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	<title>Armen.net &#187; Culture</title>
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	<description>La Bretagne un monde à découvrir</description>
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		<title>Salon breton du livre et du gourmet 2011</title>
		<link>http://www.armen.net/2011/10/chroniques/salon-breton-du-livre-et-du-gourmet-2011/</link>
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		<pubDate>Fri, 14 Oct 2011 07:46:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jacques</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[En Bref]]></category>
		<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[Gastronomie]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>

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		<description><![CDATA[Le rendez-vous de la gastronomie et des gourmets en Bretagne ! La quatrième édition du Salon du livre de cuisine et de la gastronomie bretonne réunit cinquante exposants. Il a pour thème la cuisine du littoral. Stands de produits gastronomiques made in Bretagne, art de la table, ustensiles professionnels seront à découvrir Retrouvez l'équipe d'ArMen sur ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><span style="color: #008080;"><strong>Le rendez-vous de la gastronomie et des gourmets en Bretagne !</strong></span></h2>
<p><strong>La quatrième édition du Salon du livre de cuisine et de la gastronomie bretonne réunit cinquante exposants. Il a pour thème la cuisine du littoral. Stands de produits gastronomiques made in Bretagne, art de la table, ustensiles professionnels seront à découvrir</strong></p>
<h3><strong><span style="color: #000000;">Retrouvez l'équipe d'ArMen sur cet évènement</span></strong></h3>
<p><strong><span style="color: #000000;"><img class="alignleft size-full wp-image-5076" title="salon breton du livre et de la gastronomie" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2011/10/image.jpg" alt="" width="359" height="499" /><br />
</span></strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #800080;"><strong>Lieu : </strong></span></span></p>
<p>Carré Rosengart,<br />
Port du Légué à Saint-Brieuc<strong><br />
</strong></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #800080;">Dates et horaires</span></span><br />
</strong></p>
<p>Vendredi 25 Novembre : de 14 h à 19 h</p>
<p>Samedi 26 et Dimanche 27 Novembre : de 11 h à 19 h 30</p>
<p>Entrée : 4 € (gratuit pour les enfants de moins de 16 ans)</p>
<p><a href="http://www.salonbretonlivregourmet.com/s-inscrire-ou-acheter-ses-billets/">S'inscrire ou acheter ses billets à l'avance</a></p>
<h3><em>Plus de renseignements :<br />
</em></h3>
<ul>
<li>
<h3>Site web :<a rel="nofollow" href="http://www.salonbretonlivregourmet.fr/" target="_blank"> http://www.salonbretonlivregourmet.fr</a></h3>
</li>
<li>
<h3>Facebook : <a href="http://www.facebook.com/pages/salon-breton-du-livre-et-du-gourmet/108981025789193?sk=info">salon breton du livre et du gourmet</a></h3>
</li>
<li>
<h3><strong>Mail : <a href="mailto:contact@salonbretonlivregourmet.com">contact@salonbretonlivregourmet.com</a></strong></h3>
</li>
</ul>
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		<item>
		<title>Un festival international d&#8217;originaux de BD à Huelgoat</title>
		<link>http://www.armen.net/2011/05/chroniques/un-festival-interntational-doriginaux-de-bd-a-huelgoat/</link>
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		<pubDate>Mon, 02 May 2011 12:25:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Aktus web]]></category>
		<category><![CDATA[Bandes-dessinées]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[bande-dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[école des filles]]></category>
		<category><![CDATA[francçoise livinec]]></category>

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		<description><![CDATA[Après avoir présenté plusieurs expositions d'envergure et publié récemment un ouvrage sur la scolarisation des petites filles en centre-Bretagne, L'Ecole des filles, le dynamique espace consacré à l'art moderne et contemporain, fondé à Huelgoat par Françoise Livinec, en 2009, continue à innover en lançant le premier festival international de la planche originale de BD de ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Après avoir présenté plusieurs expositions d'envergure et publié récemment un <a href="http://www.ecoledesfilles.org/?p=1258" target="_blank">ouvrage sur la scolarisation des petites filles en centre-Bretagne, </a>L'Ecole des filles, le dynamique <a href="../?p=1553" target="_blank">espace consacré à l'art moderne et contemporain</a>, fondé à Huelgoat par Françoise Livinec, en 2009, continue à innover en lançant le premier<br />
festival international de la planche originale de BD de collection.</strong></p>
<div id="attachment_4402" class="wp-caption alignright" style="width: 457px"><img class="size-full wp-image-4402" title="jeanne_puchol_couverture" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2011/05/jeanne_puchol_couverture.jpg" alt="" width="447" height="421" /><p class="wp-caption-text">Jeanne Puchol, Jeanne d’Arc, Dupuis. en librairie le 06/05/2011</p></div>
<p style="text-align: left;"><strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Du 2 au 5 juin, sur 2000 m2, des planches originales, "reflets des différents courants artistiques du monde de la bande dessinée, de l’illustration et des dessins de presse" seront proposées à la vente. On y trouvera aussi bien des  planches historiques que des dessins originaux de bandes-dessinées  récentes ou à paraître. La programmation réunit des dessinateurs de presse, des illustrateurs de livres pour la jeunesse et des auteurs de BD. Les tendances multiples de la BD contemporaine et classique sont représentées à travers les planches originales d'une trentaine d'auteurs, parmi lesquels, Alain Goutal, conseiller artistique de ce premier festival, Bruno Le Floc'h, Fournier, Pétillon, Brétécher, Juillard ou Nikolaz... On annonce la présence en centre-Bretagne d'une vingtaine d'auteurs, dont certains participeront aussi aux tables rondes sur la BD et la jeunesse (vendredi), la bande dessinée entre dessin et peinture (samedi) ou l'histoire dans la BD (dimanche). Outre un cadavre exquis réalisé par les auteurs, un duel au jet d'encre entre le Breton Nono et le Normand Chaunu aura lieu pendant le festival.</p>
<div id="attachment_4409" class="wp-caption alignright" style="width: 332px"><img class="size-full wp-image-4409" title="SONY DSC" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2011/05/Briac_couverture_armen-e1304338199372.jpg" alt="" width="322" height="485" /><p class="wp-caption-text">Dessin de Briac, couverture pour l’album Armen, Éditions Le Télégramme.</p></div>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Comme pour les expositions régulières proposées à l'école des filles, une équipe de médiateurs culturels, étudiants en art est mise en place pour guider le public et lui permettre de mieux cerner l'apport à la création littéraire et artistique d'un univers qui  emprunte  sans complexe à la culture populaire, mais aussi aux contre-cultures et aux traditions picturales plus classiques. Comme le souligne Françoise Livinec, la bande-dessinée, prend une "dimension toute particulière en cette terre bretonne, qui après avoir accueilli les plus grands maîtres de l’art moderne, est le terreau où s’épanouissent d’innombrables talents de bande dessinée".</p>
<h4>YR</h4>
<address style="text-align: justify;">Du 2 au 5 juin 2011. Renseignements : www.ecoledesfilles.org.</address>
<address style="text-align: justify;"> </address>
<address style="text-align: justify;"> </address>
<address style="text-align: justify;">En image de garde, dessin de Bruno Le Floc’h tirée des Chroniques outremers :<br />
Méditerranéenne, Dargaud, 2011.</address>
<address style="text-align: justify;"> </address>
<address style="text-align: justify;"> </address>
<address style="text-align: justify;"><a href="http://www.armen.net/boutique/offre-speciale-st-yves/"></a><br />
</address>
<p style="text-align: center;">
<address style="text-align: justify;"> </address>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Death Squad, le nouvel album BD de Mike</title>
		<link>http://www.armen.net/2011/03/aktus-web/death-squad-le-nouvel-album-bd-de-mike/</link>
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		<pubDate>Wed, 30 Mar 2011 14:15:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Aktus web]]></category>
		<category><![CDATA[Bandes-dessinées]]></category>

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		<description><![CDATA[Le dessinateur et illustrateur brestois Mike publie aux éditions Delcourt, après La guerre des OGM en 2009, les Death Squad, fruit rafraîchissant d’une longue maturation, inspiré de fantasy, mâtiné de science-fiction, un album réjouissant. Nous vous proposons quelques planches inédites à découvrir avant de retrouver un portrait de Mike dans le numéro de juillet-aout d’ArMen ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le dessinateur et illustrateur brestois Mike publie aux éditions Delcourt, après <em>La guerre des OGM</em> en 2009, les <em>Death Squad</em>, fruit rafraîchissant d’une longue maturation, inspiré de <em>fantasy</em>, mâtiné de science-fiction, un album réjouissant. Nous vous proposons quelques planches inédites à découvrir avant de retrouver un portrait de Mike dans le numéro de juillet-aout d’ArMen !</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2011/03/centdixhuit-def-rvb.jpg" rel="shadowbox[sbpost-4325];player=img;"><img title="centdixhuit-def-rvb" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2011/03/centdixhuit-def-rvb.jpg" alt="" width="458" height="128" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2011/03/tripaté2.jpg" rel="shadowbox[sbpost-4325];player=img;"><img class="alignleft size-full wp-image-4332" title="tripaté" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2011/03/tripaté1-e1301492724516.jpg" alt="" width="454" height="130" /></a></p>
<p>A découvrir également, une exposition « <em>Fantasy </em>» au Centre culturel Lucien Prigent à Landivisiau avec Mike et Gwendal Lemercier, jusqu’au 10 avril 2011</p>
<p><strong>Renseignements : <a href="http://www.landivisiau.fr/">www.landivisiau.fr</a> – 02 98 68 00 30</strong></p>
<p><strong>Ouvert le lundi, mercredi, vendredi, samedi et dimanche de 14h à 17h30</strong></p>
<p><strong>Entrée libre</strong></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>L'auteur dédicacera son prochain album :</strong></p>
