
<h6>Saint-Coulomb, pas à pas, Annie Gillaizeau, 30 pages, 12,50 e (s’adresser en mairie ; contact@saintcoulomb.com).</h6>
<p style="text-align: justify;">
<h2 style="text-align: justify;">Nantes ne fête  pas Demy à moitié</h2>
<p style="text-align: justify;">Nantes fête le cinquantième anniversaire du tournage de Lola, et le vingtième anniversaire de la disparition de Jacques Demy. Dès son premier film, Lola (1960), Jacques Demy s’est imposé comme l’un des meilleurs talents de la “nouvelle vague” aux côtés de Godard, Truffaut, Chabrol, Rivette, Varda. Soutenu par la complicité du décorateur Bernard Evein, du compositeur Michel Legrand et de la productrice Mag Bodard, il prend tous les risques et séduit le public du monde entier avec le film musical les Parapluies de Cherbourg. À l’occasion de cet anniversaire, un ouvrage majeur paraît aux éditions de La Martinière, sous la signature de Marie Colmant et Olivier Père. Principale originalité, il présente tous les films, courts, moyens et longs, avec fiche technique, résumé et analyse. Occasion de rendre justice aux films des tout débuts, notamment le Sabotier du Val-de-Loire, admirable documentaire inspiré par le Farrebique de Georges Rouquier. Lola, les Parapluies de Cherbourg, les Demoiselles de Rochefort : sous le paravent du mélodrame et de la féerie, le cinéaste nantais laisse une œuvre audacieuse et passionnée.<br />
D.M.</p>
<h6>Jacques Demy tout entier, Olivier Père et Marie Colmant, La Martinière, 280 pages, 45 e.</h6>
<p style="text-align: justify;">
<h2 style="text-align: justify;">Aquarellistes de Bretagne</h2>
<p style="text-align: justify;">Un premier ouvrage de peintres nous invite à visiter Bénodet avec pour guides l’œil et le pinceau de seize artistes. Tous peintres de la Marine, et l’on admire particulièrement le rendu d’un pastel sec de Christiane Rosset, dont le Minaret se détache sur un ciel d’ardoise pulvérisée ; la précision plus que photographique des perspectives de chantier naval (Chantier Stagnol) de Stéphane Ruais ou les tumultes atmosphériques de Jean-Gabriel Montador (Lois du temps), à conjuguer avec les dimanches intemporels de Patrick Camus (la Plage du Trez).<br />
Avec Batz, mémoires d’une île, Jean-William Hanoteau nous livre davantage qu’une série d’aquarelles. C’est le récit d’une longue amitié, d’une acclimatation étendue sur plusieurs décennies : en 1977, “estourbi par un deuil et un divorce”, l’artiste découvrait “le Caillou” et lui dédie ce bel album. La touche s’affermit sans jamais abandonner cette prudence méticuleuse, ce tact qui semble être la plus belle caractéristique, à la fois humaine et artistique, de cet aquarelliste. L’ouvrage que consacre Jean Urvoy à la Rance est, lui aussi, l’histoire d’un coup de foudre qui ne s’éteindrait jamais, comme s’il avait lui aussi découvert “la formule éternellement vraie, à jamais féconde, d’une joie inconnue”. L’auteur raconte un estuaire qu’il connaît bien, et le lecteur prendra le temps d’évaluer la justesse de ses observations. Mais ses aquarelles, pour précautionneuses qu’elles soient parfois, restituent avec justesse la vision intérieure d’un amoureux de ces paysages.    D.M.<br />
Les peintres officiels de la Marine : En escale à Bénodet. Éditions Le Télégramme, 120 pages, 28,50 e. Jean-William Hanoteau : Batz, mémoires d’une île. Textes de Alain Soularue, Éditions nsa, 104 pages, 19,50 e. Jean Urvoy : Lumières de Rance, Éditions nc (Saint-Suliac), 104 pages, 35 e.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/12/bdvd.pdf"><br />
</a></p>
<h2 style="text-align: justify;"><a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/12/bdvd.pdf">Lire les chroniques de livres en breton et de DVD/BD au format PDF en ligne</a></h2>
<h2>En bref</h2>
<p style="text-align: justify;">
<h3>L’ange et la bête</h3>
<p style="text-align: justify;">Patrick Malrieu livre une passionnante enquête sur la gwerz de Yann  Girin qui l’entraîne ensuite à la recherche d’un mythe commun autour des  hommes velus, de la Catalogne aux rives de l’Indus. ArMen présentera  prochainement ces travaux plus en détail.    E.C.L.F<br />
Qui veut faire l’ange, fait la bête !, Patrick Malrieu, Éditions tir (Rennes 2), 142 pages, 25 e.</p>
<h3>Images de mémoire</h3>
<p style="text-align: justify;">Les fonds cartophiliques constituent souvent de véritables reportages  qui, réunis en volume, racontent la chronique d’antan : on découvrira  celles de Carantec et de la pointe du Raz à travers deux parutions  nouvelles.    D.M.</p>
<h6>La Pointe du Raz et l’île de Sein. Mémoire en images, Cédric Gourin,  Éditions Alan Sutton, 98 pages, 20 e. Carantec d’antan à travers la  carte postale ancienne, Jean-François Cavellat, hc Éditions, 98 pages,  18,50 e.</h6>
<p style="text-align: justify;">
<h3>Cimetières de bateaux</h3>
<p style="text-align: justify;">À l’heure où le grand nettoyage sévit sur les rivages, les cimetières de  bateaux sont des sépultures vouées à la disparition : cela fait tout le  prix du livre de Klaod Roparz.            D.M.</p>
<h6>Cimetières de bateaux, Klaod Roparz, Éditions Galodé, 110 pages, 24,90 e.</h6>
<h3 style="text-align: justify;">Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne</h3>
<p>Les actes du congrès de 2009 de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne sont parus. Cet événement s’est tenu à Saint-Nazaire, aussi plusieurs articles portent sur l’estuaire de la Loire. L’autre thème était “la Bretagne et la guerre”, plusieurs contributions évoquent notamment les différents conflits qui ont touché la péninsule au Moyen Âge.    E.C.L.F</p>
<h6>Actes du congrès de Saint-Nazaire, Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne (1, rue Jacques-Léonard, 35000 Rennes), 752 pages, 35 e.</h6>
<h3>Pêches</h3>
<p>De belles photos en noir et blanc de bateaux en pêche. Des commentaires brefs, émus, parfois inutiles, parfois modestes, comme ceux d’Alain Souchon ou Jean Failler.    D.M.</p>
<h6>Pêche en mots salés, Catherine Le Goff, Husson Éditions (Bruxelles), 108 pages, 20 e.</h6>
<h3>Carrières de champions</h3>
<p>Né dans le bassin granitier du Hinglé, berceau des Miletto, Corvellec et Beghetti, Georges Le Meur rend hommage aux belles carrières de cyclistes propulsés “de la poussière à la lumière”.    D.M.</p>
<h6>Tailleurs de pierre, carrières de champions, Georges Le Meur, Éditions Avipret, (7, rue du Moulin-au-Duc, Dinan), 244 pages, 18 e.</h6>
<h3>Anicet Le Pors</h3>
<p>L’ancien ministre de la Fonction publique, originaire de Plouvien, se confie à l’éditorialiste de Sud-Ouest. Son enfance catholique, sa découverte de Marx, son amitié avec Georges Marchais, sa rupture avec le Parti communiste…    D.M.</p>
<h6>Les Racines et le rêve, Anicet Le Pors, Éditions Le Télégramme, 190 pages, 18 e.</h6>
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		<title>A lire en Bretagne</title>
