Ajouté le 24 septembre 2009 dans Aktus web, Aménagement
A l’heure où la Bretagne réévalue ses stratégies en matière de tourisme, le Comité départemental du tourisme du Finistère, dont les observations correspondent le plus souvent aux autres départements, tire un premier bilan indicatif de la saison d’été 2009. Il vient aussi de recevoir une distinction pour son site dédié aux personnes handicapées.
Michaël Quernez, président du Comité départemental du tourisme en sourit encore : à son retour de congés, mi-août, les médias nationaux tirent déjà des bilans de la saison touristique 2009, alors même que celle-ci n’est pas achevée et qu’il est impossible d’analyser des données chiffrées aussi fraîches dans un délai aussi court. En Finistère, on préfère rester prudent et parler d’analyse de ressenti et de projections plutôt que de chiffres précis. A grands traits, la crise n’a pas eu l’impact négatif que l’on craignait. La fréquentation nationale progresserait de 1% tandis qu’en Bretagne on aurait connu une année moyenne bien que marquée par une forte baisse en juillet. L’avant et l’arrière-saison, meilleures qu’en 2008, ont cependant compensé ce repli dans une large mesure.
Parmi les faits significatifs, une forte baisse de la fréquentation étrangère (-13,5 % pour les Britanniques, qui représentent 50% des « nuitées étrangères » et 6,2% pour les Allemands). Les campings et les locations ont plus soufferts que les hôtels et surtout que les équipements culturels et de loisirs qui ont eux bénéficié d’un regain de fréquentation de la clientèle bretonne et française. Le CDT confirme par ailleurs les tendances de fonds observées ces dernières années et les résume par la formule « moins cher, moins loin, moins longtemps et en dernière minute sur Internet ». La baisse de la livre, une succession d’années de mauvais temps en été mais aussi les incertitudes liées à la crise en sont les principales raisons. Reste désormais à fidéliser la clientèle de proximité, afin d'éviter que les aléas climatiques ne mettent la profession en péril et surtout pour assurer des activités tout au long de l'année et rompre avec une forme de tourisme encore beaucoup trop marquée par la saisonalité.
Tourisme et handicap
Le CDT Bretagne vient par ailleurs de recevoir le label « accessiweb», «niveau or » pour son site Internet consacré aux touristes souffrant d’un handicap. On y trouve les principaux équipements et hébergements accessibles aux handicapés dans les Finistère, dont trente quatre sont déjà labellisés (1/3 de sites ou équipements et 2/3 d’hébergements. A noter qu’une quarantaine d’autres sont listés sur le site et son en voie de labellisation. A l’échelle nationale, il existe environ 3000 hébergements labellisés. Si le Finistère est en avance sur Internet – seuls deux autres départements ont été primés, par l’or et le bronze – il reste encore beaucoup de retard à combler pour proposer une offre touristique consistante qui concerne aussi bien les visiteurs extérieurs que les Finistériens qui souhaitent organiser leurs visite à la journée . « En 2015, une loi imposera aux équipement recevant du public de respecter les nouvelles normes d’accessibilité, explique Michaël Quernez. Dans le Finistère, nous souhaitons devancer cette loi et aider par un système d’aide financière et de bonus, tous les professionnels qui souhaitent entreprendre des travaux pour se mettre à niveau ».
Le site Internet finistere-accessible.com a été conçu avec l’aide d’une agence spécialisé, qui l’a conseillé sur les questions d’ergonomie, de polices, de photos, de couleurs, etc. En tout 78 critères sont pris en compte et réévalués tous les deux ans. L’objectif est désormais d’obtenir le label « or » en 2001. Le comité vient par ailleurs de publier un nouveau guide sur l’accessibilité des hôtels et participe au salon Autonomic, à Rennes les 24 et 25 septembre. Autant d’initiatives « qui montrent la marche à suivre mais qui ne peuvent suffire à combler le retard accumulé, explique Jacqueline Donval, de la Maison départementale des personnes handicapées. Ces outils ne seront efficaces que si l’offre d’hébergement et d’équipement s’étoffe rapidement ».
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