<p><strong>-le 2 avril à la librairie Dialogues, à Brest</strong></p>
<p><strong>-le 10 avril au festival de BD, à Loperhet</strong></p>
<p><strong>-le 16 avril à la librairie Dîtes 33, à Quimper</strong></p>
<p><strong>-le 30 avril à la FNAC, à Brest</strong></p>
<p><strong>-en mai, à la librairie Excalibulles, à Brest (date à préciser)</strong></p>
<p><strong>-le 18 juin à la librairie Gwalarn, à Lannion</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Le blog de Mike :</strong></p>
<p><strong><a href="http://mikesquadventures.blogspot.com">http://mikesquadventures.blogspot.com</a></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>La page facebook des Death Squad </strong></p>
<p><strong><a href="http://www.facebook.com/DeathSquadBD">http://www.facebook.com/DeathSquadBD</a></strong></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Ar bed e don va faner</title>
		<link>http://www.armen.net/2010/12/chroniques/enbreton/ar-bed-e-don-va-faner/</link>
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		<pubDate>Thu, 30 Dec 2010 07:00:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann</dc:creator>
				<category><![CDATA[E brezhoneg]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>

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		<description><![CDATA[﻿﻿﻿“Pa brener ur produ e prener ar bed a ya d’e heul”, diouzh ma lavar Alain Glon, unan eus arbennigourien ar gounezvouederezh e Breizh. Ar gevredigezh en he fezh a gasomp ganeomp e don hor paner neuze. Met dre ma vez gwall foutouilhek hor panerad, bevezerien lontek ma ’z omp, e rankimp lakaat un tamm ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignleft size-full wp-image-4110" title="skeudennpeb" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/12/skeudennpeb.jpg" alt="" width="259" height="298" />﻿﻿﻿“Pa brener ur produ e prener ar bed a ya d’e heul”, diouzh ma lavar Alain Glon, unan eus arbennigourien ar gounezvouederezh e Breizh. Ar gevredigezh en he fezh a gasomp ganeomp e don hor paner neuze. Met dre ma vez gwall foutouilhek hor panerad, bevezerien lontek ma ’z omp, e rankimp lakaat un tamm kempenn enni abalamour deomp da glask intent ar bed o treiñ. Peseurt bed ? Bed an ekonomiezh, gant e berzhioù sokiologel ha sevenadurel. Bed chemet Breizh, a oar adijinañ an hengoun evit mont en arbenn d’ar bed nevez. Hag e brezhoneg !</strong></p>
<p>par Malo Bouëssel du Bourg</p>
<p style="text-align: justify;">Gwellañ doare da gompren an armerzh eo sellout a-dost ouzh ar pezh a cheñch.  Eno emañ ar vuhez. Pa vez strollet ar produioù dre demoù e teu war wel perzhioù heverk : gizioù, redennoù, tuadurioù nevez.<br />
Setu perak e vo studiet aketus  ar pezh a lakait war ho tamm bara hiziv an deiz ; klasket e vo kompren perak e teu da vezañ ken boutin ar produioù “munutaet” ha peseurt hentoù nevez a c’hell bezañ toullet dre ar pleg-se ; lakaet e vo ar gaoz war ar produioù o deus ijinet ar Vretoned diwar an ed du, evel pa vije eus an danvez krai-se ur vetaforenn eus Breizh, gouest da vezañ displeget hep fin ebet... Dizoloet e vo pegen souezhus eo an teknikoù lakaet e pleustr da dalvoudekaat ar bezhin, ha pegen liesseurt hag ijinus an disoc’hoù. Gwech ha gwech all ez aimp d’ober un tamm tro en embregerezhioù, kement ha dizoloiñ taolioù-micher zo.<br />
Ha kement-se e brezhoneg ? emit-hu. Daoust hag-eñ e vefe deuet mat ar brezhoneg er c’helc’hioù prevez nemetken, keit ma chom er-maez eus ar vuhez foran ? “Seul vui e komzer eus ar brezhoneg, seul nebeutoc’h e reer gantañ” hervez a vez klevet. Poent bras cheñch penn d’ar vazh neuze, rak 85%  a Vreizhiz a embann ez eo a-bouez ar brezhoneg evit identelezh Breizh, hag 88% anezho a fell dezho e chomfe bev ar brezhoneg.Amzer evit ar brehzoneg<br />
Araokadennoù bras a zo bet graet. War-dro 13 450 bugel a zo skoliataet er filierennoù divyezhek. A-unvouezh ez eus bet roet ur statud ofisiel d’ar brezhoneg gant Kuzul-Rannvro Breizh e 2004.  Piv en dije kredet, ugent vloaz zo, e vije bet skrivet brezhoneg war ar panelloù heñchañ un tammig e pep lec’h dre ar vro ? Bremañ e kaver lec’hiennoù divyezhek a-zegadoù war ar rouedad, tra m’emañ ar brezhoneg e-touez an hanter-kant yezh implijetañ war Wikipedia. Ur barrad avel yac’h a zegas ul lec’hienn evel Webnoz d’ar re yaouank. Radioioù, teleoù, kelaouennoù a ra gant ar brezhoneg bemdez-c’houloù. Perak, neuze, ne vije ket ur plas d’ar brezhoneg war dachenn an armerzh ?<br />
Douetus eo e c’hellfe ur yezh bevañ war hir dermen er-maez eus an ekonomiezh, ken mesket eo an armerzh e-barzh hor buhez pemdeziek. Bed al labour eo. Muioc’h a amzer a gaser gant hor c’henlabourerien eget gant hor mignoned. Kantadoù a embregerezhioù o deus sinet ar garta Ya d’ar brezhoneg diwar intrudu Ofis ar Brezhoneg. Aliesik e vez staliet panelloù divyezhek er gourmarc’hadoù. Menegoù e brezhoneg a lenner war un toullad pakadurioù : gwispid, dour, bier… Ar gevredigezh Produet e Breizh a ra gant luganoù brezhonek war he skritelloù bruderezh en arsavioù ar metro e Pariz : “Plijadur penn da benn”, peotramant  “Breizh da dañva” ! Ha daou vilion a vrudfollennoù divyezhek a vez skignet bep bloaz ganti e pemp departamant Breizh… Embregerezhioù zo, dibaot anezho, evel Géothermie Confort, pe Ouestelio, a ra gant ar brezhoneg war ar pemdez. Hervez ur studiadenn bet kaset da benn gant Arsellva ar Brezhoneg e vefe gopret ouzhpenn 1150 brezhoneger e 2010. Unan eus brasañ embregerezhioù Breizh eo neuze, liz da vMeriadeg Vallerie. Ha koulskoude, diaes eo diorren implij ar brezhoneg e bed an ekonomiezh. Perak ’ta ?</p>
<p><strong>Seul greñfoc’h he fersonelezh</strong><br />
Peogwir ez eus un troc’h rik etre an armerzh hag ar sevenadur e spered an dud. E gaou avat ! Etrebroadel e vefe an armerzh, pa vefe lec’hiet-strizh ar sevenadur en tiriad. Lezenn an arc’hant diouzh un tu; lezenn an dudi diouzh an tu all. N’eo ket ken splann-se koulskoude. Liammoù don a zo etre sevenadur hag armerzh, alese etre ar yezh hag an ekonomiezh. Alies e vez sellet ouzh ar yezh gant renerien an embregerezhioù evel pa vije ur benveg kehentiñ neptu. Neuze, o vezañ ma vez komzet galleg gant an holl dud tro-dro, ne welont ket mat petra a zegasfe ar brezhoneg dezho. Gwir eo ne zastumer ket frouezh ar sevenadur war verr dermen. Ur postadur eo, ha ne vo ket jedet ar gounid anezhañ gant ur feur kampi met gant engouestl ar c’hopridi ha gant an talvoudoù hag ar blijadur a vo rannet ganto. Ar brezhoneg a zo perzh eus hor glad. Drezañ e c’heller diorren ar vignoniezh, ar c’hengred, hag ur seurt fealded. Lorc’h a zo er vrezhonegerien a-vihanik o welout pegen aes e klot ar brezhoneg ouzh ezhommoù ar vuhez vodern. Unan eus perzhioù donañ ar vreizhadelezh eo ar yezh. Diwar hec’h identelezh e vez anavezet ur vro gant an estrenien. Seul greñvoc’h he fersonelezh, seul zedennusoc’h ur vro. Rakdiviz an eskemmoù eo ar sevenadur neuze. Se a zo kaoz emañ kuzul rannvro Breizh o paouez krouiñ ur gevrenn “sacherezh an tiriad“ stag ouzh Ajañs armerzhel Breizh, moarvat.</p>
<address><strong>Le monde au fond de mon panier… (résulmé en français)</strong><br />
</address>
<address style="text-align: justify;">“Acheter un produit, c’est acheter le monde qui l’accompagne“, se plaît à répéter Alain Glon, un des spécialistes de l’agroalimentaire en Bretagne. Nous essaierons donc, au fil des mois, de mettre un peu d’ordre dans notre panier à provisions en regroupant les produits par familles pour mieux comprendre les changements de l’économie bretonne. Nouvelles tendances et courants porteurs sont inscrits dans notre quotidien. C’est en breton que nous vous proposons cette chronique. Un choix qui peut surprendre et qui nous a pourtant semblé tout naturel. Si 88% des Bretons souhaitent que leur langue reste vivante, il est bien temps de joindre le geste à la parole. De réels progrès ont été accomplis en la matière ces dernières années. Des centaines d’entreprises ont signé la charte “Ya d’ar brezhoneg“. Le conseil régional de Bretagne a conféré au breton un statut de langue officielle par un vote unanime. La signalisation bilingue fleurit sur les routes, dans les villes et dans les supermarchés. Treize mille enfants sont scolarisés dans les filières bilingues. Les affiches de l’association Produit en Bretagne arborent des slogans en breton dans le métro parisien : “Plijadur penn da benn“, du plaisir d’un bout à l’autre… Pourtant, reconnaissons que les progrès de la langue bretonne dans la sphère économique sont encore lents. La langue est souvent considérée par les chefs d’entreprises comme un instrument de communication tout à fait neutre. Dès lors, pourquoi s’embarasser du breton? Parce que les liens entre économie et culture sont plus profonds qu’il n’y paraît. Un effort pour la langue bretonne, si modeste soit-il, peut contribuer à renforcer la culture d’entreprise et faire progresser des valeurs de convivialité, de solidarité et d’appartenance. Un investissement immatériel et humain qu’on aurait tort de négliger. D’autant que la force de l’identité collective est un puissant facteur d’attractivité. L’identité est une valeur d’échange. Et l’échange est au fondement même de l’économie.</address>
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		<item>
		<title>Ombre et Lumière, une galerie pas comme les autres</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Dec 2010 07:12:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann</dc:creator>
				<category><![CDATA[A suivre]]></category>
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		<guid isPermaLink="false">http://www.armen.net/?p=3939</guid>
		<description><![CDATA[par Denise Delouche Depuis de nombreuses années, en Ille-et-Vilaine, la galerie Ombre et Lumière met en valeur l’art contemporain. Créée par Michel Ségalen, elle fédère artistes, passionnés et amateurs éclairés. Même si elle a de nombreux (et beaux) souvenirs des découvertes faites à Ombre et Lumière depuis vingt ans, l’historienne doit éviter l’évocation personnelle et ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3940" class="wp-caption alignleft" style="width: 483px"><img class="size-full wp-image-3940" title="ombre et lumiere" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/12/ombre-et-lumiere.jpg" alt="" width="473" height="314" /><p class="wp-caption-text">A la galerie Ombre et Lumière, exposition De concert, de Catherine Denis et Maya Mémin, en mars-avril 2010.</p></div>