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		<pubDate>Sun, 28 Mar 2010 23:02:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les chroniques des dernières parutions bretonnes !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/03/livresprintemps.pdf">Les chroniques des dernières parutions bretonnes !</a></p>
<p style="text-align: center;"><a rel="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/03/livresprintemps.pdf" href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/03/livresprintemps.pdf"><img class="size-full wp-image-2593  aligncenter" title="Les chroniques des dernières parutions bretonnes !" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/03/livr.jpg" alt="" width="374" height="468" /></a></p>
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		<title>Les idées de lecture d&#8217;Armen</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 08:00:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Coop Breizh]]></category>
		<category><![CDATA[éditions du temps]]></category>
		<category><![CDATA[hervé bellec]]></category>
		<category><![CDATA[libres]]></category>
		<category><![CDATA[littérature bretonne]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans chaque numéro d'ArMen, retrouvez le meilleur de la production littéraire de Bretagne, à travers les chroniques de Daniel Morvan, écrivain et journaliste et de la rédaction d'ArMen. Découvrez aussi les chroniques des parutions en langue bretonne, signées Gérard Cornillet, enseignant et spécialiste du breton. En cliquant ici, retrouvez les chroniques de livres publiées dans ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans chaque numéro d'ArMen, retrouvez le meilleur de la production littéraire de Bretagne, à travers les chroniques de Daniel Morvan, écrivain et journaliste et de la rédaction d'ArMen. Découvrez aussi les chroniques des parutions en langue bretonne, signées Gérard Cornillet, enseignant et spécialiste du breton.</p>
<h3><a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/02/LIVRES174.pdf">En cliquant ici, retrouvez les chroniques de livres publiées dans le numéro 174 d'ArMen, au format "papier". Bonne lecture !</a></h3>
<p>Retrouvez aussi dans  lenuméro 174 d'ArMen les articles suivants :</p>
	<div class="frame single">
		<div class="image" style="float:left;margin:0 40px 0 0;"><img src="http://www.armen.net/boutique/images/145/Couv Armen 174.JPG?95,120,152482992" alt="original" width="95" height="119"  /></div>
		<div class="details">
			<h4 class="name">
				ArMen N174			</h4>
			<div class="description">
				<ul>
<li>L&#8217;héritage de Plogoff</li>
<li>Rivalin, la plus bretonne des charentaises</li>
<li>Les frères Lamennais</li>
<li>Vincent Lessirard, photographe</li>
<li>Le Gallo, l&#8217;autre langue de Bretagne</li>
<li>Les gravures de François Bealu</li>
</ul>
			</div>		
					
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					<input type="hidden" name="products[155][product]" value="155" /><input type="hidden" name="products[155][price]" value="158" /><input type="hidden" name="products[155][category]" value="catalog" /><input type="hidden" name="cart" value="add" /><input type="submit" name="addtocart"  value="Acheter" class="addtocart" />					</form>
			
		</div>  
	</div>


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		</item>
		<item>
		<title>Rencontre irlandaise avec Michel Déon</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 07:00:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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		<description><![CDATA[Pour ArMen, Bernard Rio est allé rencontrer l’auteur d’un Taxi mauve, Michel Déon, qui n’accorde que très peu d’interviews. Il nous livre ici quelques confidences sur sa passion pour l’Irlande. Tynagh, une bourgade du comté de Galway, en Irlande. Deux kilomètres à l’écart, Old Rectory ; il n’y a plus de recteur dans l’ancien presbytère, ni ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pour </strong><em><strong>ArMen</strong></em><strong>, Bernard Rio est allé rencontrer l’auteur d’</strong><em><strong>un Taxi mauve</strong></em><strong>, Michel Déon, qui n’accorde que très peu d’interviews. Il nous livre ici quelques confidences sur sa passion pour l’Irlande.</strong></p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2009/11/deon.jpg" rel="shadowbox[sbpost-1690];player=img;"><img class="alignleft size-full wp-image-1691" title="deon" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2009/11/deon.jpg" alt="deon" width="209" height="254" /></a>T<span style="font-size: 13px; line-height: 19px;">ynagh, une bourgade du comté de Galway, en Irlande. Deux kilomètres à l’écart, Old Rectory ; il n’y a plus de recteur dans l’ancien presbytère, ni de messe dans la chapelle désaffectée. Depuis une trentaine d’années, l’hôte des lieux s’appelle Michel Déon, mais les <em>Irish draught</em> de Chantal Déon sont ici plus réputés que les œuvres de l’académicien français. Bien que le film adapté du roman <em>un Taxi mauve</em> figure bon an mal an au programme de la rte, la télévision nationale irlandaise, ce sont les prouesses des champions issus des haras de Tynagh qui enflamment les conversations des voisins, toujours aussi férus de courses et d’enjeux. La primauté des chevaux sur l’homme de lettres ne semble guère léser Michel Déon, satisfait de sa quiétude, heureux de se promener à Portumna, au bord du lough Derg, et de lier conversation avec des anonymes qui le connaissent comme un habitué des lieux, un marcheur aussi infatigable que Quarto, un fougueux Braque de Weimar.</span></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">Nous marcherons deux petites heures dans les bois et les roselières en devisant de l’Irlande et des Irlandais, des écrivains et de leurs livres… En l’absence du chien, affublé du nom d’une collection des éditions Gallimard, et compagnon particulièrement doué pour lever les faisans et débusquer les chevreuils couchés sous les hêtres, le maître chasse les idées convenues. Selon lui, il serait impropre de parler d’exil en Irlande, pas plus qu’il ne fût auparavant exilé en Grèce. “Après la guerre, je n’avais qu’une pensée : bouger. J’ai toujours vécu à l’étranger, en Italie, au Portugal, en Grèce.” Depuis bientôt quarante ans, c’est ici qu’il vit et qu’il écrit, naturellement discret, puisqu’invité. “Quand vous résidez à l’étranger, vous ne devez pas prendre parti dans les affaires du pays qui vous accueille. Vous pouvez être indigné, mais il vous faut demeurer spectateur.” Cette discrétion est une pudeur qui sied à l’homme écrivant l’amour et l’amitié, célébrant la vie qui court et les souvenirs qui affluent avec les ans.</p>