<p>par Denise Delouche</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Depuis de nombreuses années, en Ille-et-Vilaine, la galerie Ombre et Lumière met en valeur l’art contemporain. Créée par Michel Ségalen, elle fédère artistes, passionnés et amateurs éclairés.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Même si elle a de nombreux (et beaux) souvenirs des découvertes faites à Ombre et Lumière depuis vingt ans, l’historienne doit éviter l’évocation personnelle et s’en tenir aux faits en se plongeant dans la grosse boîte d’archives que lui a confiée Michel Ségalen, boîte remplie de papiers dans un sympathique désordre : itinéraires d’artistes, coupures de presse et rares listes de prix, le tout très lacunaire, mais suffisant, souvenirs et entretiens aidant, pour tenter cette présentation. Sa permanence, en dépit d’adresses successives, à Rennes et Saint-Malo, est la première originalité de la galerie. Elle a déménagé souvent, mais elle a maintenu son nom et son esprit contre vents et marées. En fait Ombre et Lumière, c’est bien plus qu’une galerie, c’est une association au sens juridique du terme, et surtout une nébuleuse d’amis autour de la personnalité fédératrice de Michel Ségalen. Il est l’âme des lieux, dont la discrétion ne se lâche que pour définir avec finesse, pertinence et passion la création d’un artiste aimé. Il choisit et guide, mais se laisse aussi entraîner par l’un ou l’autre de ses artistes (si la direction lui convient).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une galerie intime</strong><br />
La galerie elle-même, quel que soit son lieu d’ancrage, a toujours été petite, intime. À la modestie des locaux correspond celle des cartons d’invitation, à peine au format carte postale, et aussi hélas celle des articles qui rendent compte des vernissages dans la presse locale. Elle privilégie donc les petits formats, en peinture ou sur papier (mais aucune règle en ce domaine : Rodolphe Le Corre sait imposer un seul et très grand format dans l’espace exigu et Maya Mémin peut remplir tout le volume de ses bannières colorées). Au vernissage, forcément, c’est la foule, artistes, amis, amateurs. Atmosphère chaleureuse. D’ailleurs, on n’a jamais l’impression qu’il s’y vend de l’art. Le galeriste n’a pas fait fortune. Il n’a pas de stock, ou si peu. Ses artistes, sauf rares exceptions, ne sont pas sous contrat et les transactions se font au juste prix.<br />
À Ombre et Lumière, on “veut semer à tout vent de la couleur, des mots et de la poésie”. On aime y cultiver le rapport entre le mot et l’image, unir le poème et le tableau. Celui-ci n’est pas simple illustration et les mots ne commentent ni ne critiquent, ils s’accordent dans une sorte de duo où le premier rôle alterne. Isabelle Boucher joue avec le mot dans l’œuvre elle-même. À ses débuts, Michel Ségalen a été libraire (l’Arcanthé à Rennes) et sa galerie s’ouvre volontiers au travail d’éditeurs attachés à la poésie et au livre d’artiste : les éditions Folle Avoine, Dana ont ainsi été reçues. Les livres uniques de Thierry Le Saëc y ont été présentés.<br />
La collection Césure, publication à tirage limité – quatorze recueils entre 1994 et 2005 – pérennise cet objectif. Césure n’est pas un livre ni un catalogue (même si sa sortie accompagne une exposition), mais l’œuvre conjointe d’un peintre et d’un écrivain, dans une mise en page conçue par le peintre en accord avec son accompagnateur. C’est surtout une pièce au format original (32 sur 19 cm) qui s’ouvre et, tel un paravent, peut se poser sur une table, feuillets debout à portée de main L’édition courante est accessible aux bourses modestes. L’édition de tête est enrichie d’une œuvre originale, gravure, lithographie, ou encre et même peinture. Aujourd’hui, ce livre anniversaire rassemble, sous la houlette de Thierry Le Saëc, écrivains et artistes qui ont fait Césure. Depuis 2005, Césure a laissé place à une collection de livres, évidemment appelée Ombre et Lumière, publiée par les éditions Apogée : le parti est moins original, l’image est privilégiée, mais les livres sont beaux, consacrés à Maya Mémin, Catherine Denis, Dominique Hézard et Henri Girard.<br />
<strong><br />
Connexions asiatiques</strong><br />
Parmi la quarantaine d’artistes exposés depuis 1994, on note Motoaki Higashino (dès 1995) et parmi les événements de la galerie, la réception, en 2004, du maître calligraphe Kimura Hazan venu du Japon… Ombre et Lumière se singularise en effet par la relation privilégiée qu’elle cultive avec la pensée et les expressions d’Extrême-Orient. Michel Ségalen a toujours été passionné par la Chine et le Japon et plusieurs de ses artistes entretiennent des relations étroites avec ces pays. Catherine Denis et Andreas Schmid parlent le chinois mandarin, Dominique Hézard le japonais. Maya Mémin a longuement séjourné en Chine, Andreas Schmid y va régulièrement. Catherine Denis y a vécu et travaillé plus de dix ans, elle y a appris la calligraphie à Hangzhou près de grands maîtres réputés. Dominique Hézard vit au Japon depuis vingt-cinq ans, elle s’est également initiée à la calligraphie et cultive les textes taoïstes Il y a, dans la galerie, un petit espace librairie d’Extrême-Orient.<br />
Bien au-delà des aspects formels qui révèlent parfois ces rencontres, c’est l’esprit et la philosophie de l’Extrême-Orient qui séduit ici. Au xxe siècle, des surréalistes jusqu’à Tobey et Dégottex, l’Occident a découvert le bouddhisme zen. L’abstraction, en libérant les moyens plastiques, lui a permis la compréhension du geste graphique et de la tache chargée de vie. Ombre et Lumière garde toujours cet émerveillement qui a bouleversé bien des occidentaux. À l’heure de la mondialisation, elle poursuit cette quête et se veut un pont entre les mondes, fragile, mouvant et têtu comme ces ponts de corde tendus entre deux rives.<br />
Parmi les œuvres montrées par Ombre et Lumière, seules les calligraphies de Catherine Denis évoquent directement cette orientation et subrepticement certains “paysages avec figures” d’Éric Brault. Dominique Hézard a privilégié, elle, les encres avec empreintes et fibres sur des papiers rares. Mais les aplats explorant les noirs de Françoise Bailly, les papiers vibrants de couleurs de Maya Mémin, les palimpsestes mystérieux de Jean-Pierre Baillet, les flots multicolores de Guy Malabry offrent un éventail beaucoup plus large. Les formes abstraites dominent, plus proches de ce que l’on a appelé un temps le paysagisme abstrait que d’une abstraction plastique pure. Sensibilité à la lumière, aux couleurs de la vie, émotion et poésie réunissent ces artistes. Les Malouins se rappellent le portrait de leur ville que leur a renvoyé Rodolphe Le Corre : couloirs d’ombre et cheminées des fées à tête rouge<br />
Dans l’actualité de l’art contemporain, Ombre et Lumière s’inscrit dans la permanence du fait pictural (ou graphique), la surface plane avec des couleurs assemblées, et tout en ce faisant, elle innove en creusant le difficile entre-deux du texte et de l’image et tient sa place dans le courant actuellement si riche du livre d’artiste. Ce qui ne l’empêche pas, de temps en temps, d’accueillir des formes qu’on dit plus avant-gardistes, les installations de Kathy Diascorn, les espaces promenades entre planches, verre et papiers amassés de Dominique Hézard ou encore les installations en traits lumineux d’Andreas Schmid qui invitent à se mouvoir dans un espace remis en question. Sans coup d’éclat, discrètement, Ombre et Lumière écrit en Bretagne une belle page de l’art contemporain.</p>
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		<title>Les livres de fin d&#8217;année</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Dec 2010 04:42:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Denise Le Dantec, partitions pour l’estran et les lisières “Je suis venue ici pour me promener au bord de la mer et il n’y a sans doute pas pour cela meilleur endroit sur toute cette côte. Je ne sais pas où sur ce rivage de la Manche européenne on pourrait trouver un estran si plein ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;"><strong><img class="alignleft size-full wp-image-3958" title="ledantec" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/12/ledantec.jpg" alt="" width="165" height="249" />Denise Le Dantec, partitions pour l’estran et les lisières</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">“Je suis venue ici pour me promener au bord de la mer et il n’y a sans doute pas pour cela meilleur endroit sur toute cette côte. Je ne sais pas où sur ce rivage de la Manche européenne on pourrait trouver un estran si plein d’humanité, même si son nom n’a pas acquis une grande réputation.” Ce lieu mal arrimé sans réputation, c’est l’île Grande, ou plutôt “Île Grande” comme il faut l’appeler. C’est là que Denise Le Dantec aime marcher, sur cette côte de granit rose plus connue pour ses rochers et ses stations balnéaires, entre arméries et cri des mouettes. Ce que nous donne cette “grande dame”, avec ce livre, c’est sa “partition pour une île”, partition faite de notes limpides, de barres de mesure mouvantes, dans l’air tonifiant de l’automne ou de l’hiver, avec “l’Europe entière derrière soi”. Ce livre relève du genre des “mélanges” : à la fois poème, document, réflexions, observations botaniques et ornithologiques. Autant d’approches conjuguées, modestes, pour se sentir appartenir à un monde que nous éloignons de nous. Une dizaine d’années de promenades se trouvent serrées dans ces pages qui, par notes délicates, recueillent les éclats éparpillés d’un univers mouvant : “A Park-ar-Baron, la régularité de l’ordre cosmique se manifeste dans sa loyauté splendide”. Et le mysticisme des méditations, l’hypnose des affûts, la fatigue des activités jardinières, la patience de l’écriture, tous ces moments de vie semblent ici se résoudre dans une seule expérience, celle de la présence au monde. L’ouvrage, qui paraît sans vacarme aux éditions de La Part Commune, parenthèse d’oxygène dans le bruit de la rentrée littéraire, impressionne par l’absence de “pose” littéraire, de concession, de complaisance. Denise Le Dantec observe puis s’efface dans des intervalles de recueillement. Elle place au-dessus de tout le fait de parler du temps qu’il fait, de dire la couleur rose bonbon des pattes d’un oiseau, de décrire un cristal de neige, de se laisser hanter par l’île d’Aval… Avec de superbes moments d’écriture, comme cette transcription des cris et appels d’oiseaux, ou ce contrepoint “mimologique” d’observations à la jumelle et de notations musicales : “Roche du fort, parmi les prunelliers, 7 mai, 11 h du matin. Indice de luminosité : 6,6… Grive draine : tilip. Nombreux gazouillis de moineaux : tui, tui.” Un bonheur ne venant jamais seul, Apogée publie, du même auteur, l’Homme et les herbes. Le titre vient d’une réflexion d’un professeur : “L’espèce humaine, isolée des autres vivants par son cerveau hypertrophié, a besoin du moindre brin d’herbe pour se rappeler qu’elle n’est pas seule au monde.” Denise Le Dantec met ici son érudition de botaniste au service d’une morale du brin d’herbe, mêlant un inventaire des plantes et une philosophie personnelle : “L’herbe ouvre à tous nos mondes, à tous nos temps, comme à toutes nos nécessités. Sa verdeur est le gage de notre existence.” Le sommaire encyclopédique laisse à lui seul deviner au lecteur qu’avec ce livre, il ne dispose pas seulement d’un traité subjectif de botanique mais aussi d’une compagnie curieuse de tout, cueillant une vaste moisson de savoir. Et la Bretagne est présente à chaque page.<br />