<p><strong>Les vents et les pluies du nord-ouest</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Installé en Irlande, après le succès des <em>Poneys sauvages</em>, l’écrivain a définitivement quitté l’île de Spetsai, “un peu effrayé” par le tourisme de masse. Il a trouvé dans les vents et les pluies du nord-ouest une nouvelle vigueur, une raison de ne pas déchanter du monde. Il ne craint d’ailleurs pas de vagabonder sous la pluie et de revenir trempé à la maison. Imprégné de ce pays humide et tourbeux, l’écrivain français a adopté l’humour du cru. “Quand vous marchez dans la rue et qu’il pleut, on vous fait la réflexion qu’il n’y a pas de vent.” Fuyant une Grèce devenue mercantile, il a aussi trouvé refuge en Irlande par curiosité intellectuelle et affection. Jacques Chardonne et Fernando Pessoa l’avaient attiré au Portugal, André Fraigneau et Georges Séféris l’avaient conduit en Grèce. Pour l’Irlande, ce fut Jonathan Swift, James Joyce, William-Butler Yeats et même Brendan Behan, qui incarne à ses yeux “le génie brouillon et fracassant de l’Irlande, une brutale réaction contre l’engourdissement rêveur auquel prédispose un décor comme celui que découpe ma fenêtre. Behan est l’anti-Yeats et pourtant, on peut aller de l’un à l’autre sans être dérouté. Comme le “tout est dans tout” de la philosophie, “tout est dans l’Irlande”, écrit-il dans <em>Je me suis beaucoup promené</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Cet Occident rêvé est-il vraiment une exception en Europe ? Tournant le dos au “développement” touristique grec, Michel Déon n’a-t-il pas été rattrapé par le dragon économique dans son refuge du Connemara ? À l’instar des “pages grecques” écrites en 1960 et 1965, souvenirs d’un temps disparu, les pages irlandaises de <em>Cavalier, passe ton chemin !,</em> dont le titre est emprunté à un poème de Yeats, ne témoignent-elles pas d’une société clanique condamnée par une consommation boulimique ? En 1993, l’écrivain confiait, dans un entretien accordé à sa fille Alice : “Il semble que l’<em>impetus</em> naturel de l’Irlande ait trouvé dans les difficultés matérielles, comme dans la censure morale et religieuse de la jeune république, un terrain particulièrement favorable à son irrédentisme et à son esprit rebelle. Dans le combat contre une autorité occulte, sournoise et tracassière, la culture irlandaise surmontait son idiosyncrasie et s’adressait au monde occidental sans aucune humilité, traitant d’égal à égal avec d’autant plus de naturel qu’elle était consciente d’apporter du sang nouveau, une pensée révolutionnaire fort éloignée des berquinades que l’on aurait pu attendre de ce pays serré au collet par l’Église.” Seize ans plus tard, l’abondance a malheureusement érodé cette âme singulière. “O mes enfants, qu’êtes-vous en train de faire d’un des plus poétiques pays d’Europe. La prospérité s’est abattue sur l’Irlande comme la pédophilie sur le bas clergé”, s’exclame-il dans <em>Cavalier passe ton chemin !</em>. Sur les bords du lough Derg, Michel Déon suspend un instant son pas et avoue sa crainte. “L’Irlande est en danger. C’était un pays pauvre où on ne vivait pas mal. C’est devenu un pays où les gens vivent à crédit. Il existe des similitudes entre la Grèce et l’Irlande. Ces deux pays ont été occupés pendant plusieurs siècles, la Grèce par les Turcs, l’Irlande par les Anglais, et ont obtenu leur indépendance à une période récente. Les hommes ont appris à mentir et à tricher pour survivre. Lorsque ces pays ne sont plus occupés, le mensonge reste une tentation. Une fausse prospérité a blessé la Grèce.”</p>
<p><strong>Les génies irlandais</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Comment le contrecoup de la crise économique sera-t-il vécu et interprété ? “Je ne sais pas encore ce que l’Irlande va devenir, sauvée par une sagesse instinctive ou emportée par le flot.” Aux interrogations et aux incertitudes qui encombrent l’horizon, Michel Déon ne répond pas en raisonnant. Peu enclin à défendre un système qui corrompt les cœurs et les âmes, il en appelle aux génies des lieux. C’est aux <em>leprechauns</em> et aux <em>banshees</em> que les Irlandais devront peut-être le salut de leur âme… Car le petit peuple qui siège à Benbulden sait la futilité de l’or et de l’argent. “Les hommes n’ont pas besoin de raison, mais de surnaturel.” Bienheureux Michel Déon qui n’oublie pas sa jeunesse et ne veut toujours pas se conformer à une pensée cauteleuse et aseptisée. Évoquant les prix Nobel de littérature irlandais et français, il qualifie Seamus Heaney de “plus grand poète contemporain de langue anglaise”. Michel Déon ne cherche ni à plaire ni à déplaire. Il dit et il écrit ce qu’il croit juste, une vérité qui ne coïncide pas avec la norme littéraire du <em>happy end</em> et la politique des marchands du temple. En 1970, il écrivait : “Si vous me demandez ce que je suis allé faire en Irlande, je vous répondrai que je n’en sais rien au juste, et que, de toute façon, il faut bien vivre quelque part. Au fond, il s’agissait peut-être aussi d’une envie, mûrie depuis longtemps, un obscur besoin de pluie, de vent, de prairies vertes, l’attrait que peuvent exercer une terre mouillée, de vastes paysages, la présence de l’océan et le bruit sourd, continu de la houle se brisant sur les falaises de Moher. L’Europe s’achève ici, plus loin c’est l’aventure. Il arrive que l’on aime toucher du doigt à ses limites et laisser grandir en soi de vieux rêves.”</p>
<p style="text-align: justify;">Le temps a passé. L’écrivain a pris la dimension de cette île et de ce peuple. Il s’est replié à l’intérieur des terres. Irlandais à sa manière, c’est-à-dire aussi à l’aise avec son voisin fermier qu’avec ses collègues de l’Académie française, il ne s’embarrasse pas de protocole. Hors d’âge et sans casquette, car aujourd’hui le soleil brille dans le ciel de Tynagh, il est parti faire sa promenade quotidienne, discourant à bâtons rompus. La romanesque Irlande a adopté cet homme, qui n’était pas arrivé les mains vides. L’écrivain y a puisé une nouvelle inspiration. Il l’a embrassé dans <em>un Taxi mauve</em> et multiplié les clins d’œil dans son œuvre. Ainsi dans <em>les Poneys sauvages</em>, les quatre héros ont-ils pour maître à penser le professeur Dermot Dewagh, retiré à Killary. Dans <em>un Souvenir</em>, la maison de Sheila a été achetée par “un sacré foutu d’Irlandais”. Dans <em>la Montée du soir</em>, c’est Marie qui “ne saurait renier ses origines celtes”, etc. Michel Déon n’a pas fini de rêver et d’écrire. En Irlande, il a découvert un monde où il existe encore des poneys sauvages.</p>
<p><strong>Bernard Rio</strong></p>
<p><strong>Bibliographie</strong> : <em>Les poneys sauvages</em>, Éditions Gallimard, 1970. <em>Un taxi mauve</em>, Éditions Gallimard, 1973. “L’Irlande et mes rêves”, 1970, in <em>Je me suis beaucoup promené</em>, Éditions La Table Ronde, 1995. <em>La montée du soir</em>, Éditions Gallimard, 1987. <em>Un souvenir</em>, Éditions Gallimard, 1990. <em>Parlons-en…,</em> conversation avec Alice Déon, Éditions Gallimard, 1993. <em>Je me suis beaucoup promené</em>, Éditions La Table Ronde, 1995. <em>Cavalier, passe ton chemin !</em>, Éditions Gallimard, 2005. <em>Lettre de château</em>, Éditions Gallimard septembre 2009.</p>
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		<title>Ar Vro Bagan, une locomotive culturelle</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Nov 2009 13:48:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann</dc:creator>
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		<description><![CDATA[(encadré tiré d'un article de Yannick Bigouin sur la dynamique culturelle en pays pagan, à lire dans ArMen n°170) On ne peut évoquer le pays Pagan sans relater la formidable aventure de l’association Strollad Ar Vro Bagan qui, ancrée dans son pays, rayonne aujourd’hui sur toute la Bretagne (voir ArMen n°76). De la petite association ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>(encadré tiré d'un article de Yannick Bigouin sur la dynamique culturelle en pays pagan, à lire dans ArMen n°170)</strong></p>
<p style="text-align: justify;">On ne peut évoquer le pays Pagan sans relater la formidable aventure de l’association Strollad Ar Vro Bagan qui, ancrée dans son pays, rayonne aujourd’hui sur toute la Bretagne (voir <em>ArMen</em> n°76). De la petite association Ar Vro Pagan installée par des jeunes de la commune de Plounéour-Trez, en 1965, au cercle celtique puis au foyer culturel qui a participé à redynamiser la pratique de la langue bretonne, de la danse <em>round</em>, de la musique, du gouren, du théâtre ou soutenu la restauration de chapelles, la troupe Ar Vro Bagan a fait que la fête ne soit pas que spectacle mais participation de tous. Assisté de Nicole Le Vourc’h, le dynamique directeur-écrivain-metteur-en-scène-comédien Goulc’han Kervella, fils de goémonier de Plouguerneau, qui a préféré le métier de “saltimbanque” à une carrière de médecin psychiatre, y est pour beaucoup.</p>
<p style="text-align: justify;">Celui-ci cherche dans ses créations à établir de “l’échange et du dialogue avec les gens pour faire avancer les choses, et leur redonner la fierté de ce qu’ils étaient”. Adepte du travail collectif, il permet ainsi à des personnes de tous âges, des quartiers entiers parfois (entre cent et trois cents personnes !) de participer à des aventures théâtrales, chacun trouvant sa place selon sa volonté. Les thèmes des pièces sont puisés dans une culture bretonne et celtique ancrée dans la mémoire collective ou des événements sociaux et politiques. Les pièces sont soit écrites par Goulc’han Kervella, soit tirées des répertoires de Pierre-Jakez Hélias, Roparz Hemon, Jakez Riou, Anton Tchekov, Alejendro Casona, Jean Anouilh ou Sean O’Casey… Les musiques et chants sont souvent l’œuvre de compositeurs qui travaillent spécialement pour la pièce, interprétés ensuite par des chorales ou orchestres et édités par la suite. Dans les sons et lumières joués à Plougonvelin, Kerlouan, Plouguerneau ou Brignogan, il y a toujours un rapport au pays : danse <em>round</em>, brûlage de goémon, allusion aux pilleurs d’épave, vocabulaire du pays. Souvent, ce sont aussi de grands événements de l’Histoire qui sont visités : la Révolution française, les guerres mondiales, l’émigration… mais vus depuis le pays Pagan. Entre 2005 et 2007, la troupe a joué un son et lumière sur les goémoniers du pays Pagan et de l’archipel de Molène à partir du roman <em>Pêcheurs de goémon</em>, d’Yvonne Pagniez, paru en 1939<em>.</em> Là, durant ces trois années, des ateliers de transmission des gestes du travail de coupe, de séchage, de brûlage ont été organisés entre les acteurs et les anciens goémoniers de l’écomusée partenaire du spectacle. Jouée au creux d’une grève de Kerlouan, cette pièce a connu un grand succès avec dix-huit mille spectateurs lors de seize spectacles en version bilingue et quatre totalement en breton. Cette pièce se transmet désormais grâce à un DVD, un CD et des livres.</p>
<p style="text-align: justify;">Actions dans les écoles, cours de chants et de breton, ateliers théâtre, stages de marionnettes, masques… cette troupe atypique d’éducation populaire et artistique en langue bretonne, liant amateurs et professionnels, salarie cinq personnes à l’année appuyée par une dizaine d’autres selon les projets.</p>
<p>Yannick Bigouin</p>
	<div class="frame single">
		<div class="image" style="float:left;margin:0 40px 0 0;"><img src="http://www.armen.net/boutique/images/120/170.jpg?95,120,854377310" alt="original" width="95" height="118"  /></div>
		<div class="details">
			<h4 class="name">
				Armen N145			</h4>
			<div class="description">
				<ul>
<li>Quand les Trégorrois se moquent des Cornouaillais</li>
<li> Eoliennes, l&#8217;âge de raison ?</li>
<li> Un jardin &#8220;global&#8221; entre nature et futur</li>
<li> Le château de Suscinio</li>
<li> Edimbourg vibre au son de la harpe</li>
<li> Le peintre Jean Urvoy à Saint-Michel-en-Grève</li>
</ul>
			</div>		
					
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		</div>  
	</div>


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		<item>
		<title>les parutions bretonnes de la rentrée</title>
		<link>http://www.armen.net/2009/09/chroniques/nouveautes-livres-septembre-2009/</link>
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		<pubDate>Fri, 11 Sep 2009 07:42:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>erwan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[édition bretonne]]></category>
		<category><![CDATA[livres]]></category>
		<category><![CDATA[salon du livres]]></category>

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		<description><![CDATA[Poètes de Bretagne et d’Amérique Parmi l’abondante production poétique, retenons le recueil de Marie-Josée Christien, les Extraits du temps. On y retrouve son goût pour la formule bien frappée, énigmatique, à la René Char : “La nuit donne à chacun l’illusion de capturer l’amour”. Le livre est un condensé de fragments de vie”, et réunit des ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Poètes de Bretagne et d’Amérique</strong></p>
<p>Parmi l’abondante production poétique, retenons le recueil de Marie-Josée Christien, <em>les Extraits du temps</em>. On y retrouve son goût pour la formule bien frappée, énigmatique, à la René Char : “La nuit donne à chacun l’illusion de capturer l’amour”. Le livre est un condensé de fragments de vie”, et réunit des textes parus en 1988 et 1991. Marc Le Gros, toujours très prolifique, nous raconte la véritable histoire de Gérard, le corbeau qu’il eut à demeure pendant plusieurs années : un face-à-face rêveur avec l’oiseau aux neuf métamorphoses : “Le crâne enfoncé dans son caban de nuit/Le grand corbeau n’avoue jamais”. Le poète morlaisien nous donne aussi un joli voyage entre Naples, Syracuse et Venise, sur les traces de sainte Lucie. Chez le même éditeur (La Part commune, à Rennes), Une méditation de Pierre Tanguy sur la mort de son père. Amoureux de la poésie japonaise, l’auteur dit le vide immense laissé dans la nature par un père paysan : “Gouttes de sang dans la sauge fleurie/branches grises des pommiers/tiges nues des cassissiers. Rien ne t’oublie.”</p>