Daniel Morvan</p>
<h6>Journal de l’estran (Île Grande), Denise Le Dantec, La Part Commune, 300 pages, 17 e. L’Homme et les herbes, Denise Le Dantec, Apogée, 528 pages, 23 e.</h6>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<h2 style="text-align: justify;">Archéologie celtique et bretonne</h2>
<p style="text-align: justify;">Deux livres viennent de paraître touchant à l’archéologie celtique ou bretonne. Le premier, dirigé par Pierre Ouzoulias et Laurence Tranoy, regroupe les contributions d’un récent colloque sur la romanisation des Gaules. L’archéologie a en effet permis de renouveler nos connaissances sur la Gaule d’avant la conquête, démontrant son ouverture sur la Méditerranée et le reste de l’Europe. Une étude sur la consommation de vin en Gaule illustre les relations économiques poussées avec l’Italie. Le livre aborde également la conquête et les difficultés qu’ont pu rencontrer les Romains pour soumettre durablement ce vaste territoire. Richement illustré, le second livre est une synthèse des découvertes archéologiques effectuées en Bretagne depuis une trentaine d’années. Il couvre toutes les périodes, du Paléolithique jusqu’au Moyen Âge et recense les grands chantiers menés ces dernières années. De nombreuses reconstitutions de site, souvent inédites, renforcent l’attrait de ce livre très complet.<br />
Erwan Chartier-Le Floch</p>
<h6>Comment les Gaules devinrent romaines, sous la direction de Pierre Ouzoulias et Laurence Tranoy, Éditions La Découverte / Inrap, 320 pages, 24 e. Fouilles et découvertes en Bretagne, Yves Menez, Stéphane Hinguant, Ouest-France, 144 pages, 17,90 e.</h6>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<h2 style="text-align: justify;">Le gallo en poche</h2>
<p style="text-align: justify;">Après une Grammaire du gallo, Patrik Deriano, publie aujourd’hui, chez le même éditeur, un dictionnaire bilingue, le Motier de pouchette. Dictionnaire de poche, donc, mais comprenant quatorze mille entrées réparties sur sept cent quarante-six pages. Rédigé en priorité “pour ceux qui apprennent le gallo”, son utilité est certaine et son succès assuré. Si dans toutes classes et bibliothèques, sur toutes les tables de travail, on rencontre déjà l’imposant et indispensable Petit Matao de Régis Auffray, ce nouveau dictionnaire au format 12,5x18 sera, sinon dans toutes les poches, entre toutes les mains. Fruit d’une collaboration approfondie entre l’auteur et son éditeur, la structuration des entrées et la typographie sont d’une clarté exemplaire. À chaque entrée est associée une transcription phonétique. L’auteur revendique, au risque de la critique, l’usage de formes standardisées. C’est une évidence : si le gallo veut survivre, il doit être enseigné, et son enseignement, comme pour toute langue, implique une standardisation. Bien sûr, les formes retenues comme standard dans ce nouveau Motier seront discutées. Pour la phonétique, l’auteur dit avoir retenu, en règle générale, la prononciation “la plus attestée”. Une telle mesure ne va pas de soi et il faudra encore certainement bien des échanges entre spécialistes, bien des usages, pour s’accorder sur les prononciations standards. Plus surprenantes sont certaines des graphies conservées, souvent éloignées, sans explications, de la graphie dite abcd revendiquée par l’auteur. Pourquoi charriot avec deux “r” ? Pourquoi un “r” final à chantour et même à dessour ? Pourquoi bonjourn plutôt que bonjour ? Un gallo standard, issu d’un travail collectif, est encore à venir.<br />
Jean-Pierre Angoujard</p>
<h6 style="text-align: justify;">Dictionnaire de poche gallo-français-français-gallo, Patrik Deriano. Éditions Label ln, 746 pages, 25 e.</h6>
<h2 style="text-align: justify;">Histoires d’oiseaux</h2>
<p style="text-align: justify;">L’alouette des champs fait-elle partie des oiseaux visibles à la plage ? En tout cas, Serge Kergoat la fait figurer sans hésiter en tête de ses “ugent labous an aod” (vingt oiseaux de la plage). Pour prolonger l’observation, on ne saurait trop recommander la nouvelle édition du Guide ornitho, de Lars Svensson, Killian Mullarney et Dan Zetterström, un guide des plus complets, avec neuf cents espèces décrites dans le détail. Et pour s’envoler sur les ailes de la poésie, Maya Mémin (gravures) et Marc Le Gros (poèmes) nous entraînent à la rencontre de trois oiseaux, le moineau, le cygne et le rouge-gorge, “picorant le temps bref, parmi l’odeur acide et tiède, et fraîche du crottin”. Chez Corti, Fabienne Raphoz nous offre une merveilleuse (et très sérieuse) anthologie des contes et mythes de tradition orale relatifs aux oiseaux. Gascons, creeks ou mongols, mais aussi bretons (le Corps sans âme, les Miracles de Saint-Georges), les contes où figurent des oiseaux sont vieux comme le monde. Et, suggère Fabienne Raphoz, il n’existe pas de “conte d’explication” (c’est-à-dire répondant aux “pourquoi” les plus élémentaires) sans la présence d’oiseaux, alors que les mammifères sont rares : l’oiseau est le messager de tous nos points d’interrogation.<br />
D.M.</p>
<h6>Vingt oiseaux de la plage, Serge Kergoat, Éditions Ouest-France, 24 pages, 4,50 e. Trois lointains avec oiseaux, Marc Le Gros et Maya Mémin, Éditions Apogée, 30 pages, 9 e. Le Guide ornitho, Lars Svensson, Éditions Delachaux et Niestlé, 446 pages, 30 e. L’Aile bleue des contes : l’oiseau, Fabienne Raphoz, Éditions José-Corti. 474 pages, 25 e.</h6>
<p style="text-align: justify;">
<h2 style="text-align: justify;">Moisson romanesque dans une veine réaliste</h2>
<p style="text-align: justify;">La rentrée littéraire 2010 a été marquée par trois livres d’auteurs de Loire-Atlantique : Éric Pessan (Incident de personne, Albin Michel), Philippe Forest (le Siècle des nuages, Gallimard) et Gaëlle Bantégnie (France 80, Gallimard). Mais, en marge de l’événement annuel, on relève une abondante moisson de romans situés dans une veine réaliste ou historique. Tous ne sont pas nécessairement des chefs-d’œuvre, mais ils ont pour point commun de traiter de ce que la littérature française refoule chez elle pour mieux l’admirer dans le roman américain : la terre, le paysage, la mer, la réalité des métiers. Nathalie de Broc signe une romance maritime avec Fleur de sable (nom d’un fier langoustier mauritanien), quand Daniel Cario poursuit la saga du Sonneur des halles avec les Habits de lumière, dans la Cornouaille du xixe siècle. L’époque de la Ligue est aussi celle du brigand Guy Eder de la Fontenelle, dont le surnom, le “loup”, donne son titre au livre de la Bigoudène Elisabeth de Sainte Foy, qui signe ici son premier roman. Pour la Finistérienne, Colette Vlérick, prix Bretagne pour la Fille du goémonier, c’est l’heure de l’exil au Canada en compagnie de ses héroïnes de Plougastel qui se lancent dans l’aventure de la fraise outre-Atlantique. Autre destin historique : Danuta Le Hénaff, polonaise jetée par le destin vers les rivages malgaches et bretons, dont Anne Marcus a recueilli l’étonnant témoignage. Aux éditions 10/18, Yves Josso a choisi pour héroïne une jeune artiste, Clémence, qui enquête après le sac de la cathédrale de Quimper. Une enquête (inédite, paraissant en poche) qui commence à Pont-Aven, au temps de Gauguin, et se poursuit dans la pègre parisienne. Nous terminerons par Hervé Jaouen qui se distingue par l’absence de tonalité mélodramatique autant que par la noirceur de ses fictions. Les Sœurs Gwenan (avec une intrigue située au cap Sizun) poursuit le cycle des Filles de Roz-Kelenn et de Ceux de Ker-Askol.    D.M.</p>
<h6>Fleur de sable, Nathalie de Broc, Presses de la Cité, 314 pages, 19,90 e. Les Habits de lumière, Daniel Cario, Coop Breizh, 384 pages, 19,50 e. Le Loup, Elisabeth de Sainte Foy, Coop Breizh, 320 pages, 19,50 e. Les Terres chaudes, Colette Vlérick, Presses de la Cité, 278 pages, 19 e. Danuta Le Hénaff, Anne Marcus, Éditions Ouest-France, 190 pages, 14,90 e. L’Assassin des cathédrales, Yves Josso, 10/18 (collection Grands détectives), 350 pages. Les Sœurs Gwenan, Hervé Jaouen, Presses de la Cité, 454 pages, 21 e.</h6>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<h2 style="text-align: justify;">Bretagne, lol</h2>
<p style="text-align: justify;">Déjà une seconde édition des Histoires d’en rire en Bretagne, preuve que la danse n’est pas la seule contribution bretonne au patrimoine mondial. À défaut de déguster les blagues toutes fumantes, à fleur de comptoir, on lira Yvon Étienne et sa nouvelle édition de persiflages douarnenistes et de sarcasmes léonards, que l’on panachera avec la Drôle d’histoire du Morbihan, dans une nouvelle édition illustrée. Des Vénètes aux joueurs du fc Lorient, chacun a droit à sa page dessinée. Chassant sur les terres des miscellanées bretonnes de Yann Lukas, et d’Erwan Vallerie, Hervé Bellec réunit un florilège d’expressions et citations sur toutes sortes de sujets désopilants ou pas, du pardon des motards aux prononciations différentes de Rostrenen et Poullaouen. On poursuivra ce voyage en moquerie avec les surnoms bretons. On y retrouve le goût de la raillerie dans une sélection de surnoms parmi les dix-sept mille collectés par Mikael Madeg, du diskrouger anduill (dépendeur d’andouilles) à jamai tekateka, onomatopée forgée sur le bruit d’une machine à coudre, et rare surnom sans acidité de ce florilège d’amabilités. Les poètes bretons ont-ils de l’humour ? Lourd dossier, ironiseront les amateurs du genre. La question n’est pas sans fondement, à en juger par le pétillant opuscule de Chan Lagatu, composé de petits vers corrosifs : “Goutte à goutte la pluie dissout les crottes de chien” ; “le courlis sur l’eau : ne lui collez pas de poème au derrière”. Ou encore, définitivement : “J’aimerais qu’on écrive sur ma tombe : He Loved Potatoes.”                   D.M.</p>