<p>De son côté, Yann-Erwan Paveg renoue avec la veine bardique des Xavier Grall et Glenmor : “Me manquent vos chansons/Aux voliges des granges/Dans les pierres des chapelles/Me manquent vos poésies rebelles”. Dans une même inspiration <em>beatnik</em>, à la Allen Ginsberg, Louis Bertholom propose <em>Amerika Blues</em>. Un cheminement incantatoire accompli de Québec à Key West, sur la face orientale de la côte américaine. Complétons cette revue poétique avec l’essai <em>Jack Kerouac, Breton d’Amérique</em>. Disparu il y a quarante ans, l’écrivain n’a cessé de rechercher l’identité de son ancêtre français, émigré de Bretagne en Amérique du nord au xviii<sup>e</sup> siècle. La généalogiste Patricia Dagier a démasqué cet ancêtre en 1999 : il se nomme Urbain-François Le Bihan de Kervoac, d’une famille bourgeoise établie à Huelgoat, contraint d’émigrer à cause de ses frasques. L’ouvrage qui paraît n’est pas la réédition du précédent, il rend compte des dix années de recherches qui ont enrichi les premiers travaux. Elle révèle notamment que le fameux “trésor” familial que cherchait Kerouac existait bien sous forme de terres et de maisons, au vieux pays. Mais les trois fils canadiens du peu recommandable Urbain-François n’en surent rien : “ils n’auront jamais su que les oncles et cousins bretons des monts d’Arrée ont savamment organisé le partage, entre eux, des biens qui leur revenaient de droit. Le crime est resté parfait pendant deux siècles et demi.”</p>
<p><strong>Daniel Morvan</strong></p>
<p><strong>Les Extraits du temps, </strong>Marie-Josée Christien, Éditions Sauvages, 118 pages, 13 €. <strong>Paysage aux neufs corbeaux</strong> et <strong>La Madone</strong><strong> aux vers luisants</strong>, Marc Le Gros,<strong> </strong>La Part commune, 94 pages, 13 € ; 124 pages, 13 €. <strong>Que la terre te soit légère</strong>, Pierre Tanguy, La Part commune, 96 pages, 13 €.<strong> Germination des colères</strong>,Yann-Erwan Paveg, Éditions Kildroenn an trev, 124 pages, 12 €.<strong> Amerika Blues</strong>, Louis Bertholom, Éditions sauvages. 74 pages, 10 €. <strong>Jack Kerouac, Breton d’Amérique</strong>, Patricia Dagier et Hervé Quéméner, Éditions du Télégramme. 206 pages, 18 €.</p>
<p> </p>
<p><strong>Pouliquen, recteur de campagne</strong></p>
<p>Au cours de la première moitié du xx<sup>e</sup> siècle, le recteur breton était encore le monarque de son royaume. L’abbé Pouliquen, recteur de Tréflez, correspondait bien à cette image flamboyante. Si Paul Meunier a choisi de lui consacrer cette biographie très réussie, documentée et intelligente, c’est que l’abbé était bien connu pour les “chroniques agricoles” en breton qu’il signait dans l’hebdomadaire <em>le ourrier du Finistère</em>, “le seul journal à entrer dans les fermes léonardes à cette époque”. Une véritable figure de son temps. C’est l’une des plumes les plus fines du journal, et sa rubrique “Al labour douar” étend ses considérations jusqu’à la politique et la religion. Cette chronique publiée chaque semaine en Une lui vaudra le titre de “mignoun braz ar Goueriated” (grand ami des paysans). L’ouvrage décrit avec précision le “royaume” dans lequel Yves Pouliquen grandira : Guiclan et le dense réseau des villages léonards, à la fin du xix<sup>e</sup> siècle, au milieu d’une paysannerie vivant dans une grande précarité (bien loin des riches <em>juloded</em>). Le jeune vicaire se voit attribuer pour son premier poste une paroisse du Trégor-Goëlo, une zone qui a basculé du bonapartisme au bloc laïc, auquel Pouliquen va s’affronter avec virulence. Avant de revenir dans la “terre des prêtres”, à Tréflez où il est accueilli en triomphe : “Un vrai bataillon cycliste, des cavaliers aux montures superbement harnachées, toute une théorie de voitures pimpantes allèrent jusqu’à Goulven prendre le nouveau recteur. Tout au long du chemin le peuple de Tréflez était accouru, des grappes humaines juchées sur les fossés et dans les champs saluaient respectueusement celui que le chef du diocèse leur envoyait.”</p>
<p><strong>D.M.</strong></p>
<p><strong>Fañch Couer, un recteur en son royaume</strong>, Paul Meunier<strong>, </strong>Skol Vreizh, 272 pages, 20 €.</p>
<p> </p>
<p><strong>Un autre mai</strong></p>
<p><em>Mai 69</em>, c'est d'abord une écriture, nerveuse, précise, audacieuse, parfois géniale, parfois déroutante, voire difficile, comme peuvent l'être certains solos de jazz ou une succession de plans cinématographiques Nouvelle vague. Les fulgurances de l'écriture qui touchent au fond comme à la forme ne parviennent pourtant pas - et c'est là le charme de ce roman - à masquer la tendresse et la douce mélancolie qui traversent ces pages. L'époque, c'est l'adolescence, la fin de la civilisation rurale, la promesse des idéologies qui, faute de mieux, apporteraient au moins du nouveau… Dans l'esprit de ce fils de paysans dont l'émouvant manque de confiance en lui ressemble alors à celui d'un pays tout entier, l'éveil à la sexualité, à la lecture, aux idées se fait dans un étonnant mélange de fébrilité et de distance. Comme s'il pressentait déjà que l'automne venu, il ne resterait au final que peu de choses des sagesses déclamées par les maoïstes parisiens venus réviser aux champs leurs manuels de lutte des classes… Alors que même que sous ses yeux se perdaient de vraies richesses, celles d'un monde que l'homme de lettres en devenir ne pourrait jamais tout à fait quitter. Quand le bon sens paysan habite un vrai talent littéraire…</p>
<p><strong>Yann Rivallain</strong></p>
<p><strong>Mai 69</strong>, Daniel Morvan, Éditions du temps, 205 pages, 13 euros.</p>
<p> </p>
<p><strong>La paysanne qui aime les Gitans</strong></p>
<p>“Dans notre métier, il y a des rencontres anodines. Purement professionnelles du début à la fin. Point. Et il y a celles, rares, qui déclenchent une vraie joie. Une sorte d’émerveillement tout simple.” Et ce 27 avril 2006, la journaliste Sabrina Rouillé a su pourquoi elle faisait ce métier, en rencontrant Marie-France Brune. Dans sa ferme des Grands Champs, au Mont-Dol (Ille-et-Vilaine), où elle vit comme il y a cinquante ans, fichu sur la tête, Marie-France a noué un lien indéfectible avec les gitans installés près de chez elle. Ici, aux marges du monde, affrontés à l’essentiel, les humains serrent les coudes. Les gamins “apparaissent comme des anges” pour lui prêter la main aux travaux. Elle leur lit des livres. Marie-France a confié ses carnets à la journaliste, qui en a tiré ce récit. Ses amis gitans sont des manouches. “Le manouche, simple petit forain, le plus pauvre, qui a le plus grand cœur. Il se sédentarise aujourd’hui. Il est celui que je fréquente le plus.” Elle les connaît depuis les bancs de l’école : “j’étais un aimant pour eux, j’avais une force en moi que j’ai toujours conservée et qui les attirait”. Et depuis, dès qu’une tâche apparaît trop lourde pour la paysanne au grand cœur, surgissent Rocky, Starsky, Adolphine ou Angelina. Une magnifique histoire d’humanité, illustrée par les belles photos en noir et blanc de Stéphane Maillard. “Ce livre est l’aboutissement de ma liberté”, assure Marie-France.</p>
<p><strong>D.M.</strong></p>
<p><strong>Et j’irai voir la mer en vélo</strong>, Marie-France Brune, prélude de Yvon Le Men. Diabase, 80 pages, 24 €.</p>
<p> </p>
<p><strong>Souvenirs de Mona Ozouf</strong></p>
<p>Beau livre que cette autobiographie de Mona Ozouf, ce retour sur la trajectoire d’une fille de militant (Yann Sohier) dont elle aura comme prolongé le parcours, sur les bases d’une admiration commune pour Ernest Renan. Mona Ozouf tisse les liens multiples entre les deux pôles, de sa double culture, entre une enfance bretonne et une éducation universaliste, avec un credo : « le sens de la particularité renforce le sens de l’universel ». Le livre est émaillé de beaux portraits : la grand-mère, la mère, Louis Guilloux, Gaston Bachelard, ce « Marx bourguignon », l’historienne communiste Annie Kriegel, François Furet… Un héritage qu’elle aura su assimiler grâce à l’art suprême de la composition française : « Après tout, c’est l’individu qui tient la plume et se fait le narrateur de sa vie. La narration est libératrice. C’est elle qui fait de la voix “presque mienne” d’une tradition reçue la voix vraiment mienne d’une tradition choisie. »</p>
<p><strong>D.M.</strong></p>
<p><strong>Mona Ozouf : Composition française, retour sur une enfance bretonne.</strong> Gallimard, 260 pages, 17,50 €.</p>
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		<title>La Bretagne, une nation invisible ?</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Sep 2009 12:32:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sharif Gemie, l’auteur de Brittany, the invisible nation (1) a récemment participé à un séminaire du réseau universitaire Ermine, animé par le sociologue Ronan Le Coadic et qui travaille sur les questions de minorités nationales. ArMen l’a rencontré à cette occasion pour évoquer ses recherches sur l’identité bretonne]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sharif Gemie, l’auteur de <em>Brittany, the invisible nation</em> (1) a récemment participé à un séminaire du réseau universitaire Ermine, animé par le sociologue Ronan Le Coadic et qui travaille sur les questions de minorités nationales. ArMen l’a rencontré à cette occasion pour évoquer ses recherches sur l’identité bretonne.</p>
<div style="text-align:center;"><object style="width: 420px; height: 263px;" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="100" height="100" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="menu" value="false" /><param name="src" value="http://static.issuu.com/webembed/viewers/style1/v1/IssuuViewer.swf?mode=embed&amp;layout=http%3A%2F%2Fskin.issuu.com%2Fv%2Flight%2Flayout.xml&amp;showFlipBtn=true&amp;pageNumber=2&amp;documentId=090903102843-26ad95b7412c44c0a0587804c9aebc80&amp;docName=interviewshariffgemie&amp;username=yrivallain&amp;loadingInfoText=La%20Bretagne%2C%20une%20nation%20invisible%20%3F&amp;et=1251973966922&amp;er=4" /><param name="flashvars" value="mode=embed&amp;layout=http%3A%2F%2Fskin.issuu.com%2Fv%2Flight%2Flayout.xml&amp;showFlipBtn=true&amp;pageNumber=2&amp;documentId=090903102843-26ad95b7412c44c0a0587804c9aebc80&amp;docName=interviewshariffgemie&amp;username=yrivallain&amp;loadingInfoText=La%20Bretagne%2C%20une%20nation%20invisible%20%3F&amp;et=1251973966922&amp;er=4" /><embed style="width: 420px; height: 263px;" type="application/x-shockwave-flash" width="100" height="100" src="http://static.issuu.com/webembed/viewers/style1/v1/IssuuViewer.swf?mode=embed&amp;layout=http%3A%2F%2Fskin.issuu.com%2Fv%2Flight%2Flayout.xml&amp;showFlipBtn=true&amp;pageNumber=2&amp;documentId=090903102843-26ad95b7412c44c0a0587804c9aebc80&amp;docName=interviewshariffgemie&amp;username=yrivallain&amp;loadingInfoText=La%20Bretagne%2C%20une%20nation%20invisible%20%3F&amp;et=1251973966922&amp;er=4" flashvars="mode=embed&amp;layout=http%3A%2F%2Fskin.issuu.com%2Fv%2Flight%2Flayout.xml&amp;showFlipBtn=true&amp;pageNumber=2&amp;documentId=090903102843-26ad95b7412c44c0a0587804c9aebc80&amp;docName=interviewshariffgemie&amp;username=yrivallain&amp;loadingInfoText=La%20Bretagne%2C%20une%20nation%20invisible%20%3F&amp;et=1251973966922&amp;er=4" menu="false" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>Levrioù nevez e brezhoneg</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Jul 2009 10:10:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[E brezhoneg]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>

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		<description><![CDATA[Gerioù kizeller an tav Pour Tugdual Kalvez, le poète est un “ciseleur de silence” et on en compte beaucoup dans ce recueil que nous propose Al Liamm. Il rassemble une soixantaine de poésies en langue bretonne, écrites entre 1999 et 2004. Kizeller an tav eo ar barzh, eñ hag a oar (hag a gred ivez) ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Gerioù kizeller an tav</strong></p>
<p><em>Pour Tugdual Kalvez, le poète est un “ciseleur de silence” et on en compte beaucoup dans ce recueil que nous propose Al Liamm. Il rassemble une soixantaine de poésies en langue bretonne, écrites entre 1999 et 2004.</em></p>
<p>Kizeller an tav eo ar barzh, eñ hag a oar (hag a gred ivez) reiñ ur stumm heson d’an trivliadoù a ziwan en askre an den, tener e galon, kizidik e spered, hag a bar e selloù war ar bed evel m’emañ, war darvoudoù hor buhez, war an amzer o tremen… N’eus tra er bed, er vuhez pemdeziek na c’hellfe lezel diseblant an den gwirion. Dre-se ez eo liesseurt levezon ar barzh, liesdoare sonerezh e werzennoù, o lusk ivez. D’o lenner bremañ da vezañ hejet, strafuilhet, direnket zoken gant soñjoù ha flemmoù ar saver-pozioù…</p>
<p><strong><em>War barlenn an amzer</em></strong>, Tugdual Kalvez,, Al Liamm, 84 pajenn, 8 €.</p>
<p><strong><em>Paotr an Uhelgoad o kontañ e vuhez</em></strong></p>
<p><em>Jean-Marie Le Scragne vient de publier la dernière partie de son autobiographie. C’est l’histoire d’une vie de labeur et de combats sociaux et politiques</em> <em>dans les rangs du pcf, de la Libération à nos jours.</em></p>