<h6>Histoire d’en rire en Bretagne, Yvon Étienne, Éditions La Ligne Pourpre, 144 pages, 15 e. La Drôle d’histoire du Morbihan, Trinka, La Ligne Pourpre, 160 pages, 17 e. Brèves de Bretagne, Hervé Bellec, Edicité, 174 pages, 17 e. Le Grand livre des surnoms bretons, Mikael Madeg, Emgleo Breiz. 318 pages, 22,90 e. Journal d’un voyage à pied le long de la rive sud de la rade de Brest en hiver, Chan Lagatu, Wigwam (14, boulevard Oscar-Leroux, 35200 Rennes), 12 pages, 5 e.</h6>
<p style="text-align: justify;">
<h2 style="text-align: justify;">Saint-Coulomb, une commune à découvrir</h2>
<p style="text-align: justify;">Rarement citée, Saint-Coulomb (entre Saint-Malo et Cancale) mérite plus qu’un détour. Plusieurs noms y sont attachés : Léo Ferré pour l’îlot du Guesclin, sa maison (vendue en 1969) et une célèbre chanson ; Colette pour la villa Primerose dont le décor se retrouve dans le Blé en herbe. Saint-Coulomb recèle un patrimoine culturel remarquable (malouinières de la Grande Gâtinais et de la Villes es Offrans, l’étonnant château “vénitien” de la Fosse-Hingant, son moulin à marée, ses vestiges féodaux) et naturel (littoral, pointes comme celle du Meinga, bords de Rance).    D.M.</p>
<h6>Saint-Coulomb, pas à pas, Annie Gillaizeau, 30 pages, 12,50 e (s’adresser en mairie ; contact@saintcoulomb.com).</h6>
<p style="text-align: justify;">
<h2 style="text-align: justify;">Nantes ne fête  pas Demy à moitié</h2>
<p style="text-align: justify;">Nantes fête le cinquantième anniversaire du tournage de Lola, et le vingtième anniversaire de la disparition de Jacques Demy. Dès son premier film, Lola (1960), Jacques Demy s’est imposé comme l’un des meilleurs talents de la “nouvelle vague” aux côtés de Godard, Truffaut, Chabrol, Rivette, Varda. Soutenu par la complicité du décorateur Bernard Evein, du compositeur Michel Legrand et de la productrice Mag Bodard, il prend tous les risques et séduit le public du monde entier avec le film musical les Parapluies de Cherbourg. À l’occasion de cet anniversaire, un ouvrage majeur paraît aux éditions de La Martinière, sous la signature de Marie Colmant et Olivier Père. Principale originalité, il présente tous les films, courts, moyens et longs, avec fiche technique, résumé et analyse. Occasion de rendre justice aux films des tout débuts, notamment le Sabotier du Val-de-Loire, admirable documentaire inspiré par le Farrebique de Georges Rouquier. Lola, les Parapluies de Cherbourg, les Demoiselles de Rochefort : sous le paravent du mélodrame et de la féerie, le cinéaste nantais laisse une œuvre audacieuse et passionnée.<br />
D.M.</p>
<h6>Jacques Demy tout entier, Olivier Père et Marie Colmant, La Martinière, 280 pages, 45 e.</h6>
<p style="text-align: justify;">
<h2 style="text-align: justify;">Aquarellistes de Bretagne</h2>
<p style="text-align: justify;">Un premier ouvrage de peintres nous invite à visiter Bénodet avec pour guides l’œil et le pinceau de seize artistes. Tous peintres de la Marine, et l’on admire particulièrement le rendu d’un pastel sec de Christiane Rosset, dont le Minaret se détache sur un ciel d’ardoise pulvérisée ; la précision plus que photographique des perspectives de chantier naval (Chantier Stagnol) de Stéphane Ruais ou les tumultes atmosphériques de Jean-Gabriel Montador (Lois du temps), à conjuguer avec les dimanches intemporels de Patrick Camus (la Plage du Trez).<br />
Avec Batz, mémoires d’une île, Jean-William Hanoteau nous livre davantage qu’une série d’aquarelles. C’est le récit d’une longue amitié, d’une acclimatation étendue sur plusieurs décennies : en 1977, “estourbi par un deuil et un divorce”, l’artiste découvrait “le Caillou” et lui dédie ce bel album. La touche s’affermit sans jamais abandonner cette prudence méticuleuse, ce tact qui semble être la plus belle caractéristique, à la fois humaine et artistique, de cet aquarelliste. L’ouvrage que consacre Jean Urvoy à la Rance est, lui aussi, l’histoire d’un coup de foudre qui ne s’éteindrait jamais, comme s’il avait lui aussi découvert “la formule éternellement vraie, à jamais féconde, d’une joie inconnue”. L’auteur raconte un estuaire qu’il connaît bien, et le lecteur prendra le temps d’évaluer la justesse de ses observations. Mais ses aquarelles, pour précautionneuses qu’elles soient parfois, restituent avec justesse la vision intérieure d’un amoureux de ces paysages.    D.M.<br />
Les peintres officiels de la Marine : En escale à Bénodet. Éditions Le Télégramme, 120 pages, 28,50 e. Jean-William Hanoteau : Batz, mémoires d’une île. Textes de Alain Soularue, Éditions nsa, 104 pages, 19,50 e. Jean Urvoy : Lumières de Rance, Éditions nc (Saint-Suliac), 104 pages, 35 e.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/12/bdvd.pdf"><br />
</a></p>
<h2 style="text-align: justify;"><a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/12/bdvd.pdf">Lire les chroniques de livres en breton et de DVD/BD au format PDF en ligne</a></h2>
<h2>En bref</h2>
<p style="text-align: justify;">
<h3>L’ange et la bête</h3>
<p style="text-align: justify;">Patrick Malrieu livre une passionnante enquête sur la gwerz de Yann  Girin qui l’entraîne ensuite à la recherche d’un mythe commun autour des  hommes velus, de la Catalogne aux rives de l’Indus. ArMen présentera  prochainement ces travaux plus en détail.    E.C.L.F<br />
Qui veut faire l’ange, fait la bête !, Patrick Malrieu, Éditions tir (Rennes 2), 142 pages, 25 e.</p>
<h3>Images de mémoire</h3>
<p style="text-align: justify;">Les fonds cartophiliques constituent souvent de véritables reportages  qui, réunis en volume, racontent la chronique d’antan : on découvrira  celles de Carantec et de la pointe du Raz à travers deux parutions  nouvelles.    D.M.</p>
<h6>La Pointe du Raz et l’île de Sein. Mémoire en images, Cédric Gourin,  Éditions Alan Sutton, 98 pages, 20 e. Carantec d’antan à travers la  carte postale ancienne, Jean-François Cavellat, hc Éditions, 98 pages,  18,50 e.</h6>
<p style="text-align: justify;">
<h3>Cimetières de bateaux</h3>
<p style="text-align: justify;">À l’heure où le grand nettoyage sévit sur les rivages, les cimetières de  bateaux sont des sépultures vouées à la disparition : cela fait tout le  prix du livre de Klaod Roparz.            D.M.</p>
<h6>Cimetières de bateaux, Klaod Roparz, Éditions Galodé, 110 pages, 24,90 e.</h6>
<h3 style="text-align: justify;">Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne</h3>
<p>Les actes du congrès de 2009 de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne sont parus. Cet événement s’est tenu à Saint-Nazaire, aussi plusieurs articles portent sur l’estuaire de la Loire. L’autre thème était “la Bretagne et la guerre”, plusieurs contributions évoquent notamment les différents conflits qui ont touché la péninsule au Moyen Âge.    E.C.L.F</p>
<h6>Actes du congrès de Saint-Nazaire, Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne (1, rue Jacques-Léonard, 35000 Rennes), 752 pages, 35 e.</h6>
<h3>Pêches</h3>
<p>De belles photos en noir et blanc de bateaux en pêche. Des commentaires brefs, émus, parfois inutiles, parfois modestes, comme ceux d’Alain Souchon ou Jean Failler.    D.M.</p>
<h6>Pêche en mots salés, Catherine Le Goff, Husson Éditions (Bruxelles), 108 pages, 20 e.</h6>
<h3>Carrières de champions</h3>
<p>Né dans le bassin granitier du Hinglé, berceau des Miletto, Corvellec et Beghetti, Georges Le Meur rend hommage aux belles carrières de cyclistes propulsés “de la poussière à la lumière”.    D.M.</p>
<h6>Tailleurs de pierre, carrières de champions, Georges Le Meur, Éditions Avipret, (7, rue du Moulin-au-Duc, Dinan), 244 pages, 18 e.</h6>
<h3>Anicet Le Pors</h3>
<p>L’ancien ministre de la Fonction publique, originaire de Plouvien, se confie à l’éditorialiste de Sud-Ouest. Son enfance catholique, sa découverte de Marx, son amitié avec Georges Marchais, sa rupture avec le Parti communiste…    D.M.</p>
<h6>Les Racines et le rêve, Anicet Le Pors, Éditions Le Télégramme, 190 pages, 18 e.</h6>
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		<title>Les disques de Noël</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Dec 2010 15:43:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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		<description><![CDATA[Roland Becker, la Bretagne sur grand écran C’est une fois de plus en Technicolor que Roland Becker livre sa Bretagne rêvée. Rythmes asymétriques, échelles anciennes et sonorités primales se télescopent pour créer un univers à nul autre pareil. Ce monde sans cesse en mouvement engendre une musique inventive où chaque son, chaque note trouve leur ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignleft size-full wp-image-3923" title="becker" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/12/becker.jpg" alt="" width="283" height="197" />Roland Becker, la Bretagne sur grand écran</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est une fois de plus en Technicolor que Roland Becker livre sa Bretagne rêvée. Rythmes asymétriques, échelles anciennes et sonorités primales se télescopent pour créer un univers à nul autre pareil. Ce monde sans cesse en mouvement engendre une musique inventive où chaque son, chaque note trouve leur place sur une partition extrêmement bien écrite. Le compositeur part du matériau populaire pour aboutir à des tableaux où la bombarde, la vielle à roue, le biniou, les percussions dessinent des arabesques qui viennent se superposer sur la toile. Évidemment, avec un musicien de la trempe de Roland Becker, rien n’est laissé au hasard. Les compositions révèlent des subtilités rythmiques et chaque lieu investi dans ces douze morceaux possède sa part de mystère, sans pour autant paraître abscons. L’énergie s’accumule pour exploser dans de brillants crescendos. Ainsi, la bombarde soliste est reprise par d’autres bombardes qui présentent l’extrême finesse de n’être pas accordées au quart de poil pour introduire la toute légère dissonance qui attirera l’oreille bien plus que l’accord ultraparfait souvent trop consensuel pour être honnête. L’écriture crée également de l’inattendu par des choix de timbres éloignés des conventions : coquillages frottés, rhombes, crécelle ou encore la roue à carillons de Confort-Meilars contribuent à cette tension sonore. Autre particularité de cet <em>opus</em>, l’utilisation d’enregistrements de chanteurs de référence, ici Marcel Jaffré et Joseph Le Menac’h. Le “<em>Kanamb Noel”</em> du premier nommé est appuyé par des traits de clarinette joués sur une rythmique différente de celle du thème, ce qui n’est pas sans rappeler des procédés utilisés par Arvo Pärt. C’est là aussi une des constantes des travaux de Roland Becker : le contemporain interpelle le traditionnel en permanence, sans qu’aucun de ces deux aspects n’apparaisse comme prioritaire. Le patrimoine populaire, pour peu qu’on n’en ait pas écrêté les caractéristiques profondes devient à son tour intrinsèquement porteur de modernité, c’est un peu ce que Roland Becker parvient à signifier grâce à l’habileté qu’on lui connaît. Une somptueuse jaquette, illustrée d’une étonnante peinture du xiv<sup>e</sup> siècle, résume fort bien cette démarche. Roland Becker, le Georges Méliès de la musique bretonne, nous surprend encore une fois !              <strong>Michel Toutous</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Roland Becker, Immrama,</strong> cd Oyoun Muzik om004, Distribution Coop Breizh db 10.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Hiks, de l’électricité dans les airs</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Avec Plantec et David Pasquet group, les Hiks représentent une des nouvelles écoles de la musique à danser en Bretagne. Dans cette mouvance, on ne craint pas d’envoyer de grosses doses d’électricité, des basses de plomb et des programmations électroniques. En fait, ce sont ces attributs qui prennent le pas sur les mélodies, cela de manière délibérée. Ceux qui attendent une formule basée sur le sempiternel trio bombarde-accordéon-guitare passeront leur chemin, à moins que leur curiosité ne les emmène vers ces chemins autrement moins tranquilles. Chez Hiks, on attaque directement dans le dur avec du gros son, de la grosse rythmique en évitant soigneusement les timbres les plus feutrés. Mais au sein de la mouvance évoquée plus haut, Hiks représente sans doute la formation la plus innovante notamment grâce à une technique redoutable, une précision de jeu qui ne l’est pas moins ainsi qu’une inspiration débridée. Les machines et les programmations lorgnent vers un <em>drum’n’bass</em> (ou plutôt le <em>drum’n’breizh</em>) qui, malgré cette puissance et cette radicalité, laisse une belle place aux mélodies que portent le violon de Pierre Droual et la bombarde de Gaël Lefevere. Ces derniers mettent à profit l’appui de cette rythmique en acier trempé pour jouer d’une certaine virtuosité et d’une certaine originalité dans les thèmes. Certes, les puristes de l’<em>andro</em> ou du rond de Saint-Vincent se sentiront un peu perdus dans un tel monde, mais plus loin qu’un simple groupe consacré exclusivement à la danse, les Hiks peuvent se situer sur une scène clairement rock où les repères sont totalement différents. Pour preuve “Antipéristaltique”, le morceau le plus intéressant de ce <em>Fig.2, </em>thème à cinq temps qui n’a rien à voir avec une quelconque danse de fest-noz. La voix de Lors Landat et l’harmonica de Gurvan Leray viennent renforcer l’atmosphère inquiétante engendrée par des bruits et improvisations du meilleur effet. Certainement la piste à explorer pour Hiks, mais ce ne sera sans doute plus pour le public des festoù-noz !        <strong>M.T.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Hiks, Fig.2, </strong>cd Aztec Musique cm2280, Diffusion Coop Breizh.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Les chansons multicolores de Gérard Delahaye</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Quand Gérard Delahaye prend sa plume pour écrire aux enfants, on est à peu près certain que ce seront des chansons en couleurs. Son dernier <em>opus</em> ne déroge pas à la règle avec son style toujours très personnel. Les mélodies sont limpides pour être aisément apprises dans les cours de récréation, et pourquoi pas dans les salles de classe. Les paroles portent aussi la même signature : les subtilités textuelles affleurent sous une naïveté qui n’est que de surface. Mais on sait l’intérêt que l’auteur-compositeur-interprète porte à la signification profonde des mots. Rien n’est réellement innocent. Ainsi “Roméo et Julia” va bien plus loin qu’une banale histoire d’amour. Cette belle chanson dénonce, mine de rien, les murs, les frontières et les armes que les hommes dressent pour empêcher les relations, qu’elles soient amoureuses ou sociales. À l’heure des questionnements incessants sur l’immigration, ce type de texte vient à point nommé pour susciter la réflexion, surtout chez le jeune public. C’est aussi Yvon Le Men qui vient à la rescousse pour une version pacifiée d’une <em>Marseillaise</em> qui prône véritablement la liberté, l’égalité et la fraternité que la France aurait tendance à négliger. Du côté de la musique et des arrangements, beaucoup de savoir-faire également pour dessiner une ambiance. On se retrouve au Mali grâce à un <em>groove</em> subtilement distillé dans la “Danse de la pluie”, au Liban dans “À Nabatiyeh”, de bien agréables voyages ! Ce très joli disque se conclut par une ballade-berceuse faite de mots très doux. « Rêveurs, il est temps de rêver » chuchote Delahaye, n’est-ce pas là la plus belle des manières d’accompagner son enfant dans les bras de Morphée ?                                                  <strong>M.T.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Gérard Delahaye, 1000 chansons de…,</strong> cd Dylie productions, dy 310, Distribution Coop Breizh, db 11.</p>
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<p style="text-align: justify;"><strong>Bayati, à la croisée des mondes</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Si la Kreiz Breizh Akademi était l’université, <em>Foñs ar Bed</em> pourrait être considéré comme un mémoire de fin d’études. On connaît les choix esthétiques du directeur Erik Marchand. Ses élèves marchent allègrement dans ses empreintes. Musique modale donc au menu de ces jeunes gens, intervalles non tempérés et <em>tutti quanti</em>. On sait également qu’un tel parti pris oblige quasiment à une écriture horizontale, les règles de l’harmonie étant caduques en la circonstance. L’instrumentation déployée par Bayati fait la part belle aux couleurs orientales : <em>oud, derbouka, zarb</em>, autant de timbres qui viennent s’allier à la voix de Faustine Audebert, avec également un violon et une flûte qui adoptent les mêmes échelles exotiques, ce qui est moins habituel pour eux. D’aucuns pourraient trouver des limites à ce langage. Elles existent certes, mais le tout est de manifester de la liberté dans la contrainte, de montrer du talent dans un registre obligé. Avec les jeunes musiciens de Bayati, il est clair que ces leçons de maître Marchand ont porté : on s’empare des thèmes et des développements mélodiques les habillent d’unissons puissants. Cette démarche autorise aussi des solos de toute beauté : dans “Ar Gwinn<em>”</em>, le violon (Gabriel Faure) puis la flûte (Gurvant Le Gac) les prennent successivement avant de laisser le devant de la scène au chant. Toutefois, un peu comme la Kreiz Breizh Akademi, il subsiste ce léger décalage entre les modes de la voix et des instruments. Ceux-ci sont très clairement orientalisants alors que la voix reste proche du chant traditionnel breton. Même si on peut trouver des parentés entre ces mondes musicaux, on y note une certaine dichotomie qui peut dérouter les oreilles non initiées. L’accompagnement, on s’en doute, doit aussi trouver des chemins de traverse que la modalité impose. C’est là que le rôle des percussions prend toute son importance. Pour ce faire, crescendos et decrescendos sont habilement mis en œuvre. Ils viennent appuyer la voix et les instruments mélodiques avant que les <em>tutti</em> se ménagent des finales explosifs. L’ouverture sur le monde se traduit également par les textes, de Abû Nuwas, grand poète arabe, à Pierre-Jakez Hélias, les mots joliment choisis disent le vin, l’amour et la mort… Avec sa collection de timbres et l’utilisation qui en est faite, Bayati représente une voie originale sur la nouvelle scène bretonne.      <strong>M.T.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bayati, Foñs ar Bed,</strong> cd Bayati01, Distribution Coop Breizh, db 12.</p>
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<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Gweltaz, le revenant</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Après un long silence, voici venu le temps du retour pour Gweltaz Ar Fur (lire <em>ArMen</em> 178). Fidèle au folk-rock qui l’a vu pointer au <em>hit-parade</em> dans les années 1970, il retrouve le chemin des studios en compagnie de vieux routiers dont Patrice Marzin et Jakez Moreau qui assurent la direction artistique de ce petit dernier. Les thèmes chers à Gweltaz sont évoqués, en particulier cet attachement quasiment tripal à la langue bretonne. Chansons traditionnelles, avec une prédilection pour le pays vannetais ou compositions récentes, c’est une identité que le temps passé n’aura guère modifiée. À la manière d’un chanteur <em>country</em>, Gweltaz décline des ballades avec un accompagnement presque exclusivement acoustique. Les thèmes traditionnels comme le fameux “Ar soudarded a zo gwisket e ruz<em>” </em>sont réappropriés par le chanteur pour être restitués sur un registre éloigné des phrasés populaires. Le trait est d’ailleurs parfois un peu forcé, à vouloir trop donner une tonalité “folk” à des chansons qui ne le sont pas véritablement. Mais on éprouve toutefois un certain plaisir à réentendre une voix bretonne qui avait marqué une époque nettement plus revendicative que la nôtre. On notera au passage que la puissance de cette voix n’était pas plus un argument que le message qu’elle voulait passer. Effectivement Gweltaz n’était et n’est toujours pas un chanteur haut en gueule comme l’était par exemple le Glenmor tonitruant, mais peu importe ! De l’eau a coulé sous les ponts de l’Odet en quarante ans, et on a gardé la même sympathie à l’égard de quelqu’un qui a beaucoup œuvré pour la culture en langue bretonne. Ce retour au disque, c’est un peu comme lorsqu’on rencontre un vieux copain pas vu depuis des années, on ne se souvient que des bonnes choses et on oublie ensemble qu’on a vieilli…              <strong>M.T.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Gweltaz, Mebay ’vo glaw…</strong> cd Ar Bed Keltiek, abk 01, Distribution Coop Breizh, db 5x2.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Chansons de Bretagne, publiées à Paris</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans la grande tradition du petit séminaire de Sainte-Anne-d’Auray, l’abbé François Cadic (1864-1929) a porté sa part de labeur comme les chanoines Larboulette, Mahé et bien d’autres ecclésiastiques, soucieux de sauvegarder un patrimoine oral qu’ils estimaient déjà menacé. L’originalité de Cadic sera de publier les résultats de ses collectes, ainsi qu’une sélection de celles réalisées par ses amis prêtres, dans le mensuel <em>la Paroisse Bretonne de Paris</em> de 1899 à 1929. C’est l’ensemble de ces publications qui a été repris dans ce monumental ouvrage, comprenant les paroles, les partitions et les commentaires de l’abbé Cadic, introduits par des explications historiques et musicales, ainsi qu’un cd reprenant trente-deux des deux cent quinze chansons du livre.</p>