<p>Konter brudet an Uhelgoad a ginnig deomp amañ lodenn diwezhañ e vuhezskrid <em>Ma buhez e Kêr ar Vinaoued</em> : e miz Gwengolo 1945 e kuitae e diegezh da vont da labourat er mengleuzioù ; setu penaos e krogas neuze ur vuhez labour e-giz micherour, ur micherour emskiant deuet da vezañ abaoe e stourmoù a-enep an nazied ur c’homunist entanet. Setu perak ne c’hell ket tremen ar c’honter hep klask displegañ penaos eo kouezhet ken izel ar strollad politikel en doa gouestlet e vuhez dezhañ e-pad kement a vloavezhioù. Ur gontadenn distaget e brezhoneg brav eo diwar-benn istor ur vuhez dibar hag ur vro galet hag a zo bepred o cheñch memestra…</p>
<p><strong><em>Eur Homunist en Uhelgoad</em></strong>, Yann-Vari Skragn, Emgleo Breiz (Brest), 106 pajenn, 11 €.</p>
<p><strong>Testeni ur beleg breizhat e Perou</strong></p>
<p><em>Yves Troal, prêtre originaire du diocèse de Quimper et aujourd’hui en retraite, a passé onze ans de son ministère dans les hauts plateaux du sud du Pérou. Maintenant le contact avec ses amis demeurés en Bretagne, il leur a adressé régulièrement nouvelles et témoignages en breton. Ce journal de bord rassemble les billets transmis entre 1963 et 1964.</em></p>
<p>Perak kuitaat “bro dudius Pont-Aven”, en em ziwriziennañ da vont ken pell diouzh Breizh-Izel ? Skoet e oa bet ar beleg yaouank o lenn war ar gazetenn <em>la Croix</em> : “E traoniennoù ‘zo eus eskopti Ayaviri… morse n’eus bet gwelet ur beleg.ñ Ha setu graet e soñj gantañ mont di a-benn kinnig ar C’hrist d’an Amerindianed”. Roet e vez deomp amañ gant Mouladurioù Hor Yezh da lenn lodenn gentañ ar follennoù a gase ez ingal Youenn Troal d’e vignoned chomet e Breizh-Izel ha skrivet gantañ e brezhoneg, evit displegañ dezho penaos e oa e vuhez du-hont ouzh troad an Andoù, penaos e veve an dud eno, petra a oa ar mallusañ da ober. Un testeni dibar eo an teskad lizhiri-mañ diwar-benn ar bloavezhioù 1963-1964 pa oa krishoc’h c’hoazh ar baourentez hag an dienez er vro-se eget n’eo hiziv an deiz… N’eus nemet esperout bremañ e kavo hep re a zale an embanner ur “sponsor” bennak da reiñ dezhañ arc’hant a-walc’h da c’hallout kenderc’hel gant embannadur lodennoù all an deizlevr kentelius-mañ.</p>
<p><strong><em>Ar C’hrist d’an Amerindianed</em></strong>, Youenn Troal Mouladurioù Hor Yezh, 236 pajenn, 15 €</p>
<p><strong>Paol Kalvez, buhez ur stourmer touet</strong></p>
<p><em>Malo Bouëssel du Bourg publie les mémoires, souvenirs et pensées de Paul Calvez et dresse le portait d’un homme de foi, profondément religieux et patriote breton…</em></p>
<p>Disorc’h un hir a zarempred gant an den ganet d’an 29 a viz Eost 1924 e Lokournan eo al levr-mañ. Mes n’eo ket hepken ul levr eñvorioù evel ma anvezer kement anezho. Un testeni eo dreist-holl. Evel ma lavar Yann Bouëssel du Bourg : “ur penn-neudenn a zo” el levr-mañ : “ar feiz hag ar yezh”. Displegañ a ra deomp an den kozh e grogadoù, e emouestloù, e strivoù . “Lod a vo direnket gant an doare didro ma tispleg e soñjoù. Ne vern ! Ur poltred an hini eo hag a ziskouez deomp penaos chom divrall a-benn kas war-raok ur c’hrogad a c’hell seblantout bezañ kollet da vat a-wechoù…</p>
<p><strong>Kambr ar stered</strong>, Paol Kalvez, Mouladurioù Hor Yezh, 270 pajenn, 15 €.</p>
<p><strong>Une grammaire bretonne bien commode</strong></p>
<p><em>Cette grammaire s’adresse à tous ceux qui débutent ou approfondissent l’étude de la langue bretonne ; elle se veut donc être d’un usage facile et clair. L’auteur et l’équipe de correcteurs de Skol Ober qui, après la disparition d’Eugène Chalm, a pris en charge la réalisation de cet ouvrage, ont toujours eu à l’esprit les interrogations, les hésitations de ceux et celles qu’ils aident dans leurs échanges épistoliers à l’occasion des corrections de devoirs. Aussi, plus que la description de la réalité contemporaine plurielle de l’usage du breton, ils ont voulu proposer aux utilisateurs les règles simples et habituellement suivies lorsque l’on veut construire, à l’oral ou à l’écrit, un discours cohérent. Cette grammaire est donc essentiellement un ouvrage normatif, destiné à fournir aux apprenants les outils qu’ils recherchent pour produire eux-mêmes leurs propres messages. Tableaux, présentation aérée des chapitres abordés, index etc. permettront à chacun de trouver rapidement et sans peine l’information dont il a besoin sans qu’il se sente perdu.</em></p>
<p>Ur yezhadur e galleg ouzhpenn a lavarot ? Gwir eo ne vank ket ar binvioù a seurt-se, met ezhomm bras a zo anezho, atav. Hag er yezhadurioù a vent-se a gaver er gwerzh ez eus atav un “toull” bennak hag a rank bezañ leuniet gant ur skoazell all (pe ur skoazeller !)  bennak. Graet eo bet neuze ar yezhadur-mañ gant Eugène Chalm ha difazerien Skol Ober evit displegañ ha kinnig reolennoù sklaer d’an deskidi o klask chom hep lezel tra ebet a-gostez hag a c’hellfe lakaat diaes unan bennak anezho.</p>
<p><strong>La grammaire bretonne pour tous</strong>, Eugène Chalm, An Alarc’h embannadurioù, Lannuon, 240 pajenn, 16 €.</p>
<p><strong>Sammad nevez prederioù ha labourioù skipailh Preder</strong></p>
<p><em>Le dix-huitième numéro de </em>Lavar<em> est, comme à l’accoutumée, beaucoup plus qu’une revue ; c’est un ouvrage épais de près de quatre cent cinquante pages, formant une sorte de dictionnaire raisonné traitant de termes relatifs à la biologie, à la médecine et à la psychologie…</em></p>
<p>An niverenn-mañ a ginnig d’al lennerien ar prederioù, an eskemmoù-soñjoù graet gant mignoned Guy Etienne e-pad ar bloavezhioù 2006 ha 2007 a-zivout termenoù (a-wechoù dilotsgerioù, rakgerioù pe pennrannoù eus gerioù ‘zo) hag a denn d’ar yezhouriezh, d’ar vevoniezh pe d’ar bredouriezh ha d’un toullad skiantoù all zoken. Er bloaz-mañ ne gavor pennad klok ebet diwar-benn ur c’hraf yezhoniel bennak. Ur seurt geriaoueg an hini eo a zo bet renket e-barzh, ar wech-mañ, an termenoù studiet dre al lizherenneg c’hallek. E-giz atav eo pal <em>Lavar</em> kas pelloc’h ar brezhoneg a-benn ma teu tamm-ha-tamm da vastan d’an ezhommoù termenadurel a-vremañ. E fin al levrenn e kavor evel boaz menegvaoù brezhonek, gallek, saoznek hag alamaneg gant an daveennoù ret d’ar pennadoù ma vez studiet ar pennc’her enno.</p>
<p><strong>LAVAR 18</strong>, Preder (Ploveilh), 445 pajenn, 25 €.</p>
<p><script type="text/javascript"></script></p>
<p><strong>An anvioù-lec’h hag o istor eus Kemperle betek Pont-Aven</strong></p>
<p><em>Daou vloaz goude bezañ bet embannet ul levr kentañ diwar-benn an unnek parrez a zo e kreisteiz Bro-Gerne, eus Kemperle betek Gourin-Langoned, e kinnig deomp Pierre Hollocou, kelenner war an istor hag an douaroniezh, ha Jean-Yves Plourin, kelenner e Skol-Veur Brest, kendalc’h o studiadenn gentañ. Gant-se ez eo kazimant klok studiadenn tu gevret departamant Penn-ar-Bed.</em></p>
<p><em>Pour l’étude de ces huit communes allant de Quimperlé à Pont-Aven et Clohars-Carnoët, ces deux chercheurs - l’un est professeur d’histoire–géographie, l’autre universitaire à Brest -, ont suivi la même politique que lors de la confection de leur premier volume : recension systématique des graphies anciennes, établissement de cartes précises indiquant les limites et leurs éventuelles fluctuations des paroisses, tableaux des termes spécifiques liés à l’habitat, à la religion, à la topographie, à l’occupation des sols apparaissant dans les toponymes relevés, etc. Ainsi leur est-il possible de donner une explication fondée au plus grand nombre des noms de lieux qui parsèment le territoire étudié… Ce sont plus d’un millier de toponymes, quelque sept mille deux cents patronymes que les auteurs ont recensés. Les noms de lieux sont la mémoire d’une région ; ils témoignent également des styles de vie, de la langue qui y ont eu ou ont encore cours. Leur explication, même si “l’usage du conditionnel doit demeurer la règle”, permet une meilleure compréhension humaine et historique de ce vaste terroir sud-cornouaillais.</em></p>
<p><strong>Gérard Cornillet</strong></p>
<p><strong><em>De Quimperlé au port de Pont-Aven</em></strong>, Pierre Hollocou, Jean-Yves Plourin, Emgleo Breiz (Brest), 298 pajenn, 18 €.</p>
<p><strong>Ul levrig divunadennoù evit an dud fin</strong></p>
<p><em>Tout le monde connaît les histoires de madame et monsieur X ont un fils… Voici le pendant breton de ces devinettes pour amuser les petits et les grands…</em></p>
<p>Ul levr da farsal evitañ e-unan pe da follennata gant e vignon(ez)ed. Un tu eo ivez da lakaat e spered fin da labourat pe gentoc’h da c’hoari ha da wiriekaat ha barrek eur da ijinañ gerioù pe droiennoù da lakaat da genseniñ gant gerioù pe sonioù all. Pezh ‘zo sur : ne vo ket trist ar pennad-amzer a dremenot gant al levrig-mañ…</p>
<p><strong><em>G.C.</em></strong></p>
<p><strong><em>An Aotrou hag an Itron</em></strong>… H. Toussaint Emgleo Breiz, 84 pajenn, 5 €.</p>
<p><strong>Aktoù Kollok Karaez</strong></p>
<p><em>Près de quatre ans après la tenue des journées d’étude du 17 et 18 septembre 2005</em><a href="#_msocom_1">[YR1]</a> <em>, il est enfin possible de lire les études qui y furent présentées. On trouvera deux parties dans l’ouvrage : la première présentant l’ensemble des contributions tournant autour du thème “chant et poésie”, allant des </em>filajoù<em> en pays Pourlet à la musicalité de la poésie de Maodez Glandour, et la deuxième, sans thème particulier, constituée de cinq études, dont trois s’appliquent davantage à traiter de dialectologie dans les langues celtiques…</em></p>
<p>Tri bloaz hanter goude ma oa bet dalc’het e Karaez ur c’hollok e Karaez diwar-benn ar “c’han hag ar varzhoniezh” e vez kinniget erfin e stumm ul levr ar prezegennoù a oa bet graet d’ar 17 ha d’an 18 a viz Gwengolo 2005 e kêrbenn ar Poc’her. Kavout a reer el levr-mañ neuze seizh pennad e brezhoneg, seizh pennad all e galleg hag unan e saozneg. Liesseurt eo an danvez anezho ; en eil lodenn e vez studiet tem ar rannyezhoù e Breizh (ar gwenedeg), e Bro-Veksik ha stad ar c’hembraeg hag an iwerzhoneg e-keñver al lezenn e Breizh-Veur hag en Iwerzhon.</p>
<p><strong>G.C.</strong></p>
<p><strong>Kaieroù ar CRBC - Rennes 2,</strong> <strong><em>Kan ha barzhoniezh</em></strong>, Éditions tir (Roazhon), 258 pajenn, 15 €.</p>
<p><strong>Ul lizher d’an hini a garan…</strong></p>
<p><em>Les éditions An Alarc’h ont proposé à un certain nombre de bretonnants, connus et inconnus, jeunes et moins jeunes, de rédiger puis d’éditer une lettre d’amour…</em></p>
<p>Lakaat tud yaouank pe goshoc’h, anavezet pe dianav, eus Breizh pe eus broioù all, da skrivañ e brezhoneg ul lizher a garantez ha da virout ar re wellañ da embann anezho, setu un dra vat hag a zlefe ober efed ur broud evit meur a hini e-touez an holl re a bled gant ar brezhoneg. Un drugar eo lenn an tregont lizher bennak a zo bet dastumet el levrig-mañ hag a ziskouez ijin, from hag ampartiz o oberourien da c’hoari gant ar yezh evit diskleriañ o zrivliadoù gwirion pe ijinet.</p>
<p><strong><em>G.C.</em></strong></p>
<p><strong><em>Karantez dispaket</em></strong>, An Alarc’h embannadurioù (Lannuon), 96 pajenn, 10 €.</p>
<hr size="1" /><a href="#_msoanchor_1">[YR1]</a>Il faut dire sur le chant et la poésie dès maintenant</p>
<p><strong>Hor c’helaouennoù</strong></p>
<p><em>Un petit aperçu de la presse en langue bretonne… Le numéro 116 d’</em>Al Lanv <em>comporte trois parties. La première traite de la Celtie, de la philosophie grecque et de l’antisémitisme ; la deuxième de différents thèmes de société et la dernière rassemble des textes et études littéraires. </em>Brud Nevez<em> consacre un numéro totalement dédié à la Première Guerre mondiale à l’occasion du quatre-vingt-dixième anniversaire de l’Armistice. </em>Minihy Levennez, l<em>a revue bilingue de Job an Irien propose, dans son numéro 111, une reproduction du rite de “l’absolution générale”, tel qu’on le trouve dans le missel en usage dans l’évêché du Léon daté de 1526 et une étude sur les spécificités de l’Église celtique des premiers temps du christianisme et ses relations avec le monde byzantin.</em></p>
<p>N’eo ket posubl amañ reiñ da c’houzout en un doare ingal pezh a vez embannet gant hor c’helaouennoù lennegel brudet <em>Al Liamm, Brud Nevez, Hor Yezh, Al Lanv</em>… Ret e vefe d’<em>ArMen</em> dont er-maez aliesoc’h. Neuze, ne vo kaoz amañ nemet eus teir c’helaouenn… Ra vimp digarezet ! Niverenn 116 <em>Al Lanv</em> a zo bet frammet e teir lodenn : an hini gentañ a ginnig tri fennad a denn d’ar “meizerezh”, an eil lodenn a zastum seizh skrid diwar-benn traoù “kevredigezhel” a bep seurt hag el lodenn ziwezhañ e kavor al lenner div varzhoneg, ur gontadenn alaman “Rübezahl” ha pennadoù diwar-benn al lennegezh, levrioù nevez hag all. Gouestlet en deus <em>Brud Nevez</em> e niverenn ziwezhañ d’ar brezel-bed 1914-1918. Kavout a reer neuze pennadoù liesseurt hag a zanevell darvoudoù ar brezel, buhez ar soldaded hag ivez teir studiadennig diwar-benn Yann-Bêr Kalloc’h. Evel boaz e kavor ivez barzhonegoù danevelloù, ur pennad-kaoz gant rener ar C’hwartz e Brest ha keleier mesk-ha-mesk diwar-benn levrioù, planedennoù nevez… Niverenn 111 <em>Minihi-Levenez (</em>Du-Kerzu 2008) a denn d’an Iliz keltiek : displeget e vez al liammoù a zo bet etre ar bed byzantek hag ar broioù keltiek e-kerzh ar vi<sup>ved </sup>hag ar vii<sup>ved</sup> kantvedoù, a zo bet ar mare ma ‘z eo bet hadet en Arvorig ar feiz kristen ha krouet eskoptioù kozh Breizh-Izel. El lodenn gentañ e kavor pedennoù an Absolvenn veur evel m’eo bet notennet e levr-oferenn eskopti Leon e 1526.<em> </em></p>
<p><strong>Al Lanv</strong>, 14 straed Louzaouenn-an-Hañv / rue du Muguet, 22300 Lannuon, 8 €. <strong>Brud Nevez</strong> 10 rue de Quimper, 29000 Brest, 7 €. <strong>Minihy Levenez</strong>, 29800 Tréflévénez, 5 €.</p>
<p><strong>Skrivet gant Gérard Cornillet</strong></p>
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