<p style="text-align: justify;">La plupart de ces chansons viennent du terroir vannetais, terroir d’une richesse incommensurable, on s’en aperçoit au fur et à mesure des éditions de collectes. Originaire de Noyal-Pontivy, l’abbé Cadic est lui-même allé sur le terrain à la rencontre des informateurs dès les années 1890. Le xix<sup>e</sup> siècle finissant garde encore des traces de la Révolution et nombre de chansons se font l’écho de ces luttes sanglantes. À cet égard, les commentaires de l’abbé dénotent une certaine sympathie de sa part pour la chouannerie et son mépris pour cet « immense massacre » que fut la Révolution. Les historiens trouveront d’ailleurs dans les chansons à visée historique matière à étude entre des personnages que la légende embellira (Marion du Faouët, Mandart, Isidore Le Dévéhat) et la narration de faits remontant au xvi<sup>e</sup> siècle, car la tradition populaire a vite fait de s’en emparer pour tisser sa propre toile. Mais l’histoire n’est pas l’unique objet de ces chansons, nombre d’entre elles relatent la vie sociale, les métiers, les amours, sans oublier bien entendu la vie religieuse avec quelques cantiques encore en vigueur de nos jours dans les pardons.</p>
<p style="text-align: justify;">On remarquera au passage le style ampoulé de l’abbé Cadic dans ses écrits, sans doute le style des lettrés de l’époque. Quelques succulents aphorismes et autres leçons de morale viennent ponctuer ses commentaires comme ce délicieux “Beaux usages du pays de nos pères, faut-il que le vent de l’oubli les emporte avec lui !” On y perçoit l’attachement de l’ecclésiastique à un catholicisme qui n’a pas encore vraiment rompu avec l’Ancien Régime, dont la paysannerie constitue le gros des troupes. C’est une Bretagne rurale idéalisée que dessinent ces écrits. Les valeurs comme le travail, la religion, le mariage sont naturellement mises en exergue tandis que sont vilipendées l’ivrognerie et la coquetterie… Collecte de patrimoine certes, mais il ne faut pas oublier le lectorat breton de Paris qui pourrait être tenté par les plaisirs de la capitale ! L’abbé se sent en terre de mission et souhaite manifestement empêcher ses ouailles de dévier du droit chemin de la foi et de l’amour de son pays natal.</p>
<p style="text-align: justify;">Le cd qui accompagne l’ouvrage donne à entendre des interprètes sélectionnés avec soin par Dastum, accompagnés de quelques perles anonymes. L’écoute, partition en main, permet de constater que ces chansons ne suivent pas forcément des métriques régulières, et on s’aperçoit également que les versions chantées sont parfois très différentes des versions notées dans le livre, tant du point de vue du texte que de celui de la musique. Cela dit, cette édition satisfera les chercheurs tout comme les amoureux de patrimoine populaire, car ces chansons viennent de très loin !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>François Cadic, Chansons populaires de Bretagne, </strong>livre+cd 625 pages, Presses Universitaires de Rennes, Dastum et crbc, 29 e.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bagad Kemper, live au Cornouaille</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il y a aujourd’hui deux grandes catégories de cd de bagad : d’une part, les reprises de prestations de concours, et d’autre part la captation de spectacles de circonstance. Celui-ci appartient à la seconde catégorie. En 2009, à l’occasion de ses soixante ans, le bagad Kemper s’est vu remettre au festival de Cornouaille, une carte blanche. Elle s’est concrétisée par une soirée faite de la reprise de quelques-uns des grands moments des principales rencontres musicales bretonnes, galiciennes ou autres, de ces dix dernières années. Cette soirée estivale revêtit donc la forme d’un <em>best of</em> d’une quinzaine de morceaux pour lequel se retrouvèrent sur la grande scène du festival, en compagnie des musiciens de l’ensemble, nombre de compagnons de route du bagad : Marthe Vassallo, Erwan Volant, Dan Ar Braz, Gilles Le Bigot, Bernard Le Dréau. Le bagad retrouva même, l’espace d’une soirée, Erwan Ropars, son <em>penn soner</em> historique pendant près de trente ans. Le bagad n’a pas oublié non plus que l’histoire d’un ensemble instrumental est aussi celle de destins personnels, et nos musiciens n’ont pas manqué de rendre hommage à deux personnalités qui ont marqué le bagad : Michel Nodé, ancien penn-batteur et Hervé Le Meur, qui en fut longtemps le président <em>hep diskrog</em>, sans jamais décrocher. Voici un cd sans véritable surprise qui permet toutefois de réaliser à quel point l’ensemble quimpérois maîtrise désormais l’art de la scène.            <strong>A.M.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bagad Kemper, Live au Cornouaille</strong>, Keltia Musique kmcd 520.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Yann-Fañch Kemener, Laurent Audemard, François Fava, Renat Sette, Si je savais voler, chants de Bretagne et d’Occitanie, </strong>Buda Musique 3018165, Distribution Universal.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Loup d’Irden</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les membres du quatuor que l’on trouve ici et qui exercent leurs talents dans la région de Dinan, méritent qu’on s’y attarde. Jean-Luc Revault, formé à l’école de La Bouèze, est une figure éminente du renouveau du violon en haute Bretagne, émule de John Wright ce qui ne l’empêche pas, parallèlement, de pratiquer l’accordéon diatonique. Professeur à l’école de musique de Dinan, il a longtemps collecté dans toute la région nord du pays gallo. Nelly Poidevin, ici au violoncelle, est quant à elle établie à Dinan, où elle exerce la profession d’archetière, une archetière très en vue, distinguée il n’y a peu par un prix décerné à l’occasion du salon Musicora. Olivier Pont joue également du violon, un instrument qu’il fabrique également à Dinan, en même temps qu’il redonne vie à quelques instruments plus ou moins oubliés. Le quatrième membre de l’Amuzette est Jean-Denis Toumit, hautboïste et veuzou. Le titre de leur premier cd, <em>Loup d’Irden</em>, paraît quelque peu mystérieux à première vue. Il fait référence à un morceau collecté il y a quelques années lors d’une fête à Saint-Julien-d’Irden. C’est principalement le terroir qui va de Fréhel à Bazouges-la-Pérouse en passant par Ploeuc-sur-Lié que nos compères explorent ici. Mais le sous-titre précisant « Musique à danser de Bretagne », quoi de plus naturel que de retrouver ici gavotte et <em>hanter-dro</em> ? Ce répertoire de danses se voit agrémenté d’une très belle complainte, “Lisa”<em>.</em> On avait déjà pu entendre Jean-Luc Revault dans diverses anthologies. Ce cd est le premier conçu autour de sa personnalité : pour ceux qui ne le connaissent pas encore, ce cd est une occasion idéale pour découvrir ce grand nom du violon de haute Bretagne.      <strong>A.M.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jean-Luc Revault, Loup d’Irden</strong>, Association du Logis, LdI 001.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Jean Cras : mélodies avec orchestre</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’Orchestre de Bretagne retrouve ici à sa tête Claude Schnitzler, qui des années durant fut son chef attitré. C’est sous le signe de Jean Cras que se font ces retrouvailles, avec une nouvelle fois un programme inédit au disque concocté par Stéphane Topakian, fondateur directeur de Timpani, qui poursuit avec ténacité la publication des œuvres de l’amiral compositeur : les mélodies avec orchestre ou avec quatuor à cordes. On retrouvera deux cycles déjà enregistrés par la même maison, il y a une vingtaine d’années, mais alors dans une version pour piano : les quatre <em>Élégies</em>, sur des poèmes d’Albert Samain, et <em>l’Offrande lyrique</em>, inspirée de Rabîndranâth Tagore. Complétant le programme, on entendra les <em>Fontaines </em>de Lucien Jacques, des poèmes d’Édouard Schneider et de Verlaine. C’est pour l’interprétation des <em>Trois Noëls</em> de Léon Chancerel, dialogue façon pastorale, que l’orchestre se réduit à un quatuor à cordes, de même que pour les <em>Trois mélodies</em> de Georges Rodenbach, auteur crépusculaire très prisé des surréalistes. Redécouverte littéraire également : si quelques-uns de ces auteurs continuent à être lus, d’autres ne sont plus désormais connus que des amateurs et des spécialistes de la littérature poétique des premières années du xx<sup>e </sup>siècle. À qui les noms cités parlent-ils vraiment ? C’est à trois belles voix de la jeune génération que Stéphane Topakian, manifestement inspiré par la Bretagne, a confié la redécouverte de ces mélodies : la soprano Ingrid Perruche (Victoire de la Musique 2005), le ténor Philippe Do et le baryton Lionel Peintre.                   <strong>A.M.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jean Cras, les Mélodies avec orchestre</strong>, Timpani 1c1160, Distribution Naïve.</p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Exposition &#8220;Rennes en chansons&#8221; au Musée de Bretagne</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Nov 2010 15:52:59 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Depuis le 19 novembre, le musée de Bretagne, à Rennes, propose en collaboration avec Dastum, une exposition sur le patrimoine oral touchant à la capitale bretonne. Il s’agit aussi d’une expérience sonore, mettant en relation les chansons collectées et les événements historiques qu’elles décrivent, à travers notamment un certain nombre d’objets d’époque. Cette exposition met ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Depuis le 19 novembre, le musée de Bretagne, à Rennes, propose en collaboration avec Dastum, une exposition sur le patrimoine oral touchant à la capitale bretonne. Il s’agit aussi d’une expérience sonore, mettant en relation les chansons collectées et les événements historiques qu’elles décrivent, à travers notamment un certain nombre d’objets d’époque. Cette exposition met en relief le rôle de la chanson populaire dans l’Histoire et dans la mémoire collective. Elle s’articule autour de deux axes. Le premier, “Rennes chanté” évoque la transmission par la parole chantée d’événements ou de situations historiques. Le second, “Rennes chantant”, montre comment l’art lyrique s’est incarné à Rennes à travers un certain nombre de lieux. ArMen reviendra plus longuement sur cette exposition dans son numéro de Janvier/Février 2011.</div>
<div style="text-align: justify;">
<div style="text-align: justify;"><strong>Rennes en chansons, du 19 novembre au 13 mars 2011, musée de Bretagne, Rennes.</strong></div>
<div style="text-align: justify;">Tél. 02 23 40 67 00.</div>
<div style="text-align: justify;">Plus d'infos : www.rennes-en-chansons.fr</div>
<div style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-3874" title="Sans titre 1" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/11/Sans-titre-1.jpg" alt="" width="133" height="93" /></div>
</div>
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		<title>Exposition « Patrice Cudennec – Luberon ». Galerie Sainte Catherine Quimper</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Nov 2010 10:49:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jacques</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Artiste breton, Patrice Cudennec a déplacé ses toiles et ses pinceaux vers le sud et plus précisément en Luberon. De ce voyage il ramène une moisson de toiles qui seront présentées à la galerie Philippe Théallet à Quimper à partir du 26 novembre prochain. Voici comment l’artiste présente lui-même son travail : Des collines aux ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Artiste breton, Patrice Cudennec a déplacé ses toiles et ses pinceaux vers le sud et plus précisément en Luberon.</div>
<div style="text-align: justify;">De ce voyage il ramène une moisson de toiles qui seront présentées à la galerie Philippe Théallet à Quimper à partir du 26 novembre prochain.</div>
<div style="text-align: justify;">Voici comment l’artiste présente lui-même son travail :</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Des collines aux formes douces, des falaises de sable rouge sang, une terre fertile inondée de lumière, et découpées en parcelles colorées ...c'est la magie du Luberon; la route est parsemée de villages souvent perchés entourés de garrigues, de pins, d'oliviers, de cerisiers dodus; quelques cyprès pointent leurs cimes ondulantes et vert sombre, comme pour ponctuer les couleurs rose et ocre des pierrailles sèches. "Gordes", Roussillon", ou encore "Bonnieux" ont été autant de rencontres qui m'ont permis de mettre en valeur, côte à côte les "vert", les "mauve", les "rose", les "rouge", les "ocre jaune" dans des compositions où la douceur, la tendresse, la poésie nostalgique demeurent comme amies fidèles de mon travail. Les maisons aux tuiles orangées sont isolées, bastides ou bastidons, ou regroupées en village comme pour me donner l'envie de montrer, de peindre leur âme joyeuse et chaude protégées par leurs cyprès au nombre protecteur, dans le lointain ébauché de couleur pastel les collines veillent aussi sur la quiétude du lieu...qui par ses formes, ses graphismes, ses harmonies de couleurs douces et chaudes a su me séduire pour créer et composer plusieurs toiles sur le Luberon.</div>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Exposition « Patrice Cudennec – Luberon »</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Du vendredi 26 novembre (vernissage à partir de 17h30) au vendredi 24 décembre.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Galerie Philippe Théallet</strong></p>
<p style="text-align: justify;">13, rue Sainte Catherine</p>
<p style="text-align: justify;">29000 Quimper</p>
<p style="text-align: justify;">Ouverture du mardi au samedi de 10h30 à 19h00.</p>
<p style="text-align: justify;">02 98 90 18 22 – 06 61 79 40 69</p>
<p style="text-align: justify;">galerie.theallet@laposte.net</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Les Editions ArMen ont publié le tout premier ouvrage de l'artiste peintre Patrice Cudennec,</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>plus d'infos : </strong><a href="http://www.armen.net/boutique/patrice-cudennec/">http://www.armen.net/boutique/patrice-cudennec/</a></p>
<div><img class="alignleft size-full wp-image-3858" title="Affiche PC - Luberon" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/11/Affiche-PC-Luberon.jpg" alt="" width="283" height="427" /></div>
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		<title>Edito 179</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Nov 2010 09:15:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann</dc:creator>
				<category><![CDATA[E brezhoneg]]></category>
		<category><![CDATA[Editos]]></category>

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		<description><![CDATA[Produit en breton À l’occasion de notre dernière enquête de lectorat, vous étiez environ vingt pour cent à indiquer que vous pouviez lire un article en breton. Depuis très longtemps, ArMen publie en breton les chroniques d’ouvrages qui paraissent dans cette langue, signées d’un de nos plus fidèles chroniqueurs, Gérard Cornillet. Nous avons aussi, ponctuellement, ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1 style="text-align: justify;"><img class="size-full wp-image-3828 alignleft" title="bzhg" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/11/bzhg.jpg" alt="" width="230" height="298" />Produit en breton</h1>
<p style="text-align: justify;"><strong>À l’occasion de notre dernière enquête de lectorat, vous étiez environ vingt pour cent à indiquer que vous pouviez lire un article en breton. Depuis très longtemps, ArMen publie en breton les chroniques d’ouvrages qui paraissent dans cette langue, signées d’un de nos plus fidèles chroniqueurs, Gérard Cornillet. Nous avons aussi, ponctuellement, proposé des articles rédigés en breton</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">ArMen n’est cependant pas et ne sera jamais une revue à laquelle on s’abonne principalement pour lire des textes en breton. Nous n’avons aucune intention de faire ce que des confrères font fort bien, parfois depuis des décennies, à commencer par les revues culturelles comme <em>Al Liamm, Al Lañv, Brud nevez,</em> le mensuel généraliste Bremañ, ou plus récemment l’hebdomadaire<em> Ya </em>!. Notre volonté d’augmenter la place de la langue bretonne dans ArMen n’est en aucun cas un argument supplémentaire pour attirer des lecteurs : nous la pratiquons quotidiennement à la rédaction et nous faisons partie de ces trop rares entreprises qui travaillent en partie en langue bretonne. Il nous arrive même régulièrement de commander et d’échanger en breton sur des articles qui paraissent en français.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui nous pousse aujourd’hui à donner plus de place au breton réside dans le constat que malgré une meilleure acceptation de la langue dans la société, elle continue à décliner et passera bientôt sous la barre des deux cent mille locuteurs. En effet, la Bretagne et les Bretons n’en font sans doute pas assez pour donner un avenir à la langue bretonne, objectif qu’une majorité partage pourtant. Au-delà de cette urgence et de l’envie d’apporter notre contribution, un autre élément nous y invite. ArMen s’est depuis l’origine donné pour mission d’accompagner celles et ceux qui, tournant le dos au rejet et au complexe, cherchent dans la civilisation bretonne matière à créer, à s’inspirer, à transformer les richesses qui se trouvent à portée de leurs mains, qu’elles soient matérielles ou immatérielles pour ouvrir de nouveaux horizons. Si certains de nos articles, par exemple, sur les méthodes de construction traditionnelle peuvent à l’évidence donner des idées pour l’avenir, lorsqu’il s’agit de la langue bretonne, nous ressentons en revanche une certaine frustration de ne pas pouvoir “donner à faire” avec la langue, comme cela peut-être le cas avec d’autres savoirs. Nous avons eu à maintes reprises l’occasion d’échanger sur cette question avec des auteurs bretonnants, ne cachant pas que nous étions à la recherche de plumes et d’idées originales pour apporter quelque chose à la langue et à celles et ceux, qui parmi vous, l’ont à cœur.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Langue et économie</strong><br />
 C’est dans un forum où la langue bretonne est désormais considérée comme une des richesses dont dépend l’économie régionale (*), celui de Produit en Bretagne, que l’idée nous est venue de marier, au plan éditorial, langue et entreprise. Nous ne sommes certainement pas les premiers à le faire, mais il faut reconnaître que le breton n’est que très rarement employé pour parler de manière approfondie d’innovation, de stratégies en matière de produits alimentaires, d’exportation, de transmission d’entreprises familiales… Alors même que l’avenir d’une langue découle évidemment de son utilisation dans l’ensemble des situations de la vie contemporaine, y compris économique. C’est pour y contribuer, modestement, que nous vous proposons de retrouver deux pages supplémentaires en breton dans chaque numéro, rédigées par Malo Bouëssel du Bourg, directeur de Produit en Bretagne et passionné de longue date par la langue et la culture bretonne. Un petit résumé en français accompagnera ses textes pour mettre en appétit les non brittophones.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour certains, le rêve de marier la langue bretonne à l’économie, est un vœu pieux. “Des mots, rien que des mots !” est-on, en effet, parfois tenté de répondre à ceux qui prononcent des discours incantatoires et sans suite sur le rapprochement de la culture et de l’économie… C’est en effet à un nouveau rendez-vous de mots, rien que de mots, auquel nous vous convions. Des mots en breton, qui nous parleront du monde de demain, celui du xxie siècle, et dont les générations futures, nous l’espérons sincèrement, ne pourront jamais dire qu’ils ont été écrits en vain.</p>
<p style="text-align: justify;">Yann Rivallain, rédacteur en chef</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Découvrez, en exclusivité sur ArMen.net, <a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/11/malo.pdf">l'article en breton de Malo Bouëssel du Bourg</a>.</strong> <a href="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/11/malo.pdf"><img class="alignnone size-full wp-image-3817" title="malo" src="http://www.armen.net/wp-content/uploads/2010/11/malo-e1288865310455.jpg" alt="" width="500" height="312" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
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